Hans Christian Andersen

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Hans Christian Andersen, (2 avril 1805 à Odense, Danemark - 4 août 1875 à Rolighed, Frederiksberg, Copenhague) est un romancier, dramaturge, conteur et poète danois, célèbre pour ses nouvelles et ses « contes de fées ».

Longtemps ignoré ou tourné en dérision dans son pays, où l'on a raillé son égocentrisme[1], il n'est reconnu tout d'abord qu'à l'étranger : en Angleterre où il rencontre Charles Dickens et où il devient le lion de la saison[1], en Allemagne où il se lie avec Chamisso[1], en France où il se lie avec Heinrich Heine, Honoré de Balzac et Alphonse de Lamartine chez Virginie Ancelot[1].

Ses nombreux voyages (Constantinople, Rome, Suisse, Espagne) lui inspirent des récits qui constituent la meilleure partie de son œuvre, après les contes[2]. Mais ses compatriotes lui reprochent justement de parcourir le monde uniquement pour y trouver la célébrité, et ses récits sont mieux accueillis en Allemagne où le roi lui décerne l'ordre de l'Aigle rouge en 1846 et dans tous les autres pays d'Europe. Andersen a un talent particulier pour se faire des amis à l'étranger, ce qu'aucun autre écrivain scandinave ne réussit à faire. Alexandre Dumas l'appelle « le bon, l'aimable poète danois »[3].

Bien que ses romans et pièces de théâtres n'aient pas connu le succès qu'il souhaitait, Andersen a tout de même été fêté de son vivant et reconnu dans son pays. Ceci surtout grâce à ses contes traduits et appréciés dans le monde entier, mais aussi grâce à sa personnalité étrange et attachante.

En décembre 1860, il est reçu par le roi Christian IX de Danemark à Copenhague comme un membre de la famille et devient le conteur de ses enfants. Il est alors le plus célèbre de tous les Danois vivants[4]. Andersen goûte avec délectation cette revanche sur sa vie d'enfant pauvre et méprisé. « Ma vie est un beau conte de fées, riche et heureux », ainsi commence sa dernière autobiographie (Mit Livs Eventyr) destinée à être lue du monde entier et dans laquelle il déclare voir sa vie sous un angle romanesque[5]. Tout comme certains de ses contes où le comportement anthropomorphique des animaux ramène à une parabole autobiographique tel Le Vilain Petit Canard où l'on reconnaît les tribulations d'Andersen avant sa transformation en cygne[6].

La première publication complète de ses œuvres à Leipzig en 1848 comprend trente cinq volumes, à laquelle se sont rajoutés les 34 volumes de celle de 1868.

Maison d'Andersen à Odense.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et années de formation[modifier | modifier le code]

À Odense[modifier | modifier le code]

Les diverses autobiographies de H.C. Andersen donnent peu de détails sur ses parents, mais beaucoup plus sur ses grands-parents, paysans soi-disant aisés, dont les revers de fortune auraient frappé son imagination. Mais il semble que ceci ne soit qu'affabulations de la grand-mère devenue folle[7]. Hans Christian est né dans le bas quartier d'Odense, principale ville de Fionie à une époque où plus de la moitié de la population vit dans la plus extrême pauvreté.

La toute première enfance de l'écrivain est heureuse du vivant de son père, car à ce moment-là, sa mère le choyait. Il n'en alla pas de même par la suite[8].

Son père, Hans Andersen, un ouvrier cordonnier « que le mirage des guerres napoléoniennes a entraîné loin de sa famille, est un libre-penseur et un songe-creux »[8]. Il appartient à la catégorie la plus humble des artisans, et entre de ce fait dans la catégorie des ouvriers agricoles[9]. Sa mère, Anne-Marie Andersdatter, a été domestique et fille-mère, devenue veuve, elle s'est remariée avec un gantier[8]. La tante de Hans Christian tient une maison de tolérance à Copenhague[10]. Les conditions de vie du futur écrivain sont sordides dans ce minuscule logement de Munkermoellestrade. Mais déjà Andersen idéalise tout dans ses autobiographies, et pour compenser le manque d'affection de sa demi-sœur Karen, il s'invente une sœur idéale qu'il mettra en scène à ses côtés dans La Reine des neiges (Gerda et Kay)[11]. Sa famille l'entoure pourtant de beaucoup d'affection, qu'il s'agisse de son père, sa mère, ou sa grand-mère.

Théâtre de marionnettes dont Andersen était friand.

Son père, qui s'est engagé dans l'armée de 1812 à 1814, revient malade et meurt en 1816. Sa mère se place comme blanchisseuse. Andersen, qui a été renvoyé de l'école gratuite pour avoir dessiné un curieux château, passe des journées solitaires. Il se construit un petit théâtre, taille des robes pour ses poupées et lit des œuvres dramatiques. Son intérêt pour le théâtre date de cette époque[12]. Il lit William Shakespeare et commence à composer des pièces dont il fait la lecture à sa mère qui le croit fou.

À Copenhague[modifier | modifier le code]

Après de brèves tentatives de travail, dans une fabrique de draps, puis une manufacture de tabac, le garçon qui a alors treize ans, une jolie voix, et une immense envie de devenir célèbre (il a lu toutes les biographies de personnages célèbres), est admis au cours d'éducation religieuse du doyen Tetens, avec des enfants d'une classe sociale très supérieure à la sienne[13]. Ses études terminées, il refuse d'entrer en apprentissage chez un tailleur. Seul le théâtre l'intéresse. En 1818, une troupe du Théâtre royal est venue à Odense, et l'année suivante, après avoir rencontré une comédienne, il part pour Copenhague avec ses maigres économies et une lettre d'introduction pour un membre du Théâtre royal. À son arrivée, le 4 septembre 1819, le garçon tombe en pleine émeute antisémite. Plusieurs troubles du même genre ont éclaté dans d'autres villes du Danemark et durent dix jours[14] : on s'en prend aux commerçants juifs. Ce sera le dernier pogrom qu'Andersen évoque dans son livre Rien qu'un violoneux[15].

Théâtre à Copenhague.

Après plusieurs visites infructueuses au Théâtre royal, il se souvient qu'à Odense, on avait admiré sa voix, et il se rend chez le ténor italien Giuseppe Siboni qui accepte de lui donner des leçons de chant gratuites[16]. Andersen sera désormais très souvent pris en charge par des bienfaiteurs qui sont touchés par sa personnalité peu commune. Le musicien Christoph Weyse, le professeur Frederik Hoegh Guldberg, le ténor Siboni, J.M.Thiele (antiquaire), lui offrent soit des leçons, soit de l'argent. Hans Christian a l'habitude d'aller remercier chacun d'eux en leur récitant un de ses textes[17]. Le garçon devient ainsi élève à l'école de danse de 1820 à 1821, l'acteur Ferdinand Lindgreen accepte également de lui donner des leçons d'art dramatique. En mai 1821, c'est au tour du maître de chant du Théâtre royal de le prendre comme élève. Andersen vit de subsides amicaux, et il a réussi à attendrir sa logeuse Madame Thorgeen en lui faisant la lecture. Lui-même commence à écrire sa première pièce : La Chapelle dans la forêt en 1822[18], année où il se produit comme comédien au théâtre pour la première fois.

La bourse royale d'études[modifier | modifier le code]

Parmi les personnages influents qui ont aidé Andersen à cette époque, on compte Jonas Collin, membre du comité directeur du Théâtre Royal auquel le jeune écrivain a envoyé un petit poème en 1821. En 1822, Collin sera inondé des pièces de théâtre d'Andersen et les refuse toutes. Notamment Les Voleurs de Vissemberg que le jeune homme lui présente le 16 juin 1822, dont une scène sera publiée dans le journal La Harpe le 9 août 1822[19]. Mais Monsieur Collin considère le garçon avec bienveillance. Il estime que son éducation est encore à faire et il demande pour lui une bourse d'études au roi Frédéric VI. Bourse qui est accordée. Andersen entre au collège de Slagelse le 26 octobre 1822 au moment où est nommé un nouveau directeur : Simon Meisling[20] qui sera terrible pour le jeune poète. Le plus terrible pour Andersen est sans doute qu'il a près de dix-huit ans quand il entre dans une petite classe du collège avec des enfants de douze ans[21].

À cette époque, la nièce de Jonas Collins, Eline Bredsdorff (sœur de l'arrière-grand-père du biographe d'Andersen référencé ci-dessous) dit de lui :

« Il écrit des tragédies et des histoires que de temps en temps il vient nous lire à haute voix. Il y a de bons passages, mais en règle générale, c'est un tissu d'absurdités. Demain, il vient nous faire la lecture, j'attends ça avec impatience en espérant que je pourrai me retenir de rire, mais c'est presque impossible tellement il se comporte de façon grotesque[22] »

De 1822 à 1827, Andersen étudie au collège, écrit un nombre considérable de poèmes, pièces de théâtre, romans, nouvelles.

Débuts littéraires[modifier | modifier le code]

Premières publications[modifier | modifier le code]

Après ces études qui lui paraissent interminables, Andersen rencontre le poète et auteur dramatique Johan Ludvig Heiberg qui fait à l'époque la pluie et le beau temps dans les milieux littéraires[23]. Il s'intéresse au jeune homme et fait paraître quelques-uns de ses poèmes dans son journal Kjoebenhavns flyvende Post (Kjøbenhavnsposten) en 1827 et 1828. Andersen a aussi écrit le poème :L'Enfant mourant que le poète Ludolph Schley a traduit en allemand à Elseneur. Le texte paraît d'abord sans signature dans un journal allemand, puis avec le nom d'Andersen dans le journal d'Heiberg en 1828[24],[25].

Forêt de bouleaux dans l'île d'Amager.

Déjà très observateur[21], Andersen profite des trajets qu'il doit faire jusqu'à Christianshavn, dans l'île d'Amager, où il prend des cours chez le professeur Müller, pour écrire son premier récit de voyage : Voyage à pied à Amager publié dans le journal de Heiberg en 1828[26]. Ce voyage parfois intitulé « Voyage à pied du canal de Holmen à la pointe Est d'Amager » correspond approximativement à un voyage depuis la place Saint-Michel jusqu'au Bois de Boulogne[21]. Le titre exact est « Promenade du canal de Holmen à la pointe orientale d'Amager » (Fodrejse fra Holmens Canal til Østpynten af Amager[8]) orthographié également Fodreise fra Holmens Canal til Østpynten af Amager.

Un éditeur lui offre l'année suivante de publier ce voyage, mais Andersen refuse, et il publie son texte à compte d'auteur. L'affaire se révèle un grand succès puisque les exemplaires se vendent aussitôt[27]. Récit baroque dans le style de E.T.A. Hoffmann qu'Andersen admire[28], il y met en scène un personnage monstrueux[29] dans lequel on reconnait le directeur de l'école de Slagelse qu'il avait détesté.

« Il y a aussi une allusion indirecte à Meisling, à un moment donné, le poète rencontre le diable sous l'apparence d'un maître d'école : il avait l'air horrible, ses cheveux hirsutes encadraient un visage violacé, ses yeux avaient un éclat verdâtre et toute sa personne attestait qu'il avait singulièrement besoin de prendre un bain[29]. »

Encouragé par ce succès, Andersen rédige un vaudeville : L'Amour dans la Tour Saint-Nicolas qui est sifflé et ne reste à l'affiche que trois jours. Le théâtre sera presque toujours un échec pour l'écrivain.

Premiers succès, premières attaques[modifier | modifier le code]

En 1829 il a obtenu un succès considérable avec son premier récit de Un voyage à pied depuis le canal Holmen jusqu'au point d'Amager, et malgré l'échec de sa farce il commence à avoir une certaine notoriété au moment où ses amis commençaient à désespérer de lui et de ses excentricités[30].

Andersen publie encore un recueil de poèmes sous le titre Digte en 1830, et travaille en même temps à l'écriture de Le Nain de Christian II, roman historique. Mais tout d'un coup, il tombe amoureux d'une jeune fille, Riborg Voigt (1805-1883), qui apprécie les écrits du jeune auteur, mais qui malheureusement a déjà un fiancé[31],[32], et il laisse tomber son roman historique pour se lancer dans l'écriture de nouveaux poèmes un peu mélodramatiques. Il publie en 1831 Les Mélodies du cœur, puis encore Fantaisies et esquisses la même année.

Pierrot auquel Carsten Hauch compare Andersen.

Selon Helge Topsøe-Jensen[33],[34], Andersen aurait exagéré les persécutions dont il était victime dans le monde littéraire. Dans la période 1830-1833, il est beaucoup plus estimé par le public qu'il ne le dit dans ses autobiographies, même s'il subit effectivement des attaques. Johannes Carsten Hauch le représente au théâtre sous les traits de Pierrot. Il subit aussi de vives attaques de la part du poète Jens Immanuel Baggesen[35].

Mais il reconnaît lui-même qu'il est trop susceptible et qu'il a besoin de prendre du recul. Il se lance alors dans son premier grand voyage : Hambourg, Brunswick, les montagnes du Harz, Dresde, Leipzig et Berlin. Ce qui fournira le sujet d'un récit de voyage Skyggebilleder publié en 1831[36]. La production d'Andersen devient alors très abondante si l'on excepte le roman historique qu'il ne terminera jamais. En 1832, il publie un nouveau recueil de poésies Les Douze mois et l'année suivante Poésies complètes, (1833).

À cette époque, Andersen est considéré comme membre de la famille Collin, Jonas Collin lui servant de père, son fils Edvard, tenant lieu de frère raisonnable. Mais graduellement Andersen tombe amoureux de la fille cadette de Collin, Louise, qui devient une jeune fille[37]. Heureusement, l'écrivain a pris le goût des voyages, ce qui le détourne de problèmes sentimentaux.

Les voyages[modifier | modifier le code]

En 1833, il passe douze jours en Allemagne. Il rend visite au compositeur Ludwig Spohr (Louis Spohr) et à Francfort, il se rend au ghetto juif, dans la rue-même où vit la vieille mère des riches Rothschild. Elle refuse de quitter ces lieux par superstition, elle pense qu'il arrivera malheur à ses fils si elle abandonne sa demeure d'origine. Un de ses fils vit non loin de là, dans une grande maison, avec valet de pied à l'entrée. Andersen utilise le thème des Rothschild pour son Livre d'images sans images[38],[39].

Plaque commémorative sise Rue du Crêt Vaillant 28 au Locle, Suisse, domicile de l’horloger Houriet qui accueillit Andersen.

Le 10 mai, l'écrivain danois est à Paris, ville décevante au premier abord, mais qui le séduit bientôt quand le soleil brille et que l'on fête le troisième anniversaire de la Révolution de Juillet. Il y rencontre le tout-Paris littéraire, mais aussi le compositeur Luigi Cherubini et Heinrich Heine qui aura tant d'influence sur ses écrits[40]. Il quitte bientôt Paris pour un périple en Suisse, dans les monts Jura (Le Locle) où il écrit un nouveau poème dramatique Agnès et le Triton, peu apprécié de Jonas et d'Edvard Collin qui lui en font la remarque. Andersen, très fâché, répond :« La critique d'Edvard de la première partie d’Agnès et la vôtre, au sujet de la forme négligée, sont les seuls mots que j'ai entendus si loin de chez moi sur une œuvre dans laquelle j'ai mis de grands espoirs et une grande joie, aussi vos propos m'ont affecté profondément[41]. »

Plaque commémorant le passage de Hans Christian Andersen à Rome en 1833-1834.

Mais déjà Andersen est reparti pour l'Italie. Il en revient ébloui et publie ses impressions sous forme d'un roman : L'Improvisateur (1834-1835), deux volumes écrits sous l'influence de Germaine de Staël[42]. Ce roman va lui apporter une gloire internationale, avec des traductions en français, anglais, russe, suédois, néerlandais etc.

L'année suivante (1835) il donne la deuxième livraison de ses contes de fées, puis la troisième en 1837, et le Livre d'images sans images en 1839.

La critique danoise est aussi agressive qu'anonyme pour les contes auxquels elle reproche tout et n'importe quoi. Des articles négatifs paraissent non signés :

Poucette par Vilhelm Pedersen (1820-1859).

« Nul ne peut raisonnablement prétendre que le respect de la vie chez un enfant est encouragé par la lecture d'épisodes comme Grand Claus tuant sa grand-mère et Petit Claus le tuant. Cela est raconté comme s'il s'agissait d'un taureau frappé sur la tête. L'histoire de La Princesse au petit pois frappe la critique comme étant non seulement indélicate, mais parfaitement impardonnable[43]. »

On lui préfère les contes moralisateurs de Christian Frederik Molbech, très en vue[44]. Même son ami Johannes Carsten Hauch, quoique bienveillant sur La Princesse au petit pois, dénigre Le Briquet de façon incompréhensible[45]. Selon P.G. La Chesnais « Inspiré du conte des Mille et Une Nuits et du personnage d'Aladin, Andersen aurait ainsi exprimé son sentiment de triomphe après avoir achevé L'Improvisateur[46]. » Pourtant, malgré les réticences de ses compatriotes, ces contes allaient connaître, deux ans plus tard, le succès fulgurant que l'on sait, avec une première traduction illustrée en Allemagne, puis dans le monde entier.

Dans ces années-là, Andersen continue à voyager, à écrire des récits, et alimente encore la série des contes de fées régulièrement. En 1843, il est à Paris, fêté par les meilleures plumes françaises, les sculpteurs (David d'Angers), les artistes, les peintres. C'est d'ailleurs là qu'il fête son anniversaire, personne au pays n'a pensé à le lui souhaiter, ce qui le rend fou de rage[47].

La reconnaissance enfin au Danemark[modifier | modifier le code]

Pendant l'été 1844, Andersen est à Weimar dans la demeure de Freiherr von Beaulieu-Marconnay, grand chambellan du duc de Weimar, en 1846 il est chez le prince Radziwiłł. Mais ce qui le touche le plus, c'est qu'on lui remet cette année-là, dans son pays même, l'importante décoration du Dannebrog, ordre de chevalerie qui remonte au XIIe siècle.

Toutefois, il lui semble que les Collins n'ont pas pris la mesure de sa célébrité et que nul dans son pays n'est fier de lui[48]. Ce qui est totalement injuste comme il va le vérifier par la suite. Après une visite inoubliable en Grande-Bretagne (1847) et un accueil merveilleux, notamment de Charles Dickens[49],[50], il est reçu au Danemark en héros. Malheureusement, le soulèvement du Schleswig-Holstein (qui aboutira à la guerre des Duchés en 1864) assombrit son bonheur. Lors de sa deuxième visite en Grande-Bretagne en 1857, il essaie d'attirer l'attention de ses amis anglais sur le sort de son pays attaqué. Mais il se voit répondre que le Danemark est fort capable de se défendre seul[51].

Du coup, Andersen reprend ses pérégrinations, ses récits : d'abord en Suède, puis en Espagne, et de nouveau à Paris pour l'exposition universelle de 1867. Et il poursuit l'écriture de ses contes, jusqu'en 1872[52].

Le 6 décembre 1867, il avait été nommé citoyen d'honneur de la ville d'Odense[53], ce qui dépasse de loin tous les honneurs dont il a été couvert à l'étranger. Il estime que cette récompense est la plus honorable et la plus diverse. Dans ses Mémoires, il écrit en 1875 :

« J'ai été deux fois à Paris... J'ai été fait conseiller d'État et à Odense, j'ai reçu un hommage qui est parmi les plus rares que ce monde puisse offrir à quiconque[54]. »

Les hommages dans son pays se succèdent ainsi jusqu'à sa mort. Dès 1868, le jeune critique littéraire Georg Brandes vient lui rendre visite et s'intéresse à ses travaux. Rasmus Nielsen, (1809-1884), un des enseignants les plus importants de l'Université de Copenhague, commence une série de conférences sur ses contes de fées en 1869[54].

Les dernières années[modifier | modifier le code]

Les honneurs[modifier | modifier le code]

Andersen est maintenant l'homme le plus fêté et le plus choyé du Danemark. Le 6 septembre 1869, qui correspond approximativement au cinquantième anniversaire de son arrivée dans la capitale, ses amis organisent un banquet de deux cent quarante quatre couverts en son honneur[55]. Les voyages lui conviennent moins car il se sent mieux chez lui. Au mois d'octobre de cette même année, il va jusqu'à Toulon, et Nice, mais il écrit qu'il ne s'embarquera plus jamais seul désormais[56]. Le globe-trotter est fatigué. En 1870, il écrit ce qui devrait être son dernier roman : Peer Le Chanceux. Il termine son manuscrit au moment où la Guerre franco-allemande (1870) éclate en France. Andersen écrit dans son journal :

« 15 Octobre,- La guerre en France me bouleverse, je souffre d'idées fixes qui me rendent fou ; les horreurs qui se déroulent en France sont perpétuellement devant mes yeux comme si je les vivais moi-même : je vois des baïonnettes qui me percent, des flammes sur la ville, mes amis qui meurent, ou bien je rêve qu'on m'emprisonne[57] ,[58]. »

Le 31 décembre 1870 il écrit : « L'horrible année 1870, pleine de sang[59]. » Andersen se fait maintenant tirer l'oreille pour se déplacer. Il refuse d'abord un voyage en Norvège en 1871, puis il accepte à contrecœur.

Le problème du droit d'auteur[modifier | modifier le code]

Nicolaj Bøgh en 1920. en 1874, il accompagnait Andersen en Italie.

Heureux chez lui, Andersen ne vit pourtant pas dans l'aisance, malgré sa notoriété internationale. Les éditeurs étrangers ne lui versent pas d'argent puisqu'il n'y a pas d'accord international sur les droits d'auteur. Andersen n'est payé que s'il publie son manuscrit directement dans un pays, avant d'être édité au Danemark[60]. Ainsi en 1872, lorsque paraît un volume de treize nouveaux contes, huit d'entre eux sont déjà parus aux États-Unis. On y trouve notamment Le Grand serpent de mer, une fantaisie inspirée du câble télégraphique qui relie l'Europe à L'Amérique[61].

En novembre de la même année, il publie ses quatre derniers contes : L'histoire de la vieille Jeanne (ou Ce que racontait la vieille Jeanne), La Clef de la porte (La Clef du portail), L'Infirme (ou l'Éclopé) et Tante Rage-de-dents (ou Tante Pal-de-dents)[62]. Andersen ne voyage plus seul désormais. Il refuse d'aller en Amérique. Mais il rend visite à Ibsen à Dresde, il va ensuite à Vienne, puis à Venise, et il tombe malade pendant l'hiver 1873 auquel il pense qu'il ne survivra pas[63].

Pourtant en mai, il entreprend son dernier voyage en Allemagne et en Suisse en compagnie d'un jeune écrivain danois Nicolaj Boegh (Nicolaj Bøgh).

Il en revient perclus de douleurs. Et malgré le cadeau d'anniversaire du roi qui lui décerne un titre honorifique : Conseiller privé (Konferenceraad), l'écrivain tombe dans un état de mélancolie. De plus, le poète anglais Edmund Gosse, qui souhaite traduire à Londres les derniers contes d'Andersen, se voit opposer un refus catégorique de la part des éditeurs britanniques qui perdent trop d'argent avec la pratique de la contrefaçon, précisément parce que l'auteur est très populaire[64] (à cette époque, plus un auteur était populaire plus grand était le nombre de contrefaçons).

La dette des enfants[modifier | modifier le code]

Enfants par Lorenz Frølich.

Alors qu'il séjourne au manoir de Bregentved, chez le comte Helmuth Karl Bernhard von Moltke, Andersen reçoit une lettre d'une petite américaine. Le pli contient un dollar et une coupure de presse où on lance un appel aux enfants d'Amérique pour aider le vieil écrivain à vivre correctement. On y explique que les droits d'auteur qu'on lui verse sont insuffisants[65]. Andersen est très embarrassé, d'autant plus que l'Amérique est le seul pays qui le rémunère. Il cherche à arrêter cette collecte. Mais les lettres d'admiration pleuvent et c'est un véritable raz de marée qui est déclenché aux États-Unis en sa faveur. Andersen, très ému, en perd le sommeil[66] : il veut expliquer qu'il n'est pas dans le besoin, mais ses amis lui conseillent d'attendre. Une souscription nationale est lancée en sa faveur[66]. Finalement l'auteur des contes de fée envoie un message au rédacteur en chef du Philadelphia Evening News pour dissiper le malentendu, mais l'opération dette des enfants a pris une telle ampleur que rien ne l'arrête. L'épisode se termine par un envoi à Andersen d'une somme de deux cents dollars accompagnée d'un luxueux ouvrage en deux volumes illustrés : Picturesque America[67].

En cette dernière année de sa vie, Andersen est contrarié par des tracasseries. Voulant imiter l'Amérique, le Danemark tente de lancer la même opération en faveur de l'écrivain. Mais ses ennemis s'empressent de tourner l'opération en dérision. Il y a aussi la collecte d'argent pour ériger sa statue, les ébauches du sculpteur August Saabye qui ne lui conviennent pas.

Avenue principale du Cimetière Assistens.

Son seul plaisir est d'être invité régulièrement à la table de la famille royale avec les enfants du roi. Le vieil homme est épuisé, il tombe malade le 22 mai, et il ne se relèvera pas. Le 4 août 1875, sa fidèle amie Madame Melchior, qui a continué à tenir son journal sous sa dictée, écrit :

« À présent la lumière s'est éteinte. Quelle mort heureuse ! A 11h05, notre cher ami a rendu son dernier soupir[68]. »

Andersen est enterré à Copenhague où il repose dans le cimetière Assistens.

Les Contes[modifier | modifier le code]

Statue d'Andersen à Copenhague.

Andersen le conteur[modifier | modifier le code]

À partir de 1843, l'écrivain s'est défendu d'avoir écrit ses contes seulement pour les enfants. Pourtant les recueils publiés de 1832 à 1842 en six brochures, portent bien le titre : Contes pour enfants, titre qu'il ne reprendra pas, une fois la gloire venue, dans sa deuxième série de 1843-1848[42].

« Andersen écarte pour commencer les modèles livresques en puisant son inspiration dans les contes qu'il a entendus dans son enfance, et s'adressant d'abord aux enfants (Il raconte lui-même, toute sa vie, des contes aux enfants, en les animant avec des papiers découpés). Il sait trouver un style parlé et vif, garder la saveur de la tradition populaire tout en l'affinant pour évoluer ensuite vers des créations originales[42]. »

Tous ses biographes s'accordent à dire que la renommée d'Andersen repose entièrement sur ses histoires et contes de fées. « Ils ont été traduits dans plus de cent langues et on en republie encore des millions… Mais il importe de bien prendre conscience que lorsqu'on parle des contes de fées d'Andersen, tout le monde ne parle pas nécessairement des mêmes contes. Beaucoup restent encore peu connus au Danemark. Parmi les trente plus connus, on trouve les premiers contes publiés entre 1835 et 1850[69]. »

Ce phénomène de conteur était très nouveau à l'époque en littérature, et si Andersen s'attira la sympathie des cercles intellectuels dans tous les pays, c'est parce qu'il venait d'inventer un genre qui se confondait avec la poésie[70].

Symbolique et autobiographie[modifier | modifier le code]

Le cygne symbole de la réussite d'Andersen.

Les cent cinquante-six contes d'Andersen ont tous été traduits en français, mais les titres varient d'une édition à l'autre. Ainsi Le Stoïque Soldat de plomb, peut devenir L'Intrépide soldat de plomb ou L'Inébranlable soldat de plomb[71]. La Petite Sirène porte aussi le titre de La Petite ondine[72].

La Petite Fille aux allumettes a une histoire particulière. Le 18 novembre 1845, alors qu'Andersen est l'hôte du duc d'Augustenborg et vit dans une extrême abondance, il est prié d'écrire un conte dans une lettre où on lui envoie trois illustrations à choisir. Il prend une gravure sur bois représentant une petite fille tenant un paquet d'allumettes soufrées. La petite lui rappelle, par contraste avec la vie princière qu'il mène maintenant, la misérable vie de sa grand-mère enfant, qu'on avait envoyée mendier et qui avait passé toute une journée sous un pont sans manger. Il avait déjà traité ce sujet dans Le Sanglier de bronze, mais il le reprend en plus austère. Son biographe précise que la maison même qu'il habite à Odense forme un renfoncement avec la maison voisine et qu'une petite fille s'y abrite réellement[73],[74].

Le Vilain Petit Canard est sans doute le plus inconsciemment autobiographique de tous les contes d'Andersen. Conçu en juillet 1842, après l'échec de sa pièce de théâtre L'Oiseau dans le poirier, qui fut sifflée à la première du 4 juillet de la même année, le Petit Canard commencé fin juillet paraît en octobre de l'année suivante. Andersen y a passé en revue les principales périodes de sa vie, de son enfance à Odense, les années d'étude, l'intimité dans la famille Collin. La poule incarne Madame Drewsen, fille aînée de Jonas Collin[75].

L'Escargot et le rosier, (1862) fait aussi partie des contes autobiographiques, inspiration qu'Andersen lui-même revendique : « Ce conte fait partie des contes vécus[76] ». Hans Brix et Anker Jensen précisent : « Le point de départ de l'histoire est une dispute avec Jonas Collin qui accompagnait Andersen dans son voyage à Rome[77]. »

Une contribution à un genre littéraire nouveau[modifier | modifier le code]

La Bergère et le Ramoneur par Vilhem Pedersen.

Andersen commence relativement tard (1835) à publier des contes si l'on considère le volume des pièces de théâtre, et autres récits qu'il a écrits auparavant. C'est parce qu'à cette époque-là, le conte n'est pas un genre littéraire. « Les seules affaires d'importance dans la société danoise, au moment des débuts d'Andersen, sont la littérature et la religion. Les grands évènements sont les livres nouveaux, les pièces nouvelles, et le monde littéraire danois est dominé par l'autorité croissante de Heiberg[78]. »

Andersen lui-même ne considère pas le conte comme un genre littéraire puisqu'il le déguise sous forme de poème dans un recueil paru en 1830. Sous le titre Le Revenant, il publie un texte qu'il remaniera plus tard et qui paraît en 1835 sous le titre Le Compagnon de voyage dans son premier recueil de contes[78]. Pourtant il a bel et bien créé un genre, car, contrairement à Jacob et Wilhelm Grimm, il n'est pas un compilateur de contes populaires[79], mais un créateur. Le conte est pour lui un mode naturel d'expression, un talent dont Georg Brandes pense « qu'il faut du courage pour l'exprimer librement et aisément[80]. »

Son inspiration provient de trois sources principales :

  1. Les récits qu'il a entendus dans son enfance et parmi lesquels se trouvent Les Mille et Une Nuits d'où il tire Le Briquet ou La Malle volante, ainsi que les contes traditionnels scandinaves d'où vient la Princesse au petit pois[81],[78].
  2. L'observation de la vie quotidienne, les histoires vraies et les choses vues. La forme littéraire du conte tel qu'il la pratique : style direct, phrases concises, peut se confondre avec certains passages de ses récits de voyages. Notamment dans Le Voyage dans le Hartz, après avoir vu à Brunswick la pièce Trois jours de la vie d'un joueur (adaptation allemande de Trente ans ou la vie d'un joueur de Victor Ducange), il s'embarque dans un conte qui part de la pièce de théâtre pour aboutir à une histoire de prince[82].
  3. Autobiographie directe, sa propre vie : Le Vilain Petit Canard ou indirecte, la vie de sa famille ou de son entourage: l'histoire de sa grand-mère misérable (La Petite Fille aux allumettes)[83].

Des trois sources, il tire des éléments féériques ou fantastiques[84].

Le théâtre[modifier | modifier le code]

Au théâtre, Andersen connaît de nombreux déboires dès son premier essai en 1828 avec un vaudeville intitulé : L'Amour dans la Tour Saint-Nicolas qui est sifflé et ne reste à l'affiche que trois jours. Autre échec retentissant : La Jeune mauresque qui n'est acceptée qu'après de longues tractations (30 octobre 1840) avec l'actrice, madame Heiberg, qui refuse le rôle principal. Les années 1839 et 1840 sont particulièrement éprouvantes pour lui. Il décrit ses tribulations dans ses Mémoires : « Pendant de nombreuses années, le théâtre a été la cause de beaucoup d'amertume dans ma vie[85]. »

Ses œuvres précédentes ont été pourtant assez bien accueillies : Séparation et retrouvailles (comprenant deux pièces distinctes : Les Espagnols à Odense et Vingt ans plus tard), (1836). Et plus tard son vaudeville l'Homme invisible de Sprögo, présenté au Théâtre royal en juin 1839 fait salle comble pendant assez longtemps[86].

Mais par la suite, il n'obtient qu'un succès éphémère dans Le Mulâtre, présentée le 3 février 1840, et dont le sujet lui a été fourni par une nouvelle de Fanny Reybaud : Les Épaves[86]. C'est d'abord un grand triomphe populaire. Mais, lorsqu'un journal de Copenhague publie la traduction danoise de la nouvelle française, la pièce n'est plus considérée comme un drame romantique original. La note dans laquelle Andersen reconnaissait sa dette envers l'auteur français a été omise par l'éditeur danois[86]. Cette même année, l'Album sans image pourtant considéré comme charmant ne retient pas davantage le public. Andersen ne persiste d'ailleurs pas longtemps dans la voie du théâtre.

Dans Mit Livs Eventyr, Andersen reconnaît qu'il s'est fourvoyé :

« Les torts sont peut-être miens, ou peut-être pas, peu importe : le public m'était hostile, j'étais sans cesse manipulé et mal traité. Je me sentais blessé... mal à l'aise chez moi. Je laissai la pièce suivre sa destinée et je me hâtai de partir en voyage[87]. »

. Et en effet, le 30 octobre 1840, il n'assiste pas à la première représentation de La Jeune mauresque, et il part le lendemain[88].

Il se consacre dès lors aux contes, récits de voyages, nouvelles, dessins et papiers découpés qui lui assurent une plus grande notoriété[89].

Les autres talents d'Andersen[modifier | modifier le code]

Esquisses et croquis[modifier | modifier le code]

Autoportrait d'Andersen.

Andersen avait un don de dessinateur qui reste peu connu du grand public. Bien qu'il n'ait jamais pris de cours de dessins, il faisait de nombreux croquis au crayon ou à la plume. Surtout pendant ses voyages à l'étranger. Les esquisses tenaient lieu de souvenir et lui permettaient de se rappeler les paysages qu'il avait vus[90]. Son tout premier dessin date de 1831 et représente le château de Regenstein en Allemagne. Et d'autres esquisses encore plus nombreuses ont été réalisées en 1833-1834[90], lors de son voyage en Suisse dans les montagnes neuchâteloises au Locle, mais aussi à Rome, Naples.

De Rome il écrit à Edvard Collin : « A Rome, tous les artistes m'encouragent en raison de ma bonne perception; quoi qu'il en soit, mes nombreuses esquisses (déjà plus de cent) sont pour moi un trésor qui me donnera beaucoup de plaisir chez moi[90]. ». En tant qu'artiste, Andersen peut être, selon Kjeld Heltorf, rattaché aux naïfs[91]. Il reste 70 esquisses au crayon et 250 dessins à la plume sur l'ensemble de ses dessins.

Les découpages en papier[modifier | modifier le code]

Un autre talent d'Andersen, plus connu, est son habileté à produire des découpages en papier et notamment des silhouettes dont 1500 ont été conservés par Sir Henry Dickens (1849-1933) qui avait huit ans en 1857, quand Andersen a séjourné chez son père Charles Dickens[91]. Pour Andersen on peut parler de contre-silhouette puisqu'il les réalisait le plus souvent de face et sur papier blanc[réf. nécessaire]. Les motifs extrêmement raffinés et fantaisistes sont souvent repris au Danemark. Rigmor Stampe[92] (qui sera la femme du compositeur danois Victor Bendix) écrit au sujet de ces découpages:

« Ils étaient très importants pour les enfants de la famille. Tout en parlant, Andersen pliait une feuille de papier, laissait les ciseaux aller et venir en faisant des courbes, puis il dépliait le papier, et il y avait des figures. C'était, si l'on peut dire, de petits contes de fées, non des illustrations pour ses contes écrits, mais des expressions de la même imagination. Il s'en tient à une série limitée de motifs qu'il ne cesse de répéter. Ses sujets sont principalement des châteaux, des cygnes, des lutins, des anges et autres personnages imaginaires[91]. »

silhouette par Andersen

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Bien que la valeur des romans d'Andersen ait été occultée par l'énorme succès de ses contes, et diminuée par les critiques de ses contemporains, une relecture moderne permet de les éclairer sous un jour nouveau. Johan de Mylius considère que l'écrivain a fait « œuvre de pionnier » en introduisant au Danemark le genre moderne du roman contemporain contrairement aux jugements négatifs portés sur lui par Kierkegaard[93],[94].

  • L'Improvisateur (1834-1835), deux volumes après un voyage en Italie, influencé par Germaine de Staël[42]
  • Conte de ma vie (1835) (autobiographie avec des allusions à la maison de réclusion d'Odense).
  • O. T. (1836)
  • Rien qu'un violoneux (1837)
  • Les Deux baronnes (1848)
  • Être ou ne pas être (1857)

Contes[modifier | modifier le code]

Selon la compilation réalisée par P.G. La Chesnais, Andersen a écrit cent cinquante six contes[95]. Voir la liste intégrale dans l'article détaillé :

Article détaillé : Liste des contes d'Andersen.
Les Contes les plus connus 
Une semaine du petit elfe Ferme-l'Œil par Vilhelm Pedersen

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Poésies (1830)
  • Fantaisies et Esquisses (1831)
  • Les Douze mois de l'année (1832)
  • Poèmes anciens et nouveaux (1847)
  • Chants et chansons patriotiques (1851) (poésie romantique, influencée par Heinrich Heine)[42]

Récits de voyage[modifier | modifier le code]

  • Voyage à pied à Amager (1828)
  • Promenade du canal de Holmen (1839)
  • Images d'ombres rapportées d'un voyage dans le Harz (1831)
  • Voyages en Suisse 1833-1873,
  • Le Bazar du poète (1842), souvenirs de voyage en orient
  • En Suède (1851)
  • En Espagne (1863)
  • Visite au Portugal (1866)

Divers[modifier | modifier le code]

  • Livre d’images sans images (1840), récit de voyage de la Lune qui dialogue avec l'écrivain et lui décrit des paysages qu'elle a vu.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Amour sur la tour Saint-Nicolas (1829)
  • La Mulâtresse (1839)
  • Nouvelle ruelle de l'accouchée (1840)

Réception des œuvres d'Andersen[modifier | modifier le code]

En juillet 1869, Georg Brandes fait paraître un long essai sur Andersen intitulé : « H.C. Andersen, auteur de contes de fées » dans le journal Illustreret Tidende qui commence ainsi : « Il faut du courage pour avoir du talent. On doit oser se fier à sa propre inspiration, on doit accepter l'idée de votre cerveau est sain, on doit s'appuyer sur la forme qui vous vient naturellement, même si elle est nouvelle, elle a le droit d'exister. (…) Cela exprime de façon confiante le droit qu'a un homme de talent de choisir de nouveaux matériaux, d'établir de nouvelles formes, jusqu'à ce qu'il trouve pour sa construction un emplacement tel que, sans se mettre à la torture, il puisse utiliser toute sa force et s'exprimer librement et aisément. Un tel site pour ses constructions, H.C.Andersen l'a trouvé dans le conte de fées[96]».

Son contemporain et compatriote Søren Kierkegaard (1813-1855) se lance dans une critique dévastatrice du roman qu'Andersen a publié en 1838 au Danemark : Rien qu'un violoneux et qui est réédité avec O.T en Angleterre en 1845. Dans Extraits des papiers d'une personne encore vivante, publiés contre sa volonté (1838), avec pour sous-titre : « Sur Andersen comme romancier avec un constant regard sur son œuvre la plus récente (Rien qu'un violoneux)[97] », seul ouvrage de Kierkegaard traduit en anglais, on trouve une critique considérée comme injuste de nos jours[97]. Il dit au sujet du personnage principal du livre :

« Ce qui périt dans le roman d'Andersen, ce n'est pas un génie qui lutte, mais un pleurnicheur à qui on a dit qu'il était un génie et qui partage seulement avec le génie le fait qu'il souffre. »

Cependant le livre de Kierkegaard a peu attiré l'attention, de même que celui d'Andersen et on disait à l'époque qu'ils étaient l'un et l'autre les seuls à les avoir lus[98].

En janvier 1848, Charles Dickens écrit à Andersen : « J'ai lu et relu cette histoire (la vieille maison) avec le plus indicible plaisir... Revenez bientôt en Angleterre! Mais quoi que vous fassiez, ne cessez pas d'écrire, car nous ne pouvons nous payer le luxe de perdre aucune de vos pensées. Elles sont trop purement et simplement belles pour être gardées dans votre tête[99]. »

Postérité[modifier | modifier le code]

En littérature[modifier | modifier le code]

En 1882, August Strindberg dans une dédicace à sa fille Anne-Lise écrit :

« En Suède, nous ne disons pas Hans Christian, mais seulement Andersen, car nous ne connaissons qu'un seul Andersen. Il est l'Andersen de nos parents, de notre enfance, de notre âge adulte, de nos vieux ans... Dans les contes d'Andersen, j'ai découvert l'existence d'un autre monde, d'un âge d'or tout de justice et de compassion, dans lequel les parents n'avaient pour leurs enfants que des gestes de tendresse... une chose que je n'avais jamais connue jusque-là projetait une douce lumière sur la pauvreté même et la résignation : lumière qui est connue sous le nom bien désuet aujourd'hui d'AMOUR[100]. »

Andersen a laissé à ses contemporains l'image d'un gaffeur qui est restée longtemps attachée à sa personnalité hypocondriaque[101], ou maladroite. Dans ses Mémoires sur Andersen, Jonas Collin rapporte qu'à Londres, Dickens avait conseillé à Andersen de noter le nom de la rue où il habitait sur un morceau de papier. Ainsi, s'il se perdait, il pourrait demander son chemin. (L'écrivain danois parlait très peu d'anglais). Andersen suivit le conseil de son ami, et au coin de la rue, il nota les mots suivants : « Ne rien afficher (Stick no bills) ». Évidemment, il perdit son chemin, montra ses notes à un agent qui le prit pour un fou, et l'emmena au commissariat de police. Il fallut que le consul du Danemark vienne le tirer de là en expliquant qu'il n'était pas fou[102].

Simon Leys lui rend hommage dans son recueil Essais sur la Chine où il réunit un ensemble de textes dont le plus fameux est Les Habits neufs du président Mao. Il montre comment Mao, écarté du pouvoir après l'échec du grand bond, a repris les commandes avec la révolution culturelle, en manipulant la jeunesse. Le titre est issu de Les Habits neufs de l'empereur, Simon Leys place d'ailleurs en exergue la phrase-clé du conte d'Andersen en citant l'auteur : « -Mais papa, l'Empereur est tout nu ! s'écria l'enfant - Hans Cristian Andersen - Les Habits neufs de l'empereur[103] »

L'empereur est nu, essai de William Olivier Desmond, Isabelle Chapman, Marie-Claude Elsen, et Jack Herer, publié en 1985 fait aussi référence au conte Les Habits neufs de l'empereur. L'ouvrage propose de la réhabilitation du chanvre puisqu'on ne peut arrêter sa production[104].

Le Roi est nu est aussi le titre d'un livre de Laurent Joffrin[105] qui fait encore référence au conte d'Andersen les Habits neufs de l'Empereur, soulignant le peu de marge de manœuvre économique de Nicolas Sarkozy.

D'une manière générale, la formule Le Roi est nu ou L'Empereur est nu est passée dans le langage courant pour souligner des apparences trompeuses ou un manque de pouvoir inavoué.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

La maison où il a passé son enfance dans sa ville natale d'Odense se visite, et à Copenhague on ne compte plus les statues à son effigie. Sur Rådhuspladsen, la place de l'Hôtel de ville, il a son musée : le « H.C. Andersen eventyrhuset » (H.C. Andersen la maison des contes de fées), où l'on peut déambuler dans les rues de l'Odense du XIXe siècle avant d'entendre conter ses histoires au travers de dioramas animés.

Au sud des Pays-Bas, le parc d'attractions Efteling abrite (entre autres) le bois des contes dans lequel on peut voir les œuvres de H. C. Andersen s'animer.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Les contes d'Andersen ont donné lieu à de nombreuses adaptations théâtrales, des dessins animés, des comédies musicales, des ballets. Notamment La Petite Sirène a été adaptée :

(Les adaptations des autres contes sont mentionnées sur la fiche de chaque titre)

Adaptations audio[modifier | modifier le code]

Les médias évoluent et les contes s’adaptent aux nouveaux moyens de communication et nouveaux supports. Désormais grand nombre de contes sont traités en version « Livre audio ».

  • En 2010, Grikoo Productions publie une adaptation très originale de quelques contes de l'auteur : La Bergère et le Ramoneur, La Pâquerette, La Princesse et le Porcher, Le Rossignol et l'Empereur, Le Soldat de Plomb, L'escargot et le Rosier. Enregistrements audio réalisés et illustrés (musiques et bruitages) en Afrique de l’Ouest avec des conteurs traditionnels africains.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Intégrales des 156 contes[modifier | modifier le code]

  • Contes, traduction de P. G. La Chesnais (1937-1943), Paris, Mercure de France, 1161 p, 1988.
  • Œuvres tome 1, traduction de Régis Boyer, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1528 p, 1992.
  • Contes & Histoires, traduction de Marc Auchet, Paris, Le Livre de poche, La Pochothèque, 1638 p, 2005.

Traductions partielles[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Traduction de David Soldi, 49 contes traduits.

Traduction de Ernest Grégoire et Louis Moland, illustré par Yan' Dargent, 90 contes traduits.

Traduction de Etienne Avenard, 56 contes traduits.

Livres d'Andersen (hors contes)[modifier | modifier le code]

  • Le Conte de ma vie, autobiographie, éditions Stock, Paris, 1930, 297 pages.
  • Rien qu'un violoneux, traduit en français par Mathilde et Pierre Paraf, édition Gedalge, 1927.
  • Œuvres tome 2, traduction de Régis Boyer, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1995.
  • H. C. Andersen, Voyages, traduit du danois par Michel Forget, Riveneuve Éditions, 2010.

Études et biographies[modifier | modifier le code]

  • Hans Brix, H.C. Andersens eventyr, biographie d'Andersen, les contes d'Andersen commentés et annotés, Copenhague, 1907, 296 pages.
  • Hans Brix et Anker Jensen, Biographie d'Andersen, les contes d'Andersen commentés et annotés Gyldendal, 1931 reprint 1957, 2 vol. 423 et 431 pages.
  • Pierre Georget La Chesnais (dit P.G. La Chesnais), édition intégrale des Contes d'Andersen, préfacée et commentée, 4 vol. Mercure de France, Paris, 1964.
  • Monica Stirling, Andersen et son temps, traduction de l'anglais par Claude Saunier, éditions Jean-Jacques Pauvert, Paris, 1966, 422 pages.
  • Eric Eydoux, Les grandes heures du Danemark, Paris, Librairie académique Perrin, 1975, 429 pages.
  • « Hans Christian Andersen » dans : Dictionnaire historique, thématique, et technique des littératures françaises et étrangères, anciennes et modernes, éditions Larousse, Paris, 1985, vol.I, p. 70, (ISBN 203508301X).
  • Marc Auchet, Le Miroir du diable et l’esprit critique dans les contes d’Andersen, Presses de l’Université de Nancy II, Nancy, 1987.
  • Dictionnaire des auteurs, vol. 4, t. I, Paris, Laffont-Bompiani,‎ 1990 (ISBN 2-221-50150-0) article de Alda Manghi traductrice des contes d'Andersen en italien.
  • Elias Bredsdorff, Hans Christian Andersen, biographie, Presses de la Renaissance, Paris, 1989, (ISBN 2856165044). Consultable sur : [1]
Pour vérification : ce livre est disponible en anglais avec une pagination différente (373 pages) de la version française qui comprend 475 pages. Les références mentionnées dans l'article s'appuient sur l'ouvrage papier en français. L'indication des pages ne peut donc pas être identique à celle de l'ouvrage en ligne.
  • Isabelle Jan, Andersen et ses contes, éditions Aubier Montaigne, 1977, réédition 1992, 174 pages (ISBN 2700700600)
  • Régis Boyer, Hans Christian Andersen, Œuvres, textes traduits, présentés et annotés », Gallimard, Paris, Bibliothèque de la Pléiade, 1992, 2 vol. (ISBN 2070112462)
  • Jackie Wullschlager, Hans Christian Andersen: The Life of a Storyteller (la Vie d'un conteur), éditions Alfred A. Knopf, New York 2001, 489 pages. Consultable sur [2]
L'essentiel de cet ouvrage reprend mot pour mot le texte d'Elias Bredsdorff paru en anglais en 1975, ainsi que les reproduction en noir et blanc.
  • Jens Andersen, Andersen, En Biografi, 2 vol. 528 pages et 440 pages Gyldendal, Copenhague, 2003.
  • Ouvrage collectif : Andersen. Modernité de l’œuvre, sous la direction de Marc Auchet, éditions Klincksieck, Paris, 2007, 357 pages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Pierre Georget La Chesnais, préface à l'édition complète des contes d'Andersen, Mercure de France, 1964, vol.I, p. 21
  2. La Chesnais, 1964 p. 22
  3. Elias Bredsdorff, « Hans Christian Andersen, biographie », Presses de la Renaissance, Paris, 1989, p. 212 (ISBN 2856165044)
  4. Elias Bredsdorff, Presses de la Renaissance, Paris, 1989, p. 308
  5. Elias Bredsdorff, Presses de la Renaissance, Paris, 1989, p. 21
  6. Monica Stirling, « Andersen et son temps », Jean-Jacques Pauvert, 1966, p. 398
  7. Elias Bredsdorff, Presse de la Renaissance, 1964, p. 25
  8. a, b, c et d Manghi, Laffont-Bompiani 1990, p. 82
  9. Hans Brix, biographie d'Andersen, les contes d'Andersen, A. Jensen, Copenhague, 1907, p. 31
  10. Elias Bredsdorff, p. 26
  11. Hans Brix, 190, p. 45
  12. Elias Bredsdorff, 1964, p. 36
  13. Elias Bredsdorff, 1964, p. 41
  14. Elias Bredsdorff, p. 45
  15. Ouvrage traduit en français par Mathilde et Pierre Paraf, éditons Gedalge, 1927. Note de Claude Carme, traducteur d'Elias Bredsdorff, p. 45
  16. Elias Bredsdorff, p. 51
  17. Mémoires de J.M.Thiele, cité par Elias Bredsdorff, p. 470
  18. Elias Bredsdorff, p. 62
  19. Jackie Wullschlager, p. 42
  20. Jackie Wullschlager, p. 44 reprend mot pour mot le texte d'Elias Bredsdorff p. 66
  21. a, b et c P.G La Chesnais, p. 9
  22. Elias Bredsdorff, p. 67
  23. Elias Bredsdorff, p. 100
  24. Elias Bredsdorff, p.  101
  25. Pierre Georget La Chesnais, p. 9
  26. Elias Bredsdorff, p. 101
  27. Monica Stirling, Andersen et son temps, 1966. p. 86.
  28. Monica Stirling, Andersen et son temps, 1966. p. 87
  29. a et b Elias Bredsdoff, p. 103
  30. Elias Bredsdorff, p. 105
  31. Hans Brix, p. 125
  32. Elias Bredsdorff, p. 106
  33. cité par Monica Stirling, Andersen et son temps, p. 95
  34. Le professeur Helge Topsøe-Jensen, 15 décembre 1896 - 19 décembre 1976 a réuni et annoté les principales autobiographies, journaux et mémoires d'H.C. Andersen. Elias Bredsdoff lui rend hommage p. 13 : « Sans l'aide de ces travaux, le présent ouvrage n'aurait pu être écrit. »En 1955, H.Topsøe-Jensen a été consultant et documentaliste pour le film documentaire Hans Christian Andersen, le conte de ma vie (Hans Christian Andersen (film).)
  35. Elias Bredsdorff, p. 113
  36. Hans Brix et Anker Jensen, vol.I p. 207
  37. Elias Bredsdorff, p. 127
  38. Elias Bredsdorff, p. 133
  39. Jackie Wullschlager. Hans Christian Andersen: The Life of a Storyteller, 2001, p. 155
  40. Elias Bredsdorff, p. 133-135
  41. Elias Bredsdorff, p. 145
  42. a, b, c, d et e Larousse historique, thématique et technique des littératures de langues française et étrangères, 1988, vol.I, p. 70 (ISBN 203508301X).
  43. Elias Bredsdorff, p. 163
  44. Elias Bredsdorff, p. 164
  45. Elias Bredsdorff, p. 165
  46. Mercure de France, vol.I, p. 305
  47. Elias Bredsdorff, p. 215
  48. Elias Bredsdorff, p. 241
  49. Les biographes sont maintenant réservés sur la nature de l'admiration que Dickens éprouvait pour Andersen : « L attitude de Dickens à certains égards est très particulière. On ne saurait se tromper sur le ton condescendant de la lettre écrite à Miss Burdett-Coutts environ une semaine avant même l'arrivée d'Andersen en Angleterre : « Hans Christian Andersen sera peut-être avec nous, mais vous n'aurez pas à vous soucier de lui, d'autant plus qu'il ne parle pas d'autre langues que son danois, et on le soupçonne de ne même pas le connaître ».Elias Bredsdorff, p. 274 »
  50. « (Andersen, fut reçu chaleureusement par Dickens le 11 juin 1847, cependant), « before Andersen arrived, Dickens was writing patronizingly of the man, telling the wealthy philanthopist Angella Burdet-Coutts : Andersen may perhaps be with us, but you won't mind him, espacially because he speaks no language but his own danish, and is suspected of not even knowing that. »Jackie Wullschlager, p. 353. »
  51. Elias Bredsdorff, p. 284
  52. P.G. La Chesnais indique dans sa compilation intégrale que les derniers contes sont Ce que racontait la vieille Jeanne, Le Pou et le professeur, La Clé du portail: Tante Mal-aux-dents'', vol.IV, p. 291-292
  53. Elias Bredsdorff, p. 329
  54. a et b Elias Bredsdorff, p. 329.
  55. Elias Bredsdorff, p. 335
  56. Elias Bredsdorff, p. 336
  57. Jens Andersen, 2003, vol.I, p. 498
  58. Hans Brix et Anker Jensen, 1957, vol.II, p.  55
  59. Elias Bredsdorff, p. 338
  60. Elias Bredsdorff, p. 339
  61. Elias Bredsdorff, p. 345.
  62. La Chesnais, 1964, vol IV, p. 291-292
  63. Elias Bredsdorff, p. 341
  64. Elias Bredsdorff, p. 351
  65. Elias Bredsdorff, p. 353
  66. a et b Elias Bredsdorff, p. 354
  67. Elias Bredsdorff, p. 355-56
  68. Elias Bredsdorff, p. 360.
  69. Elias Bredsdorff, « Hans Christian Andersen, biographie », Presses de la Renaissance, Paris, 1989, p. 399 (ISBN 2856165044).
  70. Monica Stirling, Andersen et son temps, traduction de l'anglais par Claude Saunier, Jean-Jacques Pauvert, Paris, 1966. p. 248
  71. P.G La Chesnais, édition Mercure de France, 1964, vol I, p. 148
  72. Mercure de France, vol.I, p. 97
  73. Hans Brix et Anker Jensen, vol. IIp. 207 et 213
  74. P.G.La Chesnais, vol.II, p. 281
  75. P.G. La Chesnais, Mercure de France, t.I, p. 308
  76. Andersen, autobiographie, cité par P.G La Chesnais, Mercure de France, 1964, p. 294
  77. Brix et Jensen, 1957, vol.I p. 431
  78. a, b et c Pierre Georget La Chesnais, vol.I, p. 10
  79. Elias Bredsdorff, p. 400
  80. Illustreret Tidende, 11 juillet 1869, cité par Hans Brix et Anker Jensen, vol.II, p. 271
  81. Elias Bredsdroff, p. 400
  82. P.G. La Chesnais, vol.I, p. 11
  83. Hans Brix et Anker Jensen, vol.I, p. 87
  84. Elias Bredsdroff, p. 402-405
  85. « Mit Livs Eventyr » (Le Conte de ma vie), 1851, réédition de H. Topsøe-Jensen, Copenhague, 1951, cité par Elias Bredsdorff, p. 188-189
  86. a, b et c Elias Bredsdorff, Hans Christian Andersen, p. 188-189
  87. H.C Andersen, Le Conte de ma vie, autobiographie, Stock, 1930, p. 79.
  88. Elias Bredsdorff, p. 190.
  89. Monica Stirling, p. 398
  90. a, b et c Elias Bredsdorff, p. 390
  91. a, b et c . Les Dessins d'H.C.Andersen, cité par Elias Bredsdorff, p. 391
  92. Arrière-petite-fille de Jonas Collin, petite-fille d'Ingebord Drewsen, Elias Bredsdorff, p. 387
  93. « Andersen, Modernité de l’œuvre », sous la direction de Marc Auchet, éditions Klincksieck, Paris, 2007, article de Johan de Mylius, p. 222-223
  94. Son contemporain et compatriote Søren Kierkegaard (1813-1855) reçut son œuvre de manière critique, notamment dans Les papiers d'un homme encore en vie (1838), où il recense le roman Rien qu'un violoneux (1837), et dans Crainte et tremblement (1843), où il analyse le conte Agnès et le Triton (dans « Problème III »).
  95. réunis en quatre volumes, préface de La Chesnais, Mercure de France, 1964
  96. Elias Bredsdorff, p. 330
  97. a et b Elias Bredsdorff, Hans Christian Andersen p. 169
  98. Elias Bredsdorff, p. 172.
  99. Hans Brix, p. 255
  100. Hans Brix, 1907, p. 72
  101. Elias Bredsdorff, p. 375
  102. Jackie Wullschlager, p. 454
  103. Simon Leys, Essais sur la Chine, éditions Robert Laffont, Bouquins, réédition 1998, revue et corrigée de l'édition de 1971 et 1989, p. 1 (ISBN 2221085396)
  104. éditions du Lézard, 1998, (ISBN 2910718085)
  105. éditions Robert Laffont, 2008, (ISBN 2221110862)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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