Marc Wilmots

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Marc Wilmots
Image illustrative de l’article Marc Wilmots
Marc Wilmots le .
Biographie
Nom Marc Robert Wilmots
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Naissance (52 ans)
Jodoigne (Belgique)
Taille 1,84 m (6 0)[1]
Poste Attaquant, entraîneur, sélectionneur
Parcours junior
Années Club
1980-1985Drapeau : Belgique JS Jodoigne
Parcours professionnel1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1985-1988Drapeau : Belgique K Saint-Trond VV065 0(32)
1988-1991Drapeau : Belgique FC Malines087 0(24)
1991-1996Drapeau : Belgique Standard de Liège164 0(67)
1996-2000Drapeau : Allemagne FC Schalke 04104 0(21)
2000-2001Drapeau : France Girondins de Bordeaux035 0(10)
2001-2003Drapeau : Allemagne FC Schalke 04034 00(6)
1987-2003 Total 426 (135)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1990-2002Drapeau : Belgique Belgique070 0(28)[2]
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
2003Drapeau : Allemagne FC Schalke 043v 1n 4d
2004-2005Drapeau : Belgique K Saint-Trond VV5v 6n 13d
2009-2012Drapeau : Belgique Belgique(adjoint)
2012-2016Drapeau : Belgique Belgique34v 8n 9d
2017Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d’Ivoire2v 1n 4d
2019Drapeau : Iran Iran3v 1n 2d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels (amicaux validés par la FIFA compris).
Dernière mise à jour : 5 décembre 2019

Marc Wilmots
Illustration.
Fonctions
Sénateur de Belgique
Législature 2003-2007
Biographie
Nom de naissance Marc Robert Wilmots
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance Dongelberg (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique MR
Conjoint Katrien Lambeets
Enfants Marten Wilmots
Reno Wilmots
Athena-Lena Wilmots
Profession Footballeur
Entraîneur

Marc Wilmots, né le à Dongelberg en Belgique, est un ancien footballeur international belge devenu entraîneur. Il a également exercé les fonctions de sénateur et de consultant[réf. nécessaire].

Au début de sa carrière, on le surnomme « Le Taureau de Dongelberg », en référence à ses origines, son gabarit et sa combativité. Après son transfert à Schalke 04, le surnom qui lui est le plus souvent appliqué est "Willy" ou "Willie".

Avec l'équipe de Belgique, il compte 70 sélections au poste d'attaquant[3].

De [4] à , il occupe le poste d'entraîneur de l'équipe nationale belge de football. L'Union belge de football décide de se séparer de lui à la suite de la défaite contre le Pays de Galles durant l'Euro 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débutant au CS Jodoigne, il rejoint le Saint-Trond VV en 1986 et commence sa carrière en Division 1 deux ans après[réf. souhaitée].

Il rejoint ensuite le FC Malines avec lequel il remporte un titre de Champion de Belgique en 1989. Puis, il va au Standard de Liège où il remporte une Coupe de Belgique[5] avant de partir dans le club allemand du FC Schalke 04. Il devient vite un chouchou du public. Sa combativité est très appréciée outre-Rhin. Il souffre de plusieurs graves blessures dont il se remettra à chaque fois à une vitesse impressionnante. En 2003, il met un terme à sa carrière de joueur et entame sa carrière d'entraineur dans son club du FC Schalke 04 de mars à .

Marc Wilmots a 70 capes à son actif avec l'équipe de Belgique. Il a également inscrit 28 buts[6]. Sa participation à la Coupe du monde 2002 lui vaut une nomination au Ballon d'or européen. Tout le monde en Belgique se souvient encore de son but contre le Brésil en huitièmes de finale, annulé sans raison par Peter Prendergast, l'arbitre de la rencontre, alors que le marquoir indiquait 0-0[7].

Il est élu sénateur en 2003 sur la liste du MR de son ami Louis Michel. Il récolte un nombre remarquable de voix de préférence personnelles.

En 2004, il revient au Saint-Trond VV comme entraîneur. L'expérience a été peu concluante : il a été licencié avant la fin de la saison, huit mois après son arrivée[8].

Accaparé par d'autres occupations, notamment son travail d'entraîneur de football et n'ayant plus à ce titre la possibilité de remplir effectivement son mandat électif, il annonce en été 2005 son souhait de ne plus toucher de rémunération tout en gardant son mandat : n'ayant plus de suppléant pour reprendre son siège, sa démission signifierait la perte d'un siège pour son parti. Le bureau du Sénat refuse cette demande au motif que la responsabilité et la dignité que représente une élection au suffrage universel dépassent l'enjeu salarial. Marc Wilmots continua de percevoir un traitement dont il annonça qu'il reverserait le montant après impôts à des œuvres caritatives.

En 2008, il refuse de devenir l'entraîneur adjoint de René Vandereycken à la tête de l'équipe nationale belge. Dick Advocaat devient le sélectionneur de l'équipe nationale belge lors du limogeage de René Vandereycken en 2009 ; le , Marc Wilmots le rejoint en tant qu'entraîneur adjoint.

Le , Dick Advocaat, plus intéressé par "le défi sportif" que lui propose la Russie[9], annonce à l'Union belge de football qu'il quitte les Diables Rouges avec effet immédiat, ce que lui reproche vivement l'Union Belge[10]. Advocaat déclare à cette occasion qu'il n'a « pas perdu son temps en un an et les Diables Rouges non plus », ajoutant qu'il considère Marc Wilmots comme « le successeur idéal »[11]. Georges Leekens devient alors entraîneur de l'équipe belge et Marc Wilmots reste entraîneur adjoint. En , Georges Leekens n'ayant obtenu que des résultats décevants avec l'équipe nationale et ayant délaissé cette dernière au profit du Club de Bruges, Marc Wilmots devient sélectionneur fédéral des Diables Rouges. Initialement entraîneur pour deux rencontres amicales, il signe finalement un contrat de deux ans le [4]. Depuis le début de son mandat, les Diables Rouges semblent transcendés. Non seulement les résultats sont présents mais un style de jeu dominateur, spectaculaire et efficace semble émerger. En effet selon beaucoup d'observateurs, Marc Wilmots arrive à tirer la quintessence du groupe grâce à une fine psychologie et un style qui n'appartiennent qu'à lui.[réf. nécessaire]

Le , la Belgique se qualifie pour la Coupe du monde 2014, où elle atteindra les quarts de finale. Il est crédité pour avoir « su fédérer une équipe et lui donner une âme »[12]. Il mènera ensuite la Belgique à la 1re place mondiale au ranking FIFA, après avoir battu Israël en qualifications pour l'Euro 2016. Il qualifiera justement les Diables rouges pour l'Euro 2016.

Après 3 matchs de préparation jugés peu convaincants, voire calamiteux, par la presse internationale et belge [13],[14],[15],[16], les Diables Rouges s'inclinent contre l'Italie en poules, alignent ensuite trois victoires (Irlande et Suède en poules et Hongrie en huitièmes de finale) puis sont éliminés par le pays de Galles en quarts de finale de l'EURO 2016. La tactique est pour beaucoup de personnalités la cause principale de ces échecs et tous les éditorialistes de la presse belge invitent Wilmots à se retirer[17].

Le vendredi , d'un commun accord, Marc Wilmots est remercié par l'Union belge qui se déclare à la recherche d'un nouvel entraîneur.

Son bilan à la tête de l'équipe nationale de 34 victoires sur un total de 51 matchs joués soit 66,67 % de victoires est le meilleur qu'un entraineur ait jamais réalisé.

Le , il est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire. Il quitte de commun accord la sélection ivoirienne le à la suite de la non-qualification de celle-ci à la coupe du monde 2018.

Le , le président de la fédération iranienne de football annonce que Marc Wilmots sera le sélectionneur de l'équipe nationale jusqu'au Mondial 2022. Il devient officiellement le nouveau sélectionneur de l'équipe iranienne le .

Le , Marc Wilmots a démissionné de son poste de sélectionneur de l'Iran[18].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marc Wilmots est marié depuis à Katrien Lambeets, fille de l'ancien président du club de Saint-Trond, Guy Lambeets. Il habite Bordeaux. Il a trois enfants : Marten, Reno et Athena-Lena. Il parle parfaitement les trois langues officielles de la Belgique : le français, l'allemand et le néerlandais.

Palmarès[modifier | modifier le code]

En tant que joueur[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En Équipe de Belgique[modifier | modifier le code]

  • 70 sélections et 28 buts entre 1990 et 2002
  • Participation à la Coupe du Monde en 1994 (1/8 de finaliste)
  • Participation à la Coupe du Monde de 1998, en France, où la Belgique fut éliminée au premier tour.
  • Participation, en tant que capitaine de la sélection, à la Coupe du Monde en 2002 (1/8 de finaliste)

En tant qu'entraîneur[modifier | modifier le code]

Avec l'Équipe de Belgique[modifier | modifier le code]

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Statistiques de joueur[modifier | modifier le code]

En Club[modifier | modifier le code]

Saison Club Pays Championnat Coupe C1 C2 C3 SC
Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts
1985 - 1987 RAS Jodoigne LS Drapeau de la Belgique Belgique
1987 - 1988 K Saint-Trond VV Drapeau de la Belgique Belgique 30 9 1 0
1988 - 1989 FC Malines Drapeau de la Belgique Belgique 29 4 6 2
1989 - 1990 FC Malines Drapeau de la Belgique Belgique 26 10 4 0
1990 - 1991 FC Malines Drapeau de la Belgique Belgique 32 8 2 0
1991 - 1992 Standard de Liège Drapeau de la Belgique Belgique 33 10
1992 - 1993 Standard de Liège Drapeau de la Belgique Belgique 25 22 1 0 6 2
1993 - 1994 Standard de Liège Drapeau de la Belgique Belgique 28 11 4 3
1994 - 1995 Standard de Liège Drapeau de la Belgique Belgique 24 10
1995 - 1996 Standard de Liège Drapeau de la Belgique Belgique 26 14
1996 - 1997 FC Schalke 04 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 29 6 2 1 11 5
1997 - 1998 FC Schalke 04 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 31 7 2 1 7 2
1998 - 1999 FC Schalke 04 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 12 1 1 0 2 1
1999 - 2000 FC Schalke 04 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 32 7 2 0
2000 - 2001 Girondins de Bordeaux Drapeau de la France France 30 8 5 2
2001 - 2002 FC Schalke 04 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 24 6 6 0 3 0
2002 - 2003 FC Schalke 04 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 10 0 1 0 3 1

Sources : L'équipe.fr[19]

En sélection[modifier | modifier le code]

Dernière mise à jour le

Marc Wilmots a fait partie de l'équipe nationale belge de 1990 à 2002.

Statistiques en matchs officiels :

  • 70 sélections en équipe A ; 28 buts[6].
But Date Stade, ville, pays Adversaire Résultat Match, compétition
1er Parc des Princes, Paris, France Drapeau : France France N 3-3 Match amical
2e Stade Roi Baudouin, Bruxelles, Belgique Drapeau : Chypre Chypre V 1-0 Éliminatoire Coupe du monde 1994
3e Svangaskard, Toftir, Îles Féroé Drapeau : Îles Féroé Îles Féroé V 0-3
4e
5e Stade Roi Baudouin, Bruxelles, Belgique Drapeau : Îles Féroé Îles Féroé V 3-0
6e
7e Stade Roi Baudouin, Bruxelles, Belgique Drapeau : Gabon Gabon V 2-1 Match amical
8e
9e Stade Roi Baudouin, Bruxelles, Belgique Drapeau : Pays de Galles Pays de Galles V 3-2 Éliminatoire Coupe du monde 1998
10e Stade Roi Baudouin, Bruxelles, Belgique Drapeau : Norvège Norvège N 2-2 Match amical
11e Stade Roi Baudouin, Bruxelles, Belgique Drapeau : Colombie Colombie V 2-0
12e Stade Chaban-Delmas, Bordeaux, France Drapeau : Mexique Mexique N 2-2 Coupe du monde 1998
13e
14e Stade Jan Breydel, Bruges, Belgique Drapeau : Finlande Finlande D 3-4 Match amical
15e Feijenoord Stadion, Rotterdam, Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas N 5-5
16e Stade Via del Mare, Lecce, Italie Drapeau : Italie Italie V 1-3
17e Parken Stadium, Copenhague, Danemark Drapeau : Danemark Danemark N 2-2
18e Skonto stadions, Riga, Lettonie Drapeau : Lettonie Lettonie V 0-4 Éliminatoire Coupe du monde 2002
19e Stade Roi Baudouin, Bruxelles, Belgique Drapeau : Saint-Marin Saint-Marin V 10-1
20e Hughenden Stadium, Glasgow, Écosse Drapeau : Écosse Écosse N 2-2
21e Stade Roi Baudouin, Bruxelles, Belgique Drapeau : Lettonie Lettonie V 3-1
22e Stadio Olimpico (Serravalle), Serravalle, Saint-Marin Drapeau : Saint-Marin Saint-Marin V 1-4
23e
24e Stadion Eden, Prague, République tchèque Drapeau : Tchéquie Tchéquie V 3-1 Match amical
25e Stade de France, Paris, France Drapeau : France France V 1-2
26e Stade Saitama 2002, Saitama, Japon Drapeau : Japon Japon N 2-2 Coupe du monde 2002
27e Stade d'Oita, Oita, Japon Drapeau : Tunisie Tunisie N 1-1
28e Stade Ecopa de Shizuoka, Shizuoka, Japon Drapeau : Russie Russie V 3-2

Entraîneur[modifier | modifier le code]

Mis à jour le 5/12/2019.

Club Début Fin Résultats
M V N D % Victoires
Drapeau : Allemagne Schalke 04 2003 2003 8 3 1 4 37.50
Drapeau : Belgique K Saint-Trond VV 2004 2005 22 5 6 11 22.73
Drapeau : Belgique Belgique 2012 2016 51 34 8 9 66,67
Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d’Ivoire 2017 2017 7 2 1 4 28,57
Drapeau : Iran Iran 2019 2019 6 3 1 2 50
Total 94 47 17 30 50

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.transfermarkt.fr/marc-wilmots/profil/spieler/286
  2. (en) « Fiche de Marc Wilmots », sur RSSSF.com
  3. Michel Lecomte, sur La Première en radio (émission du 11/10/2014).
  4. a et b « Wilmots entraînera les Diables Rouges jusqu'au Mondial 2014 », sur RTL sport (consulté le ).
  5. Carrière du joueur au Standard de Liège sur le site standard.be
  6. a et b « Fiche de Marc Wilmots », sur RBFA.be
  7. Biographie de Marc Wilmots sur le site infosports.be évoquant son but annulé contre le Brésil en 2002
  8. « Marc Wilmots n'a pas résisté à la défaite à Ostende REPÈRES Déjà six entraîneurs limogés », sur Le Soir (consulté le )
  9. « Advocaat: le ressort était un peu cassé », sur Le Soir (lesoir.be), Bruxelles: Rossel, (consulté le )
  10. URBSFA, « Réaction de l'URBSFA suite au départ d'Advocaat » [archive du ], sur URBSFA (footbel.com), (consulté le )
  11. « Advocaat: Wilmots est mon successeur idéal », sur Le Soir (lesoir.be), Bruxelles : Rossel, (consulté le )
  12. Jean-Pierre Stroobants, « Football : la Belgique fête le retour de ses Diables Rouges au Mondial », Le Monde, (consulté le )
  13. « Une ultime répétition laborieuse mais victorieuse pour les Diables », sur RTBF Sport, (consulté le ).
  14. « Belgique - Finlande: "On va donc a l'euro avec 9 chèvres et 2 backs ou... 2 bacs ?"... Les supporters ne digèrent pas le spectacle consternant ! », La Dernière Heure/Les Sports,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. Grégory Ienco, « Belgique-Finlande (1-1): Lukaku a évité l’humiliation aux Diables rouges », Le Soir,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  16. « Euro 2016 (préparation) : La Belgique renverse la Norvège… sans convaincre », sur RMC SPORT, RMC SPORT (consulté le ).
  17. « La presse belge réclame le départ de Wilmots », sur 7sur7.be, (consulté le ).
  18. (en-US) « Iran: Marc Wilmots resigns from his position as coach - Football News 24 », Football News 24,‎ (lire en ligne, consulté le )
  19. a b c d e et f « Fiche de Marc Wilmots », sur L'Équipe.fr
  20. « Marc Wilmots élu meilleur entraîneur de l’année au Globe Soccer Awards » le 27 décembre 2015 sur lesoir.be. (Consulté le 29/12/2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carette, Christian. Marc Wilmots, diable d'homme. Bruxelles: Luc Pire, 2003. (ISBN 2-87415-322-2).