Potentille des marais

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Comarum palustre

image illustrant les Rosacées
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La potentille des marais ou comaret (Comarum palustre, autrefois Potentilla palustris) est une espèce de plantes herbacées vivaces de la famille des Rosacées qui pousse dans les marais tourbeux. Sa taille varie entre 0,5 et 1,5 m selon le pays où elle se trouve[1].

Description[modifier | modifier le code]

habitus

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Fleur : les sépales sont plus grands que les pétales

Les feuilles sont alternes, composées (arrangement penné/en palmier) et présentent de 3 à 7 folioles grossièrement dentés. Ils sont longs, étroits et de forme elliptique. Ils sont de couleur verte claire au-dessus et vert-bleue plus pâle en-dessous[2],[3],[4].

Les feuilles et quelques parties de la tige ronde qui est grimpante et rougeâtre peuvent être couvertes de petits poils blancs raides[4].

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

L'inflorescence est une cyme unipare, sympodiale d’environ 7 fleurs rouges-pourpres, de forme étoilée et donc actinomorphe et pouvant mesurer jusque 2,5 cm. Cette couleur rouge est surtout donnée par les 5 sépales qui sont plus larges et plus grands que les 5 pétales. Ces 10 pièces sont pointues et de forme lancéolée. Les étamines sont une vingtaine tandis que les carpelles sont beaucoup plus nombreux (centaines) et possèdent chacun un ovule dont le style, mince, rouge et lisse, s’insère sur son côté. C’est une plante hermaphrodite et autofertile[1],[2],[3],[5].

Le fruit est un akène de forme ovale, d’aspect lisse et de couleur brun-mauve. Les akènes sont agglomérés, ressemblant à une fraise[2],[4].

Écologie[modifier | modifier le code]

Régions d'origine et régions où la plante s'est naturalisée[modifier | modifier le code]

Cette plante se trouve depuis le niveau de la mer jusqu’à la zone subalpine, surtout dans le Nord de l’Amérique du Nord et d’Europe dont la Grande-Bretagne, en Asie tempérée et au Japon[1],[4].

Habitat[modifier | modifier le code]

Elle préfère les marécages, marais, marges de lacs, rives des rivières, prairies tourbeuses, donc surtout les endroits humides et acides. Elle apprécie les endroits peu ou pas ombragés[1].

Cycle de vie[modifier | modifier le code]

La floraison a lieu entre mai et juillet[3].

La Potentille des marais fait de la reproduction sexuée mais peut aussi se cloner grâce à ces rhizomes. Elle est auto-compatible. Cependant, cela arrive peu souvent du fait de sa maturation protandre : les anthères sont matures avant les ovules.  Elle n’est donc pas très autogame (le pourcentage d’ovules fécondés par du pollen de la même plante est faible)[6].

La dispersion des graines se fait principalement par l’eau[7],[8] et la gravité[9]. La germination est photosensible[10].

Interactions avec des animaux[modifier | modifier le code]

La pollinisation est entomogame, elle dépend des insectes comme les abeilles solitaires[11], bourdons ou encore des syrphidés. Pour assurer la pollinisation, la plante met en place des mécanismes pour attirer les insectes : sa couleur rouge vive, un pollen riche en éléments nutritifs comme des acides aminés ou des phytostérols. Son nectar, sécrété entre le périanthe et les étamines, est très sucré. En effet, sa concentration en fructose est de 0,28 mg/g. [1],[5],[12]

Utilisations[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Ses feuilles et graines sont mangées par des rongeurs et des oiseaux d’eau[4].

Usages médicinaux (Wikipédia:Mise en garde médicale)[modifier | modifier le code]

Les racines contiennent de nombreuses molécules : flavonoïdes, huiles volatiles, acides organiques et surtout des tannins (proanthocyanes) qui ont une grande activité antiinflammatoire. Elles soigneraient donc la dysenterie, les crampes d’estomac, la fièvre et auraient des vertus astringentes et antiseptiques[1],[4],[13],[14].

Plante tinctoriale[modifier | modifier le code]

Sa couleur bien spécifique permet d'obtenir de la teinture rouge[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Potentilla palustris Marsh Cinquefoil PFAF Plant Database », sur www.pfaf.org (consulté le 15 mai 2016)
  2. a, b et c « Cinquefoil (Marsh) - Wild Flower Finder », sur wildflowerfinder.org.uk (consulté le 15 mai 2016)
  3. a, b et c « Marsh cinquefoil | Plant & fungi species | Wild plants », sur www.plantlife.org.uk (consulté le 15 mai 2016)
  4. a, b, c, d, e et f « Potentilla palustris (marsh cinquefoil) », sur www.ecy.wa.gov (consulté le 15 mai 2016)
  5. a et b (en) Mayer C, Van Rossum F, Jacquemart A-L., « Evaluating pollen flow indicators for an insect-pollinated plant species. », Basic Appl Ecol, no 13(8),‎ , p. 690-7
  6. (en) Somme L, Mayer C, Raspé O, Jacquemart A-L., « Influence of spatial distribution and size of clones on the realized outcrossing rate of the marsh cinquefoil (Comarum palustre) », Ann Bot, no 113(3),‎ , p. 477-87
  7. « Marsh Cinquefoil, Comarum palustre - Flowers - NatureGate », sur www.luontoportti.com (consulté le 15 mai 2016)
  8. (en) Sarneel JM, Soons MB., « Post-dispersal probability of germination and establishment on the shorelines of slow-flowing or stagnant water bodies. », J Veg Sci., no 23(3),‎ , p. 517-25
  9. « Hortical : potentille des marais - Potentilla palustris - bei (aard-, water-) », sur hortical.com (consulté le 15 mai 2016)
  10. (en) Lyanguzova., « Effect of industrial air pollution on wild plant seed germination and seedling growth », Russ J Plant Physiol, no 58(6),‎ , p. 991-8
  11. Somme, Laurent, « Interactions plantes-pollinisateurs et reproduction de Comarum palustre L. (Rosacées) », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  12. (en) Somme L, Vanderplanck M, Michez D, Lombaerde I, Moerman R, Wathelet B, et al., « Pollen and nectar quality drive the major and minor floral choices of bumble bees. », Apidologie., no 46(1),‎ , p. 92-106
  13. « Marsh Cinquefoil », sur gardenpharmacynj.com (consulté le 15 mai 2016)
  14. (en) Yerschik OA, Lovkova MY, Buzuk GN, Sokolova SM. L., « Antiinflammatory activity of proanthocyanidins of rhizomes with roots of Comarum palustre », Dokl Biol Sci., no 429(1),‎ , p. 535-7

Liens externes[modifier | modifier le code]

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