Précorbin

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Précorbin
L'église Saint-Aubin.
L'église Saint-Aubin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Condé-sur-Vire
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Statut commune déléguée
Maire délégué Michel Laisney
2016-2020
Code postal 50810
Code commune 50414
Démographie
Gentilé Praticorbiniens
Population 525 hab. (2014)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 08″ nord, 0° 57′ 43″ ouest
Altitude Min. 49 m – Max. 216 m
Superficie 7,21 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Saint-Jean-d'Elle
Localisation

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Précorbin

Précorbin est une ancienne commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Saint-Jean-d'Elle[1].

Elle est peuplée de 525 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en pays saint-lois, dans le canton de Torigni-sur-Vire. Son bourg est à 6,5 km au nord de Torigni-sur-Vire, à 11 km à l'est de Saint-Lô et à 13 km à l'ouest de Caumont-l'Éventé[2].

Le bourg est entre les deux carrefours des routes départementales no 59 et no 259 qui y ont une partie commune. La D 55 mène au nord-ouest à Saint-Jean-des-Baisants et au sud à Torigni-sur-Vire. Au sud-ouest, la D 259 permet de rejoindre Condé-sur-Vire et au nord-est retrouve la D 11 Saint-Lô - Caumont-l'Éventé — qui limite le territoire au nord — à Rouxeville. L'accès à l'A84 est à Guilberville (échangeur 40) à 15 km au sud.

Précorbin est dans le bassin de la Vire, par son affluent le ruisseau de Précorbin qui prend sa source au nord du territoire et en sort au sud-ouest. Plusieurs de ses affluents collectent les eaux communales.

Le point culminant (215/216 m) se situe en limite nord-ouest, sur la départementale 11, près du bourg de Saint-Jean-des-Baisants. Le point le plus bas (49 m) correspond à la sortie du ruisseau de Précorbin du territoire, à l'ouest. La commune est bocagère.

La commune est composée du bourg principal (Précorbin) et de plusieurs hameaux[3] : le Mont Canel, le Sitier, l'Hôtel Hélard, la Goutelle, la Rougerie, la Sablonnière, l'Eurière, le Manoir, la Garderie, le Hameau Rethel, le Hameau Baley, la Pallière, le Hamel au Mière, le Val Durand, le Hameau l'Honoré, la Mérannière, les Hauts Vents, le Hameau du Moulin, la Forge, Vaudry, le Tonnerre, Vaulaville, Besnerie, la Paturerie, le Calenge, le Hameau Feret, le Mesnil Reine, les Hauts Vents (un second hameau porte ce même toponyme), la Petite Campagne, la Maison du Bois.

Communes limitrophes de Précorbin[4]
Saint-Jean-des-Baisants Saint-Jean-des-Baisants, Rouxeville Rouxeville
Saint-Jean-des-Baisants Précorbin[4] Rouxeville
Saint-Jean-des-Baisants,
Saint-Amand
Saint-Amand Lamberville

Toponymie et origine[modifier | modifier le code]

Une donation aurait été faite par un certain Robert de Prato Corbini, d'un pré ayant appartenu à un sieur Corbin (Pratum Corbini). Le nom de « Précorbin » serait apparu en 1316. Les origines de Saint-Aubin de Précorbin dateraient de la moitié du XIIe siècle : un seigneur aurait concédé l'église de Saint-Aubin à l'abbaye de Saint-Lô, la chapelle seigneuriale serait alors devenue paroissiale.[réf. souhaitée]

Le gentilé est Praticorbinien.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Révolution de 1789 supprima les structures paroissiales. Avec la loi des 14 et 22 décembre 1789, l'Assemblée constituante dote la France de ses nouvelles institutions locales, notamment les communes. Les registres des baptêmes, mariages et sépultures qui étaient tenus par les prêtres sont remis, en 1791 à M. Jean Divrande, agent municipal, membre du conseil général de la commune, élu pour dorénavant tenir les registres de l'état civil, et y inscrire les naissances, mariages et décès. Actuellement, les registres de l'État civil remontent jusqu'à 1813, et peuvent être consultés après 100 ans[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1901   Louis Pasturel    
1912   Pierre Lavieille    
1919   Pierre Marie    
1935   René Canivet    
1945   Alfred Saffray    
1961   Marcel Marie    
- - André Bunel    
         
1989[8] mars 2014 Étienne Delafosse SE  
mars 2014[9] en cours Michel Laisney SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 525 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Précorbin[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Précorbin a compté jusqu'à 661 habitants en 1806.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
541 606 661 576 587 566 568 576 501
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
508 488 459 466 518 517 513 466 467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
433 384 390 349 365 402 390 350 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
326 343 370 441 463 428 511 526 525
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Aubin, contenant une statue de saint Julien du XVIe siècle (objet classé MH[14]). Placée sous le patronage de saint Aubin puis de sainte Anne, elle a été bâtie en quatre fois. La tour, partie la plus ancienne, date des alentours de 1689, elle renferme trois cloches qui, aujourd'hui, sont électrifiées, carillonnent à toutes les cérémonies. Elles furent baptisées le lundi de Pentecôte 1851 :
    • la grosse, nommée Agathe Annie par Agathe Le Poupet et Michel Bauquet de Grandval, ses donateurs.
    • Les deux autres offertes par les habitants : la petite, Euphrasie Renée, par Euphrasie Godey et M. Saffray ; la seconde, Rose Françoise, par Léopold Régnault de Bouttemont et Marie Varin de la Brunelière, son épouse.
La sacristie, sise au chevet de l’église, avec sa forme en trapèze, remonte à 1764. Le chœur a été bâti vers 1846, à l’époque du curé Barbenchon et de M. Saffray, maire. La nef : l’ancienne, construite à l’époque du curé Gilles de la Brosse en 1733, menaçant ruine, le curé Dominique Adelée et M. Pasturel, maire, la firent reconstruire en 1895 (aidés par des dons de la famille Le Poupet et de Foulognes). Les quatre travées bien régulières sont percées de fenêtres ogivales simulant le roman, le maître-autel du XIXe, au retable à quatre pilastres cannelées à chapiteau corinthien, au centre, un tableau de l’Assomption peint sur toile, qu’encadre les statues de saint Aubin, évêque, et de sainte Anne tenant la Vierge enfant. Les vitraux ayant été détruits lors du bombardement de juin 1944, MM. Alfred Saffray et Marcel Marie, maires, eurent la tâche d’en faire poser de nouveaux, en complément des dommages de guerre attribués en 1955, de généreux donateurs de la commune participèrent pour avoir de beaux vitraux avec des personnages, des bancs neufs furent installés en 1963 sur un plancher en chêne.
  • Dans le cimetière : la grande croix a été érigée en 1872 par le curé Jean-François Barbenchon (curé de la paroisse de 1828 à 1869) sous laquelle il fit construire son caveau.
  • Le monument aux morts en granit gris a été élevé en 1921, à la mémoire des soldats de la commune tombés lors des guerres, dix-huit noms y sont inscrits pour 1914-1918, et cinq pour 1939-1945, dont trois victimes civiles.
  • La croix Eury, placée au croisement de chemins de campagne, fut édifiée en souvenir de trois prêtres de la famille Eury, morts au XVIe siècle. Elle a été restaurée en 2004.
  • Le calvaire : situé sur un terrain donné par M. de Grandval, la croix qui se trouvait dans le cimetière y fut implantée en 1872.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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