Saint-Aubin-du-Perron

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Saint-Aubin-du-Perron
L'entrée du bourg et l'église Saint-Aubin.
L'entrée du bourg et l'église Saint-Aubin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Canton Agon-Coutainville
Intercommunalité Communauté de communes Coutances Mer et Bocage
Maire
Mandat
Rose-Marie Duval
2014-2020
Code postal 50490
Code commune 50449
Démographie
Gentilé Saint-Aubinais
Population
municipale
241 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 06″ nord, 1° 22′ 30″ ouest
Altitude Min. 15 m – Max. 88 m
Superficie 7,62 km2
Localisation

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Saint-Aubin-du-Perron

Saint-Aubin-du-Perron est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 241 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'altitude est comprise entre 15 et 88 mètres, le territoire couvre 762 hectares.

Communes limitrophes de Saint-Aubin-du-Perron[1]
Vaudrimesnil Périers, Saint-Martin-d'Aubigny Saint-Martin-d'Aubigny
Vaudrimesnil,
Saint-Sauveur-Lendelin
Saint-Aubin-du-Perron[1] Saint-Martin-d'Aubigny
Saint-Michel-de-la-Pierre Saint-Michel-de-la-Pierre, Le Mesnilbus Saint-Martin-d'Aubigny,
Le Mesnilbus

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Sanctus Albinus en 1176[2]. La paroisse était dédiée à Aubin d'Angers, évêque au VIe siècle.

Le nom a évolué à plusieurs reprises. Au cours du XIIIe siècle, le nom devient Saint-Aubin-de-la-Pierre (Sanctus Albinus de Petra) puis, au cours du XIVe siècle, et jusqu'à au moins 1712, Saint-Aubin-d'Aubigny (Sanctus Albinus de Albigneyo). Ce n'est que par la suite que l'actuel nom de Saint-Aubin-du-Perron apparaît.

Le déterminant Perron (« lieu empierré »)' est un affixe destiné peut-être à rendre plus solennelle la reconnaissance du rattachement en 1685 de l'emplacement de l'église paroissiale au fief de Virville (qui relevait directement du Roi) en lieu et place de son rattachement à l'abbaye de Blanchelande (qui relevait de la baronnie d'Aubigny) ou pour rendre hommage au cardinal Davy du Perron dont la famille était originaire du lieu, à moins que cela n'ait trait à l'érection, en 1676, en châtellerie des domaines réunis du Perron et de la Hézardière. In fine, cette nouvelle appellation mettait un terme à une redondance puisque le radical Aubigny (Albigneium ou Albigneyo) correspond déjà au nom du saint patron, Aubin[3]. Aucun ouvrage ne semble donner de version précise.

Le gentilé est Saint-Aubinais[4]. En patois local, les habitants étaient surnommés les « bétournés » (« mal tournés » du fait de l'orientation au nord du portail de l'église au lieu, traditionnellement, d'une orientation au sud).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire médiévale et jusqu'au milieu du XIXe siècle de Saint-Aubin du Perron, ainsi que des autres communes du canton de Saint-Sauveur-Lendelin, a été synthétisée dans l'Annuaire du département de la Manche (volume 28, année 1856 pages 21 à 27)[3]

À la suite des évènements de 1793 relatifs à l'enrôlement de volontaires dans l'armée de la Manche pour combattre les Vendéens (notamment lors du siège de Granville) le représentant de la Convention Jean-Baptiste Le Carpentier, député de la Manche, en représailles fait décider par l'administration départementale le démembrement de la commune du Mesnilbus entre quatre communes[5] dont celle de Saint-Aubin-du-Perron, d'où un accroissement temporaire du nombre d'habitants et de la superficie communale.

En 1823 / 1824, la partie sud-ouest du territoire est restituée à la commune du Mesnilbus[6] rétablie dans ses droits.

Comme beaucoup d'autres dans la région, la commune de Saint-Aubin-du-Perron a très durement souffert durant la bataille de Normandie en 1944 : elle a été décorée de la croix de guerre 1939-1945 par décret du [7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Révolution française a débouché sur la mise en place de « municipalités cantonales » (Saint Aubin dépendait de celle de Saint-Sauveur-Lendelin). La constitution du (5 fructidor), met en place un « agent municipal » élu dans chaque commune et qui participe à l'administration de la municipalité cantonale. La loi municipale du 28 pluviôse an VIII () a institué le titre de maire en remplacement de celui d'agent municipal.

Le premier à avoir porté le titre de maire de Saint-Aubin-du-Perron est Louis Francois Ledot[8],[9]. Il était déjà agent municipal depuis l'an VI.

L'an XIII de la République (1805) lui succède Léon Eudes [10], puis Pierre Lajoye de 1825 à 1832, puis Jean Vauttier de 1832 à 1847, puis François Joseph Davy de Virville de 1848 à 1869, puis Jules d'Auxais (également député de la Manche, vice-président du conseil général) de 1869 à 1881, puis Adrien Davy de Virville de 1881 à 1885, puis Gustave Lebailly de 1885[11] à 1901 (adjoint : Louis Emmanuel Ledot)[12].

Le premier maire élu au XXe siècle (1902) est M. Lesaulnier (adjoint : M. Poutrel)[12]

Liste des maires[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1951 Albert Lebailly    
1951 1965 Constant Lepetit    
1965 1989 Michel Grimaux    
1989 mars 2001 Fernand Robert    
mars 2001[13] en cours Rose-Marie Duval[14] SE Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[14].

Du fait des évolutions administratives récentes, la commune a été rattachée à compter du , à la communauté du Bocage coutançais, entité regroupant quarante-deux communes et près de 30 000 habitants[15]. Cette entité était elle-même issue de la fusion de plusieurs intercommunalités, dont celle du canton de Saint-Sauveur-Lendelin à laquelle était déjà rattachée la commune de Saint-Aubin-du-Perron.

À compter du [16], la commune est désormais rattachée à la communauté de communes Coutances mer et bocage qui regroupe 67 communes et plus de 48 000 habitants.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 241 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Saint-Aubin-du-Perron[17]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Saint-Aubin-du-Perron a compté jusqu'à 1 233 habitants en 1806. Sa population est pratiquement diminuée de moitié à la suite de la cession en 1823 d'une partie de son territoire suite au rétablissement de la commune du Mesnilbus, démembrée et supprimée en 1794.

Au cours de la Première Guerre mondiale, vingt-et-un Saint-Aubinais sont morts pour la France, soit près de 6 % de la population communale[18].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 1 100 1 233 1 194 666 681 670 641 658
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
619 590 578 536 507 523 505 462 423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
371 357 354 318 310 335 306 318 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
349 335 310 259 210 219 218 242 241
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité agricole est désormais la seule activité économique existante, à l'exception de quelques locations à vocation touristique. L'élevage bovin prédomine (lait, viande).

Les commerces de détail ainsi que les services y compris médicaux ou para-médicaux les plus proches se trouvent à Saint-Sauveur-Lendelin et à Périers.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le maitre-autel.
  • Église Saint-Aubin, des XIIe et XVIe siècles. Elle abrite un ensemble maitre-autel-retable et quatre statues classées à titre d'objets aux Monuments historiques[20]. La restauration  du mur sud de la nef, le remplacement de la voûte en plâtre qui menaçait ruine, la toiture, le dallage et les bancs de la nef furent refait en 1957.
  • Château du Perron (ancien manoir de la Hézardière) et sa chapelle dédiée à Saint-Jean.
  • Château de Virville et sa chapelle dédiée à Sainte Avoie.
  • La chapelle de l'ancien fief de Launey, dédiée à Notre-Dame et saint Edmond, a été restaurée suite au rachat de la propriété en 1655 par la congrégation des Eudistes qui ont implanté en ces lieux un noviciat jusqu'à son transfert à Caen en 1732. La chapelle et les autres bâtiments sont retournés à un usage profane.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Divers cérémonies, animations, concours de belote et voyages sont organisés par :

  • le comité des fêtes ;
  • le club de l'amitié ;
  • la société de chasse ;
  • l'association des anciens combattants.

La salle polyvalente municipale permet d'abriter manifestations, repas, spectacles, concours de belote.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 3 : Formations dialectales (suite) et françaises, Genève, (lire en ligne), p. 1531
  3. a et b Julien Gilles Travers, Annuaire du Département de la Manche, J. Elie, (lire en ligne)
  4. a et b René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche, Éditions Eurocibles, (ISBN 978-2354-58-0360), p. 503
  5. "LE DIDAC’DOC – Service éducatif des archives départementales de la Manche" – novembre 2011, page 33, note no 86 : Ojouault, « Rapport sur le siège de Granville par Jean-Baptiste Le Carpentier (Granville, novembre 1793) », sur webcache.googleusercontent.com (consulté le 15 octobre 2016)
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. [PDF] « Communes décorées de la croix de guerre 1939-1945 », sur Mémorial Dormans (consulté le 23 octobre 2016)
  8. 1re mention de ce titre sur le registre d'état civil an VII-1812, vue 70 du registre, le 5 germinal de l'an VIII de la République.
  9. « Acte de naissance » (consulté le 22 octobre 2016)
  10. 1er acte d'état civil avec son nom le 30 brumaire an XIII.)
  11. Selon un dépouillement des registres d'état civil de la commune conservés aux archives départementales.
  12. a et b Annuaire du département de la Manche années 1900 à 1907.
  13. « Rose-Marie Duval candidate pour un 2e mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 4 avril 2016)
  14. a et b Réélection 2014 : « Saint-Aubin-du-Perron (50490) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 4 avril 2016)
  15. « Communauté du Bocage Coutançais » (consulté le 22 octobre 2016)
  16. « Huit intercommunalités dans la Manche en 2017 », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  17. Date du prochain recensement à Saint-Aubin-du-Perron, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  18. « Relevé sur monument aux morts »
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. « Œuvres mobilières à Saint-Aubin-du-Perron », base Palissy, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]