La Haye-du-Puits

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La Haye-du-Puits
Donjon de La Haye du Puits
Donjon de La Haye du Puits
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Canton Créances
Intercommunalité Communauté de communes Côte Ouest Centre Manche
Statut commune déléguée
Maire délégué Alain Aubert
2016-2020
Code postal 50250
Code commune 50236
Démographie
Gentilé Haytillons
Population 1 498 hab. (2014)
Densité 285 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 24″ nord, 1° 32′ 32″ ouest
Altitude Min. 29 m
Max. 94 m
Superficie 5,25 km2
Historique
Commune(s) d’intégration La Haye
Localisation

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La Haye-du-Puits est une ancienne commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de La Haye[1].

Elle est peuplée de 1 498 habitants[Note 1] (les Haytillons).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au sud-ouest de la péninsule du Cotentin, dans l'ouest du parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin. L'agglomération est à 24 km à l'ouest de Carentan, à 26 km au sud de Valognes, à 29 km au nord de Coutances et à 43 km au nord-ouest de Saint-Lô[2].

Le point culminant (93/94 m) est le sommet d'une colline à l'est, près du lieu-dit les Lisières. Les points les plus bas (29/31 m) correspondent aux deux sorties des cours d'eau du territoire : le confluent du Vavasseur et du Broquebeuf à l'ouest et la sortie de la Brosse (ou ruisseau de Gerville) au sud.

Communes limitrophes de La Haye-du-Puits[3]
Saint-Symphorien-le-Valois Neufmesnil Lithaire
Montgardon La Haye-du-Puits[3] Mobecq
Montgardon,
Angoville-sur-Ay
Mobecq Mobecq

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les toponymes normands La Haye sont issus du germanique haga qui, s'il a donné le français haie, avait à l'origine le sens d'« orée d'un bois » conservé dans la toponymie[4]. Puits serait notre français puits[5] (puiz en ancien français).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Siège d'une importante baronnie normande, la fondation de la cité remonte au Moyen Âge. Dans la première moitié du XIe siècle, on trouve un certain Thorsten Haldup (ou Turstin Haloup) dit « Richard », seigneur de La Haye-du-Puits et fondateur avec sa femme Emma de l'abbaye de Lessay près de Coutances.

En 1185, un autre Richard de La Haye-du-Puits, descendant du premier Richard, devenu sénéchal du roi d'Angleterre Henri II d'Angleterre et fondateur de l'abbaye de Blanchelande[6]. accorda sa fille, Nicole ou Nicolasse de la Haye-du-Puits, au baron anglo-normand membre de la Noblesse anglaise, Gérard de Canville, également châtelain du château de Lincoln dans le Lincolnshire. Les titres ont été confirmés par une charte du roi Richard Cœur de Lion en 1189.

L'histoire de la commune fut notamment marquée par un procès en sorcellerie, dernier du genre, qui commença en 1669 et qui mettait en cause l'abbé Questier, Charlotte Le Vavasseur (sa belle-sœur) et Richard Baude (un berger réputé athée). Trente-quatre autres personnes seront également impliquées, reconnues coupables et, dans un premier temps, condamnées au bûcher. Finalement, ce procès des sorciers de La Haye-du-Puits parvint aux oreilles de Colbert qui demanda à Louis XIV de surseoir aux exécutions[7]. Le roi commua les peines en simples bannissements de la province (19 juillet 1670). L'ordre arriva à Carentan le jour où les condamnés à mort auraient dû être exécutés. L'abbé Questier s'était éteint la veille dans sa prison. Quant à Charlotte Le Vavasseur, qui souffrait d'une maladie mentale, elle fut recueillie par le maréchal de Bellefonds au château de l'Isle-Marie.

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de La Haye-du-Puits.

En 1944, la prise de la ville par les forces alliées nécessitent dix jours de combats, provoquant sa destruction pour moitié. Elle a été reconstruite en pierres du pays.

Sa prise se déroule chronologiquement presque en même temps que la fameuse guerre des haies qui précède le lancement de l'opération Cobra, destinée à l'avancée des troupes jusqu'au secteur du mont Saint-Michel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Haye-du-Puits

Les armes de la commune de La Haye-du-Puits se blasonnent ainsi[réf. nécessaire] :
De gueules à l'aigle d'argent.

Ce blason est emprunté aux armoiries de la famille de Magneville (éteinte), anciens seigneurs de la baronnie de la Haye-du-Puits.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'actuelle mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
- mars 2001 Bernard Chenot    
mars 2001 2005 Bernard Lair    
janvier 2006 2008 Rémy Ruet    
2008 en cours Alain Aubert[8]   Maître d'œuvre
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et trois adjoints[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 1 498 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour La Haye-du-Puits[9]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. La Haye-du-Puits a compté jusqu'à 1 912 habitants en 1990.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
895 986 1 034 1 059 1 082 1 207 1 312 1 356 1 550
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 487 1 508 1 533 1 420 1 422 1 433 1 385 1 418 1 439
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 420 1 447 1 435 1 401 1 448 1 480 1 473 1 345 1 463
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 637 1 632 1 714 1 779 1 912 1 882 1 819 1 685 1 498
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est depuis longtemps un bourg commerçant, réputé au XIXe siècle pour le commerce du beurre et des bestiaux.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Culture numérique[modifier | modifier le code]

Un espace public numérique est à la disposition de tous et propose, entre autres, un accès à Internet, des ateliers d'apprentissage et de perfectionnement, des soirées jeux vidéo[14].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Stade municipal haytillon fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et trois autres en divisions de district[15].

Les équipes première et B masculines du SMH handball et l'équipe féminine première évoluent en championnat régional. Une autre équipe masculine et une autre féminine sont en divisions départementales[16].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « recueil des actes administratifs de la Manche » (consulté le 8 décembre 2015)
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, (ISBN 2-86253247-9), p. 102
  5. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, (ISBN 2-86253247-9), p. 138
  6. Généalogie de Richard de la Haye-du-Puits
  7. Daniel Lacotte, Danse avec le Diable, pages 183 à 188, Hachette littératures, 2002).
  8. a et b Réélection 2014 : « Sans surprise, Alain Aubert est reparti pour un second mandat », sur Ouest-france.fr (consulté le 3 avril 2014)
  9. Date du prochain recensement à La Haye-du-Puits, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Monument funéraire d'Arthur de Magneville, baron de la Haye-du-Puits », notice no PM50000528, base Palissy, ministère français de la Culture.
  13. « Ruines de l'ancien château », notice no PA00110428, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Site officiel de l'EPN de la Haye du Puits » (consulté le 30 mai 2012)
  15. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – St. municipal haytillon » (consulté le 3 juillet 2013)
  16. « Site du SMH handball - Saison 2012-2013 » (consulté le 3 juillet 2013)
  17. « Office de tourisme de la communauté de communes de La Haye-du-Puits - Comité de jumelage » (consulté le 31 mars 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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