Bresles

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Bresles
Bresles vu d'avion
Bresles vu d'avion
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Nivillers
Intercommunalité Communauté de communes Rurales du Beauvaisis
Maire
Mandat
Dominique Cordier
2014-2020
Code postal 60510
Code commune 60103
Démographie
Gentilé Breslois, Bresloises
Population
municipale
4 322 hab. (2011)
Densité 206 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 40″ N 2° 15′ 06″ E / 49.4111, 2.2517 ()49° 24′ 40″ Nord 2° 15′ 06″ Est / 49.4111, 2.2517 ()  
Altitude Min. 47 m – Max. 107 m
Superficie 20,99 km2
Localisation

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Bresles

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Bresles

Bresles est une commune française située dans le département de l’Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Couvrant une superficie de 2 044 hectares, le territoire communal est constitué de paysages variés, faisant la transition entre le Plateau Picard et la vallée du Thérain. Au nord, il empiète sur le vaste plateau calcaire, dont les terrains sont propices aux grandes cultures en openfield. Sur le plateau, l’altitude s’élève doucement pour atteindre une centaine de mètres aux limites nord de la commune (un projet d’implantation d’un parc éolien est envisagé sur ce secteur).

La butte du Quesnoy à l’ouest (106 mètres), le Mont César (138 mètres) au sud et le massif forestier de Hez-Froidmont à l’est et au sud-est (le Mont Volant culmine à 151 mètres), encadrent le bourg et une zone de marais, caractéristique de la vallée du Thérain.

Le bourg lui-même est bâti sur une surface presque plane, l’altitude variant entre 51 et 66 mètres.

Le sud de la commune est traversé par la Trye, ruisseau alimenté par plusieurs drains traversant les marais, et qui finit sa course en se jetant dans le Thérain en amont de Hermes. Les zones marécageuses, dont certaines sont aujourd’hui asséchées ou en étangs, représentent une part importante du territoire communal : le Marais des Cent Mines (anciennes gravières), le Marais de Marissel, le Marais d’Hynu, le Grand et le Petit Marais. La nature du terrain a permis l’exploitation de cressonnières, bassins d’eau courante où l’on cultive le cresson de fontaine.

La commune compte deux zones d’intérêt écologique faunistique et floristique (Z.N.I.E.F.F.) : le marais et le bois du Quesnoy.

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Route nationale 31.

Le principal axe desservant la commune est la route nationale 31, aujourd’hui déviée en voie rapide par le nord, qui relie Rouen à Reims (91 km de Rouen). La ville est traversée également par l'ancien tracé de cette route. Elle est desservie par la RD-34 au nord (provenant de Fouquerolles) et par la RD 125 vers le sud (en direction d’Hermes et de Bailleul-sur-Thérain).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue générale de la commune, dans les années 1900.

La commune s’est appelée Braella, Bragella en 1262.

Suite au Blocus continental sous le Premier Empire et à la mise au point de la méthode d’extraction du sucre à partir de la betterave par Benjamin Delessert (inventée par Jean-Baptiste Quéruel), une sucrerie est fondée à Bresles en 1834. En 1887 est créée une raffinerie suivie d'une distillerie en 1933, arrêtée en 1963. En 1971 s'est installée un atelier de déshydratation des pulpes de betteraves. Le raffinage a cessé en 1973 et la raffinerie est devenue un atelier de conditionnement. En janvier 1997, la sucrerie a fermé et son activité s'est terminée en mai. Les bâtiments ont été démolis en juin 1998. La sucrerie traitait 9 000 tonnes de betteraves par jour en période betteravière, d'octobre à décembre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Sur le plan administratif, la commune fait partie du canton de Nivillers et de l’arrondissement de Beauvais. Elle abrite le siège de la Communauté de communes Rurales du Beauvaisis, dont elle fait partie depuis la création de cet établissement de coopération intercommunale.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 2008 Jacques Trubert Divers droite  
mars 2008 4 mars 2014 Jacques Baize Divers droite Décédé en fonction[1]
Mars 2014 en cours
(au 2 mars 2014)
Dominique Cordier[2]   Médecin

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 322 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 320 1 470 1 524 1 543 1 726 1 813 1 824 1 803 1 908
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 040 1 937 1 939 1 966 2 021 2 129 1 956 2 199 2 269
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 224 2 067 2 280 2 139 2 157 2 146 2 225 2 140 2 348
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 695 2 975 3 195 3 180 3 653 3 749 3 890 4 059 4 260
2011 - - - - - - - -
4 322 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 16,3 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 21,9 %).
Pyramide des âges à Bresles en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,4 
4,8 
75 à 89 ans
8,0 
11,3 
60 à 74 ans
12,5 
20,9 
45 à 59 ans
18,8 
22,5 
30 à 44 ans
20,3 
19,7 
15 à 29 ans
19,0 
20,5 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bresles

Les armes de Bresles se blasonnent ainsi :

Échiqueté d’or et d’azur.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Château de Bresles.
Église Saint-Gervais-et-Saint-Prothais.

Bresles compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Château de Bresles (inscrit monument historique par arrêté du par arrêté du 25 juin 1986[7]) : Le premier château fort datant de 1212 a été détruit. Le château actuel date du début du XVIIIe siècle et abrite l’hôtel de ville. La chapelle dédiée à saint Pierre et saint Paul a été fondée en 1312 par Simon de Clermont-Nesles, évêque de Beauvais.
  • Église Saint-Gervais-et-Saint-Prothais (classée monument historique par arrêté du par arrêté du 13 octobre 1988[8]) : Nef romane du XIe siècle, abîmée par une restauration malheureuse du XIVe siècle. La chapelle latérale est du XVIe siècle. Le clocher et la porte d’entrée sont modernes, du XIXe siècle, de style néoroman.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, la ville organise au mois de novembre un festival isarien de la photographie amateur[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mathias Schweisguth, « Le maire Jacques Baize est décédé », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3280,‎ 12 mars 2014, p. 10 (lire en ligne)
  2. « Dominique cordier, premier magistrat », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ 2 avril 2014, p. 25
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Bresles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  7. « Château de Bresles », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Église Saint-Gervais-et-Saint-Prothais », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008
  10. Festival de photographies de Bresles