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Saint-André-de-Bohon

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Saint-André-de-Bohon
Saint-André-de-Bohon
Le clocher complètement déporté de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Intercommunalité Communauté de communes de la Baie du Cotentin
Maire
Mandat
Hugues Autard de Bragard
2020-2026
Code postal 50500
Code commune 50445
Démographie
Gentilé Bohonnais
Population
municipale
375 hab. (2023 en évolution de +10,95 % par rapport à 2017)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 04″ nord, 1° 15′ 08″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 21 m
Superficie 10,43 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Carentan-les-Marais
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Carentan-les-Marais
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-André-de-Bohon
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Saint-André-de-Bohon est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 375 habitants[Note 1].

Géographie

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La commune est au nord-ouest du pays saint-lois, dans le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin. Son bourg est à 10 km au sud de Carentan, à 12 km à l'ouest de Saint-Jean-de-Daye, à 15 km à l'est de Périers et à 21 km au nord-ouest de Saint-Lô[1].

Les deux points culminants (21 m) se situent au centre-sud, à l'ouest du bourg, près du lieu-dit la Marrerie. Le point le plus bas, pratiquement au niveau de la mer, correspond à la sortie de la Taute du territoire, au nord.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Taute, la Bucaille[3], le cours d'eau 01 de la commune de Saint-André-de-Bohon[4], le fossé 01 de la Grosnière[5] et la Taute[6],[7],[Carte 1].

La Taute, d'une longueur de 40 km, prend sa source dans la commune de Cambernon et se jette dans la Douve à Carentan-les-Marais, après avoir traversé 13 communes[8].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-André-de-Bohon[Note 2].

Cinq plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le marais de la Grande Commune (2,4 ha), le marais de la Petite Commune (3,6 ha), le marais des Défends (1,4 ha), le plan d'eau 1 de la commune de Saint-André-de-Bohon (1,8 ha) et le plan d'eau 1 de la commune-de-Saint-André-de-Bohon (0,8 ha)[Carte 1],[9].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[13]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 852 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont à 16 km à vol d'oiseau[16], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 890,0 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].

Au , Saint-André-de-Bohon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19].

Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carentan-les-Marais, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[20]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (51,8 %), prairies (33,9 %), terres arables (14,3 %)[23].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Le nom de la localité est attesté sous la forme ecclesia Sancti Andree de Bohonnio en 1332[24].

La paroisse est dédiée à l'apôtre André.

L'origine du toponyme Bohon est obscure[25]. René Lepelley émet deux hypothèses : l'anthroponyme germanique Bodo ou le substantif gaulois dunon, « forteresse », « agglomération », précédé d'un élément indéterminé[26].

Le gentilé est Bohonnais[27].

Fief d'origine possible de la grande famille anglo-normande des Bohun, ou Bohon, dont descendent les Onfroy de Bohon du 1er au 10e du nom, et Marie de Bohun, mère d'Henri V d'Angleterre et qui se distinguèrent à Hastings en 1066[28].

Dans la première moitié du XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur du Hommet[29].

La division de Bohon en deux paroisses : Saint-Georges-de-Bohon et Saint-André-de-Bohon, s'est réalisée vers le XIIe siècle[30].

Politique et administration

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Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 Gervais Antoine Boissel   Sieur de la Chênaie
         
1977 juin 1995 Émile Férey   Agriculteur
juin 1995 mars 2008 Félix Ledentu SE Agriculteur
mars 2008[31] mars 2014 Michel Anne SE Retraité de l'industrie et des services
mars 2014[32] en cours Hugues Autard de Bragard[33] SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[33].

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[35].

En 2023, la commune comptait 375 habitants[Note 5], en évolution de +10,95 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Saint-André-de-Bohon a compté jusqu'à 754 habitants en 1821.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
669675735754663659668706655
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
645607626616614607604565611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
575601552469489462445390383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
359318310297258264301307313
2015 2020 2023 - - - - - -
334361375------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny[38].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • Église Saint-André du XVe siècle avec un avant-porche et fenêtres refaites au XXe siècle. Elle abrite un bas-relief médiéval classé en 1980 et le monument funéraire du XVe siècle de Jean Lesage et Jean Fevrie classés en 1982 au titre objet aux monuments historiques[39]. Le clocher du village, détruit par les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, s'est effondré à sa reconstruction. Par prudence, il a été reconstruit à l'écart de l'église à l'angle du cimetière.
  • Manoir de Bohon.
  • Ruines du château de Taillis. Ancienne ferme reconstruite au XIXe siècle sous forme de « fort »[30].
  • Maison de l'Ange du XIXe siècle. La demeure, ornée d'éléments de zinguerie, propriété du conseil départemental de la Manche, abrite la Conservation des antiquités et objets d'art de la Manche[40]. Elle a été aménagée par Jules Lécuyer, neveu de Pierre Étienne Joseph-Lafosse, après 1869, ayant fait fortune dans les courses avec son cheval Phaéton et qui sur les conseils de son oncle implante un jardin de plantes exotiques[41]. Elle fut au XXe siècle, la possession du Dr Le Melletier[30].
  • Réserve naturelle régionale des marais de la Taute.

Pour mémoire : la Motte castrale rasée en bordure du marais de la Taute[42], signalée par Charles de Gerville. La motte se trouvait à la limite du haut pays et du bas pays, inondé en hiver, à proximité de la rivière Taute[43] et elle se voyait encore au XIXe siècle[28].

Personnalités liées à la commune

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Bibliographie

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  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 188.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 499.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Population municipale 2023.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. a et b « Réseau hydrographique de Saint-André-de-Bohon » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. Sandre, « la Bucaille ».
  4. Sandre, « le cours d'eau 01 de la commune de Saint-André-de-Bohon ».
  5. Sandre, « le fossé 01 de la Grosnière ».
  6. Sandre, « la Taute ».
  7. « Fiche communale de Saint-André-de-Bohon », sur sigessn.brgm.fr (consulté le ).
  8. Sandre, « La Taute ».
  9. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  10. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  11. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  12. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  13. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  14. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  15. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  16. « Orthodromie entre Saint-André-de-Bohon et Sainte-Marie-du-Mont », sur fr.distance.to (consulté le ).
  17. « Station Météo-France « Ste Marie du Mo », sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  18. « Station Météo-France « Ste Marie du Mo », sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  19. « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
  20. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-André-de-Bohon »..
  21. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Carentan-les-Marais », sur Insee (consulté le ).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  24. Marie Thérs̀e Morlet - 1968 - Les Noms de personne sur le territoire de l'ancienne Gaule Tome 3, page 1528, (ISBN 2222034272).
  25. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  26. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), BNF 36174448), p. 215.
  27. « Ouest-france.fr - Mairie de Saint-André-de-Bohon » (consulté le ).
  28. a et b Delattre, 2002, p. 188.
  29. Florence Delacampagne, « Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe – XIIe siècles) : Étude historique et topographique », dans Archéologie médiévale, t. 12, (lire en ligne sur Persée.), p. 188.
  30. a b et c Gautier 2014, p. 499.
  31. « Michel Anne a été élu maire samedi », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  32. « Hugues Autard de Bragard a été élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  33. a et b Réélection 2020 : « Municipales à Saint-André-de-Bohon. Une équipe inchangée à la tête de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  34. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  35. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  38. AOP Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny.
  39. « Bas-relief : Deux lions encadrant un palmier », notice no PM50000932, et « monument funéraire de Jean Lesage et de Jean Février », notice no PM50000933, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  40. Maurice Lecœur (ill. Michel Lemonnier, photogr. Norbert Girard), Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Isoète, , 296 p., 25 × 29 cm, couverture couleur, cartonné (ISBN 978-2-913920-38-5), p. 277.
  41. « Secrets de châteaux et manoirs - Cotentin - Saint-Lô - Coutances », La Presse de la Manche, no Hors-série,‎ , p. 80 (ISBN 979-1-0937-0115-8).
  42. Guy Le Hallé (préf. Hervé Morin, photogr. Yves Buffetaut), Châteaux forts de Basse-Normandie, t. II, Louviers, Ysec Éditions, , 160 p. (ISBN 978-284673-215-4), p. 106.
  43. Delacampagne 1982, p. 201.