Gourfaleur

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Gourfaleur
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Saint-Lô-2
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Statut commune déléguée
Maire délégué Claude Maisonneuve
2016-2020
Code postal 50750
Code commune 50213
Démographie
Gentilé Gourfaleurais
Population 470 hab. (2014)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 59″ nord, 1° 06′ 44″ ouest
Altitude Min. 12 m – Max. 100 m
Superficie 8,45 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Bourgvallées
Localisation

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Gourfaleur est une ancienne commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie (anc. Basse-Normandie), peuplée de 470 habitants[Note 1]. Elle devient commune déléguée le à la suite de la création de la commune nouvelle de Bourgvallées.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en pays saint-lois. Son bourg est à 5 km à l'est de Canisy, à 5,5 km au sud de Saint-Lô et à 8 km au nord-ouest de Condé-sur-Vire[1].

Elle est bordée à l'ouest par le ruisseau l'Hain et au nord par la Vire.

Le point culminant (100 m) se situe au sud, près des lieux-dits la Monterie et Hamel Huault. Le point le plus bas (12 m) correspond à la sortie de la Vire du territoire, au nord-ouest. La commune est bocagère.

La commune se compose de plusieurs écarts : Gourfaleur, le Hamel, la Dohinière, l'Hôtel Jean, les Moulins, les Anneries, la Butterie, la Corderie, la Groudière, la Rançonnière, la Jouannerie, la Crespelière, la Crosnerie, les Mares, Hamel Huault, les Champs, la Monterie, la Patoyère, la Lande, la Hardière, l'Arguillier, la Rolière, la Dainerie, le Béron, la Pitardière.

Communes limitrophes de Gourfaleur[2]
Saint-Ébremond-de-Bonfossé Saint-Lô Baudre
Saint-Ébremond-de-Bonfossé,
Saint-Samson-de-Bonfossé
Gourfaleur[2] La Mancellière-sur-Vire
Saint-Samson-de-Bonfossé Saint-Romphaire La Mancellière-sur-Vire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Corphalour en 1056[3], Gourfalou en 1190[3] et Corfalor en 1203[3]. L'origine est incertaine. Ernest Nègre relève les hypothèses de l'ancien français failli cœur, « à qui manque le courage », et de l'ancien français court, « ferme », adjoint de l'anthroponyme Falourd[3]. René Lepelley considère quant à lui que -faleur aurait dans ce dernier cas peut-être pour origine le nom d'un peuple germanique, sans plus de précision[4].

Le gentilé est Gourfaleurais.

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits en Y-ère/-erie sont des habitats relativement récents, résultant du développement démographique de la Normandie. Ils désignaient la ferme de la famille Y, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements des XIe-XIIIe siècle. Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie ou -ière[5].

Les autres lieux-dits en (Hôtel / Hameau / Le / Clos / Pont / Maison)-Y sont des constructions plus tardives, ils désignaient un bien de la famille Y.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de la généralité de Caen, de l'élection de Coutances (1612/1636, 1677) puis de Saint-Lô (1713), et de la sergenterie de Saint-Gilles[Note 2].

Entre 1892 et 1938, la commune a été desservie par la ligne Saint-Lô - Guilberville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1800 Jacques Gilles Vaudevire    
1800 1804 Jacques François Rihouey    
1804 1812 François Augustin Ozenne    
1812 1816 Jean Baptiste Ozenne    
1816 1826 Guillaume Augustin Lerebour    
1826 1841 Charles Dufour    
1841 1853 Jacques Pasquier    
1853 1865 Michel François Richard    
1865 1881 Joseph Grente    
1881 1884 Auguste Ozenne    
1884 1888 François Tréfeu    
1888 1888 Luc Letétrel    
1888 1900 Augustin Marin    
1900 1914 Dufour    
1914 1930 Thomas    
1930 1934 André    
1934 1947 André (fils)    
1947 1948 de Tillière    
1948 1953 Richard    
1953 1958 Lemaître    
1958 1959 Deslandes    
1959 1971 de Saint-Nicolas    
1971 1989 Eugène Richard    
1989[6] en cours Claude Maisonneuve[7] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 470 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Gourfaleur[9]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
549 642 655 616 655 638 602 604 568
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
570 554 522 500 509 475 478 500 480
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
454 443 416 349 395 418 399 475 355
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
389 387 405 526 474 432 430 461 470
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont de Gourfaleur sur la Vire.
L'existence de l'église Notre-Dame est attestée dès 1056 dans une charte de Guillaume, duc de Normandie. Son architecture remonte au XIIe siècle. Le portail occidental en pierre de Caen est surmonté d'une archivolte en plein cintre simplement moulurée soutenue par deux colonnettes à chapiteaux. La nef a conservé au sud son appareil en opus spicatum. Le plan d'origine a été maintenu, malgré la reconstruction du chœur au XVe siècle et l'adjonction en 1656 d'un clocher abritant la chapelle Saint-Joseph, au nord. Cette tour ne fut achevée qu'à la fin du XVIIe siècle. Le chœur est prolongé par une sacristie à pans coupés formant un faux chevet. La charpente lambrissée de la nef date de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle. Certains poinçons sont dédoublés et sculptés en forme de colonnettes. Les verrières du chœur sont consacrées aux archanges. Saint Raphaël arrache des flammes le jeune Tobie, représenté au-dessous avec son poisson. Saint Michel terrassant le dragon apparaît à saint Aubert, évêque d'Avranches, à qui l'archange demanda à plusieurs reprises de bâtir un sanctuaire au mont Tombe : le futur mont Saint-Michel. Enfin, l'archange saint Gabriel tient un lys dans le mystère de l'Annonciation. La présence des armoiries du pape Léon XIII et de celles de Mgr Germain, évêque de Coutances, permet de placer leur création entre 1878 et 1891.
[réf. nécessaire]
  • Château du Béron (XVIIe / XIXe).
  • Manoir de la Cour (XVIe).
  • Manoir de Saint-Lubin.
  • Cahanel (XVIe / XIXe).
  • Site de l'ancienne gare et du pont de Gourfaleur (en fait partagé avec les territoires de Baudre et Saint-Lô).
  • Vallée de la Vire à son confluent avec l'Hain.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. La sergenterie de Saint-Gilles, qui relevait initialement de l'élection de Coutances, fut en grande partie rattachée à l'élection de Saint-Lô à la fin du XVIIe siècle ou au début du XVIIIe siècle.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. a, b, c et d Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 3 : Formations dialectales (suite) et françaises, Genève, (lire en ligne), p. 1663
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 136
  5. Voir Histoire de la Normandie
  6. « Le maire Claude Maisonneuve sera sur la liste », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 25 septembre 2014)
  7. Réélection 2014 : « Nouveau mandat de maire pour Claude Maisonneuve », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 avril 2014)
  8. « Gourfaleur (50750) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 juin 2014)
  9. Date du prochain recensement à Gourfaleur, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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