La Monnaie

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La Monnaie

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Façade actuelle du Théâtre de la Monnaie

Type Salle d'opéra
Lieu Bruxelles, Drapeau de la Belgique Belgique
Coordonnées 50° 50′ 58″ Nord 4° 21′ 15″ Est / 50.849444, 4.354167
Architecte(s) (Gio Paolo Bombarda) - Louis Damesme - Joseph Poelaert
Inauguration (novembre 1700) - 24 mars 1856
Capacité 1 152
Gestionnaire Peter de Caluwe, directeur
Site web http://www.lamonnaie.be

Résidence

Place de la Monnaie

Le Théâtre de la Monnaie (De Munt en néerlandais) est la salle d'opéra de Bruxelles située sur la place de la Monnaie.

Le premier bâtiment fut édifié en 1700 par Gio Paolo Bombarda et était réputé comme l'un des plus beaux théâtres du XVIIIe siècle. Il fut vendu en vente publique le 5 novembre 1717 par devant le notaire De Potter, à Jean-Baptiste Meeûs et à son épouse Catherine Van Cutsem pour la somme de vingt mille florins. Après leur mort, deux de leurs filles célibataires héritèrent du théâtre.

Quatre-vingt-cinq ans après sa création, la vétusté du bâtiment fit l'objet de plusieurs expertises (Louis Montoyer, Laurent-Benoît Dewez, Claude Fisco, Gilles-Barnabé Guimard) et suscita plusieurs projets de rénovation, voire de reconstruction (dont celui de l'architecte Charles De Wailly), mais il fallut attendre 1818 pour que la ville de Bruxelles, propriétaire, en fasse construire un nouveau à l'arrière de l'ancien. C'est à ce moment également (1817-1819) que la ville de Bruxelles, soucieuse d'un environnement de qualité, fit construire par Jean-Alexandre Werry les immeubles qui encadrent le nouveau théâtre de la Monnaie.

Le bâtiment actuel, construit par Joseph Poelaert en 1855 et orné de sculptures par son frère Victor Poelaert et Égide Mélot, le fronton étant d'Eugène Simonis, succède au bâtiment inauguré en 1819 et incendié. Ce bâtiment fut le témoin du déclenchement de la révolution de 1830 qui mena à l'indépendance de la Belgique : alors qu'on y représentait la Muette de Portici d'Auber, lors du fameux air « Amour sacré de la patrie », la salle se leva et sortit dans la rue où se pressait une foule excitée opposée au gouvernement du Royaume-Uni des Pays-Bas créé de toute pièce lors du congrès de Vienne de 1815. L'émeute qui s'ensuivit se transforma en combats de rue et aboutit à la révolution belge de 1830 qui mit en déroute l'armée des Pays-Bas-Unis.

La loi du 19 avril 1963 en fait un établissement public dénommé « Théâtre Royal de la Monnaie »[1]. Puis en 1985, une importante rénovation a été faite dont une partie est conduite par l'architecte Charles Vandenhove qui s'est occupé du décor du salon qui est refait en marbre noir et blanc tandis que le bureau d'architecture URBAT (architectes: Pierre Puttemans, Jacques Aron et Frédéric De Becker) se charge de la surrélévation et des rénovations importantes, Cette rénovation a permis de moderniser la salle et de lui restituer ses couleurs d'origine, même si le résultat fut sujet à controverse.

C'est une des plus grandes maisons d'opéra d'Europe, surtout depuis que Gérard Mortier en a assuré la direction de 1982 à 1992. Bernard Foccroulle lui a succédé durant quinze ans et a ouvert l'institution à la danse contemporaine, notamment en mettant en résidence à la Monnaie la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker. Depuis le 1er août 2007, c'est Peter de Caluwe qui en est le directeur.

La Monnaie est membre d'Opera Europa, de RESEO (Réseau Européen pour la Sensibilisation à l'Opéra et à la Danse) et d'Opass (European Opera Passport).

Histoire[modifier | modifier le code]

Tancrède
(Bruxelles 1708)
Gravure de Harrewyn

Construit après le bombardement de Bruxelles par l'armée française (1695) sur les ruines de l'hôtel où l'on battait monnaie, le Théâtre sur la Monnoye est dû aux architectes vénitiens Paolo et Pietro Bezzi. L'électeur Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur des Pays-Bas espagnols, avait chargé son trésorier, Gio Paolo Bombarda, d'établir une nouvelle salle de spectacle publique au cœur de la ville. L'inauguration a lieu dans le courant de l'année 1700, sans qu'on soit parvenu jusqu'à présent à en connaître la date exacte. La première représentation mentionnée par la gazette est celle d’Atys, le 19 novembre 1700, qu'on donne pour les dix-sept ans du roi Philippe V d’Espagne, en présence des gouverneurs. Le répertoire de Lully et Quinault occupe l'essentiel de la scène durant vingt-cinq ans et cède le pas, en 1727, aux opéras vénitiens dont la gouvernante Marie-Élisabeth est friande. Les années 1730 à 1745 se caractérisent par un changement incessant de direction, certaines troupes essuyant une banqueroute après quelques semaines seulement. En 1744, Charles-Alexandre de Lorraine devient gouverneur des Pays-Bas autrichiens et va, après la parenthèse française, donner un nouveau coup de projecteur sur la scène bruxelloise, souvent considérée comme la deuxième après Paris.

En 1745 arrive à Bruxelles Jean-Nicolas Servandoni, dit D'Hannetaire, mais l'invasion des troupes françaises du maréchal de Saxe ne lui laisse pas le temps de s'installer à la tête du Théâtre de la Monnaie. Maurice de Saxe fait en effet appel à Favart pour diriger la scène bruxelloise, entouré d'une troupe nombreuse. Il y présentera la plupart des œuvres qu'il avait données à l'Opéra-Comique de Paris.

Après le départ des troupes françaises, les directeurs se succèdent à une cadence soutenue : D'Hannetaire reprend la direction du théâtre en 1748, puis Jean-Benoît Leclair, frère du musicien Jean-Marie Leclair, la reprend l'année suivante, pour la céder aussitôt à d'autres directeurs, comme l'Italien Francesco Crosa ou les frères Hus. En 1752, Jean-François Fieuzal, dit Durancy (qui était venu dans les Pays-Bas avec Favart), inaugure une ère de plus grande stabilité. Il cède pourtant la main, trois ans plus tard, à D'Hannetaire, qui s'associe au comédien Gourville. En 1766, les « Comédiens ordinaires de S.A.R. » (le prince Charles de Lorraine) s'associent à l'instar de la Comédie-Française et cette société de comédiens régnera sur « la Monnaie » une douzaine d'années. Cette période est fortement marquée par l'essor de l'opéra-comique, que Favart avait apporté à Bruxelles, pour le plus grand plaisir du public.

Le Théâtre de la Monnaie au XVIIIe siècle, dessin anonyme.
Bruxelles, Musée communal.

Dès 1772, une figure marquante prend la tête des comédiens associés et donne une nouvelle impulsion au répertoire de la scène bruxelloise : Ignaz Vitzthumb, ancien timbalier de la cour et chef d'orchestre du Théâtre de la Monnaie, met à l'honneur des productions de grande envergure et, avec son comparse Louis Compain-Despierrières, il invite des artistes parisiens à remonter leurs œuvres à Bruxelles, voire à en créer spécialement pour la Monnaie.

Ainsi, en 1774, Vitzthumb demande à Pleinchesne et à Philidor de monter le nouvel opéra Berthe. Philidor ayant décliné l'offre, c'est finalement Vitzthumb qui en composera la musique.

Berthe
(Bruxelles 1774)

Tandis que Vitzthumb dirige la troupe, Compain prospecte à Paris : il découvre de nouveaux talents comme Dazincourt, Larive, Florence et Grandmesnil qui, après avoir débuté à Bruxelles, poursuivront tous une brillante carrière à la Comédie-Française.

À partir de la saison 1773-1774, sous l'impulsion du codirecteur Vitzthumb et vraisemblablement inspirée par des soucis d’ordre financier, la Monnaie commence à programmer des pièces traduites en néerlandais et jouées par une troupe flamande appelée Opéra ou Spectacle flamand, issue des compagnies locales de Bruxelles et ostensiblement sous-payée par rapport aux acteurs de l’Opéra français.

Mais en 1776, la direction Vitzthumb court à la faillite et, l'année suivante, le théâtre passe aux mains de trois associés, Louis-Jean Pin, Alexandre Bultos et Sophie Lothaire, tandis que Vitzthumb garde la direction musicale de l'orchestre. Cette période s'avère aussi ruineuse que la précédente, d'autant plus que Charles-Alexandre de Lorraine meurt en 1780 et, avec lui, l'intérêt que le gouvernement porte aux spectacles. Dix ans plus tard, la Révolution brabançonne bouleverse non seulement l'effectif de la troupe et les finances, mais aussi le répertoire : avec l'arrivée des troupes françaises de Dumouriez en 1792, Mademoiselle Montansier prend possession du Théâtre de la Monnaie et y fait jouer des pièces révolutionnaires, reléguant aux oubliettes la plupart des opéras-comiques prisés par le public.

En 1795, le régime français se met en place à Bruxelles et la Monnaie n'aura plus qu'un statut de « théâtre de province », mais où de nombreux acteurs français viendront cependant « faire leurs planchers ».

Complètement délabré et atteint de vétusté, le bâtiment de Bombarda est rasé en 1818 et l'architecte Louis Damesme conçoit une nouvelle salle inaugurée le 25 mai 1819 par une représentation de La Caravane du Caire de Grétry. Le théâtre passe dès lors sous l'administration de la Ville de Bruxelles et se dégage de la tutelle du Royaume uni des Pays-Bas. De grands artistes viennent en représentation, tels que Talma, Mlle Mars, Laure Cinti et la Malibran, la troupe s'enrichit de personnalités comme Jenneval, le ballet est dirigé par Petipa et Marie Lesueur en est la première danseuse.

Le 25 août 1830, pour le 59e anniversaire de Guillaume Ier, on donne La Muette de Portici, grand opéra d'Auber, sur un livret de Scribe et Delavigne : l'air Amour sacré de la patrie déclenche la Révolution de 1830. Le théâtre est fermé pendant plusieurs semaines et ne reprend ses activités régulières que l'année suivante.

La plupart des opéras de Rossini, Auber, Meyerbeer, Boieldieu, Donizetti et Verdi restent longtemps à l'affiche et de nombreuses œuvres sont représentées pour la première fois en français.

Le 21 janvier 1855, le théâtre est entièrement détruit par les flammes, ne laissant debout que les quatre murs. Rebâti presque à l'identique, le nouveau théâtre est inauguré le 24 mars 1856 par une représentation de Jaguarita l'Indienne, opéra-comique d'Halévy.

Après la chute de Tannhäuser à Paris (1861) et à la suite de la guerre franco-prussienne de 1870, Richard Wagner trouve à Bruxelles le lieu idéal pour créer ses œuvres en français : le Théâtre de la Monnaie devient ainsi, de 1870 à 1914, la capitale française du wagnérisme.

Après la création du Ballet du XXe siècle en 1960 et les immenses succès populaires des ballets de Maurice Béjart, le Théâtre devient l’« Opéra national » sous la direction de Maurice Huisman à partir de la saison 1963-1964[2] et acquiert une dimension et une réputation internationale.

Les directeurs du Théâtre de la Monnaie[modifier | modifier le code]

Années Directeurs Maîtres de ballet Composition des troupes (saisons)
1700 Gio Paolo Bombarda Pierre Deschars
1702 Domenico Lorenzoni et Giuseppe Contri
1704 Gio Paolo Bombarda
1705 Jean Barrier, dit Fonpré  ?
1705-1706
1706 Joseph de Pestel Pierre Dubreuil ?
1708 Francesco-Paolo D'Angelis
1710 Jean-Baptiste Grimberghs  ?
1715 Jacques Vigouroux Duplessis
1715
1716 Bruno-Emmanuel de Beaulieu
1721 Louise Dimanche
1722 Thomas-Louis Bourgeois Reymond
1724 Marianne Dujardin  ?
17241725
1727 Antonio Maria Peruzzi
1728 Joachim Landi
1730 Jean-Richard Le Roux, dit Durant
1731 Joseph Bruseau de La Roche
1733 François Moylin, dit Francisque
1734 Nicolas Huau
1736 Pierre-Antoine Gourgaud, dit Dugazon
1738 Louis Desjardins, dit Beaupré / François-Hyacinthe Ribon
1740 Pierre-Jacques Ribou de Ricard
1743 Joseph Uriot / Charles Plante et Jeanne Belhomme
1744 Jean-Baptiste Grimaldi, dit Nicolini
1745 Jean-Nicolas Servandoni, dit D'Hannetaire
1746 Charles-Simon Favart Billioni
1746-1748
1749 Jean-Benoît Leclair / Giovanni Francesco Crosa / Hus frères
1750 Duc d'Arenberg, duc d'Ursel et marquis de Deynze
1752 Jean-François Fieuzal, dit Durancy François La Comme / Julien / Lemaire
1753-17541754-1755
1755 Jean-Nicolas Servandoni, dit D'Hannetaire Louis Devisse / Jean-Claude Lescot / Jean-Baptiste Pitrot
1759 Léopold-Ignace Gourville Joubert / Laurent Felicini / Jean-Baptiste Hus
1761-17621762-1763
1763 Charliers de Borchgravenbroeck, Pierre Gamond et Van Maldere Charles Bernardy / Billioni
1766-1767
1767 D'Hannetaire et les « Comédiens associés » Saint-Léger
1767-1768
1772 Ignaz Vitzthumb et Louis Compain Laurent Bocquet
1772-17731773-17741774-17751775-1776
1776 Ignaz Vitzthumb Auguste Fisse
1776-1777
1777 Louis-Jean Pin, Alexandre Bultos et Sophie Lothaire Auguste Fisse / Louis Baland / Pierre-Jean Gambu
1779-17801780-17811781-17821782-1783
1783 Alexandre et Herman Bultos Jean Malter, dit Hamoir / Devos / Le Fèvre
1783-17841784-17851785-17861786-1787
1787 Herman Bultos Jacques-Philippe Ledet
1787-17881789-1790
1791 Herman Bultos et Jean-Pierre-Paul Adam
1791-17921792-1793
1793 Marguerite Brunet dite Mlle Montansier (pas de ballet)
1794 Herman Bultos et Jean-Pierre-Paul Adam (pas de ballet)
1796 Jean-Joseph Galler (pas de ballet)
1798 Marc d'Oberny et J.-F. Cussy dit Champmêlé (pas de ballet)
1799 Louis-François Ribié (pas de ballet)
1801 Joseph-Auguste Dubus (pas de ballet)
1801-18021802-18031803-18041804-18051805-18061806-18071807-18081808-18091809-18101810-1811
1811 Gilles-Jean-Benoît Lecatte, dit Folleville (pas de ballet)
1815 Pierre-Louis Stapleton, dit Eugène Hus Eugène Hus
1816 Joseph-Auguste Dubus Eugène Hus / Jean-Louis Oudart
1818 Jean-Baptiste-Sauveur Gavaudan
1819 Claude Wolf, dit Bernard Jean-Antoine Petipa
1823 Joseph Langle
1831 Charles Laffillé Victor Bartholomin
1833 Claude-Charles Cartigny
1835 Bernard-Léon jeune, dit Bernard Pierre-Joseph Degreef / Pierre-Jean Aniel
1838 Pierre Lemoigne Albert
1840 Charles-Louis-Joseph Hanssens, Louis Jansenne, Charles Guillemin et Louis Van Caneghem Pierre-Joseph Degreef / Jean-Antoine Petipa / Antoine Appiani
1847 Auguste Nourrit Hippolyte Barrez
1848 Édouard Duprez et Eugène Massol Adrien-Julien Renoux, dit Adrien
1849 Adolphe Grognier, dit Jean-Baptiste Quélus Henri Desplaces
1850 Charles-Louis Hanssens
1852 Théodore-C.-A. Bauduin, dit Letellier Victor Bartholomin / Adrien
1858 Adolphe Grognier, dit Jean-Baptiste Quélus Henri Desplaces
1861 Théodore-C.-A. Bauduin, dit Letellier Henri Justamant / Hippolyte Monplaisir / Adolphe Vincent / Joseph Mazilier / Alfred Lamy
1869 Jules-Henry Vachot Pierre Hus / Eugène Chapuis / Joseph Hansen
1872 François-Hippolyte Avrillon Lucien Petipa
1873 Auguste Deloche, dit Campocasso Joseph Hansen
1875 Oscar Stoumon et Édouard-Fortuné Calabresi Alfred Lamy / Joseph Hansen / Oscar Poigny
1885 Camille-Henry-Joseph Verdhurdt Joseph Hansen
1886 Joseph Dupont et Alexandre Lapissida Gaetano Saracco
1889 Oscar Stoumon et Édouard-Fortuné Calabresi Lafont
1889-1900
1900 Maurice Kufferath et Guillaume Guidé Gaetano Saracco / François Ambrosiny
1900-19011901-19021902-19031903-19041904-19051905-19061906-19071907-19081908-19091909-19101910-1911
1918 Maurice Kufferath
1920 Maurice Corneil de Thoran, Jean Van Glabbeke et Paul Spaak
1943 Maurice Corneil de Thoran Marthe Coeck
1953 Joseph Rogatchewsky Nicolas Zverev / Jean-Jacques Etchevery
1959 Maurice Huisman Paul Goubé / (Maurice Béjart)
1981 Gérard Mortier (Maurice Béjart / Mark Morris)
(plus de troupe permanente)
1992 Bernard Foccroulle (Anne Teresa De Keersmaeker)
(chorégraphe en résidence)
2007 Peter de Caluwe

Archives[modifier | modifier le code]

Théâtre royal de la Monnaie. Détail des peintures de la coupole de la grande salle

La plupart des archives anciennes concernant le Théâtre de la Monnaie sont conservées aux Archives de la Ville de Bruxelles. Il existe également un fonds Administration du Théâtre de Bruxelles aux Archives générales du Royaume, qui couvre principalement les années 1772 à 1811.

Depuis 1995, La Monnaie a engagé un archiviste dont la mission est de recenser et conserver l'ensemble des données, documents, maquettes de décors, revues de presse, etc. Une base de données se constitue progressivement et est accessible sur le site Internet « CARMEN » (Computerised Archival Retrieval in Multimedia Enhanced Networking). Elle permet de retrouver tout l'historique des productions de la Monnaie depuis 1945, ainsi que d'autres informations antérieures. Les recherches peuvent se faire grâce à un thésaurus multilingue (français, anglais et néerlandais). C'est une base de données relationnelle et multilingue. Elle est d'une part un catalogue des archives mais elle est aussi orientée vers la gestion électronique de documents, pour assurer leur conservation et leur disponibilité. L'encodage de ces données dans CARMEN est basé sur les normes AFNOR et ISBD. L'encodage des données suit une procédure générale incluant les étapes suivantes :

  • une description générale incluant le titre, la mention de responsabilité, la langue, l'adresse bibliographique, la collation, le numéro d'identification standardisé, zone de note, descripteur issus du thésaurus. Bien entendu ces éléments ne sont pas tous obligatoires, la description s'adapte aux types de documents ;
  • l'identification physique et la localisation des documents, de façon à ce qu'on voie clairement s'ils appartiennent au fonds de La Monnaie ou à des collections extérieures ;
  • un lien vers une représentation digitale du document ;
  • la création de relations avec d'autres éléments de la base de données.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Métro de Bruxelles
Ce site est desservi par la station de métro : De Brouckère.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Théâtre royal de la Monnaie (pendant les travaux de restauration). Grand lustre de la salle de concert
  • Frédéric Faber, "Histoire du Théâtre français en Belgique depuis son origine jusqu'à ce jour ", Fr. J. Olivier à Bruxelles 1878, 5 vol.
  • Jacques Isnardon, Le Théâtre de la Monnaie, Bruxelles, Schott Frères, 1890.
  • Henri Liebrecht, Histoire du théâtre français à Bruxelles aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Édouard Champion, 1923.
  • Arthur de Gers, Théâtre royal de la Monnaie, 1856-1926, Bruxelles, Dykmans, 1926.
  • Lionel Renieu, Histoire des théâtres de Bruxelles, Paris, Duchartre & Van Buggenhoudt, 1928, 2 vol.
  • Jules Salès, Théâtre royal de la Monnaie, 1856-1970, Nivelles, Havaux, 1971.
  • Claude Gantelme et Francis Michielsen, Théâtre royal de la Monnaie, Opéra national, Ballet du XXe siècle, de 1959 à nos jours, Bruxelles, Paul Legrain, 1981.
  • Jean-Marie Piemme (dir.), Un théâtre d'opéra : l'équipe de Gérard Mortier à la Monnaie, Paris ; Gembloux, Duculot, 1986.
  • Éric Cabris, La Monnaie, chronique architecturale de 1696 à nos jours, Bruxelles, Racine, 1996.
  • Manuel Couvreur (dir.), Le Théâtre de la Monnaie au XVIIIe siècle, Bruxelles, GRAM-ULB, 1996.
  • Manuel Couvreur (dir.), La Monnaie wagnérienne, Bruxelles, GRAM-ULB, 1998.
  • Roland Van der Hoeven, La Monnaie au XIXe siècle, Bruxelles, GRAM-ULB, 2000.
  • Laurent Busine (dir.), L'Opéra, un chant d'étoiles, Bruxelles, Renaissance du Livre, 2000.
  • Manuel Couvreur et Roland Van der Hoeven, La Monnaie symboliste, Bruxelles, GRAM-ULB, 2003.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://staatsbladclip.zita.be/moniteur/lois/2007/06/28/loi-2007014184.html Loi du 19 avril 1963 au moniteur belge.
  2. Jules Salès, Théâtre royal de la Monnaie 1856-1970, Havaux, Nivelles, 1971, p., p. 381.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]