Rémy Belvaux

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Rémy Nicolas Lucien Belvaux[1], né le 10 novembre 1966 à Namur et mort le 4 septembre 2006 à Orry-la-Ville[2], est un acteur, réalisateur, producteur et scénariste belge. Il est le frère du cinéaste Lucas Belvaux et du metteur en scène Bruno Belvaux (en).

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1982 à 1984, Rémy Belvaux fréquente l'atelier de bande dessinée de l'Académie des beaux-arts de la ville de Châtelet, près de Charleroi (connu aussi sous le nom de l'atelier Léonardo). Parallèlement, il poursuit ses études secondaires en dessin à l'institut Félicien Rops de Namur.

Rémy Belvaux est décidé à suivre les traces de son frère Lucas mais il ne se sent pas l'âme d'un acteur. Par contre, tant côté dessin que scénario, Rémy montre un talent incontesté. Au cours de l'année 1984, il planche sur un synopsis déjanté où il était question d'amant de sa mère qu'il compte dessiner dans le style d'Yves Swolfs. La bande dessinée Durango fait partie de ses préférées et Rémy en apprécie le découpage de plan et la trame narrative.

Par l'intermédiaire de l'un de ses frères, Bruno (en), il rencontre Benoît Poelvoorde. L'amitié est « fusionnelle »[3] avec lui.

Rémy Belvaux a étudié une année à la Cambre en animation, avant d'intégrer l'Insas, école supérieure de cinéma, dépendant de la Communauté française de Belgique, à Bruxelles[4]. C'est là qu'il rencontre André Bonzel et retrouve Benoît Poelvoorde, alors étudiant à l'ERG (École de Recherches Graphiques). Rémy Belvaux et André Bonzel coréalisent, en 1987, un court métrage parodique Pas de C4 pour Daniel Daniel avec Benoît Poelvoorde[5].

Au début des années 1990, ils rééditent l'expérience, en tournant en noir et blanc, 16 mm gonflé en 35 mm pour sa présentation cannoise et pour un budget relativement dérisoire C'est arrivé près de chez vous, faux documentaire plein d'humour noir et parodie cynique de la célèbre émission Strip-Tease. Le film raconte l'histoire d'une équipe de télévision, dont le journaliste est incarné par Rémy Belvaux, qui suit pas à pas Ben, un tueur en série interprété par Benoît Poelvoorde, dont les pérégrinations sanglantes sont ponctuées d'aphorismes déroutants. Le film fait un tabac en 1992 à la Semaine de la critique de Cannes et, malgré des controverses sur sa violence[6], deviendra très vite un film culte. Bonzel, caméraman, et Poelvoorde, acteur, sont aussi crédités à la réalisation pour revendiquer un travail commun mais Rémy est le vrai metteur en scène du film[4]. Il vit mal le fait d'être relégué au second plan[3] tandis que Poelvoorde est très sollicité et lance du même coup sa carrière.

Il retrouvera Benoît Poelvoorde, mais comme comédien dans la série télévisée Les Carnets de Monsieur Manatane[2].

Le 4 février 1998, il avait entarté Bill Gates en collaboration avec Noël Godin et d'autres participants[4].

Rémy Belvaux s'est ensuite tourné vers la réalisation de films de publicité pour la société Quad Productions[5],[6]. Il y est devenu l'un des réalisateurs les plus actifs et créatifs en signant un nombre important de spots en dix ans.

Rémy Belvaux s'est suicidé le 4 septembre 2006 à l'âge de 39 ans[4],[3],[1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche NNDB
  2. a, b et c (en) Rémy Belvaux sur l’Internet Movie Database
  3. a, b et c Danielle Attali, « Poelvoorde, entre rire et larmes », sur lejdd.fr,‎ 16 juillet 2011 (consulté le 18 juillet 2011)
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Jean-Claude Vantroyen, « Rémy Belvaux s'est tué », sur lesoir.be,‎ 7 septembre 2006 (consulté le 18 juillet 2011)
  5. a et b (en) Ryan Gilbey, « Remy Belvaux, Co-director of 'Man Bites Dog' », sur independent.co.uk,‎ 9 septembre 2006 (consulté le 18 juillet 2011)
  6. a, b et c Anne-Laure Jeanson, « Rémy Belvaux, un film choc et puis s'en va », sur liberation.fr,‎ 7 septembre 2006 (consulté le 18 juillet 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]