Mandeville-en-Bessin

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Mandeville-en-Bessin
Mandeville-en-Bessin
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Intercommunalité Communauté de communes Isigny-Omaha Intercom
Maire
Mandat
Pierre Lefevre
2020-2026
Code postal 14710
Code commune 14397
Démographie
Gentilé Mandevillais
Population
municipale
335 hab. (2018 en diminution de 9,95 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 05″ nord, 0° 52′ 43″ ouest
Altitude Min. 4 m
Max. 68 m
Superficie 8,83 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bayeux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trévières
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Mandeville-en-Bessin est une commune française, située dans le département du Calvados en Normandie, peuplée de 335 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est à l'ouest du Bessin, dans le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin et la vallée de l'Aure inférieure. Son bourg est à 2,5 km à l'est de Trévières et à 14 km à l'ouest de Bayeux[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mandeville-en-Bessin est une commune rurale[Note 2],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayeux, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 29 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (71,2 %), terres arables (25,9 %), zones urbanisées (2,9 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancta Maria de Magna Villa vers 1160[10] ; Mandevilla en 1208[11] ; Magna villa juxta Baiocas au XIVe siècle[12].

Mandeville est une formation médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural » : latinisée en Magna villa, si la latinisation est correcte, signifie « la grande ferme ».

Même étymologie que les Manneville de Normandie.

Homonymie avec Mandeville (Eure), attesté sous la forme Magna villa 1193. La survie tardive au Moyen Âge de man(ne)- issu du latin magnus en Normandie est curieuse. On trouve également en Seine-Maritime : la Manneporte (Étretat) et Manéglise.

Le locatif en Bessin a officiellement été ajouté en 1946[13].

Le gentilé est Mandevillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1856, Mandeville (496 habitants en 1846[13]) absorbe Tessy (164 habitants[14]), à l'est de son territoire.

La commune est décorée de la Croix de guerre 1939-1945 par décret du [15].

Lors de la mise à deux voies de la route nationale 13, il a été mis au jour les vestiges d'un habitat gallo-romain[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983 En cours Pierre Lefèvre[17] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[17].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2018, la commune comptait 335 habitants[Note 4], en diminution de 9,95 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Mandeville a compté jusqu'à 672 habitants en 1851 (recensement comprenant Tessy), mais les deux communes de Mandeville et Tessy, fusionnées en 1856, totalisaient 752 habitants lors du premier recensement républicain, en 1793.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
484478473491475487461496672
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
638605651617626611552579560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
505480424354387360393470449
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
433368332305262229274354336
2018 - - - - - - - -
335--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Tessy
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
268222229178169215211164
(Sources : EHESS[14])

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plusieurs bâtiments agricoles, ainsi qu'un petit mur d'enceinte en pierre ceinturent le logis. On accédait à la cour par un portail dont il ne reste qu'un épais pilier adossé à un bâtiment agricole ; l'actuel n'est pas d'origine. Le logis, construit en moellons calcaire sur un plan rectangulaire, est flanqué de deux pavillons carrés. L'encadrement des fenêtres est en pierres blanches. La porte principale d'origine, aujourd'hui transformée en fenêtre, est encadrée par deux pilastres. Une pierre sculptée orne la porte actuelle, et la restauration, dans les années 2000, de la façade a mis en évidence une niche ornée d'un linteau sculpté et d'anciennes ouvertures. Les communs, en pierres et couvert d'ardoises, qui entourent le logis ont probablement été bâtis de la fin du XVIIe siècle au XIXe siècle. On y accède par de hautes portes charretières en arc en plein cintre ou à linteau de bois[22].
  • Manoir du Quesnay, anciennement manoir du Quesnoy, du XIVe siècle : avant la guerre de Cent Ans, le manoir est la possession de la famille de Villiers, qui le tenait d'un chevalier du nom de Jean Recuchon. Il est ensuite la propriété de Robert Davaynes, seigneur de Gruchy[Note 5]. Le domaine est de nos jours la possession des Lastours-Fourcade.
Ses parties les plus anciennes remontent au XVe siècle. Avec son décor Renaissance, le manoir, est ceinturé par les bâtiments agricoles dont certains sont pourvus de boulins, et en partie entouré d'eau, laissant suggérer la présence de douves. On accédait au manoir probablement par une porte piétonne et une porte charretière surmontées d'un arc en plein cintre sculpté. L'entrée du logis est flanqué de deux tours de défenses octogonales percées de meurtrières. Dans la cour, se dresse accolée au logis seigneurial une tour avec à l'intérieur un escalier à vis qui dessert les étages. Dans une des chambres, on peut voir une cheminée décorée de moulures. Sur une des fenêtres du logis, figure le blason sculpté de la famille de Faulcq, avec au-dessus trois fleurs de Lys[23].
  • Ferme de Bénouville du XVIIe siècle : la ferme est un ancien relais de poste, et il se dit qu'elle servit de refuge à des contrebandiers parisiens dont le célèbre Cartouche.
L'enceinte se compose des bâtiments agricoles et d'un petit mur bas à laquelle on accède par un porche, sur lequel est gravé des bateaux, comprenant porte charretière et porte piétonne en arcs en plein cintre, épaulé sur l'arrière par deux contreforts. Au-dessus de la porte piétonne est gravée la date de 1696 ; peut être la date de construction de la ferme. Le logis seigneurial, présente trois parties distinctes. Le logis principal, corespondant à la partie centrale, présente notamment deux fenêtres qui se distinguent des autres : l'une avec un fronton curviligne, et une lucarne surmontée d'un fronton triangulaire, avec sur un large appui l'inscription gravée « Si tu as été diligent, ta récolte sera comme une fontaine ». La partie droite, autrefois couverte en chaumes l'a été en ardoises à la suite d'un incendie. Sous la partie gauche, on note la présence d'une cave. Les bâtiments agricoles, qui ont peu d'ouvertures, à l'exception d'un qui est percé de trois grandes portes charretières avec des arcs en plein cintre, s'organisent autour du logis. Accolée au mur d'enceinte, subsiste une boulangerie avec son four à pain en partie ruiné[24].
  • Église Notre-Dame des XIVe et XVe siècles, avec dans son cimetière plusieurs tombes de la famille de Cussy, bienfaitrice de la commune.
  • L'église Saint-Martin de Tessy n'a pas été conservée après la fusion des deux paroisses et communes.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bernardin Anquetil (1755 à Mandeville-en-Bessin-1826 à Mandeville-en-Bessin), poète satirique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  5. Son gisant et celui de son épouse se trouvent dans la chapelle seigneuriale du XVIIe siècle de l'église de Saon.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Charte de Sainte-Barbe, no 35.
  11. Cartulaire normand no 1095, p. 295.
  12. Livre pelut de Bayeux.
  13. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Tessy », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 18 mars 2013).
  15. « Mémorial Dormans - Communes décorées de la croix de guerre 1939-1945 » [PDF] (consulté le 19 mars 2013).
  16. Pierre Brunet (introduction) et Bernard Gourbin, Fermes-manoirs du Bessin, Bayeux, Éditions OREP, , 80 p. (ISBN 978-2-8151-0207-0), p. 54.
  17. a et b Réélection 2014 : « Mandeville-en-Bessin (14710) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 2 mai 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Château de Douville », notice no PA00111523, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Brunet et Gourbin 2014, p. 52-53.
  23. Brunet et Gourbin 2014, p. 54-55.
  24. Brunet et Gourbin 2014, p. 48-49.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 3 : Arrondissements de Vire et de Bayeux, Caen, Hardel, (lire en ligne), p. 693-697 : Mandeville et Tessy.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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