Structure pyramidale des ligues de football en Belgique

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Le football belge est composé de plusieurs divisions destinées aux clubs de football belge. Les compétitions sont organisées par l'URBSFA. À côté de ces compétitions de l'URBSFA, on trouve aussi de plus petites compétitions totalement indépendantes et destinées à des clubs amateurs liés à d'autres fédérations de football.

Structure[modifier | modifier le code]

La nouvelle pyramide selon la réforme votée le 15/06/2015. La dénomination des divisions et des séries pourraient être adaptées.

Niveau Division
1 Division 1-A (Jupiler Pro League)
16 clubs
2 Division 1-B (Proximus League)
8 clubs
3 Division 1 Amateur
16 clubs
4 Division 2 Amateur A
16 clubs néerlandophones
Division 2 Amateur B
16 clubs néerlandophones
Division 2 Amateur C
16 clubs francophones/germanophones
5 Division 3 Amateur A
16 clubs néerlandophones
Division 3 Amateur B
16 clubs néerlandophones
Division 3 Amateur C
16 clubs francophones/germanophones
Division 3 Amateur D
16 clubs francophones/germanophones
6+ Niveaux provinciaux
Divisé en 9 provinces
6 Provinciale 1
7 Provinciale 2
8 Provinciale 3
9 Provinciale 4 (pas en Province de Luxembourg)

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de l'histoire, la structure des compétitions en Belgique a été plusieurs fois modifiée. Mais les « grands » changements ont été au nombre de quatre :

  • 1909 : création du 2e niveau national (appelé « Promotion »)
  • 1927 : création du 3e niveau national (qui hérite du nom de « Promotion »)
    • 1931 : ajout d'une 4e série au 3e niveau.
  • 1952 : création du 4e niveau national (qui hérite du nom « Promotion »)
  • 2015 : scission entre le football rémunéré et le football amateur, instauration officielle de la « régionalisation »[1] des séries à partir du 4e niveau, création d'un 5e niveau régionalisé.

1895[modifier | modifier le code]

La première compétition a été organisée en 1895. Les premières années, il y avait une première division ou « Coupe de Championnat » constituée de 5 à 7 équipes dans une série nationale. Rapidement, un deuxième niveau est organisé. Cette « Division 1 » consiste les premières années en tours régionaux puis un tour final avec les meilleures équipes pour désigner le vainqueur. Dépendant des équipes participantes, la répartition en régions et la structure du tour final variait au cours des années. Une série brabançonne et une série liégeoise, les vainqueurs jouaient une finale avec un match aller-retour.

1898[modifier | modifier le code]

En 1898, il y avait deux séries au plus haut niveau. Une série comptait 5 équipes des provinces de Anvers, Brabant, Liège et du Limbourg. L'autre série, des équipes de Flandre occidentale et orientale. Une finale en deux matchs décidait alors du champion. En dessous il y avait une « Division II » avec des clubs brabançons et liégeois. Les vainqueurs jouaient une finale pour désigner qui monterait en division 1. Le même système a été utilisé en 1899/1900.

1900[modifier | modifier le code]

En 1900/01, il n'avait de nouveau plus qu'une seule série organisée pour le titre national, la « Division d'Honneur », à laquelle 9 équipes de tout le pays prenait part. En dessous, la « Division 1 » subsistait : une série avec des clubs de Anvers, du Brabant, de Liège, Namur et de Flandre. Le nombre d'équipe variait selon le nombre d'équipe dans la région. Six équipes jouait via des éliminations directes pour le titre de champion de division 1.

1901[modifier | modifier le code]

En 1901/02 a à nouveau été divisée en deux séries : A et B. Les deux premiers des deux séries jouaient des play-offs pour désigner le champion. La « Division 1 ». La « Division 1 » consistait en un tour final de quatre équipes qui s'était qualifiées via la « Division II » (division régionale à l'époque). En 1903/04, ce tour final en "Première division" comptait 5 équipes.

1904[modifier | modifier le code]

En 1904/05, toutes les équipes étaient à nouveau réunies dans une division commune, la « Division d'honneur ». À partir de 1908, cette division comptait 12 équipes. Le système restait inchangé pour les divisions inférieures. En 1907, 8 équipes se qualifiaient de la « Division II » pour la « Première division », l'année suivante 9. Finalement la « Première division » était ainsi composée d'une douzaine d'équipes. En dessous, il y avait le niveau provincial. En 1921, les deux divisions sont passées à 14 clubs.

1923[modifier | modifier le code]

En 1923, la deuxième division a été divisée en deux séries : « Première division A » et « Première division B », chacune comptait 14 clubs. Des play-off entre les deux vainqueurs décidaient du champion de cette deuxième division.

1926[modifier | modifier le code]

En 1926, les deux séries de deuxième division ont été fusionnées et on rejouait avec l'ancien système avec une « Division d'honneur » et une « Première division » de chacune 14 équipes. En dessous, une troisième division est créée avec trois séries A, B et C. Les trois vainqueurs de cette « Deuxième division » étaient promus en « Première division ».

1931[modifier | modifier le code]

En 1931, le nombre de clubs est à nouveau adapté. La « Première division » est de nouveau scindée en deux séries A- et B- de 14 clubs. Aussi à la « Deuxième division », une série D est ajoutée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la compétition n'est pas organisée lors des saisons 1939/40 et 1944/45. En 1940/41, une compétition non officielle se tient avec deux séries « Division d'honneur » dont le top 4 des séries A- et B- se qualifient pour les quart de finale d'un play-off. En 1942/43, toutes les séries sont étendues à 16 clubs (en « Première division B » jouent seulement 15 équipes). Après la guerre, 19 équipes jouent en « Division d'honneur », 17 en « Première division A » et 18 en « Première division B », l'année suivante 17 dans la série B. En 1947, on ré instaure un système avec 16 équipes dans chaque série.

1952[modifier | modifier le code]

À partir de 1952/53, la compétition reçoit plus ou moins la structure qu'elle a encore actuellement. Le plus haut niveau, la « Première division » et le deuxième niveau, la « Deuxième division » comptent chacune 16 équipes. La « Troisième division » comptent deux séries de 16 équipes, une « Quatrième division » ou Promotion est créée avec des séries A, B, C et D. Le vainqueur de chaque série est promu dans une série supérieure, en deuxième division est automatiquement promu aussi le deuxième du classement. Les deuxième dernières équipes descendent d'un niveau.

1973[modifier | modifier le code]

En 1973/74, on instaure un tour final. Les deux dernières équipes de la Division 1 jouent un mini-championnat (6 matchs) contre les numéros quatre et cinq de la Division 2, les deux vainqueurs pourront apparaitre en D1, les perdants en D2. Les numéros un, deux et trois sont promus directement cette année parce qu'en 1974 on débute en première division avec 20 équipes. Le Sporting de Charleroi qui était alors 14e fut choisi pour évoluer en Division 1. En 1974/75, la Division 1 compte donc 20 équipes. En Division 2, on dispute un tour final entre les numéros 2 à 5 pour déterminer les 2 promus. On reviendra néanmoins sur l'extension de la compétition: en 1975 il y a 19 équipes en Division 1 et 18 en 1976. Le système de tour final en Division 2 est maintenu. Quatre clubs y participent: les vainqueurs de tranches complétés par les meilleures équipes du classement.

1993[modifier | modifier le code]

En 1993, on instaure le système à trois points en Division 2. À partir de 1994, le nombre d'équipes en D2 est étendu à 18, en 1993/94 on joue un play-off en Division 3 entre huit clubs (quatre de chaque série) pour déterminer le troisième promu. Les deux avant-derniers jouent également un play-off. En Quatrième division, un tour final identique est mis en place. En 1994, 18 équipes jouent en Division 2. Trois équipes de chaque série de la Division 3 jouent un tour final. En demi-finale, les deux dernières équipes de Division 2 sont ajoutées aux trois vainqueurs du premier tour. Le vainqueur final de ce tour final est alors promu en Division 2 (ou sauver sa place en D2), les autres restent en D3 (ou descendent en D3). Entre la troisième et la quatrième division, on instaure un tour final similaire. Les trois dernières équipes de chaque promotion jouent un tour final avec une équipe de provincial. En 1995, le système à trois points est instauré dans les autres divisions.

2008-2009[modifier | modifier le code]

À la fin de la saison 2007-08, le 17 mai 2008, un plan de réforme du championnat de D1 a été adopté par l'Union belge. Outre des playoffs en D1 en 2010, le plan prévoit de faire passer la D1 à 16 clubs au lieu de 18. Pour ce faire, au terme de la saison 2008-09, le champion de D2 montera en D1. les deux derniers clubs de D1 (17e et 18e) descendront en D2. Un tour final qualificatif opposera les clubs de D2 classés de la 2e à la 5e place. Les deux premiers de ce tour qualificatif prendront ensuite part à un tour final national incluant également les 15e et 16e de D1. Le vainqueur de ce tour final jouera la saison 2009-10 en D1[2]. Cette réforme, influençant inévitablement le système de relégations et de promotions vers et depuis les divisions inférieures a été voté sans l'accord des clubs de D2. Certains de ces clubs et La Ligue nationale (formée par les 19 clubs de D2) avaient porté plainte car cette réforme a de fortes conséquences pour la D2. À la suite d'un premier rejet de la plainte en première instance durant l'été 2008, la cour d'appel de Bruxelles a confirmé cette décision en janvier 2009. La réforme du championnat sera donc appliquée[3].

En Division 2, les deux derniers clubs (18e et 19e) sont relégués en D3. On notera que le championnat compte 19 clubs depuis 2007-08 à la suite de l'affaire Geel - Namur. Les champions de D3A et D3B son promus en D2. Les clubs classés 15e, 16e et 17e en D2 ainsi que les vainqueurs de tranches de D3 se disputent la dernière place vacante en D2[4].

2009-2010[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme adoptée en 2008, le championnat D1 2009-2010 prend une forme différente des éditions précédentes. Une phase "classique" se déroule en deux tours suivie de playoffs opposant en mini-championnat les six premiers clubs de la saison régulière[5]. Ces six clubs entament les playoffs avec 50 % des points (arrondis à l'unité supérieure) acquis pendant la saison régulière[2]. Le club premier au classement des playoffs est désigné champion. Les places en compétitions européennes sont également attribuées suivant ce classement.

En Division 3, chacune des 2 séries compte 18 clubs afin d'absorber les clubs descendant à la suite de la réforme des championnats.

2010-2011[modifier | modifier le code]

Le fonctionnement de la saison précédente est confirmé avec une modification concernant les descendants potentiels. Les clubs qui terminent aux 15e et 16e places de la saison régulière s'affrontent lors d'un mini-championnat de cinq matchs (ce qui ne les laisse plus inactifs comme la saison précédente). Le 15e début ces matchs avec un avantage de 3 points et bénéfice de trois matchs à domicile: le 1er, 2e et le 3e. Le gagnant de mini-championnat joue les barrages contre des clubs de D2. Le perdant descend directement en D2[6].

Une réforme, finalement avortée, des divisions inférieures avait été prévue. Celle-ci prévoyait une suppression des 2 séries de D3. La D3 serait devenue Division d'honneur et n'aurait compté que 18 clubs (pour la première saison, les 2 relégués de D2 ainsi que les 8 meilleures équipes de deux séries de D3 de la saison 2009-2010). En dessous de cette division d'honneur, on aurait trouvé deux Division 1 Amateurs de chacune 16 clubs. Les 4 Promotions, qui auraient compté également chacune 16 clubs, seraient devenues ainsi des D5[7]. Cette réforme n'a toutefois pas été adoptée, laissant D3 et Promotions telles que précédemment.

2015[modifier | modifier le code]

À l'initiative des cercles professionnels, une refonte complète de la structure pyramidale a été votée le par la "Commission Nationale d'Etudes" (CNE) de l'URBSFA. Cette restructuration en profondeur sera très certainement validée par la prochaine AG annuelle de l'URBSFA.

Le principal tenant de cette réforme est la stricte séparation entre le football rémunéré et le football amateur. À partir de la saison 2016-2017, le football rémunéré est réservé à 24 clubs, tenus de respecter des critères précis et stricts afin d'être titulaire de la licence professionnelle nécessaire. Ces 24 formations seront réparties en deux séries (1 de 16 clubs et l'autre 8 clubs). Les équipes professionnelles ne descendront plus sous le 2e niveau.

Derrière les Professionnels se placera tout le football amateur composé de trois grandes catégories, par ordre d'importance: "nationale", "régionale" et "provinciale".

Le niveau national ne comptera qu'une seule division de 16 équipes (lesquelles pourraient devoir répondre à certains critères non encore connus dans le détail). Cette division national prend le nom de "Superligue Amateur" ou "Division 1 Amateur".

L'échelon régional est subdivisé en deux divisions respectivement de 3 et 4 séries. À ce niveau, les formations sont réparties sur base géographique et même "politique" puisque l'appartenance linguistique devient un critère de répartition. La "Division 2 Amateur" est le niveau 4, alors que la "Division 3 Amateur" est le niveau 5.

Le niveau provincial reste inchangé, mais il recule d'un cran: les 9 séries de P1 devenant le 6e niveau.

Cette réforme et sa mise en œuvre « rapide » ont été provoquées par les cercles des anciennes D1 et D2 qui ont contraint les ligues inférieures à accélérer la mise en œuvre de la réforme qu'elles préparaient depuis plusieurs saisons. La décision a été aussi facilitée par le choix de l'URBSFA quant à l'interprétation de ses propres règlements. En effet , contrairement aux textes réglementaires (Règlement de l'URBSFA, Titre 1, Chapitre 3, Article 119, aliéna 111), c'est la "CNE" qui pose le vote souverain suffisant et non pas l'AG du Comité Exécutif qui n'a plus qu'à valider.

Dès avant la confirmation de l'approbation de la réforme, un club (K. FC Beerschot-Wilrijk) a annoncé qu'il attaquait la fédération belge devant un tribunal des référés car, selon le club "la fédération ne respecte pas les dispositions en vigueur selon l'UEFA et la FIFA". Beerschot-Wilrijk qui vient d'obtenir deux montées consécutives (2014 et 2015) se retrouve au 3e niveau où il sera bloqué en raison de la nouvelle réforme, alors que l'ambition des Anversois est d'atteindre le 2e étage le plus vite possible.

Structure avant 2015[modifier | modifier le code]

Les compétitions sont organisées par l'URBSFA, la fédération belge de football. Il y a quatre niveaux ou divisions de football national organisés et en dessous plusieurs niveaux provinciaux liés aux différentes provinces de Belgique. L'illustration ci-dessous montre ces différents niveaux. À la fin de la saison, les équipes peuvent monter ou descendre d'une division. Normalement, le champion dans une série peut monter directement au niveau supérieur. Quelques autres équipes disputent un tour final pour accéder au niveau supérieur ou pour éviter la descente. Quand une même division compte plusieurs séries, les clubs sont le plus souvent répartis en fonction de leur situation géographique.

Niveau Division
1 D1A (Jupiler Pro League)
16 clubs
2 D1B (Proximus League)
18 clubs
3 Division 3 A
18 clubs
Division 3 B
18 clubs
4 Promotion A
16 clubs
Promotion B
16 clubs
Promotion C
16 clubs
Promotion D
16 clubs
5+ Niveaux provinciaux
Divisé en 9 provinces
5 Provinciale 1
6 Provinciale 2
7 Provinciale 3
8 Provinciale 4

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'en 2015, les séries des 3e et 4e étaient composée sur base géographique par souci de facilité et de logique pour les clubs. Longtemps le règlement prévoyait que trois provinces distinctes devaient être représentées dans une même série du 4e niveau. En 2012, ce quota fut ramené à deux provinces distinctes.
  2. a et b Le Soir. Une réforme acquise au forceps. Consulté en ligne le 20 mai 2008
  3. Le Soir. Réforme du championnat de foot : la D2 déboutée. 20 janvier 2009. Consulté en ligne le 7 mars 2009.
  4. Lesoir.be, Quatre clubs wallons vers la D3?, 16 février 2009, consulté le 6 avril 2009.
  5. Le Soir. Division 1 : pas de test-match avant les playoffs. 7 mars 2009. Consulté en ligne sur Lesoir.be le 7 mars 2009.
  6. « Le championnat de D1 pour les nul(le)s », sur Le Soir (lesoir.be), Bruxelles: Rossel, (consulté le 30 juillet 2010)
  7. LeSoir.be, d'après BELGA, D3 : une seule série à 18 clubs en 2010-2011, 29 mars 2009, consulté en ligne le 6 avril 2009.