Jean-Baptiste Pigalle

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Marie-Suzanne Roslin, Portrait de Pigalle sculpteur, assis, un costume de chevalier de Saint Michel (1770),
Paris, musée du Louvre.
Pierre Loison, Statue de Jean-Baptiste Pigalle, façade de l'hôtel de ville de Paris.
Fillette à l'oiseau et à la pomme, Paris, musée du Louvre.
Voltaire nu (1776), Paris, musée du Louvre.
Mausolée d'Henri d'Harcourt, cathédrale Notre-Dame de Paris, chapelle Saint Guillaume.
Copie de la Vénus de Pigalle, Potsdam, parc du palais de Sanssouci.

Jean-Baptiste Pigalle, né le à Paris et mort le à Paris, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille d'ébénistes, il apprend la sculpture auprès de Robert Le Lorrain et de Jean-Baptiste Lemoyne. Il subit surtout l'influence de Bouchardon. Il échoue au prix de Rome mais se rend cependant en Italie de 1734 jusqu'en 1739. Il habitait dans une maison construite par son père en 1715 au numéro 42 de la rue Meslay, rue dans laquelle il collaborait avec Christophe-Gabriel Allegrain qui y avait son atelier.

Considéré comme un maître par ses contemporains, son œuvre est à la charnière des courants baroque et néo-classique. D'après une lettre de Diderot à sa femme fin octobre 1773, il est le parrain de la petite-fille de Diderot. En 1803, son nom est donné à une rue de Paris où il avait son atelier et à la place au bout de cette rue, et de là au quartier mondialement connu de Pigalle.

Il est inhumé à Paris au cimetière du calvaire.

Le sculpteur Paul Dubois (1829-1905) est son petit-neveu.

Œuvres[modifier | modifier le code]

À Paris[modifier | modifier le code]

Au musée du Louvre[modifier | modifier le code]

  • Mercure rattachant ses talonnières (1744), statue plus petite que nature, marbre : cette sculpture valut à Pigalle son admission à l'Académie des beaux-arts[1]
  • Mercure rattachant ses talonnières (1753), statue, plomb[2]
  • L'Amour embrassant l'Amitié (1758), groupe, marbre : exécuté pour Madame de Pompadour[3]
  • Madame de Pompadour en Amitié (1753), statue grandeur nature, marbre[4]
  • Voltaire nu (1776), statue grandeur nature, marbre (voir ci-contre) : en 1770, Jean-Baptiste Pigalle est chargé par un groupe d'écrivains (Diderot, d'Alembert, Helvétius, Raynal, Marmontel, Grimm, Morellet, etc.) rassemblés chez Mme Necker, d'exécuter une statue de Voltaire, le patriarche de la république des Lettres. Après s'être rendu à Ferney pour modeler le visage du philosophe, le sculpteur conçut cette œuvre spectaculaire qui fit scandale. Longtemps possession de l'Institut de France elle a été échangée en 1962 contre le tombeau de Mazarin, une œuvre de Antoine Coysevox qui avait été déplacée pendant la révolution.
  • Portrait de Diderot (1777[5]), buste, bronze, h. 0,41 m ; l. 0,34 m ; p. 0,25 m (voir ci-contre) : ce buste, sculpté ad vivum, porte au revers l'inscription suivante : « En 1777. Diderot par Pigalle, son compère, tous deux âgés de 63 ans ». L'œuvre sera acquise par des descendants de l'écrivain.
  • Autoportrait (vers 1777), buste, terre cuite[6]
  • Fillette à l'oiseau et à la pomme (1784), groupe, marbre)
  • L'Enfant à la cage (Salon de 1750), groupe, marbre[7]
  • Portrait de Georges-Martin Guérin, chirurgien-major des Camps et Armées du roi, des "Mousquetaires noirs" et de l'hôpital de la Charité (1710 - 1791) (vers 1770 - 1780), buste, bronze[8]
  • Portrait de Jean-Nicolas Moreau, buste terre cuite[9]
  • Maquette du mausolée du maréchal de Saxe (entre 1771 et 1776), esquisse, cire peinte et bois[10]
  • Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, d'après Jean-Baptiste Pigalle, Louis XV en empereur romain (modèle de 1770), statuette, biscuit de porcelaine tendre, département des objets d'art[11]

Autres lieux à Paris[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

À l'étranger[modifier | modifier le code]

  • Vénus (1748), statue, marbre blanc, Berlin, Skulpturensammlung und Museum für Byzantinische Kunst (SMPK)

Élèves[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Coyecque, « La maison mortuaire de Pigalle, rue La Rochefoucault, n° 12 », in Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, Imprimerie de Daupeley-Gouverneur, Nogent-le-Rotrou, Paris, 1914.
  • Jean-René Gaborit, Jean-Baptiste Pigalle : 1714-1785 - sculptures du Musée du Louvre, Réunion des musées nationaux, Paris, 1985, 103 p. (ISBN 2-7118-2029-7).
  • Louis Réau, J.-B. Pigalle, P. Tisné, Paris, 1950, 187 p. et 52 planches.
  • Samuel-Elie Rocheblave, Jean-Baptiste Pigalle, E. Lévy, Paris, 1919 ?, 388 p. et 38 planches.
  • Jacques Soyer, Projet par Pigalle d'un monument à élever à Orléans en l'honneur de Jeanne d'Arc, 1761, P. Pigelet et fils, Orléans, 1908, 4 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no 4402 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  2. « Notice no 507 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  3. « Notice no 517 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  4. « Notice no 515 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  5. « Notice no 4249 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  6. « Notice no 4260 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  7. « Notice no 4218 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  8. « Notice no 4197 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  9. « Notice no 4255 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  10. « Notice no 528 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  11. « Notice no 10535 », sur la base Atlas du musée du Louvre

Liens externes[modifier | modifier le code]

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