Cerisy-la-Forêt

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Cerisy-la-Forêt
L'église abbatiale.
L'église abbatiale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Pont-Hébert
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Maire
Mandat
Jean-Pierre Ledouit
2014-2020
Code postal 50680
Code commune 50110
Démographie
Gentilé Cerisyais
Population
municipale
951 hab. (2014)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 42″ nord, 0° 56′ 12″ ouest
Altitude Min. 34 m – Max. 131 m
Superficie 23,81 km2
Localisation

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Cerisy-la-Forêt est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 951 habitants[1]. Elle bénéficie d'un important patrimoine environnemental et architectural.

Sur un territoire occupé dès l'Antiquité, l'histoire de Cerisy-la-Forêt est liée à la fondation au VIe siècle de l'abbaye Saint-Vigor qui prendra son essor vers le XIe siècle. Sur le territoire communal qui compte 2 300 ha, on trouve aussi plusieurs châteaux (château de la Boulaye, château de la Couespellière) et manoirs. La commune est bordée par la forêt de Cerisy.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de Cerisy-la-Forêt dans le département de la Manche.

La commune se situe dans le département de la Manche, au nord du Massif armoricain, à l'est du Pays saint-lois et à l'ouest du Bessin. Le village est situé à 13,4 kilomètres au nord-est de Saint-Lô à vol d'oiseau, surplombant la vallée de l'Elle, et offrant un panorama dégagé sur la forêt de Cerisy distante d'un kilomètre. Le Massif armoricain, dont Cerisy-la-Forêt occupe approximativement l'extrême nord, est un pays d'élevage laitier. Les paysages, de type semi-bocager, se composent de prairies, de haies, d'étendues boisées et de zones humides.

Bayeux est à 18 km à l'est à vol d'oiseau, Saint-Lô, préfecture du département, à 14 km au sud-ouest, et Caen à 42 km environ à l'est[2].

Communes limitrophes de Cerisy-la-Forêt[3]
Sainte-Marguerite-d'Elle (14) Tournières (14) Le Molay-Littry (14)
Saint-Jean-de-Savigny Cerisy-la-Forêt[3] Montfiquet (14)
Couvains,
Saint-Georges-d'Elle
Bérigny (sur 50 m), Montfiquet (14) Montfiquet (14)

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le Massif armoricain, au nord-est duquel s'étend le territoire de Cerisy-la-Forêt, est un dépôt constitué d'argiles, de schistes, graviers, et de granite. L'altitude du village se situe entre environ 34 m et environ 131 m[2]. Le point le plus haut correspond au lieu-dit, le « Vieux Graviers » qui est une petite colline située à la limite du territoire de Cerisy-la-Forêt.

Le sous-sol de Cerisy-la-Forêt date de la période géologique du Protérozoïque.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Elle est enclavée dans une grande vallée De Cerisy jusqu'à Sainte-Marguerite-d'Elle.

Le territoire est entièrement dans le bassin de la Vire. Les deux tiers nord-est sont occupés par le bassin de son sous-affluent l'Esque qui y prend sa source tout comme ses deux affluents le Douet Morel et le London, ce dernier confluant en dehors de la commune à Saint-Martin-de-Blagny. Le tiers sud-ouest est dans le bassin de l'Elle, affluent direct du fleuve côtier, qui traverse le territoire[4].

Le territoire de la commune comprend en outre de nombreuses zones naturelles : zones humides, marais, étangs, prairies, vallées. On trouve une réserve naturelle nationale, la « forêt domaniale de Cerisy »[5] également protégée en tant que zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sous le nom « forêt de Cerisy » et gérée par l’Office national des forêts[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type océanique. Les données climatiques sont comparables à celles des stations de Caen-Carpiquet, située à environ 35 km et plus accessoirement de Cherbourg-Cap de la Hague, située à environ 90 km, à « vol d'oiseau » de Cerisy-la-Forêt. La pluviométrie annuelle y avoisine les 900 mm[7]. Les pluies sont assez fréquentes tout au long de l'année mais plus abondantes en automne et en hiver, en liaison avec les perturbations venant de l'océan Atlantique. Rarement intenses, elles tombent souvent sous forme de bruine (crachin).

La température moyenne est de 10 °C[8].

  • en hiver, la température moyenne oscille entre 1 °C et 7 °C. On compte entre 30 et 40 journées de gel par année.
  • en été, la température moyenne est située autour de 20 °C.

Cerisy-la-Forêt n'a pas de station météo, la plus proche est celle de Caen-Carpiquet.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Cerisy-la-Forêt[9],[10] 1 764 711 14 17 54
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 (données de la station Caen-Carpiquet) :

Relevé météorologique de Caen-Carpiquet
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 4,7 5,5 3,5 6,3 9,4 11,5 12,9 12,6 10,3 7,3 5,2 1,9
Température moyenne (°C) 7,4 8,3 7,6 11,6 13,3 15,8 17,1 16,8 14,8 11,3 8,3 4,9
Température maximale moyenne (°C) 10,1 11,1 11,8 17 17,3 20,1 21,3 21 19,3 15,3 11,5 7,9
Record de froid (°C)
date du record
−19,6
1985
−16,5
1956
−7,4
1965
−5,7
1978
−0,8
1955
1
1962
4,7
1962
4
1974
1,8
1948
−3,7
1997
−6,8
1989
−11
1948
Record de chaleur (°C)
date du record
16,1
1993
20,8
1960
24,4
1946
26,4
1984
30,4
1953
34,1
2001
36,6
1952
38,9
2003
33,5
1961
27,6
1985
19,9
1982
17,2
1989
Précipitations (mm) 45 83 90 23 91 83 135 49 56 39 44 81
Source : Météo France et Lameteo.org[9]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10,1
4,7
45
 
 
 
11,1
5,5
83
 
 
 
11,8
3,5
90
 
 
 
17
6,3
23
 
 
 
17,3
9,4
91
 
 
 
20,1
11,5
83
 
 
 
21,3
12,9
135
 
 
 
21
12,6
49
 
 
 
19,3
10,3
56
 
 
 
15,3
7,3
39
 
 
 
11,5
5,2
44
 
 
 
7,9
1,9
81
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gare de lison

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le bourg de Cerisy-la-Forêt est à l'intersection de la route départementale 8 qui le relie à Sainte-Marguerite-d'Elle et à l'Embranchement en forêt de Cerisy, et de la départementale 34 qui mène vers Le Molay-Littry au nord et à la route Saint-Lô - Bayeux au sud[2].

Transports[modifier | modifier le code]

Cerisy-la-Forêt est directement desservi par les transports scolaires[11]. À 10 km à l'ouest de Cerisy par la RD 8, à Lison, se trouve la gare la plus proche. Il s'agit d'un point d'arrêt géré sur la Ligne de Mantes-la-Jolie à Cherbourg. Lison est desservie par des TER Basse-Normandie, circulant sur la relation Cherbourg - Carentan - Lison - Molay-Littry - Caen. La moitié des trains a comme origine ou destination la gare de Paris-Saint-Lazare et permet de rallier la capitale sans changement, avec un temps de voyage de deux heures et demie environ.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La population du village est répartie entre le bourg et ses hameaux, en particulier Cantilly, le Biot et la Paumerie[2]. En termes de distance au bourg, Cantilly est le hameau le plus éloigné (4,5 km par voie routière) ; à l'inverse, les hameaux de la Joitière et du Pont-tannerie furent absorbés par le bourg.

Carte de Cerisy
2,5 km


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Cantilly
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Le Biot
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La Joitière
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Le Pont Claudel
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La Paumerie
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La Chênée
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La Hunaudière
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Les Landes
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Le Castel
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La Mallardière
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La Couespellière
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Le Bois d'Elle
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Le Bouquetat
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La Vacquerie
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Le Vieux Gravier
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La Maltellière
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La Branlière
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La Pouerie
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La Bissonière
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Hamel Roque
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Le Lieu Jouanne
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Le Mesnil
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Les Rochers
Localisation des principaux hameaux de Cerisy-la-Forêt.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2008, la commune comptait 460 logements, (contre 409 en 1999, le nombre de résidences principales a augmenté dans cette période de 339 à 371, les résidences secondaires passaient de 40 à 59). Parmi ces logements, 80.6 % étaient des résidences principales, 12.7 des résidences secondaires et 6.7 des logements vacants. Ces logements étaient pour une part de 96,9 % de maisons individuelles ; elles comportaient en moyenne 4,9 pièces. La proportion d'habitants propriétaires de leur logement (en tant que résidence principale) était de 81,1 %. Environ 59.2 % des occupants habitent la même maison depuis dix ans ou plus[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Prononciation du nom[modifier | modifier le code]

La prononciation standard est [səʁi'zi] (la transcription francisée est se-ri-zi). La prononciation courante est [sʁi'zi] (transcription francisée : s'ri-zi). La prononciation dialectale : [ʃʁi'zi], transcription francisée : ch’ri-zi[13].

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

À partir des années 1750, la commune porte le nom de Cerisy l'Abbaye mais au moment de la Révolution, son nom fut changé comme toutes les villes ayant un élément lié à la religion.

On remplace le terme Abbaye par Forêt, nom révolutionnaire qui ne sera pas remis en cause par Louis XVIII le 8 juillet 1814 et qu'elle conserve encore aujourd'hui.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Toponyme gallo-romain formé avec le suffixe gallo-roman -(I)ACU ajouté à un autre élément, qui ne fait pas l'unanimité parmi les spécialistes. Ce type toponymique est attesté en Normandie et dans les régions voisines sous les formes Cerisé, Cerisi (Orne), Cerisy (Manche, Somme, Pas-de-Calais).

Auguste Longnon[63] y a vu le latin cerasus « cerisier », d'où implicitement (car la proto-forme entière n'est pas fournie) °CERASIACU « (le lieu) caractérisé par la présence de cerisiers », à moins que cet auteur n'ait pensé à un traitement particulier de °CERASĒTU « cerisaie », formé avec le suffixe collectif -ĒTU, et qui devrait normalement aboutir à °Cerisay, °Cerisé, etc.

Auguste Vincent[64], comme tous les spécialistes postérieurs, préfère voir dans le premier élément un anthroponyme : en l'occurrence, le nom de personne gallo-romain Carisius ou Charisius, soit °CARISIACU « (le domaine) de C(h)arisius ». Cette explication se heurte à une impossibilité phonétique : un étymon en °CA- aboutit nécessairement à [ʃ], ch- en français et [k], qu- dans les formes dialectales normandes. Or les attestations anciennes de Cerisy sont de type français [s], c(e)- et normand [ʃ], ch-, correspondant au produit de [k] latin devant [e] ou [i].

Albert Dauzat[65] corrige le tir en proposant, avec davantage de cohérence phonétique, les noms de personnes gallo-romains Ceretius ou °Cerisius, soit °CERETIACU ou °CERISIACU, « (le domaine) de Ceretius ou °Cerisius ».

Quatre ans plus tard, Adigard des Gautries et Lechanteur[66] hésitent encore entre Carisius (qui ne convient pas) et Ceretius (qui peut convenir).

Marie-Thérèse Morlet[67] opte pour le nom de personne °Cerisius déjà envisagé par Dauzat, d'où °CERISIACU qui convient parfaitement phonétiquement. La seule difficulté est que ce nom n'est pas attesté, et qu'il représente un dérivé hypothétique (mais plausible) de Cerius, lui-même généralement rattaché au latin cera « cire ».

François de Beaurepaire[13] a préféré un étymon °CERATIACU formé sur le nom de personne gallo-romain Ceratus (autre dérivé de cera « cire »), qu'il présente comme attesté chez Marie-Thérèse Morlet[68], mais il ne semble pas y figurer. Alternativement, il envisage une possible proto-forme °CESARIACU dérivée de Cesarius[Note 1], soit « (le domaine) de Cesarius », qui a l'avantage, lui, d'être un nom courant et bien attesté. Dans cette hypothèse, la forme °CESARIACU aurait subi une métathèse aboutissant à °CERASIACU > Cerisy. Ces solutions alternatives sont reprises telles quelles par René Lepelley[69].

Site de Cerisy-la-Forêt et de la forêt de Cerisy sur la carte de Willem Jansz Blaeu, Normandia Ducatus, 1635.

Ernest Nègre[70] reprend quant à lui l'hypothèse Ceretius de Dauzat, soit °CERETIACU « (le domaine) de Ceretius ».

Parmi toutes ces hypothèses, plusieurs d'entre elles sont plausibles, et rien ne permet de les départager : Ceretius, °Cerisius et Cesarius conviennent, à condition d'admettre, comme il a été dit, la dérivation Cerius → °Cerisius et la métathèse °CESARIACU > °CERASIACU. La forme Ceratus avancée par François de Beaurepaire paraît pour l'instant non documentée, mais pourrait également convenir. Enfin, l'explication d'Auguste Longnon, consistant à voir dans le premier élément de ce toponyme l'appellatif cerasus « cerisier », quoique moins probable, n'est pas à exclure absolument, contrairement à ce que semble penser de Beaurepaire. On sait en effet qu'un certain nombre de noms en -(I)ACU sont formés sur les appellatifs, en dépit des opinions d'Albert Dauzat et de sa disciple Marie-Thérèse Morlet, dont la préférence va systématiquement aux anthroponymes. Ce débat théorique est développé dans l'article consacré à Michel Roblin.

Sous l'Ancien Régime, la paroisse a parfois porté le nom de Cerisy-l'Abbaye. Dans le cadre de la déchristianisation à l'époque de la Révolution française, ce nom fut changé en Cerisy-la-Forêt en novembre 1793, en référence à la forêt voisine. Celle-ci, aujourd'hui appelée Forêt de Cerisy, se situe sur le territoire du Calvados, à l'exception d'une petite portion nommée le Bois l'Abbé à Cerisy, par référence à l'abbaye du lieu.

Microtoponymes[2][modifier | modifier le code]

La plupart des microtoponymes de la commune sont des formations médiévales ou postérieures. Quelques-uns cependant semblent d'origine gallo-romaine ou pré-latine.

Toponymes évoquant la topographie[modifier | modifier le code]

  • les Rochers ; la Vallée ; les Varannes « friches en zone humide, délaissés de rivière » ; le Vieux Gravier.

Toponymes liés à l'eau [2][modifier | modifier le code]

  • Avec l'appellatif eau « cours d'eau » + anthroponyme : l'Eau Geau (sur l'Esque).
  • Avec l'appellatif douet « ruisseau » + anthroponyme : le Douet Morel.
  • Avec l'appellatif gouttière « lieu où l'eau dégoutte », d'où « petite source » : la Gouttière (à la source d'un ruisselet, affluent rive droite de l'Esque).
  • Avec l'appellatif étang : Village de l’Étang (retenue d'eau sur l'Esque).
  • Avec l'appellatif pont : le Pont Tannerie (sur le Douet Morel) ; le Pont Claudel (sur l'Esque).
  • Avec l'appellatif planche « petit pont, passerelle » : la Planche au Chêne (sur le Douet Morel).
  • Avec l'ancien appellatif toponymique , ray « gué »[71],[72] : Longré « long gué » (désigne initialement un gué sur l'Elle).
  • Avec l'appellatif moulin (moulins à eau sur l'Elle) : voir plus bas les toponymes évoquant l'activité humaine.

Toponymes de végétation[modifier | modifier le code]

  • Gavray est un type toponymique bien connu issu du gallo-roman *WAB(E)RETU, reposant sur un thème d'origine gauloise *wab(e)ro- / *wob(e)ro- auquel on attribue généralement le sens de « terre boisée ou broussailleuse; terre inculte » [73],[74],[75],[76]. On le rencontre également en France sous les formes Vavray, Vauvray, Vouvray, etc.
  • Appellatifs romans : les Landes ; le Bois d'Elle (d'après le nom de la rivière d’Elle) ; Launay « le bois d'aunes » ; la Boulaye « le bois de bouleaux » ; la Planche au Chêne, « le pont au chêne »; la Chênée « le bois de chênes ».

Toponymes évoquant la présence humaine[modifier | modifier le code]

  • Nom gallo-romain en -acum : Cantilly, dont les plus anciennes attestations (1736[77], 1753/1785[59]) sont identiques, représente la forme normano-picarde du type toponymique Chantilly / Cantillac / Chantillac, expliqué par une formation gallo-romane *CANTILIACU dérivée du nom de personne gallo-romain Cantilius, soit « le domaine de Cantilius »[78],[79],[80]. Le nom de cet important hameau de Cerisy fait défaut sur la carte de Mariette de La Pagerie (1689)[53], mais cette absence doit correspondre à une lacune plutôt qu'à l'apparition tardive du toponyme dont on ne voit guère d'où il aurait pu être transféré (une création de ce type étant évidemment impossible aux XVIIe – XVIIIe siècles).
  • Noms médiévaux ou modernes en -ière et -erie : les hameaux en -ière et -erie sont pour la plupart des habitats résultant du développement démographique de la Normandie. Ils désignaient initialement la ferme ou le domaine d'une famille, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements des XIe – XIIIe siècles. Par la suite, on a utilisé ces suffixes pour noter simplement la propriété. On peut citer : la Bissonnière (sur Bisson) ; la Branlière ; la Couespelière (sur Couespel) ; la Hunaudière (sur Hunaud) ; la Joitière (sur Jouet) ; la Mallardière (sur Mallard)[Note 2]; la Maltellière ; la Maumistière ; la Quesnellière (sur Quesnel). — La Gouesmerie ; la Jayetterie (sur Jayet ou Jaillet) ; la Lucasserie (sur Lucas) ; la Marquerie (sur Marc) ; la Paumerie (sur Paumier ou Lepaumier) ; la Pouerie ; la Rupaillerie (sur Rupalley).
  • Patronymes employé seuls (au singulier ou au pluriel) : le Biot ; les Brians ; Carbonnel ; les Houzeaux (pluriel de Houzel, Houzé).
  • Avec l'appellatif hamel / hameau « hameau, groupe de maisons » : Hameau du Puits ; Hamel Roque ; Hamel es Telliers (sur Tellier ou Letellier).
  • Avec l'appellatif lieu « domaine rural » : le Lieu Jouanne ; le Lieu Sirrey.
  • Avec l'appellatif maison : les Maisons Yon.
  • Avec l'appellatif mesnil « manoir, domaine rural » (seul ou déterminé) : le Mesnil ; le Mesnil Reinne.
  • Avec l'appellatif ro(c)que « château fort » : la Rocque.
  • Avec l'appellatif castel « château » : le Castel.

Toponymes évoquant l'activité humaine[modifier | modifier le code]

  • Avec l'appellatif moulin : Moulin d'Apechon [Note 3] (sur l'Elle) ; Moulin des Rondelles, noté [moulin] d'Erondé sur la carte de Mariette de La Pagerie (1689)[53], et attesté dans l'annuaire téléphonique de 1993 sous la forme Le Moulin des Rond’Elle (!), remotivée d'après le nom de la rivière d'Elle sur laquelle il se trouve. Il s'agit de l’un des surnoms de moulins les plus répandus en France, comparant le moulin à eau à une hirondelle rasant l’eau. Le type le plus fréquent Arondel / Arondeau repose sur l’ancien français arondel, forme diminutive d’aronde « hirondelle ». Les variantes la Rondelle, les Rondelles, le Rondel, etc. représentent des formes déglutinées de l’arondel ou de la variante dialectale normande féminine l’érondelle, quelque peu malmenée par l’étymologie populaire[81].
  • Avec l'appellatif tannerie : le Pont Tannerie (sur le Douet Morel).
  • Avec l'appellatif normano-picard vaquerie « vacherie, étable (d'où élevage) de vaches » : la Vacquerie.
  • Nom métaphorique évoquant la stérilité du sol : Bapeaume, du composé verbal bat-paumes[82].
  • Avec l'appellatif moine « religieux vivant dans une abbaye » : la Croix aux Moines (référence à l'ancienne abbaye Saint-Vigor).

Toponymes évoquant une voie de communication[modifier | modifier le code]

  • Avec l'appellatif rue (au sens de « chemin bordé de maisons; hameau-rue ») + anthroponyme : Rue Dorée.
  • Avec les appellatifs pont, planche « petit pont, passerelle » et , ray « gué » : voir plus haut les toponymes liés à l'eau.

Origine incertaine[modifier | modifier le code]

  • Le Bouquetat (noté le Bouque-Eta en 1825/1866[83]). — Ce microtoponyme n'apparaît pas sur les cartes des XVIIe – XVIIIe siècles, mais peut néanmoins être ancien. Situé en lisière de la forêt de Cerisy, il pourrait représenter un toponyme de végétation : on serait en effet tenté d'y voir une variante altérée du type Bouquetot (de l'ancien scandinave bok « hêtre » + topt « domaine rural; village »[84],[85], mais l'absence de formes anciennes interdit d'être affirmatif.
  • Apechon. — Ce nom, qui désigne un moulin sur l'Elle ainsi qu'un chemin proche, est noté [moulin] d'achon sur la carte de Mariette de La Pagerie (1689)[53]. La finale du toponyme semble manifester un traitement normano-picard (-chon est la forme dialectale normande du français -çon ou -sson), mais l'ensemble demeure pour l'instant opaque.

Gentilé[modifier | modifier le code]

Le gentilé est Cerisyais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte des peuples gaulois : Cerisy-la-Forêt se situe dans le territoire des Bajocasses

À la limite des communes de Cerisy et Saint-Jean-de-Savigny se trouve un oppidum vitrifié de type Fécamp appelé Le Castel ou la Butte des Romains[Note 4]. Cette place-forte, située à la frontière entre les Bajocasses ou les Unelles, a pu appartenir à l'un ou l'autre de ces peuples[86],[87]. Une voie romaine passe également à Cerisy[88],[89].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les plus anciens souvenirs de l'histoire de Cerisy-la-Forêt au Moyen Âge remontent au VIe siècle, alors que la Gaule commence à se christianiser. Vigor, un des premiers évangélistes du Bessin, reçoit du riche seigneur Volusien la terre de Cerisy avec vingt-cinq villages, pour le remercier d'avoir débarrassé la région d'un « serpent horrible qui mettait à mort les hommes et les animaux »[90].

Vers 510, le saint homme construit, à la place d'une table druidique, un monastère ou ermitage dédié à Saint-Pierre et Saint-Paul[91].

Au IXe siècle, la Neustrie est envahie par les Vikings. En 891, ils pillent Bayeux, défendue par le comte Bérenger II de Neustrie. Les incursions en terre de Cerisy datent probablement de la même année, avec destruction complète du monastère érigé par Vigor. Rollon, chef normand, obtient du roi Charles III le Simple les pays de Basse-Seine par le traité de Saint-Clair-sur Epte en 911, et le Bessin en 924[91].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Abbaye Saint-Vigor autrefois.

La maréchaussée[modifier | modifier le code]

La maréchaussée, en 1660, a un rôle prévôtal. De ce fait, elle est implantée dans les villes et villages de garnison. Ainsi, dans les registres d'état civil des XVIe et XVIIe siècles de Cerisy-la-Forêt, plusieurs actes de décès de dragons sont enregistrés. Y figurent aussi quelques actes de mariages de dragons ou de baptêmes de leurs enfants. Ceux-ci nous permettent d'en déduire qu'un corps de cette arme existait alors en cette commune. La Maréchaussée était alors installée dans la ferme de l'abbaye[92].

Cette compagnie de maréchaux était donc dans l'enceinte de l'abbaye, là où les « gens de robes » rendaient la justice. Le cardinal de Mazarin a été abbé commendataire de cette institution religieuse[92].

La salle de justice et sa cellule attenante ont traversé les siècles, subissant invasions et incendies[92]. De la prison de la « Brigade de l'époque », il ne reste plus que le linteau ornant l’entrée sur lequel on peut lire : « Tremblez, tremblez diables d'enfer, aussitôt qu'en prison on vous traînera, vos bras seront liés de lourdes chaines de fer et vous les porterez tels et vous apprendrez à chicaner »[92].

La salle des aveux est contigüe à la salle de justice et à la cellule de l'abbatiale. De nombreux graffitis ornent le mur de la geôle. On remarque qu'il en existe deux niveaux. En effet, au XVIe, les prisonniers portaient comme le rappelle l'avertissement vu précédemment… « de lourdes chaines de fer ». Les prisonniers ainsi très limités dans leurs mouvements, ne pouvaient sculpter qu'à une petite hauteur et que des motifs très simples[92].

Au XVIIe siècle, ils deviennent libres de leurs mouvements dans les cellules, n'ayant plus à supporter les chaînes. Toutefois, la paille, ajoutée jour après jour sur le sol du cachot, entraîna l'élévation du sol. Cette litière n'était pas changée[92].

La conséquence de la liberté de mouvement des prisonniers, associée à l'élévation du sol est nettement visible. En effet, les dessins ou graffitis sont de plus en plus élevés, plus travaillés et expressifs[93],[92].

La sergenterie[modifier | modifier le code]

La sergenterie de Cerisy est une ancienne circonscription administrative, elle ressortissait en 1612/1636 et 1677 à l'élection de Bayeux, puis elle fut partagée à partir de 1691 entre les élections de Saint-Lô et de Bayeux, qui faisaient toutes deux partie de la généralité de Caen.

Il en est fait mention en 1337 sous la forme latinisée sergenteria de Ceraseio [44], en 1434 sous la forme sergenterie de […] Cherisy [49], en 1612/1636 et 1640 sous la forme sergeanterie de Cerisy [94],[95], et en 1713 sous la forme sergenterie de Cerisy [96].

Elle comprenait 24 paroisses ; en 1735 : Blay, Trévières, Mandeville-en-Bessin, Cottun, Tournières, Le Molay, Saonnet, Bernesq, Tessy, Notre-Dame-de-Blagny, Campigny, Crouay, Baynes, Agy, Rubercy, la Haye-Piquenot, Saint-Martin-de-Blagny, Littry, Noron-la-Poterie, Ranchy, Le Breuil-en-Bessin, Saon, Saint-Paul-du-Vernay. Seule celle de Cerisy passa dans l'élection de Saint-Lô, et plus tard dans le département de la Manche lors de sa création. Toutes les autres paroisses correspondent actuellement des communes situées sur le territoire du Calvados.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Deux soldats américains aidant une jeune fermière de Cerisy-la-Forêt : cette photo fit la une du journal The New York Times en juin 1944.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Cerisy-la-Forêt a abrité des réfugiés cherbourgeois[97].

Le 2 juillet 1944, le général Eisenhower et Omar Bradley sont venus encourager la 2e division d'infanterie américaine « Indian head » au château de la Boulaye[98].

La bataille du moulin des Rondelles[modifier | modifier le code]

Plan de la bataille du moulin des Rondelles

Le 12 juin 1944 la 2e division d'infanterie américaine reçut l'ordre de traverser l'Elle. Quand les troupes atteignirent la rive est, ils rencontrèrent une résistance ennemie, qui présageait la fin de l'avancée rapide commencée le 7 juin 1944. Malgré le fait que l'Elle soit une petite rivière facilement franchissable, sa traversée fut durement disputée[99].

Le 12 juin 1944 une première tentative de traversée fut arrêter dès le départ par un feu nourri de mitrailleuses et de mortiers provenant de la rive ouest. Le 13 juin 1944 les hommes de la Compagnie C du 38e Régiment d'Infanterie reçurent l'ordre de traverser la rivière à cet endroit. La première tentative dans la matinée échoua et ce n'est que dans l'après-midi après la deuxième offensive qu'ils réussirent à atteindre l'autre rive[99].

La dureté des combats provoqua de nombreuses pertes, 10 hommes de la Compagnie C furent tués et 23 autres blessés. Au total, les pertes de la 2e division d'infanterie américaine durant ces 2 jours de combat s'élevèrent à 540 tués, blessés ou disparus[99].

Pendant la deuxième attaque de la Compagnie C le 13 juin 1944, les hommes furent arrêtés par un feu nourri de mitrailleuses. Des mortiers ennemis commencèrent à ajuster leur tir sur les GI. Se rendant compte de la gravité de la situation et réalisant que les obus de mortiers allaient bientôt tomber sur eux, le soldat de première classe Mister, incita les hommes à bouger et continuer leur avance[99].

Il se précipita de sa propre initiative devant les hommes en direction de la rivière. Sachant que ses chances de survie étaient maigres il cria, «Allez, suivez-moi!». Le soldat de première classe Mister chargea droit vers l'ennemi situé en haut de la pente, lorsqu'il fut mortellement touché. Inspirés et encouragés par les actions du soldat de première classe Mister, les hommes de la Compagnie C avancèrent et remportèrent la bataille[99].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune appartient à la première circonscription de la Manche. Cerisy-la-Forêt est une commune qui vote majoritairement à droite ainsi que le confirment les dernières élections :

  • Pour l'élection présidentielle de 2012[100], le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 32,75 % soit 167 voix, suivi de François Hollande avec 22,35 % soit 114 voix, puis de Marine Le Pen avec 17,65 % soit 90 voix, puis de François Bayrou avec 12,35 % soit 63 voix, et enfin Jean-Luc Mélenchon avec 7,25 % soit 37 voix. Aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %, avec un taux de participation de 83,71 %. Au deuxième tour 55,07 % des électeurs cerisyais ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP) et 44,93 % pour François Hollande (PS), avec un taux de participation de 85,48 %.
  • Au second tour des élections législatives de 2012[101], 55,22 % des électeurs de Cerisy-la-Forêt ont voté pour Philippe Gosselin (UMP) soit 185 voix, 44,78 % pour Christine Le Coz (PS) soit 150 voix, avec un taux de participation de 55,81 % à Cerisy-la-Forêt.
  • Pour l'élection présidentielle de 2007[102], le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 35,26 % soit 180 voix, suivi de François Bayrou avec 25,43 % soit 132 voix, puis de Ségolène Royal avec 18,30 % soit 95 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 6,74 % soit 35 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %, avec un taux de participation de 86,69 %. Au deuxième tour 57,68 % des électeurs cerisyais ont voté pour Nicolas Sarkozy (UMP) et 42,32 % pour Ségolène Royal (PS), avec un taux de participation de 84,58 %.
  • Au second tour des élections législatives de 2007[103], 61,71 % des électeurs de Cerisy-la-Forêt ont voté pour Philippe Gosselin (UMP) soit 224 voix, 38,29 % pour Jean-Karl Deschamps (PS) soit 139 voix, avec un taux de participation de 59,48 % à Cerisy-la-Forêt.
  • Aux élections européennes de 2009[104], les deux meilleurs scores à Cerisy-la-Forêt étaient ceux de la liste de la Majorité Présidentielle conduite par Dominique Riquet, qui a obtenu 75 suffrages soit 34,72 % des suffrages exprimés et de la liste du Parti socialiste conduite par Gilles Pargneaux, qui a obtenu 29 suffrages soit 13,43 % des suffrages exprimés, pour un taux de participation de 36,02 %.

Administration locale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[105].

Cerisy-la-Forêt est située dans le canton de Saint-Clair-sur-l'Elle qui comprend 14 communes et 7 555 habitants en 2008.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

De 1686 à 1791, la commune a dépendu du notariat de Cerisy-la-Forêt[91].

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ?  ?    
1971 1995 Lucien Godin    
1995 mars 2008 Jean Ledunois   Agriculteur
mars 2008[107] avril 2014 Jocelyne Le Trouit   Coiffeuse
avril 2014[108] en cours Jean-Pierre Ledouit   Retraité

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Cerisy-la-Forêt est dans le ressort de la cour d'appel de Caen. La commune est dans le ressort des tribunaux de grande instance et d'instance ainsi que du tribunal de commerce et du tribunal pour enfants de Coutances ; le conseil de prud'hommes est également à Coutances[109].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La sous-espèce cupreonitens de ce Chrysocarabus auronitens est endémique à la forêt de Cerisy.

La hêtraie de Cerisy abrite une espèce endémique, le carabe doré à reflet cuivré (Chrysocarabus auronitens ssp cupreonitens) qui est une sous-espèce endémique de la forêt, ces petits insectes nichent pour la plupart du temps dans du bois mort[110],[111]. C'est pourquoi il est strictement interdit de ramasser du bois en forêt et il est conseillé de faire très attention en promenade pour ne pas perturber cette population.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 951 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Cerisy-la-Forêt[113]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 5]. Le maximum de la population a été atteint en 1806 avec 2 267 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 151 2 105 2 267 2 019 2 164 2 167 2 055 2 112 1 995
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 910 1 873 1 858 1 794 1 822 1 770 1 700 1 620 1 532
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 510 1 480 1 357 1 188 1 216 1 175 1 239 1 280 1 189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 103 1 051 923 941 784 839 900 937 951
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[114] puis Insee à partir de 2006[115].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (26,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 12 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 25,8 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 12 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 16,7 %, plus de 60 ans = 32,6 %).
Pyramide des âges à Cerisy-la-Forêt en 2008 en pourcentage[116]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
3,7 
9,6 
75 à 89 ans
15,9 
15,5 
60 à 74 ans
13,0 
21,2 
45 à 59 ans
16,7 
20,2 
30 à 44 ans
19,8 
12,0 
15 à 29 ans
12,0 
20,7 
0 à 14 ans
18,8 
Pyramide des âges du département de la Manche en 2008 en pourcentage[117].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
7,9 
75 à 89 ans
12,1 
14,6 
60 à 74 ans
15,8 
21,9 
45 à 59 ans
20,2 
19,4 
30 à 44 ans
18,4 
17,3 
15 à 29 ans
15,1 
18,6 
0 à 14 ans
17,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Cerisy-la-Forêt est située dans l'académie de Caen.

Au XIXe siècle, une école est aménagée sur l'emplacement du château de Cerisy-la-Forêt. En 2012, Cerisy-la-Forêt est dotée d'une école primaire et d'une école maternelle[118].

Le collège le plus proche se trouve à Saint-Clair-sur-l'Elle, à 9 km de Cerisy-la-Forêt : le collège Jean Grémillon (en hommage au cinéaste, né en 1901 et qui a grandi à Cerisy-la-Forêt).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le marché hebdomadaire se tient chaque mercredi. La date de la fête patronale est le dimanche le plus proche du 14 juillet. L'église est le lieu du feu d'artifice chaque 14 juillet. Chaque année, depuis 1999, la communauté de communes de l'Elle organise à Cerisy-la-Forêt le Symposium de sculpture[119]. qui a lieu pendant deux semaines au mois de juin. Depuis sa première édition, le festival suscite l'intérêt du public qui vient chaque année plus nombreux. Des sculpteurs nationaux et internationaux y sont invités. Le symposium est le plus important de la région. En 2008, à l'occasion de son dixième anniversaire, ce sont 33 sculpteurs qui s'y sont produits réalisant trente-trois œuvres originales en granit, marbre et autres matériaux. Ce fut la rencontre la plus importante en Europe[119]. Les sculptures produites sont reparties sur différents sentiers de randonnées de la communauté de communes ou auprès des sponsors des rencontres[119].

De nombreux concerts sont organisés à l'abbaye ainsi que des journées Portes ouvertes pour faire découvrir l'abbatiale.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche est celui de Saint-Lô, le CHU le plus proche est celui de Caen. La commune dispose également d'une pharmacie[120].

Sports[modifier | modifier le code]

L'Association sportive de Bérigny-Cerisy fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[121]. Cerisy-la-Forêt est la ville départ de la route des abbayes (Manche)[122]. Cerisy-la-Forêt est également traversé par le GR de pays 5 et le GR de pays 3. Il y a aussi beaucoup de circuits de randonnée et de VTT sur la commune.

Associations[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'une salle des fêtes qui fait office de cinéma. Une séance de cinéma est ainsi organisée une fois toutes les trois semaines à la salle des fêtes de Cerisy entre les mois de septembre et de juin. L'association Omnibus a été à l'origine de cette initiative[123]. Dans cette salle des fêtes sont organisées une partie des festivités municipales récurrentes. Parmi les festivités cerisyaises notables, peut être citée : la Fête du village

Plusieurs activités associatives sont présentes dans la commune (athlétisme, cours d'anglais, percussions, fitness, gymnastique douce, art floral, cours d'italien, initiation à l'anglais, cours de français pour résidents anglophones, ateliers contes, peinture, arts plastiques, atelier cuisine…) ; toutes sont coordonnées au sein de l’association Omnibus [124].

Sont également basés à Cerisy-la-Forêt : une société de chasse et de pêche, comité des fêtes, association des Curieux de natures et diverses associations.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Le journal La Manche libre propose dans son édition hebdomadaire quelques pages consacrées au Pays Saint-Lois et donc à l'actualité locale de Cerisy-la-forêt.
  • Le journal Ouest-France évoque régulièrement l'actualité du village.

La commune a aussi son propre journal annuel, L'Écho de l'abbaye.

Cultes[modifier | modifier le code]

Portrait d'Auguste Le Roussel, curé de Cerisy-la-Forêt.

Le culte catholique est assuré à Cerisy-la-Forêt à l'ancienne église abbatiale dédiée à saint Vigor. Appartenant au diocèse de Bayeux jusqu'à la Révolution, la commune appartient au diocèse de Coutances et Avranches, au sein de la paroisse Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de Saint-Clair-sur-l'Elle et du doyenné du Pays saint-lois[125].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenu de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les foyers fiscaux de Cerisy-la-Forêt en 2008 :

  • revenus moyens des ménages imposés : 26 716 € (2 227 €/mois), nombre de foyers fiscaux : 496 ;
  • revenus moyens des ménages non imposés : 13 288 € (1 108 €/mois), nombre de ménages imposés : 213 (42,94 %) ;
  • revenus moyens par ménage : 17 179 € (1 432 €/mois), nombre de ménages non imposés : 283 (57,06 %) ;
  • moyenne de l'impôt par ménage imposé : 456 €, poids de l'impôt pour les ménages imposés : 2 %.

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2008 à 788 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,4 % d'actifs ayant un emploi et 3,7 % de chômeurs[126].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Cerisy-la-Forêt[Note 6] fait apparaître une sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles » et une sur-représentation des « artisans et commerçants » et des « ouvriers », et dans une moindre mesure des « professions intermédiaires », par rapport à la moyenne de la France métropolitaine. Le reste est occupé par les retraités.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2008)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Cerisy-la-Forêt 5,54 % 7,60 % 2,55 % 6,39 % 11,08 % 10,23 %[127]
Moyenne nationale 1,71 % 5,57 % 14,84 % 24,02 % 29,02 % 23,86 %
Sources des données : Insee[128]

Emploi[modifier | modifier le code]

La majorité des emplois sont issus de la sphère agro-alimentaire et de l'agriculture. Un ensemble d'entreprises artisanales, de commerces, de services poste, banques, assurances, agences immobilières et d'autres services sanitaires et sociaux en font une commune pôle attractive et dynamique[129].

  • la Sorapel qui emploie 125 salariés
  • la maison de retraite qui emploie une trentaine de salariés[130]

Entreprise[modifier | modifier le code]

Siège social de la Sorapel (Société ouvrière régionale pour les applications de l'électricité) qui emploie 125 personnes (hors intérimaires) dans la construction de réseaux dans l'ouest de la France[131].

Commerce, agriculture et tourisme[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Cerisy-la-Forêt dispose d'un équipement commercial de proximité (supérette, bar-tabac, boucherie, boulangerie…). La commune dispose également d'une agence postale et d'une agence bancaire[132].

Agriculture[modifier | modifier le code]

À Cerisy-la-Forêt on pratiquait autrefois la pomiculture, ces cultures ont disparu dans les années 1950, remplacées par l'élevage bovin pour le lait et la culture de maïs et de blé. L'agriculture ne représente aujourd'hui qu'environ 8,2 % des emplois de la commune[133], mais outre qu'elle est l'activité traditionnelle du village, elle y joue encore un rôle important à côté du tourisme, de l'artisanat et des services. Les vingt-six exploitations agricoles de Cerisy-la-Forêt participent aussi par leur activité à l'entretien des paysages, au maintien de la qualité de vie et à l'attrait touristique de la commune.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme commence à se développer à Cerisy-la-Forêt dans les années 1950, à partir de l'abbaye, et aussi de la forêt. La présence de Centre de vacances ou de loisirs[134] à Cerisy-la-Forêt a aussi favorisé l'activité locale. Le tourisme s'appuie aujourd'hui sur la qualité des paysages, qui allient prairies, forêts et zones humides, entre la forêt de Cerisy-la-Forêt et la vallée de la Vire. Le territoire communal est propice à la pratique de la randonnée pédestre ou équestre et du VTT. Cerisy-la-Forêt compte quelques gîtes et chambres d'hôtes[135].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église abbatiale Saint-Vigor des XIe et XIIe siècles est classée aux Monuments historiques[136]. Sa chapelle Saint-Gerbold est connue sous le nom de chapelle de l'Abbé.

Il existe quatre chapelles sur le territoire communal : celle de Saint-Gerbold date de 1260, la chapelle du château de la Boulaye, construite vers le XVIIIe siècle, la chapelle du château de la Couespellière, et la chapelle Saint-Hubert. Il existait de nombreuses chapelles à Cerisy-la-Forêt, mais beaucoup ont été démolies pendant la révolution comme la chapelle de l'Épine. Dans les croyances populaires normandes, c’est aux carrefours que se retrouvent, pour célébrer leurs sabbats, diables et sorcières. C’est donc dans un désir de conjuration que le monde chrétien a multiplié aux carrefours les croix et les calvaires, on a donc érigé dans le bourg un calvaire.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

La commune de Cerisy-la-Forêt compte également un monument aux morts situé au cœur du cimetière, les lavoirs de Cantilly, du Pont-Tannerie, de la Joitière et du Pont-Claudel ainsi que plusieurs fontaines à eau[137]. Il existe aussi plusieurs châteaux comme le château de la Boulaye connu pour avoir été le QG de Dwight Eisenhower pendant la Seconde Guerre mondiale[138], mais aussi le château de la Couespellière, le château de l'abbaye, le manoir de l'Elle, le manoir des Rocher[139], la ferme fortifiée de la Hunaudière, du Castel et de Longré ainsi que de nombreuses batisses du XVIIe siècle et des moulins comme le moulin des Rondelles où eut lieu le combat du moulin des Rondelles marqué par la perte de dix soldats américains[140], le moulin d'Apechon.

Les halles 

Autrefois à Cerisy se dressaient deux halles, la halle au grains et la halle au beurre, elles avaient un rôle important dans l’essor du commerce local. La Halle aux grains fut détruite lors des bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Stèle du Moulin des Rondelles
  • Stèle du moulin des Rondelles, commémorant les combats et la perte de dix soldats américains le 13 juin 1944[141].
  • Tumulus.

Monuments disparus[modifier | modifier le code]

Les souterrains de l'abbaye[modifier | modifier le code]

Comme pour les châteaux, les abbayes étaient pourvues de tout un réseau de souterrains. Leur fonction première à Cerisy était le collectage des eaux pluviales et usées, c'est-à-dire un système d'égout. En fonction secondaire, ils servaient à se cacher, à s'enfuir, à tenir au frais certaines denrées, voire des revenus qui pouvaient ainsi échapper à la perception réglementaire des abbés commendataires[91].

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

Toutes les trois semaines l'association Omnibus organise des séances de cinéma dans la salle des fêtes. La commune dispose également d'une bibliothèque.

Parc des sculptures

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune de Cerisy-la-Forêt comprend de nombreux espaces naturels protégés, notamment la forêt qui est classée réserve naturelle et Natura 2000. La forêt est aussi classée en ZNIEFF (zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique), tout comme la vallée de l'Elle[143].

Le Symposium des sculptures[modifier | modifier le code]

Le symposium international de sculpture sur pierre est une manifestation artistique, organisée chaque année à Cerisy-la-Forêt dans la Manche.

Depuis sa première édition en 1999, le festival suscite l'intérêt du public qui vient chaque année plus nombreux. Des sculpteurs nationaux et internationaux y sont invités. Le symposium est le plus important de la région. En 2008, à l'occasion de son dixième anniversaire, ce sont 33 sculpteurs qui s'y sont produits réalisant trente-trois œuvres originales en granitmarbre et autres matériaux. Ce fut la rencontre la plus importante en Europe1. Les sculptures produites sont reparties sur différents sentiers de randonnées de la communauté de communes ou auprès des sponsors des rencontres .

La forêt[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt de Cerisy.
Forêt domaniale

La hêtraie de Cerisy-la-Forêt est composée de 15 % de prairies semi-naturelles humides, constituées de marais et de prairies mésophiles améliorées, 73 % de forêts caducifoliées et 12 % d'eaux douces intérieures (eaux stagnantes, eaux courantes)[144]. On peut y apercevoir des cervidés tels que cerfs, chevreuils, mais également des sangliers, blaireaux, renards. Il est donc conseillé de faire très attention en promenade à ne pas perturber cette population mais aussi en voiture pour ne pas percuter un animal, les accidents n'étant pas rares[145].

Les oiseaux et autres rapaces sont divers et variés en forêt de Cerisy. Les amphibiens et les insectes sont aussi une richesse de cette forêt et notamment le carabe doré à reflet cuivré (Chrysocarabus auronitens ssp cupreonitens) qui est une sous-espèce endémique de la forêt[110],[111]. La forêt de Cerisy est composée à 75 % de hêtre, 12 % de chêne et 3 % de pin sylvestre. On trouve aussi de nombreuses autres espèces d'arbres telles que le bouleau, le châtaignier, l'aulne glutineux… des arbustes : le houx, le fragon (protégé en forêt de Cerisy), le noisetier… et de nombreuses fleurs : l'euphorbe des bois, la digitale pourpre, l’anémone des bois

La borne royale
La borne royale.

On peut découvrir à Cerisy une borne royale du XVIIIe siècle gravée d’une fleur de Lys qui délimitait le domaine royal.

Cerisy-la-Forêt et la littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Roman de Renart.

Le Roman de Renart fut composé de 1174 à 1250 par plusieurs auteurs, dont notamment Richard de Lison, un clerc qui raconte de manière romancée des faits d'intérêt local ayant pour décor la paroisse du Molay :

« Renart se dirige vers le bois du Vernay mais lorsqu'il rencontre l'abbé Huon et sa meute, il retourne sur ses pas après avoir franchi deux fois la Siette et le Drôme. Il rencontre Tibert le chat étendu sur un rocher dans le bois du Molay, tous deux décident de prendre la direction du Vernay pour aller chercher fortune dans l'enclos de Guillaume Bacon, « loing del castel desos la ville ». Or voici que survient ledit Guillaume Bacon, seigneur du lieu, Renart prend un chemin de traverse, Tibert grimpe sur un chêne. Bientôt se joint aux chasseurs, le prêtre du Breuil-en-Bessin qui fait route vers Saint-Martin-de-Blagny. Tibert réussit à s'enfuir « tot le chemin de Blagnié ». À hauteur de Tournières, entre la Chênée (hameau de Cerisy-la-Forêt) et la lande de Bernesq, il rencontre Renart qui n'en croit pas ses yeux. Il lui annonce son intention de l'emmener avec lui à Saint-Martin à « Blaengnié » où il diront l’office… »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille de Sallen[modifier | modifier le code]

La maison de Sallen fut une famille de seigneurs, dont l'origine remonte à Thomas de Sallen, fondateur du Château des Rochers à Cerisy-la-Forêt. Ils possédèrent la seigneurie de seigneur de Monts-en-Bessin, de Silly, de la Haye-Piquenot, de la Saint Clérière, des Rochers, de Littry, de Bernières, Estry, la Quièze, Blagny et Baynes, près de Bayeux[146].

Blason de la famille de Sallen

La famille de Sallen porte :

d'azur, à la fasce d' argent, accompagnée de 3 annelets de même[147].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Variante de Cæsarius, dérivé de Cæsar. Ce nom, attesté en tant que gentilice, fut porté par plusieurs saint Césaire, dont un célèbre évêque d'Arles.
  2. Ce nom pourrait éventuellement reposer sur le mot malard, « canard domestique mâle » en patois normand, et désigner un lieu y a des canards; cependant, l'explication par l'anthroponyme est plus probable.
  3. D'après un lieu-dit Apechon, d'origine incertaine.
  4. L'oppidum aurait été construit à l'emplacement d'un tumulus.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  6. Y compris les actifs sans emploi.

Références[modifier | modifier le code]

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  14. Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p. 194, § 64.
  15. Ibid., p. 255, § 99.
  16. Léopold Delisle, Recueil des actes de Henri II, revu et publié par Élie Berger, Imprimerie Nationale, Paris, t. I, 1916, p. 436, § CCLXXXVII.
  17. Ibid., p. 483, § CCCXXXIX.
  18. Wace, Roman de Rou, édition de Frédéric Pluquet, Rouen, Frère ed., 1827, t. II, p. 17, v. 8728.
  19. Benoît de Sainte-Maure, Chronique des ducs de Normandie (~1175), édition de Francisque Michel, in Collection des documents inédits, Imprimerie Royale, Paris, vol. II, 1838, p. 511, v. 30052.
  20. Léchaudé D’Anisy, Grands Rôles des Échiquiers de Normandie, première partie, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XV, 2e série, 5e volume, Paris, 1845, p. 1a.
  21. Thomas Stapelton, Magni Rotuli Scaccariæ Normanniæ sub regibus Angliæ, Société des antiquaires de Londres, Londres, t. I, 1840, p. 5.
  22. Léchaudé D’Anisy, op. cit., p. 2b.
  23. Ibid., p. 24a.
  24. Léchaudé D’Anisy, op. cit., p. 61a.
  25. Léchaudé D’Anisy et Antoine Charma, Magni Rotuli Scaccariæ Normanniæ sub regibus Angliæ, pars secunda, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI, 2e série, 6e volume, Paris, 1852, p. 69a.
  26. Ibid., p. 80b.
  27. Thomas Stapelton, Magni Rotuli Scaccariæ Normanniæ sub regibus Angliæ, Société des antiquaires de Londres, Londres, t. II, 1844, p. 293.
  28. Léchaudé D’Anisy et Antoine Charma, op. cit., p. 38a.
  29. Ibid., p. 84b.
  30. Léchaudé D’Anisy, op. cit., p. 176a.
  31. Léopold Delisle, Le cartulaire normand de Philippe-Auguste, Louis VIII, saint Louis et Philippe le Hardi, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI (2e série, 6e vol.), Paris, 1852, p. 33a, § 211.
  32. Léopold Delisle, Recueil de jugements de l’Échiquier de Normandie au XIIIe siècle, Paris, 1864, p. 59, § 234.
  33. Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 404, § 268.
  34. Léopold Delisle, Recueil de jugements…, p. 121, § 512.
  35. Ibid., p. 180, § 793.
  36. Léopold Delisle, Le cartulaire normand…, p. 166b, § 742.
  37. Ibid., p. 176a, § 769.
  38. Ibid., p. 208a, § 878.
  39. Ibid., p. 267b, § 1033.
  40. Julie Fontanel, op. cit., p. 385, § 247.
  41. Pouillé du Diocèse de Coutances, (1332), in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 292 F.
  42. Ibid., p. 305B.
  43. Pouillé du Diocèse de Rouen, (1337), in Auguste Longnon, op. cit., p. 1B.
  44. a et b Léopold Delisle, Les actes normands de la Chambre des Comptes sous Philippe de Valois (1328-1350), Rouen, Le Brument, 1871, p. 162, § 73.
  45. Pouillé du Diocèse de Bayeux (Livre Pelut), (~1350), in Auguste Longnon, op. cit., p. 96C.
  46. Ibid., p. 132 F.
  47. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, op. cit., p. 376E.
  48. Léchaudé D’Anisy, Grands Rôles des Échiquiers de Normandie, première partie, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XV, 2e série, 5e volume, Paris, 1845, p. 256b.
  49. a et b Siméon Luce, Chronique du Mont-Saint-Michel (1343-1468), Firmin-Didot, Paris, t. II, 1883, p. 38, § CLII.
  50. Comptes de la débite du diocèse de Bayeux pour 1494, in Auguste Longnon, op. cit., p. 139C.
  51. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville (t. II), Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie XXXII, Caen, 1895, p. 733.
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  54. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BNF, IFN-7710251].
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  68. La référence donnée est « Morlet II », c'est-à-dire Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. II (les noms latins ou transmis par le latin), 1972.
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  70. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 545, § 8845.
  71. François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Picard, Paris, 1979, p. 102 s. n. Longroy; cet élément roman est une survivance du gaulois ritu « gué ».
  72. René Lepelley, op. cit., p. 161b s. n. Longroy.
  73. FEW XIV, p. 92a.
  74. François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 121.
  75. Ernest Nègre, op. cit., p. 279, § 4043.
  76. René Lepelley, op. cit., p. 133a.
  77. Bernard Jaillot, Carte topographique du diocèse de Bayeux, Paris, 1736 [BNF, collection d’Anville, cote 00260 B].
  78. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 143a s. n. Cantillac.
  79. Marie-Thérèse Morlet, op. cit., p. 53a.
  80. Ernest Nègre, op. cit., p. 547, § 8874.
  81. Dominique Fournier, « Notes de toponymie normande : les noms de moulins dans la Manche », Histoire et Traditions Populaires, no 80, décembre 2002, p. 53-61; Dominique Fournier, « Surnoms de moulins en Normandie », in Bulletin de la Société historique de Lisieux n° 60 (juin 2006), p. 52-81.
  82. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 51b. — Signe de désespoir devant un sol ingrat, selon les auteurs; ceci dit, il peut très bien s'agir ici d'un transfert toponymique.
  83. Cartes d’État-Major (relevés de 1825 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889).
  84. François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de l’Eure, Picard, Paris, 1981, p. 74.
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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  • Musset, Lucien. " Cerisy-la-Forêt ", in Normandie Romane, t.1 ; Éditions Zodiaque, La Pierre-qui-Vire, 1967
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  • André Rhein, L'église abbatiale de Cerisy, t. II,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]