Agnetz

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Agnetz
L'église Saint-Léger et Sainte-Agnès
L'église Saint-Léger et Sainte-Agnès
Blason de Agnetz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Clermont
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Clermontois
Maire
Mandat
Edouard Courtial
2014-2020
Code postal 60600
Code commune 60007
Démographie
Gentilé Agnessois
Population
municipale
2 965 hab. (2011)
Densité 229 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 59″ N 2° 23′ 06″ E / 49.3830555556, 2.385 ()49° 22′ 59″ Nord 2° 23′ 06″ Est / 49.3830555556, 2.385 ()  
Altitude Min. 52 m – Max. 163 m
Superficie 12,94 km2
Localisation

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Liens
Site web agnetz.fr

Agnetz est une commune française située dans le département de l’Oise en région Picardie. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont. Ses habitants sont appelés les Agnessois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

La commune d'Agnetz est située à 58 km au nord de Paris, 25 km à l'est de Beauvais, 33 km à l'ouest de Compiègne et 57 km au sud d'Amiens. La commune, occupe une surface de 1292 ha 47 a et 85 ca[1],[Note 1].

Communes limitrophes de Agnetz
Étouy Airion
La Neuville-en-Hez Agnetz Fitz-James
Ansacq Neuilly-sous-Clermont Clermont

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune, l'une des plus étendues du canton, a sa dimension principale du nord au sud. Adossé vers l'ouest à la forêt de Hez-Froidmont, il est traversé par un coteau à pentes boisées (montagne du héron), au-dessus duquel règne un plateau découvert qui atteint les limites méridionales du canton. Au nord est une plaine sablonneuse à niveau inégal et à sol varié, arrosé par la rivière de la Brêche qui forme en outre avec celle de l'Arré une partie de la limite orientale[2]. La commune s'étend entre 50 et 163 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le point culminant du territoire se trouve au lieu-dit « le Télégraphe », à la limite communale avec Clermont, au sud-est tandis que le point le plus basse se situe près du stade municipal de cette dernière commune, au bord du ruisseau de la Garde. L'église paroissiale d'Agnetz est située à 90 mètres au-dessus du niveau de la mer, les hameaux de Gicourt et Ronquerolles et Ramecourt se localisent à 60 mètres d'altitude et le hameau de Boulincourt se trouve à 82 mètres d'altitude[1]. Le sable forme tous les talus des coteaux depuis la forêt de Hez-Froidmont. Ce sable est généralement jaune-verdâtre ou mêlé de grains verts, rubané par des nuances variées depuis le blanc jusqu'au fauve. Il paraît ainsi aux sablonnières de Boulincourt. Il y a de l'argile plastique à Gicourt, au-dessous du bourg. Le terrain de transport est indiqué sur les talus par quelques galets et coquilles brisées. Les coteaux, offrent depuis les hauteurs une disposition identique de calcaire, mais avec une plus grande puissance. Les anciennes carrières comprennent des nids de magnésie carbonatée dans les interstices de ces bancs. Le petit marais par lequel le ruisseau de Boulincourt descend vers Ronquerolles paraît rempli d'une légère couche tourbeuse[3]. La craie noduleuse apparaît dans la vallée de la Brêche. Des alluvions modernes tapissent le fond de cette rivière. Une argile de formation lacustre (argile plastique) contenant du lignite pyritieux et recouvert par du sable jaune s'étend vers la commune. Celle-ci apparaît également à Gicourt et au-dessous d'Agnetz. La disposition des couches de calcaire grossier et leur nature paraît indiquer, également près Agnetz, un rivage du bassin dans lequel ce calcaire s'est formé. Un petit amas d'argile à silex est situé entre le village et la route départementale 929[4]. La commune se trouve en zone de sismicité 1[5].

Hydrographie et eau potable[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : La Brêche et l'Arré.

La Brêche, rivière prenant sa source à Reuil-sur-Brêche et se jetant dans l'Oise à Villers-Saint-Paul est le principal cours d'eau traversant la commune d'Agnetz. Venant d'Etouy, elle passe par le Moulin à eau du Pont-Roy (détruit) puis par le Petit Moulin du Pont-Roy. Elle suit son cours en traversant Ronquerolles, Broquier puis Ramecourt avant de traverser la commune voisine de Clermont. Vers Ronquerolles, la rivière se divise en plusieurs bras. D'autres ruisseaux appelés « rû » se trovent sur le territoire : parmi les plus importants, le ru de la Garde[6], prenant sa source en forêt de Hez-Froidmont, plus précisément à l'étang du fond de la Garde à La Neuville-en-Hez. Il rejoint ensuite Boulincourt, Gicourt et Ramecourt avant de se jeter dans la Brêche à Clermont. Le rû du Pont de Terre prend naissance à l'ouest de Ronquerolles avant de se jeter dans la Brêche à Broquier. Le rû des Ecoullaux[7] débute au pied du bourg avant de rejoindre Clermont. Le ru du Héron[8], naît dans le bois d'Agnetz, sur la montagne du Héron, au-dessus du hameau du même nom et se jette dans le rû de la Garde au lieu-dit de la Grande Couture. L'Arré, petite rivière prenant sa source à Saint-Just-en-Chaussée et se jettant dans la Brêche à Clermont constitue une partie de la limite Est de la commune[1],[9]. Plusieurs moulins à eaux sont situés à Ronquerolles, sur le cours de la Brêche. Un lavoir se trouve également à Ronquerolles, appelé Lavoir de Lessier.

Les zones les plus basses du territoires se situent au-dessus de plusieurs nappes phératiques[10].

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Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La Route nationale 31 à l'échangeur de Ronquerolles
Article détaillé : Route nationale 31.

La commune d'Agnetz est traversée par la Route nationale 31, route nationale de Rouen à Reims, également Route européenne 46. Cet axe est aujourd'hui remplacé par une voie express dans un premier temps 1987 pour la déviation de Clermont-de-l'Oise puis dans un second temps en 1995 pour éviter le hameau de Gicourt et le village de La Neuville-en-Hez. L'ancienne voie, autrefois route royale, passait par la Forêt de Hez-Froidmont, le hameau de Gicourt, le carrefour de la croix verte puis se dirigeait dans la ville de Clermont. Le hameau de Gicourt était situé au kilomètre 100 de cette itinéraire. Un échangeur permet de sortir et d'accéder à la voie rapide au sud de Ronquerolles. La D931, route nationale déclassée entre Therdonne et Catenoy, passe par Clermont, la croix-verte, Gicourt et la forêt de Hez-Froidmont. La D151, route départementale de Clermont à Grandvilliers traverse également la commune par le hameau de Ronquerolles puis se dirige ensuite vers Étouy. Avant la construction de la déviation de la route nationale 31, cette départementale partait de la croix saint-Laurent à Clermont et passait par le hameau de Ramecourt. Elle débute aujourd'hui au rond-point de la croix-verte et passe directement par Ronquerolles. Le village d'Agnetz ses hameaux (Ronquerolles, Boulincourt, Gicourt et Ramecourt) sont reliés par de nombreuses routes communales. Ces voies s'étendent également au-delà de la commune pour relier les hameaux, villages et villes situés aux alentours. Ainsi, les communes de Airion, de Clermont mais aussi de Fitz-James par l'itermédaire du haras de Fitz-James (commune d'Airion) sont accessibles depuis la commune d'Agnetz[1].

Voies ferrées et transports en commun[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Ronquerolles
Article détaillé : Ligne de Rochy-Condé à Soissons.

Entre 1870 et 1973, le hameau de Ronquerolles possédait une gare sur la ligne Rochy-Condé à Soissons, ancienne voie ferrée reliant Beauvais à Soissons par Clermont et Compiègne. La ligne, servant à la fois de transport de voyageurs et de marchandises pour les usines de la région n'était composée que d'une seule voie. Elle se détachait de la ligne Paris-Lille peu après la gare de Clermont, franchissait la Brêche et rejoignait la gare de Ronquerolles puis la forêt de Hez-Froidmont. Déclassée à partir de 1964[11] faute de mauvaise rentabilité, l'un des premiers tronçons ferma à la circulation entre La Rue-Saint-Pierre et Étouy le 14 juillet 1972[12]. La halte n'était alors plus accessible depuis Beauvais. L'arrêt de Ronquerolles ferma définitivement ses portes le 24 juillet 1973[13], suite au déclassement entre Étouy et Clermont. Une partie de la Ligne Paris-Nord - Lille traverse la limite Est de la commune entre les communes de Clermont et d'Airion[1]. De nos jours, la gare la plus proche est située à Clermont-de-l'Oise, sur la Ligne Paris-Nord - Lille à 2 km à l'Est de la commune[14].

La commune est desservie par le réseau de bus du conseil général de l'Oise exploité par Kéolis Oise par la ligne 33A reliant Le Mesnil-sur-Bulles à Breuil-le-Vert[15] ainsi que par une ligne de transports scolaires se dirigeant vers les établissements secondaires de la commune et de Clermont[16]. Une navette dessert les écoles élémentaires d'Agnetz et Ronquerolles par les différents hameaux de la commune[17]. Il existera un réseau de transport en commun par bus appelé Transport urbain agglo Clermont (TUAC) dès début 2014 : la commune sera desservie par la ligne 2 reliant le collège Jeanne d'Arc à Breuil-le-Sec ainsi que par la ligne A de transport à la demande. Son usage sera payant[18].

Accès aux aéroports[modifier | modifier le code]

Agnetz est située à 43 km de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle[19] et à 22 km de l'aéroport de Paris Beauvais Tillé[20].

Liaisons douces[modifier | modifier le code]

Panneau de signalisation de l'avenue verte London - Paris, à l'angle des rues de l'église et de la montagne.
Article détaillé : Avenue verte Londres-Paris.

La commune d'Agnetz est traversée une variante l'avenue verte Londres-Paris, se séparant du trajet principal à Gournay-en-Bray pour le rejoindre à Conflans-Sainte-Honorine. Lorsqu'il traverse le bourg, cet itinéraire passe par les rues de Faÿ, de l'église, et de la Fontaine-Saint-Léger. Il se dirige passe par le hameau Gicourt par les rues Robert Weiss et des Muids. Il quitte la commune par l'avenue de la forêt de Hez par laquelle il rejoint le point de départ de la Trans'Oise, voie verte reliant en partie Gicourt à Beauvais[21].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Le Grand Marais depuis les champs, à l'ouest de la commune.

Hormis les zones urbanisées, la commune d'Agnetz est composé de deux milieux naturels : les bois et les marais : la surface boisée est la plus présente sur le territoire. Celle-ci se trouve majoritairement à la limite sud de la commune, en continuité de la forêt de Hez-Froidmont à l'ouest (4 parcelles se trouvent sur le territoire communal) et appelée sous le nom de Bois de la commune ou Bois d'Agnetz. Au sud-ouest, à proximité du hameau de Boulincourt et à l'ouest, les bois côtoient des périmètres marécageux dus au ruisseau de la Garde ou à la Brêche. Trois autres bois se trouvent au nord de la commune : le bois Allio, au nord de Ronquerolles et les bois de Ronquerolles et de Bourbon, à la limite nord du territoire. Le Grand Marais, à l'ouest de la commune est l'unique périmètre marécageux se trouvant à Agnetz. Il est traversé par la voie rapide de la route nationale 31 depuis 1995. Quelques zones humides se localisent toutefois sur les rives de la Brêche et du ru de la Garde[1]. Les bois périphériques à la forêt de Hez-Froidmont ainsi que les bords de la Brêche faisant partie du réseau de cours d'eau salmonicoles du plateau picard sont inscrits en zone ZNIEFF de type 1[22],[23]. Les différentes zones boisées se trouvent sur le passage d'un ou plusieurs corridors écologiques potentiels[24]. La liaison biologique entre la forêt de Hez-Froidmont et le bois de Ronquerolles se situe sur un biocorridor de grande faune[25](sangliers et chevreuils).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune est composée de 5 hameaux[1] :

  • Le bourg d'Agnetz, situé sur un coteau de la vallée de la Brêche au pied du bois du même nom, au sud de la commune.
  • Ronquerolles, construit le long de la D151 et s'étendant sur les rives de la Brêche, au nord.
  • Boulincourt, aux limites de la forêt de Hez-Froidmont, au sud-ouest.
  • Gicourt, sur la D931, à l'ouest d'Agnetz.
  • Ramecourt, communiquant avec Clermont, au sud-est du territoire.

Les lieux-dits sont au nombre de 23[1] :

  • Au sud : le Noyer-Boudinotte, le Télégraphe (partagé avec Clermont), les Aulnaies d'Agnetz, les Essarts, la Tuilerie, le Vivier, le Châtaignier, la Bovette et le Château Métrel.
  • À l'ouest : la Grande Couture, le Bosquet Fêtu, les Quarente Mines et le Grimpet ainsi que la Croquevillière et la Canonnière (partagés avec La Neuville-en-Hez).
  • À l'est le Muids-de-Chelles, le Colombier et les Prés à Foulon.
  • Au nord : le Champ aux Renards, le Carnage, la Croix-Rouge et la Grande Cendrée. La Rue de l'empire est le seul lieu-dit habité.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Durant la fin du XIXe siècle, le village d'Agnetz était composé de 49 maisons disposées en trois rues principales, les rues du Marais, de l'Église et de la Fontaine-Saint-Léger est situé à mi-côte d'une colline boisée dans une position pittoresque[a 1]. Le hameau de Boulincourt comptait 73 maisons groupées en une longue rue, dans un vallon situé à la lisière de la forêt de Hez-Froidmont[a 2]. Le lieu-dit de la Rue-de-l'Empire se composait d'un groupe de 10 maisons entre Gicourt et Boulincourt. Ronquerolles, avec ses 98 feux, constituait l'agglomération la plus importante de la commune d'Agnetz. Ce hameau est situé sur la rive gauche de la Brêche, au nord et à trois kilomètres d'Agnetz[a 3]. Ramecourt était un écart de 16 maisons, assez rapproché de Ronquerolles. L'ancien hameau de Broquier, entre Ronquerolles et Gicourt, n'avait plus qu'une maison. La Croix-Saint-Laurent et l'Équipée étaient deux écart de cinq et de quatre maisons aux portes de ClermontLe hameau de Fay-sous-Clermont (appelé aujourd'hui Faÿ) était un autre hameau de 36 maisons sur un coteau à peu de distance de Clermont[a 4]. De nos jours, les hameaux de Boulincourt et de Gicourt sont réunis en une seule et même agglomération continue avec le bourg d'Agnetz. Elle englobe également l'écart de la Rue-de-l'Empire. Le hameau de Ramecourt se trouve dans la continuité de la ville de Clermont. Le hameau de Ronquerolles s'est étendu le long de la D151 pour se trouver à une courte distance de Ramecourt. Le hameau de Broquier n'existe plus, l'emplacement est indiqué par une croix. L'ancien hameau de Faÿ a été réuni à la commune de Clermont en 1960 le transformant alors en l'un des quartiers de cette ville, l'Équipée et la Croix-Saint-Laurent également[1].. La commune fait partie de l'aire urbaine et de l'unité urbaine de Clermont totalisant 20979 habitants en 2009[26].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune porta les noms suivants[a 1]:

  • 1152 : « Anès »
  • 1170 : « Aneth »
  • 1190 : « Anet »
  • 1206 : « Anetum », « Annetum » ou « Anneticum »
  • 1280 : « Ennès » puis « Agnet », « Anest »
  • XVIIIe siècle : « Agnets », « Agnès » ou « Agnez »
  • De nos jours : « Agnetz »

Le hameau de Gicourt s'est appelé « Giscort » en 1183[a 1]. Boulincourt s'appela « Bolleincurt » en 1202, « Boulencort » en 1232, « Boullancourt » en 1239, au nom de « Boulincourt » en 1273 pour changer ensuite de nom : « Bouleincourt » en 1303 puis « Boulaincourt » en 1373[a 5]. Le hameau de Ronquerolles se nomma « Ronckeroles » en 1151, « Ronkerroles » en 1201, « Roncroi » en 1210 puis « Roncelorae ». Son nom désignait sans doute à l'origine un lieu rempli de ronces[a 3]. Ramecourt s'est appelé « Ramericourt » en 1152, « Ramercaurt » en 1190, puis « la cauchie de Ramecourt ». La ferme de Saint-Rémy-l'Abbaye s'appelait autrefois Saint-Rémy-sous-Clermont[a 4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On trouve, aux XIIe et XIIIe siècles, quelques seigneurs qui ont porté le nom d'« Agnetz », Gauthier en 1152, Eudes en 1206, Guillaume, Gauthier et Wasson en 1230, tous chevaliers. La seigneurie se divisa plus tard et, à la fin du Moyen Âge, on comptait à Agnetz quatre fiefs : le fief d'Agnetz, comprenant la plaine d'Agnetz jusqu'au hameau de Broquier; le fief de la mairie d'Agnetz, comprenant des maisons dans le village, le vignoble et les aulnois d'Agnetz et les terres à gauche du chemin de la Garde; le fief d'Hannap-le-Comte, allant du Plessier-Billebaut (actuelle ; commune d'Ansacq) à la pointe de Béthancourtel (actuelle commune de Clermont), et comprenant les trièges du Camp-des-Cerfs (actuelle commune de La Neuville-en-Hez, de la carrière Lagache (actuelle commune de Clermont) et Notre-Dame des Bouillets; le fief de Despert-de-Coudun, s'étendant sur les prés Le Comte, partie de la chaussée de Fitz-James jusqu'à Ronquerolles. La cure était à la nomination de l'abbé de Saint-Germer, qui percevait un quart des dîmes de la commune. Les trois autres quarts étaient à l'abbaye de Lannoy[a 1]. Le couvent Notre-Dame de la Garde, le hameau du Grand-Fitz-James, la rue des Pourceaux (actuelle rue Pierre Viénot à Clermont) appartenaient anciennement à la paroisse d'Agnetz[a 6].

Ronquerolles fut, au Moyen Âge, le siège d'une seigneurie importante qui appartenait d'abord à une famille de son nom. Anseau de Ronquerolles, figure comme témoin dans de nombreux actes de 1190 à 1218. Il fut l'un des combattants de Bouvines en 1214. Son fils Eudes, chevalier, était à la cinquième croisade en 1220. Névélon en 1250 et Simon en 1280 étaient seigneurs de cette terre. Au XIVe siècle, elle appartient à Billebaut de Trie, seigneur de Fresnes, qui la vendit à Jean-Paix-est-Bonne. Elle fut ensuite acquise par le duc de Bourbon qui en 1373 possédait la moitié de la terre de Ronquerolles, l'autre moitié était à Jean, sire de Bazentin. Cette seigneurie comprenait alors : des terres, vignes, les marais sous la forêt, des avenages, le manoir de Reuil-sur-Arré, des cens et rentes en la ville de Ronquerolles, les hôtes de Roberville avec leurs hosties, les cens de Ramecourt, Reuil et Crécy, les voiries de Ronquerolles, 160 arpents de bois et enfin la taille de Ronquerolles montant à 40 livres. Cette taille était répartie par les habitants eux-mêmes et perçue par des pairs qu'ils choisissaient parmi eux. Les habitants avaient ainsi obtenu de leurs seigneurs l'abandon à la taille, qui subsistait la convention à l'arbitraire. Le manoir du seigneur, sire de Bazentin, sis à Ronquerolles, contenait un donjon clos de murs et de fossés à eau, avec basse-cour et jardin. Le duc de Bourbon céda en 1394 à Raoul de Flavy une partie de sa terre de Ronquerolles, en échange de l'abandon par Raoul de ses droits sur l'étang de Crécy[a 7].

Il se trouvait au hameau de Gicourt un manoir seigneurial dont les fossés étaient encore visibles au XIXe siècle. Celui-ci aurait été pendant quelque temps habité par Gabrielle d'EstréesHenri IV lui aurait rendu plusieurs visites. Ce château fut d'abord à une famille nommée « De Gicourt » : Wernon, chevalier, en 1190, Raoul en 1197, Bernard en 1222 étaient possesseurs de cette terre qui appartenait en 1373 à Gilles d'Espaières. En 1378, Louis II de Bourbon, comte de Clermont, accorda au seigneur de Gicourt, à ses gens et serviteurs, droit d'usage, chauffage, pâturage et panage dans la forêt de Hez-Froidmont. La seigneurie de Boulincourt appartenait à l'origine à une famille qui avait pris ce nom : on peut citer Aubert de Boulincourt en 1202, Emeline en 1218, Jean en 1239, Eudes en 1267, Marie en 1273, Robert en 1308, Guillaume vers 1350. Cette terre passa ensuite aux Mirelessart par alliance : Jean de Mirelessart était seigneur de Boulincourt en 1352, Witasse en 1373. Ces seigneurs avait dans la forêt de Hez-Froidmont un droit d'usage, consistant dans le droit d'y mener paître 12 vaches, d'y mettre en paisson 12 pourceaux et de prendre pour brûler et bâtir en leur manoir de Boulincourt tout le bois dont ils pouvaient avoir besoin[a 3].

Il existait en 1373 au hameau de Ramecourt 4 fiefs tenus par Tristan de Choisy, Philippe d'Auvillers, Martin de Vendeuil et Oudart le Cordelier[a 4]. Les dîmes du territoire de Ronquerolles étaient levées par le prieur de Saint-Rémy-l'Abbaye à raison de huit du cent. On voyait au-dessus de Ronquerolles, au lieu-dit le Chaufour, un vaste souterrain assez long et composé de plusieurs galeries[a 7]. Il s'agissait d'un fort ou souterrain-refuge, composé de plusieurs galeries d'une grande étendue[27]. On semait à Ronquerolles du lin d'une espèce différente de celui de Bulles[a 7].

De la Renaissance au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Aux XVe et XVIe siècles, la seigneurie de Boulincourt aux Du Breuil qui l'unirent à leur terre de Gicourt. Il existait dans ce hameau une chapelle à la collation de l'évêque : elle cessa d'être desservie au XVIIe siècle. La seigneurie de Gicourt était en 1539 à François Du Breuil, qui était aussi seigneur de Boulincourt : ces deux seigneuries furent réunies. Quelques titres donnèrent à Gicourt le titre de baronnie[a 3].

En 1539, la terre de Ronquerolles avait comme possesseur Jean de Humières, seigneur de Nointel. En 1538, elle passa à Louis d'Ongnies, comte de Chaulnes, mari d'Anne de Humières, fille de Jacques. Le 26 juillet 1602, Louis de Crevant, mari de Jacqueline de Humières, vendit à François Ollier, notaire et secrétaire du roi, les terres de Nointel et Ronquerolles qui ne cessèrent plus depuis d'avoir les mêmes possesseurs. Le marquisat de Nointel, érigé en 1654, comprit dans son étendue les terres de Ronquerolles, Lessier, Gicourt et Boulincourt[a 7]. En 1621, les deux terres de Gicourt et de Boulincourt appartenait à Jean de Belletas, écuyer, à qui elles avaient été apportées par François de Clèves, sa femme : il les vendit, le 20 avril 1622, à François Ollier, déjà seigneur de Ronquerolles, qui les incorpora à la seigneurie de Nointel, érigée depuis en marquisat en 1654. En 1550, les droits d'usages accordés au seigneur de Gicourt furent convertis en redevance de 36 cordes de bois par an, qui a son tour fut transformée en 1673 en une rente de 216 livres, avec droit de pâturage pour 12 vaches et de panage pour 12 porcs[a 3]. La petite seigneurie du hameau de Faÿ était en 1539 à Claude Sellier, lieutenant particulier des eaux-et-forêts du comté de Clermont, en 1673 à Daniel de Feuillette[a 4]. Les terres comprises dans le marquisat de Nointel furent vendues en 1670 par Charles-François Ollier à Louis Béchamel, surintendant des maisons et finances de Philippe, duc d'Orléans, frère de Louis XIV et érigées de nouveau pour lui en marquisat en 1697[a 7].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Agnetz et ses environs, Carte de Cassini

Les quatre fiefs d'Agnetz étaient réunis au XVIIIe siècle au comté de Clermont, et ne furent jamais compris dans le marquisat de Nointel, comme les autres terres de la paroisse[a 1]. Au sud de Ronquerolles, sur la Brêche, le moulin de Laissier, appartenait, avant 1789, au seigneur de Nointel : ce moulin et celui de Breuil-le-Vert avaient droit de banalité sur tous les sujets du comté en la ville de Clermont. La seigneurie de Faÿ appartenait en 1700 à Marie Puchot de Guerponville, dame d'honneur de la reine de Pologne, qui la vendit en 1723 à Marie-Thomas Duguey, greffier en chef de la maîtrise des eaux-et-forêts de Clermont, dont les descendants étaient encore seigneurs de Faÿ en 1789. Les terres appartenant au marquisat passèrent en 1772 à Monsieur Ribault et en 1788 au duc de Bourbon[a 7]. Le duc de Bourbon était seigneur de la seigneurie de Gicourt en 1789[a 3]. En 1789, la seigneurie de la chaussée de Ramecourt appartenait à Charles-René Fourcroy[a 4].

Les députés de la paroisse d'Agnetz, à l'assemblée du bailliage de Clermont, en 1789, furent : Thomas-Louis Dugney, écuyer, seigneur du Faÿ, lieutenant-colonel de cavalerie, prévôt général de la maréchaussée du Soissonnais, Pierre Antoine Pillon, fermier du prieuré de Saint-Rémy, Louis Gavrel, laboureur et Raphaël Revelin, facteur de bois. Dans son cahier de doléances, la commune d'Agnetz, comme la plupart des communautés de village réclamait contre les impôts, demandait la suppression de la levée de la malice, qui enlevait les bras les plus vigoureux à l'agriculture. Les habitants réclament la suppression des jurés-priseurs, qui avaient seuls le droit de faire les ventes immobilières. Ils demandent aussi la diminution des droits de contrôle ou d'enregistrement, et la destruction des cerfs, biches et troupeaux de sangliers, qui viennent détruire les récoltes et ravager généralement toutes les productions[a 8]. Au sud du territoire, près de la route de Clermont à Beaumont-sur-Oise (D929) s'élevait un poste télégraphique aérien, à l'altitude de 158 mètres : il correspondait avec les stations de Bury et de Ercuis au sud, et Fouilleuse au nord. L'ancien emplacement se trouve aujourd'hui sur la commune de Clermont[28].

On ouvrit en 1831 près de Boulincourt une cendrière qui a cessé depuis longtemps d'être exploitée[a 3]. Le hameau de Béthancourtel et la partie de l'Équipée, des Noyers et de la Croix-Picard qui dépendait d'Agnetz, ont été annexés en 1836 au territoire de Clermont. Le vignoble d'Agnetz s'étendait sur 30 hectares en 1789 et sur 10 hectares en 1828. La gare de Ronquerolles, sur la ligne Beauvais - Compiègne ouvra ses portes en 1878, suite à l'édification de la ligne. En 1890, les travaux agricoles formaient l'occupation principale de la population. On trouvait dans l'étendue du territoire des carrières, un moulin à huile, une filature de soie, six moulins à farine et une fabrique de meubles[a 6]. La population communale était la suivante : on trouvait 137 habitants au chef-lieu d'Agnetz, 250 habitants à Boulincourt, 114 habitants au hameau de Faÿ, 158 habitants à Ronquerolles, 398 habitants à Ramecourt et ses dépendances, 17 habitants à l'Équipée, 31 habitants au lieu-dit de la Rue-de-l'Empire et 11 habitants à la Croix-Saint-Laurent[a 9].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Un décret du 19 février 1959 réunit les écarts suivants dépendants d'Agnetz à Clermont : une partie du quartier de l'Équipée, la Croix-Saint-Laurent et le hameau de Faÿ[29]. La gare de Ronquerolles ferma ses portes le 24 juillet 1973 suite au déclassement de la ligne entre Étouy et Clermont[13]. En 1987, la déviation de Clermont de la route nationale 31, débutant à Gicourt, fut inaugurée. La liaison en voie rapide entre Clermont et Bresles ainsi que l'échangeur de Ronquerolles ouvra en 1995. Dans les années 2000 fut construit le nouveau collège Sainte-Jeanne-D'Arc, se trouvant auparavant à Clermont. Au nord de Ronquerolles, sur la Brêche se trouvaient les deux-moulins du Pont-Roy, construits tous deux en 1791[a 7] : l'un fut détruit par un incendie, l'autre fut réaménagé en logements puis renommé « le moulin bleu ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Oise.
Armes de Agnetz

Les armes de Agnetz se blasonnent ainsi :

Ecartelé au premier d’azur à trois fleurs de lys d’or (Ronquerolles), au deuxième de gueules à la bande d’argent côtoyée de deux cotices du même (Ramecourt), au troisième de gueules à la merlette d’or (Boulincourt), au franc quartier d’argent un poignard en bande de gueules (Agnetz), au quatrième d’azur à trois châteaux d'or (Gicourt).

  • Quartier supérieur gauche:
    Fleurs de lys d'or sur fond azur. Ce sont les armes des Bourbons qui avaient pouvoir de Seigneurie sur le territoire de Ronquerolles.
  • Quartier supérieur droit:
    Bandes gueules sur fond blanc ce qui représentait les armes de la famille de Mirelessarti qui avaient droit d'apanage sur le territoire de Boulincourt.
  • Quartier inférieur gauche:
    Représente une double évocation puisque constitué du blason traditionnel des maires d'Agnetz, sur fond de gueule, enjolivé par ce charmant oiseau d'or emprunté aux armes de la famil­le d'Auvillers qui était apanagée sur Ramecourt.
  • Dernier quartier inférieur droit:
    Représente trois châteaux. C'est un raccourci des armes de Gilles d'Espaieres Seigneur de Gicourt.

Politique et Administration[modifier | modifier le code]

Le château, devenu hôtel de ville depuis .

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Agnetz est une commune française située en Picardie, dans le département de l'Oise. Elle est l'une des 24 communes du canton de Clermont faisant partie de l'arrondissement du même nom.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé d'un maire, de 6 adjoints et de 15 conseillers municipaux[30].

Les maires[modifier | modifier le code]

Liste des Maires depuis 1983[31]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1988 Joël Rouault    
1989 2003 Philippe Courtial RPR puis UMP Décédé en Mandat/Une rue de la commune porte son nom
2003 en cours
(au 2 avril 2014)
Édouard Courtial UMP Député de la 7e circonscription de l'Oise/Consultant
Ancien Secrétaire d'État aux Français de l'étranger
Réélu pour le mandat 2014-2020[32]


Tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 965 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 616 1 358 1 389 1 337 1 483 1 187 1 191 1 184 1 196
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 209 1 223 1 246 1 264 1 320 1 175 1 116 1 172 1 244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 232 1 197 1 102 1 066 1 120 1 222 1 225 1 280 1 409
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 086 1 118 1 373 1 801 2 134 2 637 2 801 2 807 2 922
2011 - - - - - - - -
2 965 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2004[34])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 13,5 %) ;
  • 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 25,3 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 16,1 %).
Pyramide des âges à Agnetz en 2007 en pourcentage[35]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,1 
2,7 
75 à 89 ans
4,3 
10,7 
60 à 74 ans
11,7 
22,3 
45 à 59 ans
23,1 
22,7 
30 à 44 ans
25,3 
19,3 
15 à 29 ans
14,0 
22,1 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[36]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus par population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agnetz compte un bureau de Poste, une pharmacie et une boulangerie à Ronquerolles. On compte aussi un supermarché discount, un Hôtel-Restaurant et un Hôtel simple à Ramecourt, au lieu-dit la croix verte. De plus, on trouve une auberge et un antiquaire à Gicourt. Le bourg même ne compte pas de commerces.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments historiques classés sur son territoire.

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  • Église Saint-Léger : la façade, la nef, le transept et le clocher appartiennent au XIIIe siècle tandis que le chœur remonte à 1540, date qui se trouve inscrite sur des vitraux restaurés au XIXe siècle. Le portail est formé d'un arc brisé chargé de boudins et de colonnettes grêles, dont les chapiteaux sont ornés de feuilles recourbées. Le tympan est garni d'u trèfle simulé. Au-dessus est pratiqué une large fenêtre divisée en cinq compartiments à têtes trilobées surmontées de roses et de trèfles. Une tourelle hexagonale se voit à gauche du portail. Toutes les autres fenêtres de cette partie de l'édifice présentent à peu près la même disposition. Le clocher, central, carré, est percé sur chaque face de trois petites baies géminées, trilobées et couronnées de trèfles. Le chœur, avec ses longues et étroites fenêtres, ses larges contreforts surmontés de clochetons pyramidaux et garnis de gargouilles et de niches, et son élégante balustrade à claire-voie, est un gracieux spécimen de l'art du XVIe siècle. À l'intérieur de l'église, il faut signaler les fonts-baptismaux qu'on fait remonter au XIIIe siècle et le tombeau du Christ avec ses personnages de grandeur naturelle, œuvre du XVIe siècle[a 10]. L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [37].
  • Ferme de Saint-Rémy-l'Abbaye : cette ferme privée ancien prieuré de Ronquerolles et appelée également Ferme de Saint-Rémy-l'Abbaye aurait des origines du XIIe siècle. La chapelle date du même siècle et le portail date du XVe siècle. L'ensemble constitué de la chapelle et du portail fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [38].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

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  • La Chapelle de Ronquerolles : la chapelle, construite en pierres et briques au XIXe siècle, se trouve rue Dorée, le long de la Brêche. On y accède par une passerelle en bois qui aurait été installée par l'abbé Gentilhomme, franchissant la rivière. La chapelle actuelle a été édifiée en 1856 par la mère supérieure de l'hospice de Clermont, pour abriter une statue de la Vierge venant d'une ancienne chapelle détruite au XVIIIe siècle. Cette première chapelle avait été fondée en 1210 par Ansold (ou Anseau) de Ronquerolles, maître d'une seigneurie importante, qui combattit à Bouvines avec Philippe Auguste. On a attribué à cette statue de la Vierge des propriétés miraculeuses. Au XVIIIe siècle, au moment de la démolition, un charroi contenant des gravats et cette statue était immobilisée sous le poids de la charge. Le conducteur abandonna la statue, qui fut récupérée par un habitant installé dans l'ancienne cuisine de la maladrerie de Clermont. Elle échappa à plusieurs tentatives de vol, avant d'être réinstallée au XIXe siècle dans la nouvelle chapelle. De dimensions modestes, le bâtiment abrite un bel autel en bois et des ex-votos[39].
  • La Chapelle des déportés : C'est une chapelle qui se situe dans le hameau de Boulincourt, elle a été construite à la mémoire des déportés de la rafle du 17 juin 1944. On y trouve une plaque comportant ce texte "À la suite de la rafle du 17 juin et à l'initiative de la Commune d'Agnetz et de l'abbé Gentilhomme chapelle érigée par souscription publique à la mémoire des dix-sept disparus en camp de déportation."[40].
  • La Stèle des Déportés : La stèle des déportés ou mémorial de la déportation est une plaque qui détient les noms des 17 morts envoyés en déportation par les Allemands, en représailles[40]. Elle est située dans le hameau de Boulincourt, au croisement des rue Georges Hardivillers, rue Raymond Benoist et rue Charles Morenvillers.
  • Ancienne gare SNCF de Ronquerolles (voir le paragraphe Réseau Ferroviaire)
  • La Garenne (ferme)[43] et possède un jardin d'agrément également inscrit à l'inventaire des jardins remarquables[44].
  • Château d’Agnetz (Agnetz), jardin d'agrément inscrit à l'inventaire des jardins remarquables[45]. C'est l'actuel hôtel de ville de la commune : il remplace la mairie autrefois située place Jean Jaurès.
  • La salle et la fontaine Saint-Léger
  • Fontaine, rue Robert Weiss
  • Les anciens moulins à eau :
    • Moulin à eau du Pont Roy dit « Moulin Rouge » en raison de la couleur de ses briques, détruit par un incendie en 2000
    • Petit Moulin à eau du Pont Roy dit « Moulin Bleu », réhabilité en logements
    • Grand Moulin à eau de Ronquerolles
    • Moulin à eau de Ramecourt
  • Les calvaires et croix:
    • Calvaire de Broquier
    • Calvaire, rue de l'abbaye
    • Calvaire, rue dorée
    • Croix à Gicourt
    • Croix à Boulincourt
  • Vierge de la croix-verte
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Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Agnetz dépend de l'académie d'Amiens. On compte :

On compte aussi un établissement privé catholique :

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède un médecin généraliste[52]et un infirmier[53]à Ronquerolles. Une pharmacie se situe dans ce même hameau[54]. L'hôpital le plus proche se trouve à Clermont-de-l'Oise à deux kilomètres.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est le seul culte pratiqué dans la commune.

Agnetz fait partie de la paroisse de Clermont de l'Oise. Aujourd'hui on compte l'église Saint-léger comme seul lieu de culte dans la commune aujourd'hui. La chapelle de Ronquerolles ne fait plus d'offices et la chapelle des déportés de Boulincourt ne fait pas d'offices également.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune compte les équipements sportifs suivants :

Culture[modifier | modifier le code]

Agnetz possède une bibliothèque[55] et plusieurs salles polyvalentes (Saint-Léger, Le Parc et Sainte-Agnès).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 5 avril 2013)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis,‎ 1890, 160 p.
  1. a, b, c, d et e p. 12
  2. p. 13-14
  3. a, b, c, d, e, f et g p. 14
  4. a, b, c, d et e p. 16
  5. p. 13
  6. a et b p. 18
  7. a, b, c, d, e, f et g p. 15
  8. p. 18-19
  9. p. 19
  10. p. 12-13

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Carte 1/25 000e sur Géoportail. Consulté le 19 mars 2011.
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 48
  3. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, pages 14 à 18
  4. Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours. Claude Teillet, 1995. Office d'édition du livre d'histoire, pages 13 à 15
  5. « Risques naturels majeurs », sur macommune.prim.net (consulté le 13 septembre 2013)
  6. « Le ruisseau de la Garde », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 13 septembre 2013)
  7. « Le ruisseau des Ecoullaux », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 13 septembre 2013)
  8. « Le ruisseau du Héron », sur www.breche.fr (consulté le 14 septembre 2013)
  9. « Affluents de la Brêche (carte) à Agnetz », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 13 septembre 2013)
  10. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationnappes.fr (consulté le 13 septembre 2013)
  11. Journal Officiel de la République Française du 22 février 1964, page 1 828.
  12. Journal Officiel de la République Française du 2 février 1972, page 1 278.
  13. a et b Journal Officiel de la République Française du 22 août 1973, page 9 122
  14. « Orthodromie entre Agnetz et Clermont », sur www.lelion1906.com (consulté le 13 septembre 2013)
  15. « Horaires de la ligne 33A du réseau du conseil général de l'Oise », sur www.oise-mobilité.fr (consulté le 13 septembre 2013)
  16. « Transports scolaires à Agnetz (horaires de la ligne) », sur www.oise-mobilité.fr (consulté le 13 septembre 2013)
  17. « Navette regroupements pédagogiques intercommunaux à Agnetz », sur www.oise-mobilité.fr (consulté le 10 octobre 2013)
  18. « Réseau de transport urbain de l'agglomération de Clermont », sur www.mairie-clermont.fr (consulté le 13 septembre 2012).
  19. « Orthodromie entre Agnetz et Roissy-en-France (95) », sur www.lelion1906.com (consulté le 13 septembre 2013)
  20. « Orthodromie entre Agnetz et Tillé (60) », sur www.lelion1906.com (consulté le 13 septembre 2013)
  21. L'étape Clermont-Bresles sur le site de l'Avenue verte London-Paris
  22. « Forêt de Hez-Froidmont et ses bois périphériques, fiche znieff détaillée », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 5 octobre 2013)
  23. « Réseau de cours d'eau salmincoles du plateau Picard, fiche znieff détaillée », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 5 octobre 2013)
  24. « Corridor écologique potentiel sur la commune d'Agnetz », sur www.donnes.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 13 septembre 2013)
  25. « Biocorridor de grande faune à Agnetz », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 18 septembre 2013)
  26. « Communes de l'unité urbaine de Clermont », sur www.insee.fr (consulté le 20 février 2014)
  27. Répertoire Archéologique du Département de l'Oise, Emmanuel Woillez, 1862; page 81
  28. Le télégraphe Chappe de Clermont-du-Tertre sur Claude Chappe.fr
  29. Histoire de Clermont en Beauvaisis, des origines à nos jours, Claude Teillet, 1995, Office d'édition du livre d'histoire, page 148
  30. « Les élus du conseil municipal », sur agnetz.fr (consulté le 23 avril 2012)
  31. a et b Les maires d'Agnetz sur marquedorre.free.fr
  32. « Voici le visage de vos nouveaux élus », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3283,‎ 2 avril 2014, p. 8
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  35. « Évolution et structure de la population à Agnetz en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  36. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  37. « Église Saint-Léger », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Ferme de Saint-Rémy-l'Abbaye », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Le messager paroisse du Cœur du Christ du Clermontois, La chapelle de Ronquerolles, page 8
  40. a et b Parcours du cœur, itinéraire commenté préparé par la Société Archéologique et Historique de Clermont, 29 mars 2009
  41. Cahier annuel municipal édition de 2008
  42. La maison est fermée aux visiteurs, seule une plaque commémorative indique la maison.
  43. Lieu d’un concours hippique
  44. « jardin d'agrément », base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. « jardin d'agrément », base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008
  47. Palmarès 2008 du 49e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 22 septembre 2009.
  48. « L'école maternelle du Petit Prince à Ronquerolles », sur agnetz.fr (consulté le 8 mai 2012)
  49. « L'école élémentaire du Parc », sur agnetz.fr (consulté le 8 mai 2012)
  50. « La maison du Bâtiment », sur btpcfa-oise.fr (consulté le 8 mai 2012)
  51. Anciennement installé sur la rue de la République à Clermont
  52. Medecin généraliste à Agnetz sur allo-medecins.fr
  53. Infirmier à Agnetz sur allo-medecins.fr
  54. Pharmacie à Agnetz sur allo-medecins.fr
  55. « La Bibliothèque municipale », sur agnetz.fr (consulté le 8 mai 2012)
  56. Favorite d’Henri IV
  57. Explication du Blason de la commune, sur le site officiel de la mairie, par André Dessaint
  58. Liste des résistants fusillés
  59. Le candidat l’avait évoqué lors du jeu