Quibou

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Quibou
Quibou
L'église Saint-Rémi.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Saint-Lô-2
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Maire
Mandat
Christelle Lebedel
2014-2020
Code postal 50750
Code commune 50420
Démographie
Gentilé Quibois
Population
municipale
933 hab. (2015 en augmentation de 1,63 % par rapport à 2010)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 05″ nord, 1° 12′ 00″ ouest
Altitude Min. 46 m
Max. 114 m
Superficie 17,15 km2
Localisation

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Quibou est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 933 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en pays saint-lois. Situé à 80 mètres d'altitude, son bourg est à 2,5 km à l'ouest de Canisy, à 5,5 km au sud-est de Marigny, à 11 km au sud-ouest de Saint-Lô et à 20 km à l'est de Coutances[1]. Couvrant 1 715 hectares, son territoire était le plus étendu du canton de Canisy.

Le territoire est traversé par la route départementale no 38 reliant Saint-Lô au nord-est à Gavray au sud-ouest. Elle passe au sud du bourg qui y est relié par la D 99 menant à l'ouest à Carantilly et au sud à Saint-Martin-de-Bonfossé. La limite nord est marquée par la D 972 (ancienne route nationale 172) qui relie Coutances à l'ouest à Saint-Lô à l'est. Du bourg, on y accède par la D 399 qui se prolonge au-delà jusqu'à Marigny..

Quibou est dans le bassin de la Vire, par un affluent pour la moitié sud-est, la Joigne, et un sous-affluent pour la moitié nord-ouest, la Terrette (affluent de la Taute). Les cours de l'une et l'autre sont grossis par de courts affluents dont, pour la Joigne, le ruisseau des Bois en limite sud-est et la rivière de Chaussée en limite sud-ouest. Une petite partie nord-ouest est dans le bassin d'un autre affluent de la Taute, le Lozon.

Le point culminant (111/114 m) se situe au nord-ouest, au lieu-dit le Mesnil-Don. Le point le plus bas (46 m) correspond à la sortie de la Joigne du territoire, à l'est. La commune est bocagère.

La commune se compose d'un bourg principal (Quibou) et de plusieurs écarts : la Pintelière, la Joignerie, la Noraiserie, la Bonne Eau, l'Hôtel Hochu, le Buisson, la Vauterie, la Bosquerie, les Hercheries, l'Hôtel Couespel, la Hamonnière, la Coquerie, le Foc, la Renondière, la Forge, le Vage, la Guesnonnière, la Fauvelière, la Rainière, le Sault, les Bouillons, les Cinq Chênes, le Hamel, la Bazilière, les Carrières, la Bourdonnière, les Courts Champs, l'Hôtel Biard, la Querellière, la Folie, la Douchardière, le Castillon, l'Euderie, la Huaudière, la Cauvinière, la Conterie, la Villette, le Mesnil Don, la Croix Lambert, le Bost, Saint-Benoît, la Moinerie, le Vau Ruel, Saint-Léger, la Saulnerie, la Joisière, l'Hôtel Fossard, les Martinières, le Pont à Mazé, la Bonhommière, la Quesnelle, le Grimbert, la Pouchinière, la Campagne, la Péraudière, les Fontaines, le Val.

Communes limitrophes de Quibou[2]
Marigny-le-Lozon (comm. dél. de Marigny) Le Mesnil-Amey Thèreval (comm. dél. de Hébécrevon, par un angle)
Saint-Gilles (sur quelques mètres)
Carantilly Quibou[2] Canisy
Carantilly Dangy, Saint-Martin-de-Bonfossé Saint-Martin-de-Bonfossé

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme Quiebouc en 1056[3].

Il existe deux hypothèses sur l'origine :

  • Quibou pourrait désigner à l'origine un endroit où « chie le bouc »[4].
  • Quibou, de l'anglo-saxon ceap (« marché, bétail », prononcé kiip) et holt (« colline »)[5]. Holt devient hout en normand[6].

Le gentilé est Quibois.

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

La moitié des lieux-dits de Quibou sont en Y-ère/-erie, ce sont des habitats relativement tardifs résultant de la forte croissance démographique normande du XIe-XIIIe siècle. Ils désignaient la ferme de la famille Y, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements. Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie ou -ière[7]. Les autres lieux-dits en (Hôtel / Hameau / Le / Clos / Pont / Maison)-Y sont des constructions encore plus récentes, ils désignaient un bien de la famille Y.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de la généralité de Caen, de l'élection de Coutances (en 1612/1636, 1677), puis de Saint-Lô (1713), et de la sergenterie de Saint-Gilles[Note 2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1808 Pierre Desfontaines    
1808 1816 Thomas Fontaine    
1816 1830 Pierre Douchin    
1830 1846 Thomas Douchin    
1846 1851 Félix Fontaine    
1851 1865 Philippe Lefèvre    
1865 1878 Théophile Le Rond    
1878 1886 Pierre Cocaigne    
1886 1892 Noël Osmond    
1892 1896 Pierre Herman    
1896 1914 Aimable Requier    
1915 1940 Auguste Marie    
1940 1947 Émile Ferey    
1947 1983 Pierre Marie    
1983 1995 Marcel Godard    
1995 1997 Gérard Pican    
1997[9] mars 2014 Évelyne Fabre SE cadre de santé
mars 2014[10] en cours Christelle Lebedel SE assistante d'éducation
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2015, la commune comptait 933 habitants[Note 3], en augmentation de 1,63 % par rapport à 2010 (Manche : +0,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Quibou a compté jusqu'à 2 057 habitants en 1831.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8831 8262 0042 0352 0571 9761 8841 8381 712
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6201 5951 5081 3441 3031 2561 2651 2201 163
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1221 1141 0991 0101 0801 0169721 0361 069
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 040995876784809819823907929
2015 - - - - - - - -
933--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les principales ressources sont :

Commerces[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une boulangerie-pâtisserie, d'une épicerie, d'un bar et d'un tabac-presse.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémi[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Rémi.

L'église Saint-Rémi est un édifice moderne : vitraux de Gaudin, tapisserie et chemin de croix d'Helen Mai ; une des réussites de la reconstruction d'après 1944.

L'église Saint-Rémi de Quibou a été en grande partie détruite durant les combats qui sévirent du 20 au 25  ; seuls restèrent en place les murs de la nef du XIIe siècle et de la chapelle sud, la base du clocher du XIIIe siècle et le porche gothique remanié en 1659. Elle a été reconstruite par les architectes Henri Tougard, élève de Paul Bigot, et Cochepain en 1954. Ces derniers ont su tirer parti des éléments restés en place, tout en créant un nouveau chœur au volume extérieur massif qui contraste avec la transparence de la structure intérieure. La reconstruction fut financée par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme et la coopérative des églises et édifices religieux sinistrés.

À partir du porche, la nef étroite et sombre s'étend jusqu'au chœur ample et lumineux. Le transept unique est le dernier témoin d'un plan cruciforme abandonné. Au nord, la tour carrée et trapue possède encore sa base puissante ancienne dans laquelle l'autel secondaire a trouvé place. Quatre piles octogonales en ciment armé, ancrées à plusieurs mètres de profondeur, soutiennent une structure en charpente essentée d'ardoise. La sacristie surmontée d'une tribune, au sud, a conservé en partie la maçonnerie de l'ancienne chapelle latérale. C'est le cas également de la nef, dont les murs portent les traces d'un appareil en opus spicatum. Le vaste chœur moderne est fermé par un mur oriental aveugle en pierres apparentes, au sein desquelles courent quelques assises en arête-de-poisson qui rappellent le passé architectural médiéval de l'église. Le vaste sanctuaire est largement éclairé au nord et au sud par des claustras placées à un mètre du sol. La structure et les couleurs de l'autel et du mobilier s'harmonisent parfaitement avec celles de l'architecture intérieure, dont la rigueur est tempérée par le plafond bleu supporté par des solives rouge sombre.

Les architectes ont choisi le parti de conserver et respecter la forme, les matériaux et les éléments du passé, tout en les faisant dialoguer avec une architecture du XXe siècle.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Croix de chemin.
  • Calvaire de mission de la Joignerie (1896).
  • Le Gislot (XVIIIe).

Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Deux courts de tennis.
  • Une salle polyvalente située sur la départementale en direction de Dangy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. La sergenterie de Saint-Gilles, qui relevait initialement de l'élection de Coutances, fut en grande partie rattachée à l'élection de Saint-Lô à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. http://www.chantony.fr/nos_villages/basse_normandie/quibou.htm
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie, Paris, Éditions Bonneton, (ISBN 2-86253-247-9), p. 148
  5. Contribution à l'étude des établissements saxons en Normandie Louis Guinet - 1967
  6. Les emprunts gallo-romans au germanique: : Volume 44, Louis Guinet - 1982
  7. Voir Histoire de la Normandie
  8. René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche, Éditions Eurocibles, (ISBN 978-2354-58-0360), p. 477
  9. « Les derniers vœux du maire Évelyne Fabre », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 octobre 2014)
  10. « Christelle Lebedel élue nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 octobre 2014)
  11. « Quibou (50750) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 avril 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]