Feugères

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Feugères
Le pressoir et l'église Saint-Pierre.
Le pressoir et l'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Canton Agon-Coutainville
Intercommunalité Communauté de communes Côte Ouest Centre Manche
Maire
Mandat
Jacques Vantomme
2014-2020
Code postal 50190
Code commune 50181
Démographie
Population
municipale
347 hab. (2014)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 06″ nord, 1° 19′ 09″ ouest
Altitude Min. 4 m
Max. 112 m
Superficie 8,31 km2
Localisation

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Feugères est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 347 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire féodale : les Davy du Perron

Le premier membre de la famille Davy du Perron qui réside avec certitude au château du Bois, est Pierre-Jean Davy, écuyer, sieur du Bois, La Champagne, Rougefort et Muneville, né vers 1539, décédé le 24 mai 1611[1]. Mais certains de ses ancêtres ont déjà probablement habité Feugères. En effet, comme l'écrit Hubert Lamant, "la caractéristique de la famille Davy du Perron est d'être incroyablement embrouillée. Peu de familles se sont autant divisé leurs terres. Les titres de fiefs sont portés par plusieurs rameaux à la fois, sans doute par suite de la division de ces fiefs qu'on regroupait ensuite ; ainsi en est-il du Bois, de Virville, du Perron. Le Cardinal porte le nom de ce dernier fief sans en avoir eu la seigneurie qui était possédée à ce moment par son cousin Jean Davy, sieur de la Champagne".

Les fiefs et les titres s'échangent, se dispersent et se regroupent au gré des événements, qu'ils soient heureux ou tragiques : le frère aîné de Pierre-Jean, sieur du Bois, Nicolas Davy, écuyer, sieur de Virville, du Bois (également), puis d'Angoville et Saint-Malo-de-la-lande, bailli de Saint-Sauveur-Lendelin "avait 25 ou 26 ans lorsqu'il obtint en mai 1564, des lettres de grâce d'un homicide qu'il avait fait le 29 mars 1563 (...). Il avait plongé sa dague dans le corps d'un contradicteur au cours d'une discussion relative à un héritage (sans doute avec la branche bâtarde), mais il avait invoqué l'excuse de la provocation et s'était prétendu en état de légitime défense, ce qu'apparemment, le roi avait admis"[2]. Mais les questions patrimoniales et féodales se règlent, la plupart du temps, de manière beaucoup moins violente, si l'on se fie à l'ascendance de Jean-Baptiste-Jacques Davy de Boisroger (arrière-petit-fils de Pierre-Jean), sieur de Feugères, du Bois et Saint-Hilaire, décédé à Feugères le 11 mars 1667 : ses grands-parents paternels, Jean Davy et Jeanne Davy de Boispinel, sont tous deux issus de la branche cadette de la famille (de Virville), tandis que sa grand-mère maternelle, Marie Geneviève Davy du Perron, est la propre sœur du Cardinal et l'héritière de la branche aînée (du Perron). Avant de se retrouver ainsi au XVIIe siècle, à l'occasion de cet heureux mariage, les deux branches s'étaient séparées au début du XVe siècle dans les personnes de Jean, sieur du Perron, et Simon, sieur de Virville, l'un et l'autre fils de Jean, premier ancêtre connu de la famille.

Déjà, à l'extrême fin du XIVe siècle, le trisaïeul de Pierre-Jean, Jean Davy, est dit "sieur du Perron, Virville et du Bois". Jean, "premier ancêtre certain, qui fit la fortune de la famille, apparaît dans des chartes en 1391, 1393, 1394 et 1403, sans qualification de "noble" ou "d'écuyer", mais comme bailli de monseigneur le duc d'Orléans en ses terres de Normandie (...). Il est désigné, en 1399, comme "sieur du Perron et Virville", puis des fiefs de Guéhébert et du Bois, bailli de Saint-Sauveur-Lendelin. Il épousa Chardine Le Petiot (Le petit) et décéda le 24 juillet 1414 (...). D'eux sont nés : Jean Davy, sieur du Perron, Nicolas Davy, chanoine de Coutances et Bayeux, Marthe et Simon Davy, chef de la branche cadette de Virville et Boisroger."[3]

Simon Davy, sieur de Virville et du Bois, bisaïeul de Pierre-Jean Davy, épouse en 1424 Annette d'Anneville ; leur fils, Jean Davy, écuyer, sieur de Virville, du Bois et Saint-Hilaire-Petitville, licencié ès arts, conseiller du roi, bailli de Périers en 1465, 1482 et 1483 épouse Jeanne de Montaigu. Ils ont cinq enfants : Regnault, qui devient sieur de Virville ; Pierre, sieur de Thosville et de Languerie, bailli de Saint-Sauveur-Lendelin ; Jeanne ; Simon, prêtre, curé de Beuzeville et Jacques, écuyer, sieur de Boispinel, Boisrivet et Saint-Hilaire.

L'aîné de ces cinq enfants, Regnault, père de Pierre-Jean, a probablement résidé au château du Bois puisqu'il est dit "sieur du Bois", avant de devenir "sieur de Virville", par échange avec son cousin Pierre Davy, écuyer, sieur de Saint-Malo-de-la-Lande et du Homméel vers 1550 ; de l'union de Regnault avec Françoise du Mesnildot naissent quatre enfants - l'aîné, Nicolas, qui devient sieur de Virville, Pierre-Jean, donc, qui demeure à Feugères, Charles et Françoise - mais il a également un fils illégitime avec Gillette Bretel : Pierre Davy, sieur de la Monnerie, qui obtient, le 26 mars 1566, des lettres de légitimation sans anoblissement (on peut supposer que c'est cette dernière naissance qui est à l'origine de l'homicide du 29 mars 1563).

Pierre-Jean du Perron épouse, vers 1558, Marthe du Bouillon. Ils ont six enfants, dont l'aîné, Jean, écuyer, est sieur de Feugères, du Bois, Montmartin, Boisrivet et Saint-Hilaire-Petitville. Il est pourvu, le 24 mai 1588, de la charge de bailli de Saint-Sauveur-Lendelin, qu'il garde jusqu'en 1597, et épouse, en 1585, Jeanne Davy de Boispinel[3]. Leur fils aîné, Jacques-Pierre Davy, né vers 1604, décédé à Saint-Aubin en 1661, écuyer, sieur de Mary et patron de Feugères et Saint-Hilaire, épouse, en 1628, sa cousine, Ursine de la Rivière, fille de Jean, conseiller du roi au siège présidial du Cotentin et premier médecin d'Henri IV, et de Marie Davy du Perron, sœur du Cardinal et poète Jacques Davy du Perron. De cette union naît, vers 1635, Jean-Baptiste-Jacques, sieur de Feugères, du Bois et Saint-Hilaire, bailli de Saint-Sauveur, qui épouse, en 1656, Anne Clérel de Tocqueville.

Jean-Baptiste-Jacques Davy et Anne Clérel de Tocqueville ont un fils : Jacques-Ursin, sieur du Bois, Saint-Hilaire, Quettreville et patron de Feugères, mais celui-ci meurt tôt, avant 1666, et ses propres fils, François et Jacques décèdent tous deux sans postérité (l'aîné, François, est décédé, à Feugères, le même jour que son grand-père Jean-Baptiste-Jacques : le 11 mars 1667). Ce sont donc les enfants de la sœur de Jacques-Ursin, Joséphine, dame du Bois et de Quettreville, qui hérite des fiefs familiaux. Celle-ci avait épousé Pierre Le Trésor, seigneur de la Bazière (1649-1689).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
août 1795 décembre 1800 Léonor Dameuve[4]    
1801 août 1805 Pierre Ursin Le Trésor de la Bazière[5]    
août 1805 décembre 1815 Léonor Dameuve    
décembre 1815 octobre 1830 Alexandre Ferrand de la Conté[6]    
1830 1868 Jean-Pierre-Désiré Rauline[7]    
1868 1873 Charles Joseph Rauline[8]    
1873 août 1875 Jean Baptiste François Langeard    
août 1875 septembre 1879 Jean Florent Grould    
octobre 1879 mai 1884 Jean Baptiste François Langeard    
mai 1884 1924 Gaston Ferrand de la Conté[9]    
1924 1940 Auguste Lepastourel    
1940 1945 R. Ferrand de la Conté    
1945 1957 Albert Leforestier    
1957 1971 Aimable Lecluze    
1971 1989 André Lepastourel    
1989 mars 2008 Michel Ruffault SE  
mars 2008 en cours Jacques Vantomme[10] SE Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 347 habitants, en augmentation de 0,29 % par rapport à 2009 (Manche : 0,44 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
772 821 979 1 004 863 975 990 951 908
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
838 827 778 735 760 705 720 687 649
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
625 574 547 446 471 462 451 443 434
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
392 344 290 288 302 274 344 332 347
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre.
Chapelle Notre-Dame de l'Huis-Ouvert.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sa carrière militaire commence par un engagement à l'âge de 18 ans pour combattre durant la grande Première Guerre mondiale. Son choix se tourne vers l'aviation et sa carrière se terminera aux plus hautes fonctions de l'armée de l'air. Avec des décisions importantes à prendre lors du conflit indochinois sur les moyens à mettre en œuvre. Son épouse fut aussi une personne brillante qui a vécu les différentes affectations de son mari. Alger, Rio, l'Indochine, Paris. Elle a volé avec Mermoz au Brésil assise dans la carlingue sur des sacs postaux.

Pour plus d'informations sur la carrière du Général Fay, notamment sur la période du conflit indochinois 1945-1954 se reporter dans la Revue historique des armées, numéro 3 de 1996 signé Arnaud Corvisy.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[16].
  1. Voir Hubert Lamant, Armorial général et nobiliaire français, Tome V, fascicules 3 et 4.
  2. Hubert Lamant, Op. Cit., p. 291, qui s'appuie lui-même sur Carrés d'Hozier 224, pièces 299 et 200.
  3. a et b Hubert Lamant, Op. Cit.
  4. La mère de Léonor Dameuve est Marie Le Trésor (1736-1814), arrière-petite-fille de Pierre Le Trésor de la Bazière (1649-1689) et de Joséphine Davy.
  5. Pierre Ursin Le Trésor de la Bazière (1744-1807) est un cousin germain de Marie Le Trésor évoquée ci-dessus.
  6. L'épouse d'Alexandre Ferrand de la Conté, Hélène Louise Charlotte Duprey, fille de Joseph Duprey et de Louise Hélène Le Trésor, est la nièce de Pierre Ursin Le Trésor de la Bazière précédemment cité.
  7. Annuaire du département de la Manche, 12e année 1840, p 224. Jean Pierre Désiré Rauline est le père de Gustave Rauline (Feugères, 1822 - Paris, 1904), maire de Saint-Lô et député de la Manche.
  8. Charles Joseph Rauline (Feugères, 1803 - Feugères, 1884) succède à son cousin germain.
  9. Gaston Ferrand de la Conté (Feugères, 1843 - Feugères, 1931) est le fils d'Alexandre Ferrand de la Conté (Saint-Sauveur-Lendelin, 1775 - Feugères 1862), le maire de la Restauration.
  10. a et b Réélection 2014 : « Feugères (50190) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 mai 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. Notice no PA50000081, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Feugères sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]