Gonfreville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Gonfreville
Gonfreville
L'église Saint-Manvieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Intercommunalité Communauté de communes Côte Ouest Centre Manche
Maire
Mandat
Vincent Langevin
2020-2026
Code postal 50190
Code commune 50208
Démographie
Population
municipale
154 hab. (2018 en diminution de 0,65 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 18″ nord, 1° 24′ 02″ ouest
Altitude Min. 3 m
Max. 33 m
Superficie 9,04 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Agon-Coutainville
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Gonfreville
Géolocalisation sur la carte : Manche
Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
Gonfreville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gonfreville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gonfreville

Gonfreville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 154 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est entre Nord-Coutançais et du Nord-Saint-Lois, dans le Bauptois. Son bourg est à 7 km au nord de Périers, à 14 km à l'est de Lessay, à 14 km au sud-est de La Haye-du-Puits et à 15 km au sud-ouest de Carentan[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 929 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ste Marie du Mont », sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont, mise en service en 1997[9] et qui se trouve à 20 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 913,5 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Granville – pointe du Roc », sur la commune de Granville, mise en service en 1973 et à 47 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[13] à 11,9 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gonfreville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[16],[17],[18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (69,6 %), prairies (16,9 %), terres arables (9 %), forêts (4,5 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Gonfrevilla en 1203,1223 et 1326[23], Gonffrevilla en 1350 et 1361[24].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural » (ancien français vile issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural », forme abrégée du latin villa rustica). Le premier élément Gonfre- représente un anthroponyme conformément au cas général pour les formations en -ville.

Les toponymistes croient tous reconnaître dans Gonfre- le nom de personne germanique occidental Gundofridus, Guntfridus, Gundfridus[25],[24],[26] qu'ils citent pour la plupart, avec la désinence latine fictive -us des textes rédigés en latin médiéval. Pour cela, ils se basent sur les formes plus pécoces de Gonfreville-Caillot (Seine-Maritime, Gunfredi villa vers 1024) et sur le fait que la syllabe finale des anthroponymes composés s'est souvent effacée devant -ville. On reconnait aussi ce nom de personne dans le Ménil-Gonfroi ancienne commune de l'Orne

Remarque : les formes anciennes des différents Gonfreville ne permettent pas de valider l'hypothèse d'un t ou d'un d à l'élément Gun-, ensuite les Gonfreville sont tous situés dans la zone de diffusion de la toponymie norroise, enfin les patronymes Gonfrey (1 Gonfrey est né dans la Manche entre 1891 et 1915 et aucun ailleurs), Gonfray (8 Gonfray sont nés dans la Seine-Maritime et le Calvados entre 1891 et 1915, aucun ailleurs) et Gonfroy (19 Gonfroy sont nés dans le Calvados, la Manche et la Seine-maritime entre 1891 et 1915, aucun ailleurs) sont nettement centrés sur la Normandie. Il existe par ailleurs un nom de personne norrois féminin Gunnfríðr documenté en Islande vers l'an 900[27]. Il semble expliquer le nom de famille (matronyme ?) Gonfre. En revanche, le nom de personne norrois masculin *Gunnfridr ne semble pas attesté.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[28]
Période Identité Étiquette Qualité
1835 1848 Pierre-Benoît Dujardin[29]    
         
1933 1947 F. Dujardin    
1947 1953 Louis Hervieu    
1953 1965 Émile Barbey    
1965 1975 Louis Hervieu    
1975 juin 1995 Louis Dujardin    
juin 1995 mars 2001 Denis Dujardin    
mars 2001 En cours Vincent Langevin[30] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et un adjoint[30].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].

En 2018, la commune comptait 154 habitants[Note 7], en diminution de 0,65 % par rapport à 2013 (Manche : −0,79 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
552521589599548580575556543
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
518487456423432374361315291
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
289276245200214221220189177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
195176172178158153158160149
2018 - - - - - - - -
154--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La porterie du manoir de la Cour.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Ste Marie du Mont - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Gonfreville et Sainte-Marie-du-Mont », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Ste Marie du Mont - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Gonfreville et Granville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 124.
  24. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  25. François de Beaurepaire, op. cit.
  26. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 936.
  27. Site de Nordic Names : nom de personne Gunnfríðr (lire en anglais) [1]
  28. René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche : et les 46 communes fusionnées ou associées depuis 1960, Marigny, Éditions Eurocibles, , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 222.
  29. Annuaire du département de la Manche, 12e année, 1840, p 224.
  30. a et b Réélection 2014 : « Gonfreville (50190) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  35. « Œuvres mobilières à Gonfreville », base Palissy, ministère français de la Culture.
  36. « Manoir dit La Cour », notice no PA00110410, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]