François-Joseph Bélanger

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François-Joseph Bélanger
Présentation
Naissance 12 avril 1744
Paris
Décès 1er mai 1818
Paris
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France, Drapeau de la France France
Mouvement(s) néo-classicisme
Activité(s) architecte
dessinateur des Menus-Plaisirs
Ses élèves Jean-François-Joseph Lecointe (?)
Œuvre
Réalisations folie Saint-James (1777)
château de Bagatelle (1777)
transfert des cendres de Louis XVI et Marie-Antoinette à la basilique de Saint-Denis (1815)
etc.

François-Joseph Bélanger, né à Paris le 12 avril 1744 et mort, dans la même ville, le 1er mai 1818, est un architecte français. De la même génération que ses confrères Alexandre-Théodore Brongniart, Jean-François-Thérèse Chalgrin, Jean-Jacques Huvé, Pierre-Adrien Pâris, Bernard Poyet, Pierre Rousseau, son œuvre s'inscrit dans le courant du renouveau classique et du goût pour l'antique qui marquent la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle.

Présentation[modifier | modifier le code]

Élève de l'Académie royale d'architecture, il est un des rares architectes du règne de Louis XVI à ne pas faire le voyage en Italie. Protégé par le duc d'Aumont, il entre comme dessinateur dans l'administration des Menus et Plaisirs du roi en 1767, et crée de nombreux décors de fêtes. Dix ans plus tard, il devient premier architecte du comte d'Artois, frère du roi. C'est pour ce dernier qu'il aménage le château de Bagatelle en 1777 dans le bois de Boulogne et qu'il travaille aux décors du château de Maisons-Laffitte.

Folie Saint-James, Neuilly-sur-Seine

Pendant la Révolution française, il est enfermé à la prison Saint-Lazare. À sa libération, il épouse sa maîtresse, la danseuse Mlle Dervieux et réaménage pour elle l'hôtel du 20, rue Joubert. En 1800, il aménage à Santeny la demeure de la Folie Bélanger, propriété qui fut ensuite habitée par Roger de Beauvoir. En 1813, à la mort d'Alexandre-Théodore Brongniart, il se porte candidat à la reprise du chantier de la Bourse. En 1811, il reconstruit la coupole de la Halle au blé, actuelle Bourse de commerce de Paris. Proche du comte d'Artois, il conçut ou participa à la conception des décors des célébrations de la Restauration : transfert des cendres de Louis XVI et Marie-Antoinette à Saint-Denis (1815)

Il dessina des résidences et des décors pour l'aristocratie et la finance française ou étrangère – on lui doit ainsi le décor intérieur de l'hôtel Baudard de Saint-James, 12 place Vendôme, des projets pour le comte de Lauraguais, pour le prince de Ligne, pour Lord Shelbourne en Angleterre, pour le financier Jean-Joseph de Laborde à Méréville – et exerça une influence notable sur la conception des jardins de son époque. Architecte, et aussi décorateur, on conserve de nombreux dessins de lui pour des décors de fêtes, des modèles de boiseries, de plafonds, des meubles et objets d'art.

Sépulture[modifier | modifier le code]

François-Joseph Bélanger est enterré au Père-Lachaise (division 11).

Sur la stèle sont gravés les mots suivants :

« AMANT PASSIONNÉ DE SON ART
IL EN SURPRIT TOUS LES SECRETS
UNISSANT LE TALENT AU GÉNIE IL SE MONTRA
SUPÉRIEUR À KENT
DANS LES JARDINS
DE MEREVILLE
DIGNE ÉMULE DE MICHEL-ANGE
DANS LA COUPOLE DE LA HALLE AU BLÉ.
 »

Et au dos de la stèle :

« AUSSI PROMPT A ENFANTER
QUE HARDI À CONSERVER
IL CRÉA EN 63 JOURS
BAGATELLE ET SES JARDINS
IL RELEVA EN 13 JOURS
LA STATUE DE HENRI IV
POUR LA FÊTE DU 5 MAI
1814.
 »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Loiseau, Notice nécrologique, Paris : Ballard, s. d.
  • J. Stern, A l'ombre de Sophie Arnould, François-Joseph Bélanger, architecte des Menus-Plaisirs, premier architecte du comte d'Artois, Paris : Plon, 1930, 2 vol.
  • M. Constans, Le comte d'Artois et l'architecture : l'administration de ses bâtiments, Thèse d'archiviste paléographe, Paris : École nationale des chartes, 1971.$
  • Jardins en France : 1760-1820 : pays d'illusion, terre d'expériences, J. Baltrušaitis et M. Mosser (éd.), Paris : CNMHS, 1977.
  • J. Barrier, "Les voyages outre-Manche de François-Joseph Bélanger", Histoire de l'art, n° 12, 1990, p. 37-48.
  • M. Constans, "Le goût d'un prince à la fin de l'Ancien Régime : l'œuvre de Bélanger et de son équipe dans la décoration des bâtiments du comte d'Artois", Clodion et la sculpture française de la fin du XVIIIe siècle, G. Scherf (éd.), Paris : La Documentation française, 1993.
  • M. Constans, "L'architecte-décorateur François-Joseph Bélanger : l'énigme d'une carrière brisée", Les Cahiers de Maisons, n° 23, 1994, p. 6-19.
  • Y. Delaborde, "Bélanger à Maisons", Les Cahiers de Maisons, n° 23, 1994, p. 32-50.
  • K. Woodbridge, "Bélanger en Angleterre : son carnet de voyages", Les Cahiers de Maisons, n° 23, 1994, p. 20-29.
  • Bagatelle dans ses jardins, Paris : Action artistique de la Ville de Paris, 1997.
  • R. A. Perry, François-Joseph Bélanger, "amant passioné de son art", Thèse PhD, Londres : Courtauld Institute of Art, 1998.
  • R. A. Perry, "François-Joseph Bélanger's bath-house at the Hôtel de Brancas", Architectural history, vol. 44, 2001, p. 377-385.
  • P. Fuhring, François-Joseph Bélanger, 1744-1818, Paris : Galerie De Bayser, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]