Breuil-le-Sec

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Breuil-le-Sec
Vue générale du bourg depuis les étangs de promenade
Vue générale du bourg depuis les étangs de promenade
Blason de Breuil-le-Sec
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Clermont
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Clermontois
Maire
Mandat
Denis Dupuis
2014-2020
Code postal 60840
Code commune 60106
Démographie
Population
municipale
2 429 hab. (2011)
Densité 273 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 15″ N 2° 27′ 11″ E / 49.3708333333, 2.4530555555649° 22′ 15″ Nord 2° 27′ 11″ Est / 49.3708333333, 2.45305555556  
Altitude Min. 46 m – Max. 152 m
Superficie 8,89 km2
Localisation

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Liens
Site web breuil.le.sec.mairie.pagespro-orange.fr

Breuil-le-Sec est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. La commune est composée du village de Breuil-le-Sec et des hameaux d'Autreville, Bailly-le-Bel, et Crapin. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

Le village de Breuil-le-Sec est situé à égale distance de Beauvais et de Compiègne (27 km), à 57 km au nord de Paris et à 59 km au sud d'Amiens[Note 1].

Communes limitrophes de Breuil-le-Sec
Fitz-James Erquery Saint-Aubin-sous-Erquery
Clermont-de-l'Oise Breuil-le-Sec Nointel
Breuil-le-Vert Bailleval

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Breuil-le-Sec est situé à la limite de la Picardie et du Bassin parisien. On pourrait dire que la route nationale 31 de Beauvais à Compiègne fait cette séparation. Au sud de cette route, le village est dans la vallée de la Brêche. Au nord, il s'agit du plateau picard[a 1]. Le territoire, limité à l'ouest par la vallée de la Brêche, s'étend au nord jusqu'aux pentes du plateau crayeux de Picardie, et s'élève à l'est sur la montagne de Liancourt qui s'avance en promontoire sur le chef-lieu. Celui-ci est compris dans la vallée[1]. Le point le plus bas du territoire est à 48 mètres, il se trouve sur la Brêche à la limite de Breuil-le-Vert. Le point le plus haut : 146 mètres, se trouve dans le bois des côtes près des trois bornes, à la limite des communes de Bailleval, Nointel et Breui-le-Sec. On peut noter aussi : 51 mètres au cimetière, 56 mètres à Autreville, 58 mètres à l'ancienne gare, 84 mètres à Crapin, 84 mètres à la ferme des sables, 136 mètres au calvaire de la montagne, 140 mètres au castellum des Gouvieux[a 1]. Le sable forme tous les talus des coteaux depuis la forêt de Hez-Froidmont, jusqu'à la pointe de Breuil-le-Sec. Il existe un lambeau de sable tertiaire rubané dans le bois des Côtes. Le sable est jaune et le terrain de transport comprend des bois pétrifiés et grès très ferrugineux, dont quelques fragments empâtent sur des galets[2]. La craie noduleuse apparaît à Autreville. Le sable de Bracheux fait son apparition à l'est de la commune. De larges bandes de terrains argileux font apparaître des limons anciens entre Fitz-James et le territoire communal. Des alluvions modernes tapissent le fond de la vallée de la Brêche. Sur la rive gauche de cette rivière, l'argile plastique apparaît. Sur la partie inférieure du massif montagneux de la commune, la disposition des couches de calcaire grossier et leur nature paraît indiquer un rivage du bassin dans lequel ce calcaire s'est formé. Des fossiles (coquilles brisées) abondent sur les pentes du bourg et de Crapin[b 1]. La commune se trouve en zone de sismicité 1[3].

Hydrographie et eau potable[modifier | modifier le code]

La Brêche aux marais du Grand-Pré.
La Béronnelle depuis la rue Guy Boulet.
Articles connexes : La Brêche et la Béronnelle.

La commune est traversée par la Brêche, rivière qui prend sa source à Reuil-sur-Brêche et qui se jette dans l'Oise à Villers-Saint-Paul. Breuil-le-Sec, contrairement à Clermont, est situé sur la rive gauche de la Brêche. Celle-ci sort du faubourg du Pont-de-Pierre de Clermont pour rejoindre la commune de Breuil-le-Sec. Avant de passer sous la D1016, elle se divise en deux bras[4] : un principal part vers l'ouest et un secondaire se dirige vers le moulin à eau de Bailly-le-Bel, ancienne usine, vers l'est). Les deux bras se rejoignent peu après le passage d'un troisième bras au moulin. Elle traverse les marais du Grand-Pré et de Giencourt où elle quitte la commune pour rejoindre Breuil-le-Vert et se jeter dans l'Oise à Creil. La Béronnelle, affluent de la rive gauche de la Brêche, passe également sur le territoire de la commune : elle y pénètre par le Centre Hospitalier Interdépartemal (CHI). Passant sous la route nationale 31 et à proximité du moulin de Bailly-le-Bel, elle traverse le bois du Bosquet, frôle la propriété du Château des Étournelles, l'ancien cimetière et des cressonnières du Grand-Pré. On compte également un fossé de drainage appelé fossé des Cressonnières, affluent de la Béronnelle et long de 876 mètres[5]. Breuil-le-Sec possède une station d'épuration localisée au sud du village, un château d'eau situé à la limite nord du territoire, des réservoirs à eau se trouvent proches de la limite communale avec Fitz-James et une pompe à eau se localise proche du village de Nointel[6]. Les zones les moins élevés du territoire sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Le site Météo-Oise donne les valeurs suivantes :

  • Température minimum : -6,8 °C à 08:33 le 25/01/2006 et maximum 36,1 °C à 16:02 le 19/07/2006
  • Point de rosée : -10,6 °C à 18:12 le 12/03/2006 et maximum 22,0 °C à 17:58 le 13/06/2006
  • Température au vent : -16,9 °C à 13:53 le 30/12/2005 et maximum 34,7 °C à 17:52 le 31/08/2005
  • Humidité minimum : 22 % à 14:59 le 14/07/2005
  • Baromètre minimum : 987,2 hPa à 14:45 le 02/12/2005 et maximum 1 040 7 hPa à 11:15 le 10/12/2005
  • Vitesse du vent moyenne : 54,7 km/h à 02:06 27/07/2006
  • Rafales maximum : 70,8 km/h 13:42 20/05/2006
  • Direction du vent : Rafales SO 13:42 20/05/2006
  • Précipitations en une heure maximum : 11,938 l/m2 à 01:16 le 15/09/2006
  • Précipitations en une journée maximum : 30,2 l/m2 à 09:38 le 25/06/2006
  • Il pleut en moyenne 137 jours soit 352 mm par an
  • Distribution de la force du vent : 5 Bft : 0,02 % ; 4 Bft : 0,87 % ; 3 Bft : 9,76 % ; 2 Bft : 32,00 % ; 1 Bft : 32,97 % ; 0 Bft : 24,37 %
  • La Direction du vent calme : N-NE : 4,6 % ; NE : 3,9 % ; E-NE : 7,4 % ; E : 3,1 % ; E-SE : 1,8 % ; SE : 2,2 % ; S-SE : 2,6 % ; S : 4,2 % ; S-SO : 7,3 % ; SO : 9,0 % ; O-SO : 10,8 % ; O : 5,0 % ; O-NO : 5,6 % ; NO : 2,6 % ; N-NO : 1,7 % ; N : 28,1 %

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Tronçon de la voie express de la route nationale 31 inauguré en 2012 depuis le pont de l'échangeur de Breuil-le-Sec.
Article détaillé : Route nationale 31.

Breuil-le-Sec est desservi par la route nationale 31 E46, ancienne route royale de Rouen à Reims remplacée aujourd'hui par une voie express entre Beauvais et Catenoy. Le village était situé au kilomètre 108 du tracé originel. Le premier tronçon en deux fois deux voies, ouvert en 1987, se terminait autrefois au rond-point de la Croix-fouarche. La seconde phase de travaux, inaugurée en juin 2012, permit de dévier le nord de Breuil-le-Sec ainsi que les communes de Nointel et de Catenoy. Un prolongement devrait relier Compiègne à terme. Un échangeur ouvert à cette dernière date permet de rejoindre la D37, route de Breuil-le-Sec à Gournay-sur-Aronde, au nord-est du département. Breuil-le-Sec est également relié par plusieurs départementales : La D37, débutant à l'échangeur de la route nationale 31, se dirige vers Erquery, Saint-Aubin-sous-Erquery jusqu'à Gournay-sur-Aronde par le nord du territoire. La D62, débutant à Monchy-Saint-Éloi, traverse le village. Elle pénètre dans l'agglomération depuis le sud par la rue de Liancourt. Elle se divise ensuite en deux parties à sens unique (rue de la messe, vers Bailleval et la rue Eugène-Leclerc, vers Clermont), puis par la place de Verdun, rue de la Mairie, la place de la République et la rue de la gare avant de rencontrer D931. La D62E débute également depuis la D931, en passant toutefois par la rue de Clermont et se termine sur la place de Verdun, en centre-ville. La D931,ancienne route nationale 31, la rue Guy Boulet puis se dirige vers Nointel. Une route communale relie le village à Nointel par le hameau d'Autreville. Le hameau de Crapin est également accessible par une voie intégrée à l'agglomération actuelle[6].

Voies ferrées et transports en commun[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare.
Article détaillé : Ligne Rochy-Condé - Soissons.

Breuil-le-Sec était desservi par la ligne de Rochy-Condé à Soissons par laquelle le village avait une gare au PK 30,626. La ligne, ouverte dans les années 1870, reliait plus largement les villes de Beauvais à Soissons par Clermont et Compiègne. La ligne a cessé son trafic voyageur en 1939[8], puis a été déclassée entre Froyères et Estrées-Saint-Denis en 1964[9]. Elle est aujourd'hui réservée au trafic de marchandises entre Clermont et le silo d'Avrigny. L'ancienne halte communale est aujourd'hui transformée en habitations.

La gare ferroviaire la plus proche se trouve à Clermont, située sur la ligne Paris - Lille, à trois kilomètres de la commune[10].

Le réseau des cars interurbains de l'Oise, exploité par Kéolis Oise, dessert la commune par les lignes LR33B Renf et LR33B reliant distinctement Clermont à Compiègne et Clermont à Catenoy par Breuil-le-Vert. Ces lignes ne fonctionnent que du lundi au vendredi, un service limité étant en plus proposé le samedi en période scolaire. Breuil-le-Sec est également desservie une ligne de transports scolaires rejoignant les établissements secondaires de Clermont[11]. Le tarif est de 1,50 € pour un trajet court et de 2,00 € pour un trajet long, l'aller-retour étant à respectivement 2,20 € et 3,00 €[12].

Les communes Agnetz, Breuil-le-Sec, Breuil-le-Vert, Clermont, Fitz-James et Neuilly-sous-Clermont, se dotent, le 15 décembre 2014, d'un réseau de transport urbain dénommé Lebus. Celui-ci est constitué de deux lignes d'autobus régulières reliant :

  1. Agnietz et Breuil-le-Sec, via notamment la gare de Clermont-de-l'Oise  ;
  2. Fitz-James à Neuilly-sous-Clermont, en desservant également la gare de Clermont ;

ainsi que deux lignes de transport à la demande[13].

Ce réseau est géré par le Syndicat intercommunal des transports collectifs de l’agglomération clermontoise (SITAC), créé à titre transitoire et qui pourrait être intégré à terme dans la communauté de communes du Pays du Clermontois de manière à étendre le réseau à l'ensemble des communes concernées[14].

Accès aux aéroports[modifier | modifier le code]

Breuil-le-Sec est situé à 41 km au nord de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle[15] et à 26,3 km à l'est de l'aéroport de Beauvais-Tillé[16]. Il n'existe aucune liaison directe avec ces aéroports par des transports en communs.

Liaisons douces[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Avenue verte London-Paris.

La commune est traversée par un variante de l'avenue verte Londres-Paris. Cette variante, partant de Conflans-Sainte-Honorine, passe par Chantilly, Senlis, Pont-Sainte-Maxence, Clermont et Beauvais. Elle rejoint le tracé principal à Saint-Germer-de-Fly. Sur le territoire communal, l'itinéraire arrive de Nointel passe par la rue du même nom et celle de Liancourt pour ensuite se diriger vers Breuil-le-Vert[17].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Chemin dans le bois des Côtes au sud du hameau de Crapin.

Hormis le tissu urbain, qui compose 20.7% de la superficie de la commune, les cultures représentent près de 39% du territoire (346 hectares) tandis que les espaces boisés rassemblent 290 hectares, soit 32.6% de la surface communale parmi lesquels le bois des Côtes, le plus étendu, au sud-est de la commune. Au nord, les bois de Breuil-le-Sec, de la Sablonnière et Colette complètent ce milieu. Les délaissés urbains et agricoles réunissent 22 hectares (2.5%) et les vergers et prairies 21 hectares, soit 2.1% de la superficie communale. Les marais, mares et étangs, présents autour du village et dans la vallée de la Brêche et de la Béronnelle rassemblent près de 2% des milieux naturels de la commune, pour une surface de 16 hectares. Les rochers, éboulis et terrains nus réunissent 7.7 hectares, soit moins de 1% de la superficie du territoire[18],[6]. Autrefois, la surface boisée était très importante et couvrait presque 70 % de la superficie totale de la commune[a 2]. Le bois des Côtes est inscrit en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1 [19]. Les zones boisées et marécageuses se situent sur plusieurs corridors écologiques potentiels[20].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat est réparti en plusieurs hameaux et lieux-dits[6].

  • Le chef-lieu de Breuil-le-Sec
  • Autreville, à l'ouest du village
  • Crapin, au sud-ouest du chef-lieu, au pied du bois des côtes
  • Bailly-le-Bel, au nord-est du village
  • La ferme des Sables, au centre de la commune, au nord du chef-lieu

Sur le territoire se trouvait également la ferme de Cercamp, au sud.

Les lieux-dits sont les suivants : Grimauderie, Coulombiers, la Cavée Lambert, le Champ des Côtes et le Grand Pré au sud; le Calvaire, le Bois de Vignemont, le Champ Bouffaut, la Montagne Foireuse, Les Vingt Mines; et le Poirier Baras au nord; le Grand Pré à l'ouest; et Les Trois Tournants et l'Aubier à l'Est[6].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, le village de Breuil-le-Sec comprenait 115 maisons, réparties en une douzaine de rues tortueuses construites autour de l'église[c 1]. En 1838, Autreville est un hameau qui comprend vingt feux[a 3]. En 1890, le hameau se composait de 12 maisons, à l'est du village[c 2]. En 1889, l'écart de Bailly-le-Bel se compose de trois maisons. Le hameau actuel de Bailly-le-Bel n'était qu'un moulin sous l'Ancien Régime. Le hameau de Crapin se composait de 11 maisons formant une rue ombragée sur les pentes de la montagne de Liancourt. La ferme des sables ne comprenait qu'une maison[a 3].

De nos jours, le chef-lieu forme une même agglomération avec les hameaux de Crapin, d'Autreville et de Bailly-le-Bel. La ferme des Sables est le seul écart qui n'est pas rattaché au village. La commune fait partie de l'aire urbaine et de l'unité urbaine de Clermont totalisant 20979 habitants en 2009[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les différents noms de la commune sont les suivants[a 1].

  • 1090 : « Bruolium Alternum »
  • 1100 : « Bruolium »
  • 1240 : « Bruolium Siccum »
  • 1373 : « 'Brueulg le Sec »
  • 1497 : « Breul le Seq »
  • 1683 : « Brulesec », qui est encore son nom en picard.
  • De 1800 à nos jours : « Brulesecq », « Breuil Sec », « Bruolium Alternum », « Brueul le Sec », « Breuillesecq » et « Breuil-le-Sec ».

Broïlo est un mot celtique qui signifie bois humide. Le qualificatif « sec » a été rajouté pour le distinguer du village de Breuil-le-Vert. Le mot « Breuil » provient également du mot gaulois « Brogelu » au sens probable de bois marécageux, bois humide, bois taillé en buissons, bois clos affecté à la chasse[a 1].

Le hameau d'Autreville s'est appelé Austra-villa[a 3]. puis Alteravilla en 1161[c 2].

Crapin a probablement un nom d'origine gallo-romain : peut-être « Villa de Crispinium »[a 3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : le castellum des gouvieux[modifier | modifier le code]

Le bois des côtes à l'est de la commune : on y voit le camp de César et les ponts de fascines, à gauche, dans les marais.

Jules César, n'ayant pas pu livrer aux Bellovaques dans la plaine de Catenoy-Nointel, n'a pu traverser les marais qui s'étendaient entre Clermont et le bois des Côtes. Il fit installer son camp au nord du plateau. C'est le champ de Courcelles. Il y resta de février à août 51 av. J.-C.[a 1]. Les travaux d'identification de ce camp ont été menés de 1934 à 1939 par Georges Matherat, ils ont permis d'établir l'historique des faits. « César étant au courant des préparatifs de départ des Bellovaques précipite son offisive. Il fait installer deux ponts de fascines qui doivent permettre à ses éléments lourds (cavalerie et machines) de traverser le marais ». Ce sont ces ponts de fascines, qui, au cours des travaux d'extraction de la tourbe, furent découvert en 1864, par Jules Poiret[a 1]. Les Bellovaques ont pris entre les romains et les marais, usent d'un stratagème. Entassant devant leurs lignes bottes de paille et fagots, ils se couvrent d'un vaste réseau de feu à la faveur duquel ils s'enfuient. La cavalerie lancée à leur poursuite, est arrêtée par une barrière d'incendies. Pour faciliter leur fuite, les bellovaques ont mis le feu à la forêt. Le castellum du bois de Gouvieux fut le poste de commandement de César. Il est situé à cheval sur le chemin montant de la cavée d'Autreville. Ce poste de commandement occupait une partie de la hauteur où a été installé le calvaire de la montagne. C'est un superbe poste d'observation. Le lieu-dit porte le nom de Gouvieux[a 4].

Du Moyen Âge à la Renaissance[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Breuil-le-Sec n'appartenait pas à un seigneur, comme la plupart des localités de la région. À côté des comtes de Clermont, qui y possédaient des bois, une prévôté, comprenant un droit de travers, des cens, terres, prés, aulnois et champarts, plusieurs petits seigneurs tenaient des fiefs relevant du comté de Clermont. Il faut citer, parmi eux, le maire de Breuil-le-Sec, qui avait en fief la mairie du lieu, et, au XIVe siècle, les possesseurs des fiefs de Harpin du Quesnel, Jean de Vaux, Harpin d'Erquery et Bernard d'Argenlieu. L'un de ces fiefs, sans doute celui de Jean de Vaux, dont le chef manoir était le château des Tournelles, fut légué en 1465 au chapitre de Clermont par la dame de Vaux et vendu, le 15 janvier 1659, par Edouard Ollier, conseiller au Parlement, qui l'incorpora au marquisat de Nointel. Depuis cette époque, les marquis de Nointel s'intitulèrent seigneurs de Breuil-le-Sec[c 3]. La cure se confondit sans doute primitivement avec le prieuré, et l'église paroissiale ne fut autre que l'église du prieuré. Elle appartenait aussi à l'abbaye Saint-Germer, qui la possédait déjà en 1178[c 3]. Autreville formait au Moyen Âge une seigneurie particulière qui relevait de la seigneurie de Nointel. Elle était, au XIVe siècle, aux Lancry, seigneurs de Bains et de Boulogne-la-Grasse. Au siècle suivant elle appartenait aux Delaporte, et, après la mort de Diane Delaporte en 1622, elle fut acquise par François Ollier, écuyer, qui la réunit à sa seigneurie de Nointel. Il y avait aussi à Autreville une chapelle Saint-Éloi qui fut détruite très anciennement[c 2]. Au Moyen Âge, le hameau de Bailly-le-Bel se trouvait un château fort, construit à l'emplacement d'une fortification romaine[a 3]. La chapelle Saint-Arnoult de Crapin, seul vestige d'un antique prieuré, appelé le prieuré de Saint-Arnoult-de-Crapin, de Saint-Arnoult-la-Fontaine ou de Saint-Arnoult près Clermont, dépendait de l'abbaye Saint-Germer[c 4].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Breuil-le-Sec et ses environs, carte de Cassini

L'ancienne ferme de Cercamp qui n'existe plus, était une ancienne possession de l'abbaye Notre-Dame de Cercamp, au diocèse d'Amiens. En 1789, elle appartenait au duc de Bourbon[c 2]. À la même période, on comptait à Breuil-le-Sec 88 vignerons et 10 à Autreville. La vigne a complètement disparu de nos jours[c 5]. En 1789, les habitants demandèrent : la conversion de tous les impôts en un, la liberté du sel, la suppression des capitaineries et des chasses, la conservation aux seigneurs du droit de chasse, l'interdiction de la chasse sur les terres chargées de récoltes, la suppression ou la diminution des droits de cens; la fixation de la dîme à un taux uniforme, que l'élection de Clermont soit mise en pays d'état, que la corvée soit supprimée et remplacée par des barrières de péage établies sur les routes, que la justice soit rendue plus promptement et d'une manière moins dispendieuse; que sur le produit de l'impôt, il soit prélevé un fonds; qu'avec les revenus des bénéfices simples on établisse, pour les curés âgés ou malades, des hospices ou des pensionnats et la suppression du tirage de la malice[c 5]. Lors de la Campagne d'Égypte de Napoléon Bonaparte, Jumel, né à Breuil en 1778 partit comme soldat avec Bonaparte en Égypte, y resta, fit souche et donna son nom au coton Jumel[a 5]. Durant la guerre de 1870, la commune fut occupé par les Prussiens. Des demandes d'impôts formulées par le préfet prussien ne furent qu'en partie versées pour soustraire la commune aux voies de fait dont elle était menacée par les décrets prussiens. En 1872, une somme de 860 francs fut allouée par le département à titre de dédommagement de guerre. Une somme de 1318 francs provenant d'un escadron de l'intendance générale allemande de l'armée d'occupation pour les dépenses de logement d'un escadron de cuirassiers blancs les 14 et 15 mars[a 5]. Le chef manoir du fief d'Autreville et sa tour ne furent démolis qu'en 1820[c 2]. En 1890, la population était essentiellement agricole. Le chemin de fer de Beauvais à Clermont et Compiègne, établi en 1870, traverse le territoire communal. Une station était établie à l'intersection de la ligne et de la route nationale de Rouen à Reims (Route nationale 31 déclassée actuelle)[c 2]. En 1890, la population du chef-lieu était de 348 habitants, 35 à Crapin, 46 à Autreville, 10 à Bailly-le-Bel et 4 habitants à la ferme des Sables[c 5].

Époque comtemporaine[modifier | modifier le code]

Le moulin à eau de Bailly-le-Bel en 1910.
Georges Guynemer.

Pendant la première Guerre mondiale, l'escadrille no 3 qui vient de Vauciennes s'installe sur le terrain situé le long de la nationale, derrière l'actuelle stèle commémorative. La future « Escadrille des Cigognes » est commandée par la capitaine Antonin Brocard et compte dans ses rangs des pilotes aviateurs qui deviendront célèbres tels Georges Guynemer dont la famille habite Compiègne ou Jules Védrines. Une manche à air indique la direction du vent et deux rectangles de toile blanche posés sur le sol indiquent le sens d'atterrissage. Des hangars Bessonneax abritent les avions et des baraques Adrian accueillent les bureaux et la popote. Certains pilotes habitent chez l'habitant, d'autres dans les baraques. Le personnel vit sous tentes. Fin 1915, l'escadrille comporte de 10 Nieuport [22], 4 Morane-Saulnier [23] de chasse, et 3 Caudron [24] de bombardement. Le personnel est composé de douze pilotes[25] ; de vingt officiers, sous-officiers, soldats observateurs ; de mécaniciens.

  • 16 août 1915 : L'escadrille MS 3 (pour Morane-Saulnier) s'installe à Breuil-le-Sec.
  • 28 août 1915 : Le capitaine Brocard abat le fils du Général allemand Van Bailer à Fleurines.
  • 2 octobre 1915 : Le sergent Guynemer bombarde Noyon.
  • Fin octobre 1916 : Les Morane-Saulnier sont remplacés par des Nieuport. L'escadrille MS 3 devient l'escadrille N 3.
  • 3 novembre 1915 : Le sous-lieutenant Bucquet remplace Bonnard qui part en Serbie. Ce dernier laisse son avion Le vieux Charles à Guynemer qui conservera ce nom pour tous ses avions.
  • 20 novembre 1915 : Arrivée du sergent Grivotte.
  • 7, 8, 15 décembre 1915 : Victoires de Guynemer.
  • 2 février 1916 : Le sergent pilote Grivotte et le lieutenant observateur Grassal sont descendus. Arrivée du lieutenant Peretti, puis de Chainat.
  • 3 et 5 février 1916 : Trois victoires de Guynemer.
  • 4 mars 1916 : Georges Guynemer est nommé sous-lieutenant.
  • 10 février 1916 : Arrivée du lieutenant Colcomb.
  • 12 mars 1916 : Brocard, Bucquet, Chainat, Deullin, Guynemer, Houssemand et Peretti partent à Vadelaincourt près de Verdun. Le lieutenant Colcomb prend le commandement de la base.
  • Avril 1916 : La base de Breuil-le-Sec est désaffectée. L'escadrille N 3 est réunie à Cachy (Somme) et devient l'« Escadrille des Cigognes ».

En 1940, la région a échappé aux violents combats. La 4e division d'infanterie coloniale, en résistant héroïquement, put atteindre la grande artère Beauvais-Compiègne. Plusieurs communes de la région, dont Breuil-le-Sec, ont enterré des soldats de cette division[a 6]. Les troupes allemandes arrivèrent dans la commune le 10 juin 1940[a 6]. Le village eut à souffrir de deux bombardements aériens importants qui firent de sérieux dégâts. Le premier eut lieu en 1940, le 19 mai où un train de munitions a explosé en gare de Breuil-le-Sec. La toiture de l'église fut aussi endommagée. Le second, encore plus important, eut lieu le 5 juillet 1944. Une dizaine de bombardiers quadrimoteurs, de nationalité inconnue, volant à haute altitude, ont lâché une cinquantaine de bombes d'assez gros calibre aux alentours de la gare et de la ferme des Sables, occasionnant des dégâts matériels importants, des blessés, mais surtout des morts. Six personnes furent tuées dont deux de Breuil-le-Sec[a 6]. Le ravitaillement en vivres étant difficile, un comité est constitué pour la sauvegarde de la population et l'organisation du ravitaillement. Il s'occupa, entre autres, d'organiser la distribution du pain[a 6].

En 1987, le premier tronçon de déviation de la route nationale 31 consistant à contourner Clermont et une partie de la commune a été inaugurée. Le second tronçon, entre Breuil-le-Sec et Catenoy, fut ouvert à la circulation en juin 2012.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Oise.
blason

Les armes de Breuil-le-Sec se blasonnent ainsi :

Le blason, de création récente, évoque l'histoire et l'activité économique de la commune. Les cigognes rappellent la présence de l'Escadrille des Cigognes pendant la Première Guerre mondiale. En bas, nous retrouvons l'industrie (engrenage), la sylviculture (arbre) et l'agriculture (épi).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie, place de la République.

Les maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1937[26]
Période Identité Étiquette Qualité
1937 1940 André Pommery    
1940 septembre 1940 Alfred Debrie [Note 2]   nommé par le Kommandantur
septembre 1940 mars 1971 André Pommery    
mars 1971 mars 2008 Armand Lefeuvre PS  
mars 2008 mars 2014 Jean-Marc Delafraye DVG  
mars 2014 en cours
(au 2 avril 2014)
Denis Dupuis[27] PCF  

Municipalité[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Breuil-le-Sec est composé d'un maire, de cinq adjoints et de treize conseillers municipaux[28].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

À ce jour, Breuil le Sec est jumelée avec deux communes[29].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 429 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620 595 588 572 599 566 532 506 478
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
502 507 510 503 471 457 443 425 443
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
490 436 480 480 492 540 588 636 1 390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 168 2 200 2 321 2 421 2 416 2 055 2 303 2 330 2 429
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2004[31].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 28 %, plus de 60 ans = 14,4 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 25,3 %, plus de 60 ans = 18,8 %).
Pyramide des âges à Breuil-le-Sec en 2007 en pourcentage[32]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,4 
3,5 
75 à 89 ans
6,8 
10,8 
60 à 74 ans
11,6 
28,0 
45 à 59 ans
25,3 
24,1 
30 à 44 ans
21,2 
14,1 
15 à 29 ans
16,2 
19,4 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[33]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Breuil-le-Sec possède une école élémentaire (regroupant maternelle et primaire), rue de Clermont.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin est le seul lieu de culte de la commune. Il s'agit du culte catholique romain : une messe y est organisée une fois par mois. L'église dépend de la paroisse du Cœur du Christ dont l'église mère est celle de Clermont.

Sports[modifier | modifier le code]

Le village possède un équipe de football[34] et un club de tennis communal[35]. Les équipements sportifs sont les suivants :

  • Le stade Jean-Corroyer
  • Un terrain multisports
  • Terrains de tennis

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château ou ferme des Étournelles.
Le château et la grange.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Breuil-le-Sec compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Ferme et château des Étournelles : La demeure actuelle de la ferme des Étournelles (ou des Tournelles) repose sur les bases d'un ancien manoir fortifié dont il reste seulement une tourelle. Celui-ci a été transformé vers 1671 par Louis de Béchameil (1630-1707), surintendant de Monsieur, frère de Louis XIV, pour devenir une importante exploitation agricole. L'habitation a été remaniée au XIXe siècle, mais l'imposante grange à récolte, construite vers 1680 est demeurée intacte.
    En 1851, les ancêtres des propriétaires actuels confièrent la création d'un parc à l'anglaise à Louis-Sulpice Varé (1803-1864), architecte paysagiste[36]. Le parc n'a subi que de minimes modifications dues pour la plupart au vieillissement des arbres.
    Le parc est complété par un potager, clos de murs qui n'a jamais cessé d'être exploité depuis sa création. Cette continuité explique que certaines espèces de plantes sont très anciennes et ont un intérêt botanique reconnu. Le potager a conservé son agencement d'origine. Deux allées principales en croix et des allées secondaires déterminent huit carrés bordés de buis taillés totalisant un kilomètre de bordurex. Les contre-bordures sont délimitées par des lignes de vivaces (iris, campanules, primevères…) et rythmées par des arbres fruitiers taillés en quenouille ou en cordon (pommiers, poiriers). Deux lignes de châssis abritent les semis et les repiquages de légumes, de fleurs annuelles, selon les mêmes méthode qu'au XVIIe siècle. Ces plantes sont ensuite mises en place à l'intérieur des carrés, en observant un principe de rotation et en recherchant un équilibre de couleurs et de dimensions. Entre les arbres fruitiers, des plantes vivaces (pivoines, rosiers, pavots…) alternent avec des dahlias dont la disposition varie chaque année.
    La grange fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 23 septembre 1988[37]. Le jardin potager fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 27 décembre 2004[38]. Le jardin d'argrément est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables[39].
  • Les Ponts de Fascines : Dans les cressonières du Grand Pré, deux ponts de fascines attribués aux Romains ont été recouverts par la tourbe. Découverts en 1864 par des ouvriers extrayant la tourbe, ces ponts étaient constitués de troncs d'arbres recouverts de clayonnages et de sable, et reposaient sur un lit de fascines (fagots) qui permettait à l'eau de s'écouler sans faire barrage. Les Romains utilisaient ce genre d'ouvrage dans les marais car le terrain se prêtait mal à l'établissement de ces ponts en maçonnerie. Ces chaussées de bois mesuraient entre 600 et 700 mètres de longueur[40]. L'ensemble de ponts de fascines fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 février 1936[41]. Les ponts sont situés sur deux communes à la fois, Breuil-le-Vert et Breuil-le-Sec.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Église Saint-Aubin ou Saint-Martin : À l'origine, l'église de Breuil-le-Sec, dédiée à saint Martin, était orientée à l'Est (le chœur est à l'Est selon la tradition liturgique). La nef datait de l'époque romane (XIe siècle-XIIe siècle). Au Nord, il y avait la chapelle de la Sainte Vierge et au Sud celle de saint Éloi (patron d'Autreville). Le clocher au centre, à peu près carré, était à bâtière comme celui de Breuil-le-Vert. La nef, incendiée en 1798, est demeurée en ruines jusqu'en 1850. À partir de cette date, l'église a été reconstruite, et modifiée. Elle fut consacrée en 1856. L'orientation de l'église a été changée : un portail (pseudo-roman) a été percé dans le mur droit de l'ancien chœur, le chœur actuel est sur l'ancienne nef détruite. Plusieurs fenêtres primitives sont du XIIe siècle. Sur le pilier Nord une inscription funéraire et une tête de mort indiquent la sépulture d'Étienne Goullet, magister de la paroisse, inhumé le 13 mars 1684. Sur le pilier sud, une fresque renaissance représente la conversion de St Hubert. Sur l'autre face du pilier on ne peut identifier les dessins de deux fresques superposées. Le clocher, maintenant, se termine par un toit en pyramide. Les vitraux ont été refaits (de 1981 à 1983) d'après les plans des anciens retrouvés par un maître verrier d'Amiens, Claude Barre[a 7],[42].
  • La chapelle Saint-Arnoult : Située proche du hameau de Crapin, cette chapelle porte le nom de Arnoult en hommage à l'évêque du même nom qui vivait sous le règne de Clovis. Saint Arnoult fut un évêque missionnaire qui réalisa de nombreux pèlerinages, depuis Tours puis Poitiers et Reims. Il fut massacré en forêt d'Yvelines et inhumé à Saint-Arnoult-en-Yvelines au Xe siècle. La chapelle appartenait en 1686 à l'hôpital de Clermont, elle fut détruite en 1783. Une autre fut élevée la même année un peu au-dessus de l'ancienne. Celle-ci fut consacrée le 18 juillet 1783. Le 25 mars 1980, Breuil-le-Sec en fit l'acquisition. Restaurée depuis, les alentours ont été aménagés.
  • La mairie, avec son horloge, place de la République.
  • Le château d'eau, sur celui-ci est représenté un portrait de Georges Guynemer et avec des cigognes, symbole de son escadrille. Cette fresque a été réalisée par l'artiste Thierry Baratoux en 2002.
  • Stèles et monuments :
    • Monument aux morts, place de Verdin
    • Stèle Georges Guynemer
    • Calvaire de la montagne : érigé en 1900. Il fut détruit en 1916 parce qu'il servit de point de remère. Une deuxième inauguration a eu lieu en 1923, mais quelques années plus tard, la croix tomba et une jambe du Christ se cassa. Une troisième inauguration eu lieu en 1946[a 8].
    • Calvaire de la Croix Fouarche
    • Calvaire de la Croix Blanche : Sur la route de Nointel, avant Autreville, actuellement dans une propriété privée[a 8].
    • Croix, à proximité de la chapelle Saint-Arnoult à Crapin
  • Sites naturels
    • Les Étangs de promenade de Breuil-le-Sec, à l'ouest du village
    • Le Bois des Côtes
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Guynemer : Affecté à l'escadrille N°3 « Les Cigognes », basée au nord de la commune, il partait pour ses missions sur son avion Modèle:Le Vieux Charles. C'est à partir de cette base que de décembre 1915 à mars 1916, il remporte ses sept premières victoires. Une stèle érigée le 23 août 1966, le long de la Route nationale 31, lui rend hommage. Une fresque à son effigie couvre l'intégralité du château d'eau implanté entre les communes de Breuil-le-Sec et Erquery.
  • Pierre Longchamp : Il vécut de 1969 à 1975 à Breuil où il est enterré. « Au bord de l'étang communal » est le nom du tableau qu'il a peint pour décorer la scène de la salle des fêtes du village. Une rue de Crapin porte son nom.
  • Jules Elie Plessier : Il étudia et fit connaître le premier pont de fascines romain. Au début du siècle dernier, il réalisa l'adduction d'eau de Saint-Arnoult pour alimenter la commune. Une rue de la commune en garde la mémoire.
  • Amédée Baudry : L'abbé Baudry fut curé de la paroisse de 1896 à 1919. Il sera secrétaire de la Société Archéologique et Historique de Clermont.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Beaudry (l'abbé), « Breuil-le-Sec », Procès-verbaux et communications diverses / Société archéologique et historique de Clermont, Clermont (Oise), Imprimerie du Journal de Clermont,‎ 1904, p. 146-152 (ISSN 11603828, lire en ligne)
  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1995 (1re édition 1968), 557 p. (ISBN 2841780538)
  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis,‎ 1890, 160 p.
  • Breuil-le-Sec autrefois et aujourd’hui, Breuil-le-Sec,‎ 1987
  • Claude Teillet, Histoire de Clermont-en-Beauvaisis : des origines à nos jours, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1995

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 5 avril 2013)
  2. En 1940, lors de l'occupation allemande, Alfred Debbrie a été délégué-maire par le Kommandantur. Le maire de l'époque, M. Pommery étant mobilisé n'a pu pendant ce temps s'occuper des affaires de la commune jusqu'en septembre 1940 (date de sa démobilisation). La salle des fêtes de Clermont de l'Oise porte en mémoire son nom
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Breuil-le-Sec autrefois et aujourd’hui, Breuil-le-Sec,‎ 1987
  1. a, b, c, d, e et f p. 7
  2. p. 49
  3. a, b, c, d et e p. 8
  4. p. 7,8
  5. a et b p. 155
  6. a, b, c et d p. 158
  7. p. 101
  8. a et b p. 105
  • Claude Teillet, Histoire de Clermont-en-Beauvaisis : des origines à nos jours, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1995
  1. p. 13,14,15
  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis,‎ 1890, 160 p.
  1. p. 37
  2. a, b, c, d, e et f p. 40
  3. a et b p. 38
  4. p. 38/39
  5. a, b et c p. 41

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 58
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 14 à 16
  3. « Breuil-le-Sec : risques majeurs », sur macommune.prim.net (consulté le 16 septembre 2013)
  4. « Bras de la Brêche », sur services-sandre.fr (consulté le 16 septembre 2013)
  5. « Fossé des cressonnières », sur breche.fr (consulté le 17 septembre 2013)
  6. a, b, c, d et e Carte 1/15 000e sur Géoportail.
  7. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 16 septembre 2013)
  8. ↑ Marc Gayda, André Jacquot, Patricia Laederich et Pierre Laederich, Histoire du réseau ferroviaire français, op. cit., p. 154-156 et 188.
  9. Journal Officiel de la République Française du 22 février 1964, page 1 828.
  10. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Breuil-le-Sec à Clermont (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 16 septembre 2013)
  11. « Transports en commun à Breuil-le-Sec (carte, arrêt et lignes) », sur Oise mobilité (consulté le 16 septembre 2013).
  12. « Tarifs réseau interurbain du CG 60 », sur Oise mobilité (consulté le 25 octobre 2012).
  13. C. S., « Le transport collectif arrive lundi 15 décembre ! : C’est fait ! Lebus, réseau de transport du pays clermontois, sera mis en service lundi prochain. Jusqu’au 4 janvier, vous pourrez tester les bus gratuitement ! », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3319,‎ 10 décembre 2014, p. 4.
  14. « Procès-verbal du conseil municipal de Fitz-James du 10 avril 2013 » [PDF], sur http://www.commune-fitz-james.fr (consulté le 14 décembre 2014)
  15. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Breuil-le-Sec à Clermont (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 16 septembre 2013)
  16. « orthodromie : distance à vol d'oiseau de Breuil-le-Sec à Clermont (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 16 septembre 2013)
  17. « Le tracé entre Pont-Sainte-Maxence et Clermont de l'avenue verte London-Paris », sur www.avenuevertenlondonparis.com (consulté en 16 septembre)
  18. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels sur la commune de Breuil-le-Sec », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 2 septembre 2014)
  19. « Bois des Côtes, fiche znieff détaillée », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 2 septembre 2014)
  20. « Corridors écologiques potentiels à Breuil-le-Sec », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 16 septembre 2013)
  21. « Communes de l'unité urbaine de Clermont », sur www.insee.fr (consulté le 20 février 2014)
  22. Type 11 dit bébé Nieuport : Biplace, 155 km/h, 4 500 mètres de plafond.
  23. Type L parasol : Biplace, 125 km/h, 4 000 mètres de plafond.
  24. Type G4 : Biplan, bimoteur, 125 km/h
  25. Capitaine Brocard ; lieutenants Deullin, Fremont, Guilbert, Richard, Venson ; adjudants Bucquet, Houssemand, Védrines ; sergents Grivotte, Guynemer ; caporal Richard.
  26. a et b http://marquedorre.free.fr/leclermontois/breuillesec/10breuillesec.htm#Les Maires de la Commune Les maires de la commune sur marquedorre.free.fr
  27. « Voici le visage de vos nouveaux élus », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3283,‎ 2 avril 2014, p. 8
  28. « Les ajoints de la mairie », sur breuil.le.sec.pagespro-orange.fr (consulté le 27 mars 2012)
  29. « Les jumelages de Breuil-le-Sec », sur fcjoise.free.fr (consulté le 31 décembre 2011)
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  32. « Évolution et structure de la population à Breuil-le-Sec en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  33. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  34. Le site de l'Union Sportive de Breuil-le-Sec
  35. Le site du Tennis club de Breuil-le-Sec
  36. Philippe Seydoux, Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise : Tome I. Beauvaisis, Vexin, Pays de Bray, Plateau picard et Pays de Clermont, Paris, Éditions de la Morande,‎ s.d. (2009), 323 p. (ISBN 2902091389) ; p. 208-209.
  37. « Notice no PA00114552 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Notice no PA60000060 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « jardin d'agrément », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. GEP Centre Oise, 14 randonnées en Centre Oise, page 12
  41. « Notice no PA00114555 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « L'église Saint-Aubin sur la base mémoire, ministère de la culture », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 19 septembre 2011)