Équipe d'Union soviétique de football

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Drapeau : URSS Équipe d'Union soviétique
Écusson de l' Équipe d'Union soviétique
Généralités
Confédération UEFA
Couleurs rouge et blanc
Surnom L'Armée Rouge
Stade principal Stade Vorovsky (Moscou, 1923-1928)
Stade Dynamo (Moscou, 1928-1956)
Central Lénine (Moscou, 1956-1991)
Personnalités
Plus sélectionné Oleg Blokhine (112)
Meilleur buteur Oleg Blokhine (42)
Rencontres officielles historiques
Premier match (Drapeau : Turquie Turquie, 3-0)
Dernier match (Drapeau : Chypre Chypre, 3-0)
Plus large victoire 11-1, Drapeau : Inde Inde ()
Plus large défaite 0-5, Drapeau : Angleterre Angleterre ()
Palmarès
Coupe du monde Phases finales : 7
Quatrième en 1966
Championnat d’Europe Phases finales : 6
Médaille d'or, Europe Vainqueur en 1960
Jeux olympiques Médaille d'or, Jeux olympiquesMédaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'or en 1956 et 1988

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Extérieur
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Autre

L'équipe d'Union soviétique de football était l'équipe nationale de football d'Union soviétique qui disparut à la fin de l'année 1991. Brièvement transformée en équipe de la CEI au premier semestre 1992 pendant la phase de transition conduisant jusqu'à l'Euro 1992 pour laquelle elle s'était qualifiée, l'équipe d'ex-URSS fit ses adieux le sur une ultime défaite (3-0 contre l'Écosse) scellant son élimination au premier tour de l'Euro. C'est l'équipe de Russie, dont la fédération nouvellement créée s'était portée cessionnaire de l'ancienne fédération de football auprès de la FIFA et de l'UEFA, qui est la principale héritière de l'équipe d'URSS. La continuité de l'affiliation autorise en effet la Russie à s'approprier le palmarès de l'URSS, en dépit du fait qu'un grand nombre de joueurs soviétiques, parfois une large majorité de l'équipe, venaient aussi des autres républiques de l'URSS, en particulier d'Ukraine.

Histoire[modifier | modifier le code]

1923-1956 : Genèse et premiers matchs[modifier | modifier le code]

Équipe de l'Union soviétique de football en 1924.

En 1923, la première équipe d'Union soviétique de football est créée, à l'occasion d'un match amical contre la Suède, et remporte son premier match 2-1[1]. Elle succède à l'Empire russe, qui avait joué plusieurs matchs dans les années 1910. Le premier match amical officiel est joué contre la Turquie en 1924.

1956-1972 : une permanence au plus haut niveau[modifier | modifier le code]

Les premières apparitions internationales de l'Équipe d'URSS de football ont pour cadre les Jeux Olympiques, alors strictement réservés aux amateurs. Les Soviétiques sont présents aux Jeux d'Helsinki en 1952 puis remportent la médaille d'or aux Jeux de Melbourne en 1956.

Bien que membre de la FIFA depuis 1947, l'Union soviétique hésite longtemps à inscrire son équipe pour la Coupe du monde, elle se décide enfin en 1956. Sortis vainqueurs de leur groupe de qualification à l'issue d'un match d'appui contre la Pologne, les Soviétiques participent pour la première fois à une phase finale de coupe du monde, en 1958 en Suède. Placés dans un groupe très difficile avec le Brésil, l'Angleterre et l'Autriche, ils se qualifient pour les quarts-de-finale en battant l'Angleterre en match d'appui, avant de s'incliner contre le pays organisateur (2-0).

Grâce entre autres à la présence dans les buts de Lev Yachine (déjà présent aux Jeux de Melbourne), le seul gardien de but Ballon d'or de l'histoire, aussi grâce aux attaquants Viktor Ponedelnik, Slava Metreveli, Valentin Ivanov et à son capitaine Igor Netto l'URSS va se maintenir au plus haut niveau européen et mondial durant plus d'une décennie.

En 1960, elle remporte la première Coupe d'Europe des nations en battant en finale la Yougoslavie (2-1 après prolongation, buts de Viktor Ponedelnik et de Slava Metreveli). il s'agit du seul trophée figurant au palmarès de l'Union soviétique au plus haut niveau. Le Championnat d'Europe est d'ailleurs la compétition où l'URSS, finaliste à trois autres reprises, en 1964, 1972 et 1988 réussira le mieux.

Cités parmi les favoris lors de la Coupe du monde 1962, les Soviétiques sont éliminés par le Chili en quart-de-finale (2-1) après deux grosses erreurs de Yachine, déjà loin d'être irréprochable[réf. nécessaire] contre la Colombie au premier tour (4-4, doublé de Valentin Ivanov, buts d'Igor Tchislenko et de Viktor Ponedelnik).

Quatre ans plus tard, en Angleterre, l'URSS réalise sa meilleure performance en Coupe du monde en atteignant les demi-finales. Durant le tournoi l'équipe montre un jeu solide, stable, de grande qualité. Elle élimine notamment l'Italie au premier tour. La puissance de l'équipe soviétique est appuyée sur les talents de joueurs comme Albert Chesternev, Valeri Voronine, Igor Tchislenko. L'URSS bat la Hongrie en quart-de-finale mais s'incline contre la RFA en demi-finale. Elle manque le podium en perdant le match de classement contre le Portugal.

Enfin, lors de la Coupe du monde 1970 au Mexique, qui sera la dernière de Lev Yachine, l'URSS fait encore belle impression mais perd in extremis en quart-de-finale contre l'Uruguay (1-0 après prolongation).

Deux ans plus tard, l'URSS confirme une nouvelle fois sa compétitivité en parvenant en finale de l'Euro 1972. La lourde défaite (3-0) contre la RFA marque la fin de l'âge d'or qui aura vu l'Union soviétique afficher une régularité remarquable au plus haut niveau, atteignant au minimum les quarts de finale de toutes les Coupes du monde de 1958 à 1970 et figurant dans le dernier carré de tous les championnats d'Europe de 1960 à 1972.

1973-1986 : le creux de la vague[modifier | modifier le code]

Quinze jours après le coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili, l’Union soviétique reçoit le Chili au stade Lénine de Moscou en match aller de barrage intercontinental pour la Coupe du monde. Les deux équipes se séparent sur un score nul et vierge (0-0). Quelques semaines plus tard, les Soviétiques renoncent à toute chance de qualification pour le mondial 1974 en refusant de jouer le match retour contre le Chili dans l’Estadio nacional de Santiago pour raison politique[2]. Le 21 novembre 1973, le coup d'envoi du match est donné avec la seule présence des joueurs chiliens sur le terrain qui s'en vont marquer un but dans des cages vides. Le Chili obtient la victoire, synonyme de qualification, sur tapis vert 2-0 tandis que l'Union soviétique est disqualifiée. Cet épisode va faire rentrer l'URSS dans le rang.

L'équipe olympique d'URSS, troisième du tournoi 1976 à Montréal.

L'URSS essuie alors son lot d'échecs malgré la présence de joueurs de talent comme Oleg Blokhine (Ballon d'or 1975), Leonid Buryak, David Kipiani, Khoren Oganesian, Ramaz Shengelia, Vladimir Bessonov ou Fedor Tcherenkov. Elle va ainsi manquer, parfois de peu, deux phases finales de coupe du monde (1974 et 1978) et deux phases finales de championnats d'Europe consécutives (1980, 1984). En 1976 elle est éliminée en quarts de finale du Championnat d'Europe par le futur champion, la Tchécoslovaquie. Qualifiée pour le Mundial 1982 en Espagne, elle affiche des signes de renouveau en réalisant une belle performance en phase finale et se fait remarquer par la qualité de son jeu. Seulement battue de peu (après avoir longtemps mené au score) au premier tour par les favoris Brésiliens au cours d'un excellent match, elle tient le choc au deuxième tour (une victoire, un nul) et ce n'est qu'à la différence de buts qu'elle est devancée par la Pologne pour la première place qualificative pour les demi-finales.

Durant cette période, lors des jeux Olympiques où elle bénéficie théoriquement d'un avantage sur ses concurrents occidentaux car elle peut aligner ses meilleurs joueurs, officiellement tous amateurs, l'URSS ne peut faire mieux que trois médailles de bronze (1972, 1976, et 1980 chez elle à Moscou).

1986-1990 : le retour au premier plan sous la direction de Lobanovski[modifier | modifier le code]

À la veille de la Coupe du monde 1986, la sélection soviétique est confiée à l'entraîneur du Dynamo Kiev, Valeri Lobanovski. Ce dernier va s'appuyer essentiellement sur des joueurs du Dynamo, tout juste vainqueur de la Coupe des Coupes, hormis le gardien Rinat Dasaev et le milieu Sergueï Aleinikov. L'URSS impressionne dès son premier match en écrasant la Hongrie 6-0. Pratiquant un football total avec des joueurs du calibre de Igor Belanov (Ballon d'or 1986), Aleksandr Zavarov (6e du classement Ballon d'or en 1986), Anatoli Demyanenko ou Vasili Rats, l'URSS s'annonce alors comme un grand favori de la compétition mais tombe de haut dès les huitièmes-de-finale face à la Belgique (3-4 après prolongation).

En 1988, lors du Championnat d'Europe, l'équipe de Lobanovski, avec la même ossature plus des joueurs comme Oleg Protasov, Alexeï Mikhaïlitchenko (4e du classement Ballon d'or en 1988), Vagiz Khidyatulline et Guennadi Litovtchenko, est toujours aussi impressionnante. Elle bat les Pays-Bas 1-0 et l'Angleterre 3-1 au premier tour puis domine l'Italie 2-0 en demi-finale. En finale à Munich, elle est vaincue par les Pays-Bas, qui prennent leur revanche 2-0.

La même année, l'équipe d'URSS olympique dirigé par Anatoli Bychovets (avec Alexeï Mikhaïlitchenko) remporte la médaille d'or aux Jeux de Séoul, en battant le Brésil (avec Romário, Bebeto et Taffarel) en finale.

Deux ans plus tard, lors du Mondiale 1990, les Soviétiques, vieillissants, terminent derniers de leur poule et sont donc sortis dès le premier tour.

Disparition[modifier | modifier le code]

L'équipe d'URSS parvient à surmonter l'échec du mondial et à se relancer. Elle se qualifie ainsi brillamment pour l'Euro 1992 en terminant invaincue en tête de son groupe et en éliminant surtout l'Italie, demi-finaliste du mondial 1990. Mais l'Union soviétique cesse d'exister à la fin de l'année 1991. L'équipe soviétique participe alors à l'Euro 1992 sous la bannière éphémère de la CEI avec des joueurs démobilisés qui s'apprêtent déjà à endosser le maillot d'une nouvelle équipe nationale.

Nouvelles équipes nationales nées de la disparition de l'URSS[modifier | modifier le code]

Pays Fédération
Drapeau : Arménie Arménie UEFA
Drapeau : Azerbaïdjan Azerbaïdjan UEFA
Drapeau : Biélorussie Biélorussie UEFA
Drapeau : Estonie Estonie UEFA
Drapeau : Géorgie Géorgie UEFA
Drapeau : Kazakhstan Kazakhstan UEFA
Drapeau : Kirghizistan Kirghizistan AFC
Drapeau : Lettonie Lettonie UEFA
Drapeau : Lituanie Lituanie UEFA
Drapeau : Moldavie Moldavie UEFA
Drapeau : Ouzbékistan Ouzbékistan AFC
Drapeau : Russie Russie UEFA
Drapeau : Tadjikistan Tadjikistan AFC
Drapeau : Turkménistan Turkménistan AFC
Drapeau : Ukraine Ukraine UEFA

Résultats[modifier | modifier le code]

Compétitions officielles[modifier | modifier le code]

Parcours aux Jeux olympiques
Année Résultat Class. J G N P bp bc
Drapeau : Belgique 1920 Non inscrit - - - - - - -
Drapeau : France 1924 Non inscrit - - - - - - -
Drapeau : Pays-Bas 1928 Non inscrit - - - - - - -
Drapeau : Allemagne 1936 Non inscrit - - - - - - -
Drapeau : Royaume-Uni 1948 Non inscrit - - - - - - -
Drapeau : Finlande 1952 1er tour 14e 3 1 1 1 8 9
Drapeau : Australie 1956 Finale Médaille d'or 5 4 1 0 9 2
Drapeau : Italie 1960 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Japon 1964 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Mexique 1968 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1972 Troisième Médaille de bronze 7 5 1 1 15 6
Drapeau : Canada 1976 Demi-finale Médaille de bronze 6 5 0 1 10 4
Drapeau : URSS 1980 Demi-finale Médaille de bronze 6 5 0 1 19 3
Drapeau : États-Unis 1984 Non participant (boycott soviétique) - - - - - - -
Drapeau : Corée du Sud 1988 Finale Médaille d'or 6 5 1 0 14 6
Total 6/15 33 25 4 4 75 30
Parcours en Coupe du monde
Année Résultat Class. J G N P bp bc
Drapeau : Uruguay 1930 Non inscrit

(non membre de la FIFA)

- - - - - - -
Drapeau : Italie 1934 - - - - - - -
Drapeau : France 1938 - - - - - - -
Drapeau : États-Unis du Brésil 1950 Non inscrit - - - - - - -
Drapeau : Suisse 1954 Non inscrit - - - - - - -
Drapeau : Suède 1958 Quart de finale 7e 5 2 1 2 5 6
Drapeau : Chili 1962 Quart de finale 6e 4 2 1 1 9 7
Drapeau : Angleterre 1966 Demi-finale 4e 6 4 0 2 10 6
Drapeau : Mexique 1970 Quart de finale 5e 4 2 1 1 6 2
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1974 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Argentine 1978 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Espagne 1982 Groupe 2e tour (quart de finale) 7e 5 2 2 1 7 4
Drapeau : Mexique 1986 Huitième de finale 10e 4 2 1 1 12 5
Drapeau : Italie 1990 Groupe 1er tour (douzième de finale) 17e 3 1 0 2 4 4
Total 7/14 31 15 6 10 53 34
Parcours en Championnat d'Europe
Année Résultat Class. J G N P bp bc
Drapeau : France 1960 Finale Vainqueur 2 2 0 0 5 1
Drapeau : Espagne 1964 Finale 2e 2 1 0 1 4 2
Drapeau : Italie 1968 Demi-finale 4e 2 0 1 1 0 2
Drapeau : Belgique 1972 Finale 2e 2 1 0 1 1 3
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie 1976 Quart de finale [3] - - - - - - -
Drapeau : Italie 1980 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : France 1984 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1988 Finale 2e 5 3 1 1 7 4
Drapeau : Suède 1992 Qualifié [4]
Total 6/9 13 7 2 4 17 12

Principaux joueurs[modifier | modifier le code]

Gardiens de but

 

Défenseurs

     

Milieux

       

Attaquants

 *    

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

La liste suivante présente les différents sélectionneurs de l'équipe d'Union soviétique[5].

Records[modifier | modifier le code]

Joueurs les plus capés
Sélections Joueur Période Buts
112 Oleg Blokhine 1972–1988 42
91 Rinat Dasaev 1979-1990 0
90 Albert Chesternev 1961-1971 0
80 Anatoli Demyanenko 1981-1990 6
79 Vladimir Bessonov 1977-1990 4
Meilleurs buteurs
Buts Joueur Période Matches
42 Oleg Blokhine 1972-1988 112
29 Oleg Protasov 1984-1991 68
26 Valentin Ivanov 1956-1965 59
25 Eduard Streltsov 1955-1968 38
22 Viktor Kolotov 1970-1978 55

source: http://www.rsssf.com/miscellaneous/ussr-recintlp.html

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Andreï Balitskiy, « Soviet Union - International Results 1911-1935 - Details », RSSSF,
  2. Jérôme Duval, « Le football chilien, entre répression et rébellion », sur www.cadtm.org,
  3. De 1960 à 1976, les quarts de finale se jouent en matchs aller-retour, hors tournoi. La dite "phase finale" ne concerne que le dernier carré : les demi-finales, le match pour la troisième place et la finale.
  4. Phase finale disputée par la CEI qui sera éliminée au premier tour.
  5. (ru) « Liste des sélectionneurs de l'Union soviétique », sur footballfacts.ru (consulté le 14 juin 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]