Le Mesnilbus

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Le Mesnilbus
Le Mesnilbus
Église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Canton Agon-Coutainville
Intercommunalité Communauté de communes Coutances Mer et Bocage
Maire
Mandat
Hubert Rihouey
2014-2020
Code postal 50490
Code commune 50308
Démographie
Population
municipale
333 hab. (2015 en augmentation de 16,43 % par rapport à 2010)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 03″ nord, 1° 20′ 54″ ouest
Altitude Min. 32 m
Max. 121 m
Superficie 4,98 km2
Localisation

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Le Mesnilbus est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 333 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune s'inscrit dans le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

Elle se compose d'un bourg principal (Mesnilbus) et de plusieurs hameaux : la Billardière, l'Hôtel ès Jeune, Village de la Sellerie, Village Camplain, Village du Bocage, l'Hôtel Bourguet, Village de la Roserie, l'Hôtel Vallerand, Village de la Vagerie, l'Hôtel Jouvet, la Vallée, la Cour de Mesnilbus, la Meslière, l'Angerie, le Val, l'Hôtel Couteur, la Clergerie, les Champs Benoist, l'Hôtel Hannot, l'Hôtel Vallée, l'Hôtel Périers, la Troudière, Village de la Vasselière.

Elle est bordée à l'ouest par le ruisseau de la Liotterie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'ancien nom, Mesnil Bos, voulait dire le « domaine de Bozo » (nom germanique).

Micro-toponymie[modifier | modifier le code]

À l'origine, les hameaux en Y-ère/-erie désignaient la ferme de la famille Y, bâtie sur les nouvelles terres issues des grands défrichements (XIe-XIIIe siècle).

Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie ou -ière[1].

Les autres hameaux en Hôtel/Maison/Le Y sont des constructions plus "récentes", ils désignent la ferme de la famille Y.

Les noms de lieux-dits qui se déclinent en Hôtel suivi d'un nom de personne (formulation qui se retrouve de façon très importante dans le Centre-Manche, dans deux anciens cantons limitrophes du Calvados et de façon marginale dans l'Orne) correspondent vraisemblablement à des lieux issus du défrichement intense connu aux XIIIe et XIVe siècles[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire médiévale et jusqu'au milieu du XIXe siècle du Mesnilbus ainsi que des autres communes du canton de Saint-Sauveur-Lendelin, a été synthétisée dans l'Annuaire du département de la Manche (volume 28, année 1856 pages 17 à 20)[3]

La paroisse du Mesnilbus formait une baronnie appartenant notamment aux seigneurs d’Harcourt[4]. En 1625, Pierre d’Harcourt vendit château et terre du Mesnilbus à Jean Hellouin. Ce dernier achète la charge de secrétaire du Roi [5] qui est anoblissante, et gagne ainsi la noblesse de robe en ajoutant à son nom celui de sa terre; c'est ainsi que nait la famille de Ménibus.

En 1676, la baronnie s’étendait sur les paroisses de Saint-Michel-de-la-Pierre, Saint-Aubin-du-Perron et Feugères et elle était dotée en 1689 de trois moulins à eau et à blé.

Les habitants du Mesnilbus sont confrontés aux troubles de la Révolution française. À la suite d’un différend[6](voir page 33, note de bas de page du document cité en référence n°3) résultant de la conscription encore amplifiée pour lever des troupes en nombre suffisant pour lutter contre les troupes chouannes, le 15 mars 1792 la population, armée de bâtons partit pour demander des comptes à Claude Arduin Tristan-Brision, curé doyen constitutionnel de Saint-Sauveur-Lendelin. Ce dernier, fut mis à mal et traîné dans la boue, accusé d’avoir constitué une liste des conscrits à sa guise. Une centaine de soldats et 2 canons sont envoyés sur place. Un commissaire spécial du district de Coutances procède au tirage au sort. Sur demande de Jean-Baptiste Le Carpentier, l’administration départementale décide la suppression de la commune du Mesnilbus, où l’on avait sonné le tocsin pour s’attaquer à Tristan-Brision, et le partage de son territoire entre ses voisines (rétablie en 1824). Dix personnes furent arrêtées mais remises en liberté sous caution, sauf une qui resta prisonnier à Coutances jusqu’à l’arrêté d’élargissement du représentant Ledot du 6 janvier 1795. La paroisse fut déclarée rebelle et rayée du nombre des paroisses de France[4]. L’église fut dévastée, les cloches fondues ainsi que les cercueils de plomb des seigneurs. Le territoire fut partagé entre les communes voisines : Montcuit, Saint-Aubin et Saint-Sauveur-Lendelin.

En 1823, la commune est recréée à partir de Saint-Aubin-du-Perron.

Vingt-huit habitants de la commune sont morts pour la France durant la Première Guerre mondiale[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Mesnilbus

Les armes de la commune de Le Mesnilbus se blasonnent ainsi :
D'azur au chevron d'or, accompagné de trois étoiles du même en chef et d'un fer de lance d'argent en pointe. [8]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Jules Campain   Agriculteur
1981 1994 Jacques Monthulé    
1994 mars 2008 Serge Lamy SE  
mars 2008 en cours Hubert Rihouey[9] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2015, la commune comptait 333 habitants[Note 2], en augmentation de 16,43 % par rapport à 2010 (Manche : +0,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
9909611 007966998900902867851
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
857741706651583557505480412
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
415420417409419392329275271
1990 1999 2004 2009 2014 2015 - - -
266261259275324333---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de l'Assomption (XIIe / XVIIe).
  • La Chaire du Diable : pierre à légendes.
  • Presbytère (XVIIIe).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, superficie : IGN[14].
  1. Histoire de la Normandie#Bilan de la période ducale
  2. Lechanteur, Fernand, « Principaux types toponymiques de la Normandie », Annales de Normandie, vol. 4, no 1,‎ (lire en ligne)
  3. Julien Gilles Travers, Annuaire du Département de la Manche, J. Elie, (lire en ligne)
  4. a et b Paroisse Saint Jeau d'Eudes - Le Mesnilbus
  5. http://gw.geneanet.org/mariage?lang=fr;pz=hubert;nz=mariage;ocz=0;p=jean;n=hellouin
  6. ojouault, « Rapport sur le siège de Granville par Jean-Baptiste Le Carpentier (Granville, novembre 1793) », sur webcache.googleusercontent.com (consulté le 5 août 2017)
  7. (en) Eric Blanchais, « MémorialGenWeb Tableau des morts de la commune », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 13 mai 2018)
  8. Élie Guénée (dir.), Tout sur le département de la Manche, Coutances, Manche-Tourisme, Archives dép. Manche, 1987, p. 81
  9. Réélection 2014 : « Le Mesnilbus (50490) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 mai 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Répertoire géographique des communes (http://professionnels.ign.fr/42/produits-gratuits/produits-gratuits-a-telecharger.htm).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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