Football aux Jeux olympiques d'été de 1948

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Football aux Jeux olympiques d'été de 1948
Description de l'image London Olympics.jpg.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) CIO / FIFA / BOA / FA
Édition 11e édition mais 7e officielle pour la FIFA et 9e officielle pour le CIO[note 1].
Lieu(x) Drapeau : Royaume-Uni Londres
Date Du 26 juillet au 13 août 1948
Participants 23 inscrits, 18 participants
Épreuves 1
Site(s) 11 stades (dans 3 villes)
Palmarès
Tenant du titre Drapeau de l'Italie Italie
Vainqueur Drapeau : Suède Suède (Premier titre)
Finaliste Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie
Troisième Drapeau : Danemark Danemark
Buts 102
Meilleur joueur Drapeau : Suède Gunnar Gren
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Suède Gunnar Nordahl et
Drapeau : Danemark John Hansen (7 buts)

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Le tournoi de football des Jeux olympiques de 1948, organisés à Londres comme en 1908, est la onzième édition d’une épreuve de football lors de Jeux olympiques ; il ne s’agit cependant que de la neuvième à être reconnue par le CIO et la septième par la FIFA. La compétition, uniquement masculine, se déroule du 26 juillet au et est organisé par la Comité olympique britannique (British Olympic Association) ainsi que par le Fédération anglaise de football (The Football Association). Les matchs, tous à élimination directe, sont joués dans onze stades à Londres, Portsmouth et Brighton. Dans le contexte de l'Après-guerre, à la suite de la Seconde Guerre mondiale, aucune installation sportive nouvelle n’est construite pour ces Jeux qui se déroulent dans une ville fortement touchée par le Blitz et en pleine reconstruction.

Le football constitue l'un des dix-sept sports officiels des Jeux olympiques d'été de 1948. Bien que vingt-trois équipes soient inscrites pour le tournoi, seules dix-huit y participent effectivement. L’Inde, la Corée du Sud et l’Afghanistan participent pour la première fois aux Jeux olympiques. L’Italie, tenante du titre, et la Suède sont favorites. La compétition voit l’Italie être éliminée en quart de finale par le Danemark. La Suède remporte son premier titre olympique en battant en finale la Yougoslavie et avec sept buts, le Danois John Hansen et le Suédois Gunnar Nordahl terminent meilleurs buteurs de la compétition. La médaille de bronze est remportée par le Danemark.

Ce tournoi de football est la première compétition internationale importante dans ce sport depuis 1945. Le public britannique, très enthousiaste, accorde sa sympathie à l'équipe d'Inde, ancien Raj britannique, dont la particularité est de jouer pieds nus. Il s’agit aussi de la dernière épreuve olympique de football remportée par une équipe de l’Ouest, avant la domination des pays du bloc de l’Est entre 1952 et 1980.

Contexte et préparation[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

La Coupe du monde de 1938[1], organisée en France, est la dernière compétition mondiale avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale même si cette compétition et la Coupe internationale 1936-1938[2] avaient déjà été impactées par le forfait des Autrichiens en raison de l'Anschluss (annexion de l'Autriche par l’Allemagne en 1938). La Coupe du monde 1938 est remportée par l'Italie de Mussolini, qui a déjà remporté l'édition 1934[3] et les Jeux olympiques de 1936[4],[5].

Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale met entre parenthèses le football en Europe et dans le monde. Seule l'Amérique du Sud, loin des théâtres de combat, voit le maintien des compétitions, notamment de la Copa América, avec plusieurs éditions (1941[6], 1942, 1945[7], 1946[8] et 1947[9], remportées par l'Argentine à l'exception de l'édition 1942[10] remportée par l'Uruguay). En Europe, quelques matchs amicaux sont organisés entre pays de l'Axe (Allemagne, Slovaquie[11], Hongrie, Roumanie, Croatie, Italie, Bohême-Moravie) et pays neutres (Espagne, Portugal, Suisse[12] et Suède) entre 1939 et 1945, reconnus par la FIFA comme des matchs internationaux.

Après 1945, l'Europe est en reconstruction et des matchs amicaux sont organisés. Du fait des sanctions internationales envers les vaincus[13], l'Allemagne et le Japon ne sont pas autorisés à participer à des compétitions internationales[note 2]. Rapidement, plusieurs compétitions internationales existantes reprennent :

Le tournoi de football aux Jeux olympiques de 1948 se déroule donc dans un contexte de reconstruction politique et footballistique.

Équipes participantes[modifier | modifier le code]

Carte tricolore. En bleu foncé, les pays engagés. En noir, les pays ayant déclaré forfait.
Carte des pays engagés. En noir, les pays qui ont déclaré forfait avant le début du tournoi.

Au départ, vingt-trois équipes sont inscrites pour ce tournoi. La FIFA et le CIO acceptent seulement seize équipes au premier tour, d'où la nécessité de faire un tour préliminaire plusieurs jours avant la date de l’ouverture officielle des Jeux olympiques. Le tirage au sort est effectué à Zurich[note 3], le 17 juin 1948.

Après le tirage, cinq équipes se désistent (le Pakistan, Israël, la Pologne, la Birmanie et la Hongrie[15]) et seules dix-huit équipes participent au tournoi[16].

Le Japon et l'Allemagne, tous les deux quarts-de-finalistes en 1936, ne sont pas autorisés à disputer les Jeux olympiques[13]. Le favori de la compétition est la Suède : malgré la défaite quatre buts à deux contre l'Angleterre à Highbury[17], les Suédois impressionnent les observateurs anglais. Les entraînements intensifs combinés à un programme de coaching font de l'équipe des fameux ailiers Rosén et Liedholm[18] une sélection en forme pour les Jeux de Londres.

Les 18 équipes participantes
par continent et par expérience
Europe
10 équipes dont celle du pays hôte
Amérique du Nord
2 équipes
Afrique
1 équipe
Asie
4 équipes

Entre parenthèses, le nombre de participations aux Jeux olympiques.

Préparation des équipes[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc de plusieurs joueurs pieds nus s'élevant en l'air pour prendre le ballon de la tête.
La sélection indienne s'entraînant au camp olympique de Richmond Park en 1948.

La Grande-Bretagne, pays organisateur, se prépare en disputant plusieurs matchs en 1948[19] : tout d'abord, en affrontant le 28 février à Portsmouth le club écossais de première division Queen's Park Football Club, qu'elle bat sur le score de quatre buts à zéro grâce à un triplé de Bill Amor. Le 8 mai, pour définir les joueurs britanniques, un match entre deux sélections britanniques, appelées Team A et Team B est joué à Blackpool. Jugé terne[20], il se solde par une victoire de la Team A sur le score de trois buts à un. Elle connaît ensuite deux défaites le 20 juin contre les Pays-Bas à Amsterdam (défaite deux buts à un) et le 20 juillet contre le club suisse FC Bâle à Bâle (défaite trois buts à deux). Enfin cinq jours plus tard au stade Malakoff de Nantes, la Grande-Bretagne bat l'équipe de France olympique sur le score de trois buts à deux.

L'Inde, nouvellement indépendante[note 8], sélectionne dix-sept joueurs le 7 mai puis part dès le 6 juin pour son ancienne métropole, le Royaume-Uni[21]. Sur place, elle affronte diverses équipes de faible niveau (A Department Store XI, Metropolitan Police FC, Pinner FC, Hayes FC et Alexandra FC), qu'elle domine dont une victoire quinze buts à zéro contre A Department Store XI, le 13 juillet.

Du 10 février au 4 avril, dans le but de repérer des joueurs, le sélectionneur de la Chine assiste, essentiellement à Hong Kong mais aussi à Saïgon et à Macao, à une série de matchs entre des équipes de Hong Kong, Shanghai, Manille, Java, Saïgon, Macao, etc. La sélection finale, composée de joueurs de l’ethnie Han à travers l'Asie de l'Est (Hong Kong, Shanghai, Singapour[note 9] et Penang) est fixée le 6 avril. Du 1er mai au 17 juillet, elle réalise une grande tournée en Asie du Sud-Est et en Inde (Manille, Bangkok, Saïgon, Djakarta, Singapour, Bandung, Makassar, Surabaya et Calcutta) pour se préparer. Peu après l'arrivée de l'équipe au Royaume-Uni, elle affronte à deux reprises en amical à Londres la sélection olympique américaine, qu'elle bat les 23 (5-2) et 25 juillet (3-2)[22].

La Corée du Sud dispute un match remporté cinq buts à un le 6 juillet contre Hong Kong et à Hong Kong, mais ne joue après aucun match ni en Asie ni en Europe durant son voyage vers l’Angleterre, ni en Angleterre après son arrivée[18]. Quant à l’Égypte, elle connait malheureusement une épidémie durant sa préparation[18].

Pour chaque équipe présente, un terrain d'entraînement est alloué pour une demi-journée. Ainsi, au total, dix terrains d'entraînement sont mis à disposition par les organisateurs[18].

Stades retenus[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Sites des Jeux olympiques de 1948.
Voir l’image vierge
Sites des Jeux olympiques de 1948 à Londres.

L'épreuve de football est divisée en plusieurs phases :

Les stades utilisés sont ceux de clubs professionnels qui prêtent les infrastructures durant la compétition[réf. nécessaire].

Liste des stades utilisés pour la compétition
Ville Stade Club résident
Brighton Goldstone Ground Brighton & Hove Albion Football Club
Londres Craven Cottage Fulham Football Club
Londres Selhurst Park Crystal Palace Football Club
Londres Arsenal Stadium Arsenal Football Club
Londres Cricklefield Stadium Ilford Football Club
Londres Green Pond Road Walthamstow Avenue Football Club
Londres White Hart Lane Tottenham Hotspur Football Club
Londres Champion Hill Dulwich Hamlet Football Club
Londres Griffin Park Brentford Football Club
Londres Stade de l'Empire Équipe d'Angleterre
Portsmouth Fratton Park Portsmouth Football Club

Arbitres retenus[modifier | modifier le code]

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Photographie d'un arbitre en noir et blanc, en plan américain, de face, tenant un ballon dans ses mains.
Leo Lemešić.

Les arbitres officiant pour cette compétition sont désignés par la FIFA. Les arbitres de la compétition viennent tous d'Europe.

Beaucoup d'arbitres officient pour la première dans une compétition majeure et internationale. Seuls trois arbitres ont dirigé des finales de compétitions nationales majeures par le passé : le Yougoslave Lemešić, qui a dirigé la finale de la Coupe de Yougoslavie 1947-1948 et les deux Français Sdez et la Salle.Victor Sdez a arbitré les finales de la Coupe de France 1942-1943[24]. Charles de la Salle, quant à lui, a arbitré la finale de la Coupe de France 1939-1940[25].

De plus, les deux Français ont été juges de touche lors de la Coupe du monde 1938 (pour Sdez Tchécoslovaquie-Pays-Bas 3-0 a.p.[26] et Suède-Cuba 8-0[27] ; pour la Salle Hongrie-Indes orientales néerlandaises 6-0[28] et Brésil-Tchécoslovaquie 1-1 a.p.[29]).

Tour préliminaire[modifier | modifier le code]

Matchs originellement prévus[modifier | modifier le code]

Lors du tirage au sort, sept matchs sont planifiés, mais du fait des forfaits du Pakistan et de la Birmanie, plusieurs matchs sont annulés et les matchs Chine-Turquie, Égypte-Danemark et Suède-Autriche sont déplacés au premier tour[15]. Seuls deux matchs ont lieu.

Liste des matchs originellement prévus au stade du tour préliminaire
Date Pays Pays
26 juillet Luxembourg Drapeau : Luxembourg Drapeau : Afghanistan Afghanistan
Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas Drapeau : Irlande Irlande
Birmanie Flag of Burma (1948-1974).svg Drapeau : Inde Inde
Turquie Drapeau : Turquie Drapeau : République de Chine (1912-1949) Chine
27 juillet Yougoslavie Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Drapeau : Pakistan Pakistan
Danemark Drapeau : Danemark Drapeau : Égypte Égypte
Suède Drapeau : Suède Drapeau : Autriche Autriche

Matchs disputés[modifier | modifier le code]

Seuls deux matchs initialement prévus sont joués.


Pour sa seconde participation aux Jeux olympiques, l'Irlande retrouve les Pays-Bas comme lors des quarts de finale en 1924[42]. Elle ne peut rien face à l'efficacité des Néerlandais Wilkes — qui inscrit un doublé — et celle de Roosenburg (un but), malgré le but de Brendan O'Kelly.

Le Luxembourg participe pour la cinquième fois consécutive aux Jeux olympiques. Quant à l'Afghanistan, il participe à sa première et unique compétition mondiale. Lors de ce match, les Luxembourgeois réalisent le meilleur match, au niveau de l'efficacité, de leur sélection, en inscrivant six buts et en n'encaissant aucun (ce qui constitue, à ce jour, la plus large victoire de l'histoire de la sélection du Grand-duché). Il s'agit aussi de la première victoire aux Jeux olympiques.

Déroulement de la phase finale[modifier | modifier le code]

Tableau récapitulatif[modifier | modifier le code]

Tour préliminaire
26 juillet 1948 - Portsmouth et Brighton
Premier tour
31 juillet au 2 août 1948 - Londres
Quarts de finale
5 août 1948 - Londres
Demi-finales
10 et 11 août 1948 - Londres
Finale
13 août 1948 - Londres
   
   
   Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 6  
 Drapeau : Luxembourg Luxembourg 6      Drapeau : Luxembourg Luxembourg 1  
 Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan 0  
   Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 3  
       Drapeau : Turquie Turquie 1  
   
   Drapeau : Turquie Turquie 4
       Drapeau : République de Chine (1912-1949) Chine 0  
       Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 5  
   Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 3  
   
   
   Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 4
 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 3      Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 3ap  
 Drapeau : Irlande République d'Irlande 1  
   Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 1  
       Drapeau : France France 0  
   
   Drapeau : France France 2
       Drapeau : Inde Inde 1  
     Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 1
 Drapeau : Suède Suède 3
   
   
   Drapeau : Suède Suède 3  
       Drapeau : Autriche Autriche 0  
   
   Drapeau : Suède Suède 12  
       Flag of South Korea (1945-1948).svg Corée du Sud 0  
   
   Flag of South Korea (1945-1948).svg Corée du Sud 5
       Drapeau : Mexique Mexique 3  
       Drapeau : Suède Suède 4
   Drapeau : Danemark Danemark 2  
   
   
   Drapeau : Danemark Danemark 3
       Drapeau de l'Égypte Égypte 1ap  
   
   Drapeau : Danemark Danemark 5
       Drapeau : Italie Italie 3  
   
   Drapeau : Italie Italie 9
       Drapeau : États-Unis États-Unis 0  
   

Premier tour[modifier | modifier le code]

Matchs originellement prévus[modifier | modifier le code]

Huit matchs sont originellement prévus[16] mais la Pologne, la Hongrie et Israël déclarent forfaits. Par conséquent, l’organisation des matchs est revue.

Liste des matchs originellement prévus au premier tour
Date Pays Pays
31 juillet Yougoslavie Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie/
Pakistan Drapeau : Pakistan
Drapeau : Israël Israël
Luxembourg Drapeau : Luxembourg/
Afghanistan Drapeau : Afghanistan
Drapeau : Danemark Danemark/
Drapeau : Égypte Égypte
Grande-Bretagne Drapeau : Royaume-Uni Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas/
Drapeau : Irlande Irlande
France Drapeau : France Drapeau : Inde Inde/
Flag of Burma (1948-1974).svg Birmanie
2 août Turquie Drapeau : Turquie/
Chine Drapeau : République de Chine (1912-1949)
Drapeau : Suède Suède/
Drapeau : Autriche Autriche
Mexique Drapeau : Mexique Flag of South Korea (1945-1948).svg Corée du Sud
Hongrie Flag of Hungary (1946-1949, 1956-1957).svg Drapeau : Italie Italie
Pologne Drapeau : Pologne Drapeau : États-Unis États-Unis

Matchs disputés[modifier | modifier le code]

En raison des nombreux forfaits, les matchs sont réorganisés et joués le 31 juillet et le 2 août.








La rencontre entre l'équipe de Yougoslavie et l'équipe du Luxembourg commence à l'avantage des Luxembourgeois, puisque ceux-ci mènent 1-0 à la mi-temps[43]. Le CIO indique que les Yougoslaves posent le jeu[18] et que les Luxembourgeois jouent un football attractif mais sans vitesse[18]. Ce sont les Yougoslaves qui s'imposent, 6-1 après un retour remarquable.

Le CIO précise, dans son rapport, que les Égyptiens ne sont pas habitués à jouer sur terrain humide, ce qui expliquerait leur défaite face au Danemark de Kaj Hansen[18].

Le match entre la Grande-Bretagne et les Pays-Bas est la seconde et dernière confrontation entre les deux équipes, la précédente ayant eu lieu lors des Jeux olympiques de 1908, remportée par la Grande-Bretagne sur le score de 4-0[44]. Le match est très serré, puisqu'il y a 3-3 à l'issue du temps réglementaire. À la 111e minute, un but de l'attaquant de Bradford Park Avenue FC, Harry McIlvenny, permet à la Grande-Bretagne de se qualifier.

Photographie en noir et blanc de l'équipe de France olympique, avec des joueurs debout, et d'autres, accroupis.
L'équipe de France olympique avant le tournoi.

L'équipe d'Inde, composée avec beaucoup de joueurs venus du Bengale, joue son premier match officiel le contre l'équipe de France olympique. Cette sélection indienne surprend en ne s'inclinant que deux buts à un face à la France, manquant notamment deux penaltys (un est tiré au-dessus, le second est arrêté par le gardien français Rouxel).

Le fait que les Indiens jouent au football pieds nus[18],[note 12], y compris dans le cadre d'une compétition internationale, a été considéré comme original et surprenant par l'opinion publique et nombre d'anecdotes ont fleuri autour de ce détail. Par exemple, lors d'une réception au palais de Buckingham, le roi George VI aurait demandé à Manna de retrousser le bas de son pantalon pour vérifier si ses jambes étaient en acier[45].

Pour sa quatrième participation consécutive aux Jeux olympiques, la Turquie affronte pour la première fois la Chine, qui a déjà participé à l'olympiade précédente[46]. Grâce à un doublé de Kılıç et des buts de Saygun et de Küçükandonyadis, la Turquie s'impose et passe pour la première fois le premier tour.

Le match entre les équipes de Suède et d'Autriche se déroule au White Hart Lane, sur un terrain gorgé d'eau[47]. Dès le début du match, la Suède mène au score grâce à un doublé de Gunnar Nordahl. Les Autrichiens jouent physiquement et de manière rugueuse en seconde mi-temps, ce qui entraîne des avertissements : celui du Suédois Rosengren et celui de l'Autrichien Ocwirk mais surtout l'expulsion à la 65e minute du défenseur droit autrichien Kowanz[48]. Rosen profite de cette supériorité numérique pour élargir l'écart.

Pour sa première participation à une compétition internationale, la Corée du Sud surprend le Mexique, qui a déjà participé à l'édition 1928, sans succès. Le CIO décrit les Mexicains comme de « faux paresseux »[18].

Photographie en noir et blanc d'un homme de trois-quarts en plan américain, brun, avec une main sur la hanche.
Le sélectionneur italien Pozzo, vainqueur des JO 1936, domine la sélection américaine neuf buts à zéro.

Comme aux Jeux olympiques de 1936, l'Italie entame la compétition face aux États-Unis. Le sélectionneur Pozzo utilise le même système de jeu (le WM) que lors des Coupes du monde de 1934 et 1938[18]. Au cours de ce match, l'Italien Giovannini est averti et Pernigo réalise un quadruplé. Le rapport du CIO stipule que les Américains manquent de cohésion[18].

Néanmoins, le journal italien Il Calcio Illustrato écrit que l'opposition américaine a été faible mais que les Italiens « ont des raisons d'espérer face aux Danois[49] », même si la sélection danoise est composée de joueurs confirmés. Il s'agit de la plus large victoire de l'histoire de la sélection italienne.

Quarts de finale[modifier | modifier le code]




Le CIO précise que les Turcs sont jugés trop lents et ont des difficultés à jouer sur les terrains anglais[18]. Au cours du match contre la Yougoslavie, le milieu de terrain Eken et l'attaquant Gülesin sont exclus respectivement à la quatre-vingtième minute et à la quatre-vingt-cinquième minute de jeu.

La dernière confrontation face à une sélection asiatique (le Japon lors des Jeux olympiques de 1936) est restée dans les mémoires des Suédois (défaite 3-2[50]). Afin d'éviter une nouvelle déconvenue face à la Corée, la Suède se montre plus offensive et gagne facilement douze buts à zéro : cela constitue encore aujourd’hui la pire défaite de la sélection sud-coréenne et la plus large victoire de la sélection suédoise. Sur le terrain glissant, les Coréens n’arrivent pas à garder l’équilibre et à maîtriser le ballon anglais qui est trop lourd[47],[51].

Après l'avoir battue au stade Malakoff de Nantes sur le score de trois buts à deux dans le cadre de la préparation à ces Jeux[19], la Grande-Bretagne retrouve la France. Elle s'impose à domicile un but à zéro grâce au but du joueur de Darlington FC Hardisty inscrit à la vingt-neuvième minute.

Pour l’Italie, contrairement au tour précédent, le deuxième tour se joue face à un adversaire d'un calibre très différent des États-Unis, le Danemark. La sélection italienne étudiante[note 13] est éliminée cinq buts à trois par le Danemark. Le CIO stipule que ce match est le meilleur match du tournoi[18], mais que les Italiens sont trop portés sur l'attaque et négligent la défense[18]. Le journal italien Il Calcio Illustrato (it) dit que Pernigo inscrit un très beau but, sans en donner des détails[52].

Demi-finales[modifier | modifier le code]


Photographie en noir et blanc d'une scène d'un match de football avec le but à droite.
Scène de la demi-finale Danemark-Suède.

Lors de la première demi-finale, le Danemark mène dès la troisième minute par l'intermédiaire de Seebach, mais en vingt-cinq minutes, la Suède donne une autre tournure au match, inscrivant quatre buts (deux doublés de Carlsson et de Rosén). Le Danemark réduit l’écart à la soixante-quinzième minute par J. Hansen[47]. Cependant le premier des deux buts de Carlsson qui permet à la Suède d’égaliser est marqué de manière inhabituelle : un joueur suédois[note 14] se trouve en position de hors-jeu après plusieurs changements de possession rapides puis sort même du terrain en courant dans le dos du gardien danois et en rentrant dans le but ; quelques secondes plus tard, Carlsson marque de la tête et le ballon va directement vers ce joueur suédois préalablement hors-jeu, alors debout dans les cages danoises. Le but est accordé, malgré la confusion[53],[54].

Devant quarante mille spectateurs, cette seconde demi-finale est la première confrontation entre les sélections yougoslave et britannique. La Yougoslavie attaque d'entrée. Dès la dix-neuvième minute, le meilleur buteur du championnat yougoslave en 1945, Bobek, ouvre le score, mais une minute plus tard, le Gallois Frank Donovan égalise (il est encore le seul Gallois à avoir marqué un but aux Jeux olympiques)[19]. Égalisation de courte durée puisque le meilleur buteur des championnats 1946-1947 et 1947-1948, Wölfl, inscrit le second but pour la Yougoslavie. Au retour de la mi-temps, le Yougoslave Mitić inscrit le troisième but, celui de la victoire[note 15]. La Yougoslavie se qualifie ainsi pour sa première finale de son histoire dans une compétition internationale.

Match pour la troisième place[modifier | modifier le code]

Comme en 1908[55] et en 1912[56], la Grande-Bretagne retrouve le Danemark. Lors des deux confrontations en finale des Olympiades, la Grande-Bretagne l'avait emporté. Lors de cette petite finale, La Grande-Bretagne ouvre le score rapidement par l'intermédiaire d'Aitken. Mais la puissance de l’attaque danoise lui permet d'inscrire cinq buts grâce aux meilleurs buteurs des championnats danois 1946, J. Sørensen, et 1948, J. Hansen, et au doublé de Præst. En face, seuls Hardisty et Amor parviennent à marquer mais cela est insuffisant pour conquérir la médaille de bronze. Le CIO compare le jeu des Danois au football professionnel anglais[18].

Finale[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'une scène d'un match de football : un joueur en blanc tacle l'autre, en noir.
Le Suédois Liedholm face au Yougoslave Brozović durant la finale.
Dans une photo en noir et blanc, le gardien s'envole dans les airs, pour attraper le ballon, au détriment d'un joueur adverse.
Le gardien suédois Lindberg se saisit du ballon dans les airs devant l'attaquant yougoslave, lors de la finale.

Première finale olympique retransmise à la télévision, elle est considérée comme un des matchs les plus brutaux pour la Suède. Deux versions s'opposent : du côté des Yougoslaves, les Suédois auraient été aidés par l'arbitre pour remporter le match, les qualifiant de gangsters et de fascistes[47] ; du côté des Suédois, les Yougoslaves auraient beaucoup joué des coudes (pour preuve : Gunnar Nordahl est couvert de bleus et Brozović et Zl. Čajkovski ont été avertis au cours de ce match). Le troisième but suédois est un penalty de Gren inscrit à la soixante-septième minute, en prenant à contre-pied le gardien yougoslave Lovrić[47].

La médaille d'or de la Suède est d'abord célébrée au champagne dans le pub Harrow Tavern, près de Wembley ; puis par la population suédoise à l’arrivée en bateau des joueurs à Göteborg où déjeunera l’équipe. Le roi de Suède Gustave V télégraphie : « Bra gjort! » (« Bravo ! » en français)[47].

Podium et médaillés[modifier | modifier le code]

Medaille d’argent
Médaillé d’argent

Yougoslavie
Yougoslavie
Medaille d’or
Champion olympique

Suède
Suède
1er titre
Medaille de bronze
Médaillé de bronze

Danemark
Danemark
Photographie d'une équipe de football vue de trois-quarts au maillot blanc. Les joueurs sont alignés.
La sélection suédoise remporte le tournoi olympique.

Dirigés par le sélectionneur suédois Rudolf Kock (sv)[47] et entraînés par le britannique George Raynor[47], les footballeurs suédois Sune Andersson, Henry Carlsson, Gunnar Gren, Börje Leander, Nils Liedholm, Torsten Lindberg, Erik Nilsson, Bertil Nordahl, Gunnar Nordahl, Knut Nordahl, Kjell Rosén et Birger Rosengren remportent la médaille d'or[57],[58], ils ont tous joué les quatre matchs sauf Knut Nordahl qui n’a joué que le premier tour et la finale et Börje Leander qui l’a remplacé pour le quart de finale et la demi-finale.

Quant aux joueurs suédois n’ayant joué aucun match (Per Bengtsson, Rune Emanuelsson, Egon Jönsson, Stellan Nilsson, Stig Nyström et Kalle Svensson)[59], ils ne sont pas médaillés d'or.

Il s'agit de l'une des seize médailles d'or et l'une des quarante-quatre médailles récoltées par la Suède lors de cette olympiade. La médaille d'argent de la Yougoslavie est l'une des deux médailles remportées à Londres[note 16]. Pour le Danemark, il s'agit d'une des vingt médailles remportées lors de ces Jeux olympiques.

Le CIO compare les jeux des Suédois et des Danois au football professionnel anglais[18]. Le jeu de la Yougoslavie est comparé à celui du Dynamo Moscou[18].

Plusieurs joueurs suédois participeront aux coupes du monde 1950 et 1958, terminant respectivement troisième et finaliste.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Buts marqués[modifier | modifier le code]

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Avec une moyenne de 5,7 buts par matchs, le tournoi olympique de 1948 se classe parmi les plus prolifiques en buts de l'histoire des Jeux[60].

Le Suédois et joueur de l'IFK Norrköping Gunnar Nordahl et le Danois et joueur du BK Frem terminent meilleurs buteurs de la compétition avec sept buts.

Le tableau suivant indique le classement des buteurs de la compétition :

Photographie en noir et blanc d'un joueur de football, juste après avoir tiré.
G. Nordahl, ici en demi-finale, est l'un des deux meilleurs buteurs avec sept buts.
Classement des buteurs du tournoi olympique[61]
Rang Joueur Buts marqués
1 Drapeau du Danemark John Hansen[note 17] 7
Drapeau de la Suède Gunnar Nordahl[note 18]
3 Drapeau de l'Italie Francesco Pernigo 5
Drapeau de la Suède Henry Carlsson
Drapeau de la Suède Kjell Rosén
6 Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Stjepan Bobek[note 19] 4
7 Drapeau du Royaume-Uni Bob Hardisty 3
Drapeau de l'Italie Emidio Cavigioli
Drapeau des Pays-Bas Servaas Wilkes
Drapeau de la Suède Gunnar Gren[note 20]
Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Željko Čajkovski

Classement final[modifier | modifier le code]

Carte multicolore du classement final des sélections dans la compétition.
Classement final pour l'épreuve de football.

À l’origine, les équipes ayant participé à ces Jeux olympiques ne sont pas classées. Cependant, la FIFA établit rétroactivement un classement final de chaque édition des Jeux olympiques d’avant 1988[note 24]. Le classement pour le tournoi 1948 est basé sur la progression lors de la compétition, la différence de buts du dernier match joué puis enfin sur le nombre de buts marqués[62] :

Photographie du ballon officiel de la compétition, de couleur marron, vu en gros plan.
Le ballon de la finale des Jeux olympiques de 1948.
Classement final des équipes
Place Sélection Stade
médaille d'or Drapeau : Suède Suède Vainqueur
médaille d'argent Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie Finale
médaille de bronze Drapeau : Danemark Danemark Troisième
4 Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne Quatrième
5 Drapeau : France France Quart de finale
6 Drapeau : Italie Italie
7 Drapeau : Turquie Turquie
8 Flag of South Korea (1945-1948).svg Corée du Sud
9 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Premier tour
10 Drapeau : Inde Inde
11 Drapeau : Mexique Mexique
12 Drapeau de l'Égypte Égypte
13 Drapeau : Autriche Autriche
14 Drapeau : République de Chine (1912-1949) Chine
15 Drapeau : Luxembourg Luxembourg
16 Drapeau des États-Unis États-Unis
17 Drapeau : Irlande Irlande Tour préliminaire
18 Drapeau : Afghanistan Afghanistan

Cette olympiade constitue la première participation de la Corée du Sud, de l'Inde et de l'Afghanistan. La Suède, la Yougoslavie et la Turquie réalisent leur meilleure performance durant le tournoi. Le Mexique, le Luxembourg, l’Égypte et la Chine égalent leur meilleure performance (premier tour).

Les matchs joués dans cette compétition sont des matchs FIFA et sont comptabilisés comme tels pour toutes les sélections, sauf pour la France, qui a envoyé une sélection olympique, et la Grande-Bretagne qui n’a qu’une équipe olympique. Concernant l'Italie, les matchs sont des matchs FIFA mais la sélection italienne est une sélection étudiante et non une sélection A[52].

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

Éléments économiques et financiers[modifier | modifier le code]

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Engouement populaire et affluences[modifier | modifier le code]

Le joueur britannique Angus Carmichael se souvient du fort engouement populaire engendré par les Jeux olympiques d'été de 1948 et l'épreuve de football. Ainsi, il affirme plus tard « jamais je n'ai entendu de rugissement comme celui qui retentit quand nous marchions dans le stade. C'était plutôt merveilleux » en faisant référence à la cérémonie d'ouverture des Jeux[63].

Toutefois, le football n'est pas l'épreuve-reine des JO de 1948, et le public s'emballe bien plus volontiers pour les épreuves d'athlétisme que pour le tournoi de football[64].

Bilan du tournoi[modifier | modifier le code]

Bilan[modifier | modifier le code]

Le trio magique de la Suède et plus tard du Milan AC.

Pour la Suède, cette compétition a permis de mettre en avant le trio Gre-No-Li, composé des attaquants Gunnar Gren, Gunnar Nordahl et Nils Liedholm, qui fera le bonheur du Milan AC dans les années 1950, ainsi que celui de la sélection[65]. Lors de la coupe du monde de 1950, elle termine troisième[66], poursuivant les efforts réalisés aux Jeux de 1948[réf. nécessaire], puis remporte la médaille de bronze lors de l’olympiade suivante[67]. Même si elle ne dispute pas la coupe du monde 1954 et les Jeux de 1956, elle réalise la meilleure performance de la Suède en coupe du monde en 1958[68], en terminant finaliste à domicile. D’ailleurs, plusieurs joueurs jouent la finale contre le Brésil (K. Svensson, Gren et Liedholm, qui marque un but en finale). Le sélectionneur anglais George Raynor dirige la sélection lors de la finale en 1958, comme en 1948.

Il s’agit aussi de la dernière compétition du sélectionneur italien Vittorio Pozzo, qui devient ensuite journaliste à La Stampa et reconnaîtra les corps des victimes du drame de Superga en 1949.

Pour la Yougoslavie, il s’agit de la première des quatre finales olympiques entre 1948 et 1960[69]. Cependant, en coupe du monde, elle ne réalise qu’un premier tour en 1950 et deux quarts de finale en 1954 et en 1958.

Une première expérience pour de nombreuses équipes[modifier | modifier le code]

Bien que qualifiée pour la coupe du monde 1950, l’Inde déclare forfait. Contrairement à la rumeur qui circule selon laquelle cela venait de l’obligation de jouer avec des chaussures, alors que beaucoup de footballeurs indiens jouaient pieds nus, ou des coûts du déplacement jusqu’au Brésil, le raison du refus de la Fédération indienne de football aurait été plutôt le souhait de se concentrer sur les Jeux olympiques, le manque de temps de préparation et des désaccords internes sur la sélection de l’équipe sont aussi évoqués[70]. Les États-Unis, bien qu’éliminés au premier tour, participent à la coupe du monde 1950, avec plusieurs joueurs qui ont perdu contre l’Italie. Le joueur Walter Bahr qui a été titulaire contre l’Italie a été le passeur décisif sur le but qui permet de battre l’Angleterre (1-0).

Évolutions tactiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les éditions 1896 et 1906 ne sont reconnues ni par la FIFA ni par le CIO et les éditions 1900 et 1904 sont reconnues par le CIO sans l’être par la FIFA.
  2. L'Allemagne occupée et le Japon jouent leur premier match respectivement les 22 novembre 1950 contre la Suisse et 7 mars 1951 contre l'Iran.
  3. Siège de la FIFA.
  4. Quatrième participation dans les compétitions officielles, sixième si on prend en compte les Jeux olympiques de 1896 et 1906.
  5. Cinquième participation en tant que France (en ne comptant que comme une participation la présence des deux équipes nationales françaises en 1908), sixième si on prend en compte les Jeux olympiques de 1900, où concourait un club français.
  6. Cinquième participation en tant que « Grande-Bretagne » (même si les athlètes britanniques concourent habituellement aux Jeux olympiques sous le nom « Grande-Bretagne », ils représentent en réalité tout le Royaume-Uni), sixième si on prend en compte les Jeux olympiques de 1900, où concourait un club anglais.
  7. Quatrième participation en tant qu’États-Unis, cinquième apparition des Américains si on prend en compte les Jeux olympiques de 1904, où concouraient deux clubs américains.
  8. L'Inde, ancien Raj britannique, a obtenu son indépendance le , soit moins d'un an avant les Jeux olympiques.
  9. Singapour ne sera qu'indépendante qu'en 1965.
  10. Le tour préliminaire est prévu trois jours avant l’ouverture officielle des Jeux olympiques
  11. Au départ, cinq stades sont prévus pour le tour préliminaire, mais à la suite du désistement de cinq équipes, seuls deux stades accueillent les matchs du tour préliminaire. Les villes de Southend, d'Eastbourne et de Bournemouth sont prévues pour accueillir des matchs.
  12. Les Indiens jouaient pieds nus et avec des bandelettes aux pieds, ce qui était le cas pour neuf joueurs.
  13. Pour le journal Il calcio illustrato, il s'agit d'une sélection italienne étudiante et non une sélection A. Pourtant les matchs de l'Italie sont des matchs FIFA.
  14. Un des deux joueurs se nommant Nordahl pour la FIFA, Liedholm pour Ashley Hine dans son livre George Raynor: The Greatest Coach England Never Had.
  15. Il s'agit du second de ses huit buts inscrits lors des Jeux olympiques (deux en 1948 et six en 1952).
  16. L'autre médaille est une médaille d'argent remportée par Ivan Gubijan, au lancer du marteau.
  17. Meilleur buteur du championnat danois en 1948.
  18. Meilleur buteur du championnat suédois en 1943, 1945, 1946 et 1948.
  19. Meilleur buteur du championnat yougoslave en 1945.
  20. Meilleur buteur du championnat suédois en 1947.
  21. Meilleur buteur du championnat yougoslave en 1947 et en 1948.
  22. Meilleur buteur du championnat danois en 1946.
  23. Co-meilleur buteur du championnat luxembourgeois en 1948
  24. 1988 est la première édition à l’issue de laquelle les équipes sont classées.

Références[modifier | modifier le code]

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  3. (en) « World Cup 1934 finals », sur rsssf.com (consulté le 6 septembre 2015)
  4. (en) « XI. Olympiad Berlin 1936 Football Tournament », sur rsssf.com (consulté le 6 septembre 2015)
  5. (en) « VI Olympic Football Tournament (Berlin 1936) », sur linguasport.com (consulté le 6 septembre 2015)
  6. (en) « Southamerican Championship 1941 », sur rsssf.com (consulté le 6 septembre 2015)
  7. (en) « Southamerican Championship 1945 », sur rsssf.com (consulté le 6 septembre 2015)
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) CIO, THE OFFICIAL REPORT OF THE ORGANISING COMMITTEE FOR THE XIV OLYMPIAD, CIO, , 580 p. (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]