Sainte-Geneviève (Oise)

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Sainte-Geneviève
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Noailles
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Thelle
Maire
Mandat
Jacqueline Vanbersel
2014-2020
Code postal 60730
Code commune 60575
Démographie
Population
municipale
2 825 hab. (2011)
Densité 353 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 23″ N 2° 11′ 59″ E / 49.2897, 2.199749° 17′ 23″ Nord 2° 11′ 59″ Est / 49.2897, 2.1997  
Altitude Min. 131 m – Max. 222 m
Superficie 8,01 km2
Localisation

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Sainte-Geneviève

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Sainte-Geneviève

Sainte-Geneviève est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Commune de Sainte Geneviève est située au sud du département de l'Oise et fait partie du pays de Thelle.

Le bourg s'étire le long de la route nationale 1 (Paris - Calais) qui place Sainte Geneviève à une vingtaine de kilomètres de Beauvais et à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

Le territoire communal est formé d'un haut plateau, d'une altitude moyenne de 200 mètres, entaillé profondément par des vallées sèches au Nord-Ouest et au Sud-Est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Sainte Geneviève s'est implantée à proximité d'un ancien site acheuléen. La voie romaine Paris-Beauvais passait à l'emplacement du hameau de la Croix.

Fondation au Moyen Âge d'un Hôtel-Dieu (1333).

Sainte Geneviève a connu une importante activité de tabletterie, puis s'est spécialisé dans la fabrication de corne et d'éventails, puis à partir de 1835 dans la production de brosses à dents et de boutons.

La commune de Sainte-Geneviève, réputée pour avoir été l'un des premiers et des principaux centres de tabletterie de la région au début du XIXe siècle, n'a laissé que peu de témoignages architecturaux significatifs de cette industrie, notamment en raison de l'organisation dispersée, particulière, et donc quasi artisanale des nombreux ateliers.

L'usine Lesieur-Lesbroussart est l'un des rares témoins industriels de cette activité. L'étude archéologique et stylistique permet de dater les bâtiments du 3e quart du XIXe siècle, notamment le grand atelier de fabrication et les bureaux attenants, ainsi que le logement patronal, dont le vocabulaire ornemental s'inscrit dans le courant néo dix-huitième de l'époque. Il semble que l'usine appartienne d'abord à Pascal Lesbroussart, dont les initiales sont sculptées au sommet de la lucarne du logement patronal. Mais en 1882, l'entreprise suit le mouvement économique de concentration amorcé quelques années plus tôt. Elle devient alors la société Lesieur-Lesbroussart et Cie, spécialisée dans la fabrication d'éventails en nacre, ivoire et bois des îles. L'activité se poursuit jusque vers 1935. L'année suivante, la cheminée est démontée. Par la suite, le site est occupé par une usine d'emboutissage avant d'être désaffecté. Les bâtiments industriels sont actuellement loués à diverses activités de service.

1893 : présence d'une machine à vapeur.

Vers 1927, un ex prisonnier de guerre, M. Magnien, fit venir d'Allemagne trois souffleurs de verre spécialistes en thermométrie médicale. Ces souffleurs formèrent les ouvriers français au soufflage ainsi qu'à la gravure. À cette époque, les pompes à vide n'étaient pas utilisées et le remplissage des réservoirs de mercure se faisait par le " bouillage" qui consistait à porter le métal à ébullition afin qu'il grimpe dans la colonne prismatique et atteigne un réservoir supplémentaires provisoire. Chaque thermomètre était gravé à la main et les divisions entre 35 et 42° étaient tracées au tire-ligne. L'usine a employé jusqu'à une trentaine d'ouvriers (souffleurs, graveurs, fermeuses). On y fabriquait des thermomètres à usage vétérinaire, pour des souris ou des animaux plus gros. On y fabriqua aussi des thermomètres au centième de degré pour mesurer la température au moment de l'ovulation féminine. L'usine a définitivement cessé de fonctionner enaoût 1995.

La commune a connu d'autres entreprises et une industrilisationn importante à compter des années 1960. Avec tout d'abord FILECA, entreprise de pointe dans le domaine de la câblerie spécialisée. Si l'entreprise existe encore, après avoir connu un effectif de quelque 450 salariés au milieu des années 1980. Ils ne sont aujourd'hui qu'environ 170. Elle a connu quelques rachats depuis le milieu des années 1990. Autre, entreprise importante ORGAREX rachetée par ESSELTE DYMO. Elle aconnu jusqu'à 350 salariés mais suite à plusieurs plans sociaux, elle cessera son activité sur ce site début 2008. D'autres entreprises telles que FECHOZ, PRÉVÔTÉ, HERMES ont été amenées à cesser leur activité dans les decennies 1990 - 2000

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1965 Arsène Honet    
1965 1983 Henri Denis    
1983 1989 Pierre Legrand    
1989 1995 Maurice Objois    
1995 en cours
(au 11 avril 2014)
Jacqueline Vanbersel UMP Réélue pour le mandat 2014-2020[1]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 825 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
942 961 1 005 1 020 1 124 963 1 014 1 201 1 269
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 390 1 519 1 403 1 628 1 657 1 720 1 695 1 716 1 546
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 558 1 521 1 341 1 312 1 314 1 201 1 112 1 015 1 197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 228 1 289 1 696 2 011 2 422 2 577 2 631 2 647 2 825
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 15,5 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 19,1 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 18,8 %).
Pyramide des âges à Sainte-Geneviève en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,2 
4,3 
75 à 89 ans
7,1 
11,1 
60 à 74 ans
11,5 
21,8 
45 à 59 ans
20,8 
20,9 
30 à 44 ans
21,7 
19,7 
15 à 29 ans
19,1 
22,2 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locle et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Geneviève du XIIIe siècle, inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1983. Elle comprend un clocher élevé sur plan carrée avec sa flèche et deux nefs dates du XVe siècle. La porte sud date du XVIIe siècle et la façade du XVIIIe siècle.
  • Paysage : " Côte de Sainte Geneviève " et " Bois de Sainte Geneviève "

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Écartelé, au 1) d'azur à Sainte Geneviève de face tenant un cierge de sa senestre le tout d’argent, au 2) de sinople à l'épi de blé d'or, au 3) de sinople au silex d'argent, au 4) d'azur à l'éventail d'or et d’argent, sur le tout une croix du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Face à A. Bouillette, Jacqueline Vanbersel a été réélue largement pour son quatrième mandat de maire. L’élue a pu décompresser lors d’une fête organisée après le conseil. », L'Observateur de Beauvais, no 837,‎ 11 avril 2014, p. 29 (ISSN 1287-7565)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Sainte-Geneviève en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 novembre 2010)