Airel

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Airel
Vue de la commune depuis le pont de Saint-Fromond.
Vue de la commune depuis le pont de Saint-Fromond.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Pont-Hébert
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Maire
Mandat
Jean-Pierre Branthonne
2014-2020
Code postal 50680
Code commune 50004
Démographie
Population
municipale
534 hab. (2013)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 07″ N 1° 04′ 46″ O / 49.218611, -1.07944449° 13′ 07″ Nord 1° 04′ 46″ Ouest / 49.218611, -1.079444
Altitude Min. 1 m – Max. 44 m
Superficie 10,17 km2
Localisation

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Airel (prononcer /eʁɛl/) est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie(anc. Basse-Normandie), peuplée de 534 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Airel s'inscrit dans le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

Elle est traversée par la ligne SNCF Saint-Lô - Lison.

La commune se compose d'un bourg principal (Airel avec église et château) et de plusieurs écarts[1] : le Bourgais, le Clos François, le Pont, les Rivières, Crépion, les Andrieux, la Cour de Fontenay, la Cour du Long Aunay, la Motte, Canivet, les Marettes, la Briqueterie, le Haut Pays, les Écoles, la Forge Fallot, Hôtel Bourgogne, la Blondellerie, la Blasnerie, la Paumerie, Montreuil, Champ Ruffin, Hôtel Castel, les Grandières, l'Hôtel Ballot, la Pégoterie, la Roque Genest, la Petite Rocque, la Grande Roque.

Le paysage est principalement composé de prés humides. Au nord se trouve des marais : la Terre de Coliette (avec ruine d'une ancienne écluse), le Marais, la Hoguette. Airel est bordée à l'ouest par la Vire, au sud par la Tortogne, au nord-est par l'Elle. Au sud se trouve d'anciennes carrières.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté en 1066 sous le nom Arel[2].

Les formes anciennes permettent d'envisager un toponyme médiéval précoce, issu de l'ancien français arel « emplacement non cultivé, espace libre », désignant une place vide dans ou près d'une agglomération, souvent avec une connotation fonctionnelle : aire de battage, place de marché, espace constructible, etc. Ce terme est issu du gallo-roman °AREALE, procédant lui-même du latin arealis, dérivé adjectival d'area « surface, sol uni, emplacement vide (pour bâtir) »[3]. Sa terminaison -el en ancien français l'a fait ressentir comme un diminutif du mot aire < area.

François de Beaurepaire[4], considérant l'emplacement de la commune au confluent de la Vire et de l'Elle, typique selon lui d'une grande antiquité, préfère y voir un thème pré-latin arel-, que l'on pense retrouver dans le nom d'Arles (Arelate) ainsi que dans l'ancienne appellation de la forêt de Brotonne (Arelaunum). Cette hypothèse est également envisageable, mais rien, dans l'état de nos connaissances, ne permet de la confirmer ni de l'infirmer.

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

Le Marais Hoguette, toponyme fréquent en Normandie, du norrois Haugr (hauteur).

Le hameau Bourgais, toponyme fréquent dans le Nord de la France, venant du germain burg puis latinisé en burgellum (cf Le Bourget).

Le hameau Montreuil, toponyme fréquent venant du latin Monasteriolum[5].

Les lieux-dits en Y-ère/-erie sont des habitats tardifs, résultant du fort accroissement démographique normand du XIe-XIIIe siècle. Ils désignaient la ferme de la famille Y, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements. Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie ou -ière[6].

Les autres lieux-dits en (Hôtel / Hameau / Le(s) / Clos / Pont / Maison)-Y sont des constructions encore récentes, ils désignaient un bien de la famille Y. Notons trois lieux-dits en rocque (la Roque Genest, la Petite Rocque, la Grande Roque) qui signifie « pierre », « rocher » en normand. En effet ces hameaux sont situés à côté de la carrière d'Airel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fiefs[modifier | modifier le code]

En 1640, la paroisse d'Airel se subdivise en trois fiefs[7] :

  • le fief de la Motte d'Ayrel, possédé par « Pierre de Marguerye, escuyer » ;
  • la baronnye d'Ayrel, possédée par le « sieur evesque de Bayeux » ;
  • le fief de Montreuil, possédé par « Mre Jean Acher, sieur du Mesnil-Vitey ».

Limites territoriales[modifier | modifier le code]

Les ponts d'Airel marquaient la limite entre le Cotentin et le Bessin.

  • Vieux pont de la Hoderie situé à la limite de la Manche et du Calvados. Il enjambe l'Elle. Entre ses arches, on peut observer les armoiries de l'évêque de Bayeux, du baron d'Airel, Crépion, Lison (Calvados) et de Neuilly-la-Forêt.
  • Pont Saint-Louis sur la Vire, commandait l'accès du Bessin.

Circonscriptions administratives avant la Révolution[modifier | modifier le code]

  • Généralité : Caen.
  • Élection : Bayeux, puis Saint-Lô (1639-1661), Bayeux (1661-1691), Saint-Lô (1691).
  • Sergenterie : Saint-Clair.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1793 Thomas Bauquet    
1793 1794 Étienne Rihouey   officier public
1794 1797 André Lecomte   officier public
1797 1798 Jacques Goville    
1798 1800 Nicolas de Than    
1800 1815 Thomas Bauquet    
1815 1848 A. Justin Hue de la Roque    
1848 1870 Ch. Michel Ygouf    
1870 1874 Jean-François Le Canu    
1874 1900 Jean Grouaille    
1900 1919 Albert Desplanques    
1919 1935 Louis Letourneur    
1935 1944 Ernest Hébert    
1944 1965 Gaston Bernard    
1965 1977 Robert de Ligny    
1977 1979 André Verge    
1979 1995 Pierre Branthonne    
1995 2001 Jacqueline Regnault    
2001 2014 Jacqueline Le Blond    
mars 2014[8] en cours Jean-Pierre Branthonne    
Une partie des données est issue de liste établie par Jean Pouëssel et la mairie
issue de l'ouvrage "601 communes et lieux de vie de la Manche" [9]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 534 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
531 546 549 681 629 601 609 680 676
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
668 719 722 726 704 761 823 800 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
756 747 706 791 822 792 755 823 753
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
623 557 534 548 526 486 515 519 539
2013 - - - - - - - -
534 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
Corniche à billettes.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Manoir du Mesnil Vitey (ancien fief Acher - privé ; XVe siècle), façades, toitures et vestiges du mur d'enceinte, inscrits aux titre des Monuments historiques[12].
  • Manoir de Juvigny (XVIe et XIXe (privé) : en saillie face nord tourelle octogonale comportant un escalier à vis et meurtrières. Une échauguette surplombe le chemin.
  • Manoir de la Motte (ancien fief, XVIe, privé) transformé en ferme : larges tours rondes, ouvertures en plein cintre, meurtrières, grilles de fer à barreaux entrecroisés. Dans la cour, une tour octogonale en pierre rouges à pans coupés : la façade a été remaniée au XVIIIe. Vestiges de moulures (gothique flamboyant).
  • Manoir de la grande Roque (XVIIe) : échauguettes en briques et pierres blanches.

La commune est également concernée par le périmètre de protection des fours à chaux de La Meauffe (inscrits MH).

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

  • Église : ancienne porte à bordure surbaissée à double billettes.
  • Chapelle Saint-Antoine.
  • Ancien presbytère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.geoportail.fr/?c=-1.0794,49.2194&l=Scan%2850%29,Admin&z=7
  2. Jean Adigard des Gautries et Fernand Lechanteur, Les noms de communes de Normandie, in Annales de Normandie XI (septembre 1961),
  3. Ce mot latin, appartenant au vocabulaire agricole, n'a pas d'étymologie connue; il représente sans doute un emprunt technique à l'une des langues des populations antérieures d'Italie.
  4. François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 66.
  5. Toponymie générale de la France, Volume 1 par Ernest Nègre
  6. Voir Histoire de la Normandie
  7. Rôle des fiefs du grand bailliage de Caen (vicomtés de Caen, Bayeux, Falaise et Vire) et de leur possesseurs dressé en 1640, Bulletin héraldique de France, 1890-1892, p. 32b.
  8. « Jean-Pierre Branthonne élu maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 6 avril 2014)
  9. René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche [détail des éditions]
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  12. « Manoir de Mesnil-Vitey », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]