Henri-Robert

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Henri-Robert
M. Henri Robert en Académicien.png
Fonction
Bâtonnier
Barreau de Paris
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction
Plaque Henri-Robert, 98 boulevard Pereire, Paris 17.jpg

plaque commémorative

Henri-Robert ( à Paris - à Paris) est un avocat et historien français, bâtonnier du barreau de Paris et membre de l'Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant naturel, né de père et mère inconnus, il passe pour être le fils du duc de Morny[1]. Il reçoit les prénoms de baptême Robert Henri, mais il adoptera plus tard le nom composé Henri-Robert, le plus souvent écrit avec un trait d’union.

Licencié en droit en 1885, il devient avocat cette même année et secrétaire de la Conférence des avocats en 1887. Obtenant son doctorat en droit en 1895, il gagne rapidement une grande notoriété par ses plaidoiries dans de célèbres affaires criminelles.

Bâtonnier du barreau de Paris de 1913 à 1919, considéré comme l'un des meilleurs avocats d'assise de sa génération par ses talents d'orateur, sa réputation lui vaut le surnom de « Maître des maîtres de tous les barreaux ».

Il s'occupe également de travaux historiques et publie plusieurs ouvrages, ce qui lui vaut d'être élu à Académie française le 15 novembre 1923. Il y est reçu le 12 juin 1924 par Louis Barthou. Henri-Robert y recevra lui-même Abel Hermant en 1928.

Il est conférencier de l'Université des Annales et président du Conseil judiciaire de la Société des gens de lettres.

Il est inhumé à Paris dans le cimetière des Batignolles (13e division).

Il a eu notamment pour clients[modifier | modifier le code]

Descendance[modifier | modifier le code]

Portrait de Mme Henri-Robert, née Suzanne Level.

Il épouse Suzanne Level, fille d'Émile Level et de Mélanie Baud. Leur fille Jeanne Henri-Robert (1893-1983) épousera en 1912 Paul Reynaud (1878-1966), président du Conseil. Le couple aura une fille unique, Colette Reynaud (1914-2010), et descendance.

Hommages[modifier | modifier le code]

Gaston Leroux fait de maître Henri-Robert l'avocat de Robert Darzac dans les derniers chapitres du Mystère de la chambre jaune (1907).

Il existe une rue Henri-Robert près du Palais de justice de Paris.

Il est un des mentors de Maurice Garçon qui reprend la technique de la « plaidoirie express » qu'Henri-Robert a développée[3].

Il apparaît dans "ceux de chez nous" où Sacha Guitry lui rend hommage en le décrivant tout à la fois comme un très grand plaideur et acteur. Il simule une plaidoirie où il prend à témoin un jury invisible et semble invoquer un témoignage écrit qu'il brandit et qui n'est que le livre de recettes de sa cuisinière. L'illusion est parfaite.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Préface de l'ouvrage de Charles Leleu Le poison sa nature, ses effets, 1923, Librairie Alphonse Lemerre, Paris
  • Réception de M. Henri-Robert : Discours prononcés dans la séance publique le jeudi 12 juin 1924, Institut de France, Académie française, 1924 (discours de Henri-Robert et réponse de Louis Barthou)
  • Les Grands Procès de l'Histoire, Payot, 1926, 4 tomes en 2 volumes
  • Un avocat en 1830, 1928

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colette Dernis, Mon grand-père, le bâtonnier Henri-Robert, Paris, 1980, 179 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon l'assertion même de sa petite-fille Colette Reynaud, épouse Dernis (1914-2010), reprise dans la biographie "Paul Reynaud dans la tragédie de l'histoire", de Raymond Krakovitch, page 49 - Ed. Tallandier 1998 - (ISBN 2-235-02201-4)
  2. « L'Affaire Norton », Le Matin, 1er août 1893.
  3. Anaïs Kien, documentaire « Maurice Garçon au prétoire », La Fabrique de l'histoire, 11 septembre 2012