Saint-Amand-Villages

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Amand-Villages
FranceNormandieSaintAmandEglise.jpg FranceNormandiePlacyMontaiguMontaiguClocher.jpg
Église de Saint-Symphorien-les-Buttes.jpg FranceNormandiePlacyMontaiguEglise.jpg
De haut en bas, de gauche à droite : l'église Saint-Amand ; le clocher de Montaigu ; l'église de Saint-Symphorien ; l'église de Placy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Maire
Mandat
Jean Lebouvier
2020-2026
Code postal 50160
Code commune 50444
Démographie
Gentilé Saint-Amandais
Population
municipale
2 500 hab. (2019)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 34″ nord, 0° 57′ 50″ ouest
Altitude Min. 43 m
Max. 228 m
Superficie 38,19 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Torigny-les-Villes
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Lô
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Condé-sur-Vire
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Amand-Villages
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Amand-Villages
Géolocalisation sur la carte : Manche
Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
Saint-Amand-Villages
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Saint-Amand-Villages
Liens
Site web saintamand.fr

Saint-Amand-Villages est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 2 500 habitants[Note 1].

Elle est créée le sous le régime juridique des communes nouvelles par la fusion des deux communes de Saint-Amand et de Placy-Montaigu. Les communes deviennent des communes déléguées ; les communes associées de La Chapelle-du-Fest et de Saint-Symphorien-les-Buttes ne deviennent pas déléguées.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune nouvelle est aux confins du Bocage virois et du Pays saint-lois. Le territoire est à l'écart des axes routiers régionaux.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 12,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 988 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Condé-sur-Vire_sapc », sur la commune de Condé-sur-Vire, mise en service en 1968[7] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[8],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,1 °C et la hauteur de précipitations de 937,5 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Caen-Carpiquet », sur la commune de Carpiquet, dans le département du Calvados, mise en service en 1945 et à 41 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,9 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Amand-Villages est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Torigny-les-Villes, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[17] et 6 881 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Lô dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 63 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'hagiotoponyme, Saint-Amand, honore Amand de Maastricht, évangélisateur du nord de la Gaule au VIIe siècle[22].

En 2016, à l'occasion de la création de la commune nouvelle, le suffixe Villages est ajouté pour désigner le nouveau territoire, le même choix que pour Moyon-Villages.

Les villages son ceux de Saint-Amand, Placy-Montaigu, La Chapelle-du-Fest et de Saint-Symphorien-les-Buttes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les deux communes déléguées.

Concluant un projet initié en 2015[23], le périmètre était composé de cinq communes situés à l'Est de Torigni-sur-Vire et en bordure du Calvados: Saint-Amand, Biéville, Placy-Montaigu, Le Perron et Lamberville. Saint-Amand, voisin immédiat de Torigni, avait évoqué la possibilité de se rapprocher ensemble mais cette dernière préféra une autre composition pour former Torigny-les-Villes.

La charte fut finalement rédigée avec seulement trois communes et lors du vote final du conseil en , la commune du Perron rejeta le projet la proposition. Les conseils de Saint-Amand et Placy-Montaigu se prononce favorablement pour la fusion sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales.. Les deux communes deviennent des communes déléguées et Saint-Amand est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En attendant les élections municipales de 2020, le conseil municipal élisant le maire est composé des conseillers des deux anciennes communes.

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2017[24] En cours Jean Lebouvier[25] UDI Artisan du bâtiment retraité, maire délégué de Saint-Amand

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2019, la commune comptait 2 500 habitants[Note 9].

Évolution de la population  [ modifier ]
2015 2016 2017 2018 2019
2 5842 5572 5292 5022 500
(Sources : Insee à partir de 2015[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Saint-Amand
(siège)
50444 CA Saint-Lô Agglo 29,20 2 266 (2019) 78


Placy-Montaigu 50404 CA Saint-Lô Agglo 8,99 234 (2019) 26

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Ruine du château médiéval.
  • Le manoir de la Haute Chèvre (XVIIIe).
  • Le château des Branches (XIXe).
  • Le manoir du Bois (XIXe).
  • Le manoir du Butel (XVIe) à Saint-Symphorien.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019, légale en 2022.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Condé-sur-Vire_sapc - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Saint-Amand-Villages et Condé-sur-Vire », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Condé-sur-Vire_sapc - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Saint-Amand-Villages et Carpiquet », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Torigny-les-Villes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « Site officiel de Saint-Amand - Histoire » (consulté le ).
  23. Commune nouvelle : décision à prendre avant le 30 juin.
  24. « Saint-Amand villages : installation dans la rancoeur », sur lamanchelibre.fr, La Manche libre (consulté le ).
  25. Réélection 2020 : « Municipales à Saint-Amand-Villages. Jean Lebouvier réélu maire pour un deuxième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  27. « Église de Saint-Symphorien-les-Buttes », notice no PA00125303, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Statue : Christ en croix », notice no PM50001516, base Palissy, ministère français de la Culture.