Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2

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Les Couloirs du temps : les Visiteurs 2

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Logo original du film

Réalisation Jean-Marie Poiré
Scénario Christian Clavier
Jean-Marie Poiré
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 1998
Durée 118 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2[1], parfois répertorié sous le titre Les Visiteurs 2 : Les Couloirs du temps[2], est un film français réalisé par Jean-Marie Poiré, sorti en 1998. Il fait suite au film Les Visiteurs, sorti cinq ans plus tôt, et précède le remake américain Les Visiteurs en Amérique (sorti en 2001).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le comte Godefroy de Montmirail est enfin parvenu à retourner dans son époque en compagnie, croit-il, de son écuyer Jacquouille la Fripouille, et à éviter l'assassinat de son futur beau-père, le duc Fulbert de Pouille. Mais Jacquouille, se plaisant au XXe siècle, a fait en sorte d'envoyer son descendant, Jacques-Henri Jacquard, au Moyen Âge.

De son côté, Godefroy célèbre son mariage avec Frénégonde, mais les festivités sont interrompues par l'arrivée de Fulbert de Pouille. En effet, parmi les bijoux de ce dernier se trouve une relique, la dentelette de sainte Rolande, mais cette dernière a été subtilisée par Jacquouille. Afin de pouvoir se marier, Godefroy retourne au XXe siècle afin de retrouver la relique.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Muriel Robin avait été contacté pour jouer le rôle de Cora[4], la femme du cousin Hubert et mère de sa fille, mais, à la suite du refus de Valérie Lemercier de reprendre son rôle, c'est elle qui est « chargée » de le reprendre, tandis que Claire Nadeau joue finalement le rôle de Cora[5]. Quelques années plus tard, Muriel Robin déclare à France-Soir s'être senti mal à l'aise et malheureuse sur le tournage, Jean-Marie Poiré, d'après elle, ne la désirant pas, vu qu'elle remplaçait Valérie Lemercier, « une personne qu'il aimait », raconte « je me demande encore aujourd'hui pourquoi j'ai fait ce film ! » et explique se trouver « à chier » dans le film[6]'[7],[8].

Tournage[modifier | modifier le code]

La durée du tournage s'est étendue sur 17 semaines, du 13 mars au 11 juillet 1997[9].

Le film a été tourné au sud de Bourges dans le Cher, à Thoiry (maison des Goulard de Montmirail), sur la RN2 dans l'Aisne (station essence) ainsi qu'en Dordogne (banquet final et châteaux). Comme dans le premier opus de la série, le château d'Ermenonville (Montmirail de l'époque actuelle) a servi de lieu de tournage. Par contre, les scènes du château de Montmirail à l'époque médiévale, tournées à la cité de Carcassonne dans le premier film, ont été tournés au château de Beynac et de Pierrefonds (la cour intérieure, lors de la scène du bûcher). Des « mélanges » ont aussi été faits puisqu'on peut voir, dans certaines scènes où le château est visible de l'extérieur, des assemblages de différentes parties du château comtal de Carcassonne avec d'autres, du château de Beynac[10].

Alors que diverses interviews, présentations d'affiches et bandes-annonces circulent à la fin de l'année 1997, le montage du film ne prendra fin que peu avant la date de sortie officielle en 1998[11].

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Les lieux de tournage du film, tous situés en France, sont les suivants[12] :

Scènes coupées au montage[modifier | modifier le code]

  • À l'origine, si Jacquard est condamné par frère Ponce, c'est parce qu'il a brutalisé Pétronille, qui le prenait pour Jacquouille et qui a essayé de l'embrasser. La réplique « Arrêtez-le, il a violenté une malheureuse innocente ! » a ensuite été remplacée en post-production par « Arrêtez-le ! S'il fuit, c'est qu'il est coupable ! ».
  • Lorsque Jean-Pierre court à travers le château avec Jacquouille, il tombe lui-aussi sur Pétronille et la pousse sur sa couchette. En fait, celle-ci tente de le séduire entre-temps mais ce passage fut retiré du montage final.
  • Juste avant de retourner en 1992 avec Jacquard, Jacquouille se dispute avec son frère Prosper[14]
  • Tandis que Jacquouille l'admire pour avoir récupéré les bijoux, Godefroy montre la relique à Philippine, pour qu'elle la porte lors de son mariage[15].
  • Sur les remparts de la forteresse de son cousin Amaury, Frénégonde guette l'arrivée de Godefroy[16].
  • Initialement, la scène du supermarché au début du film était plus longue : Jacquouille essayait divers chapeaux de déguisement et voulait en offrir un à Ginette.

Erreurs[modifier | modifier le code]

  • Il semble que les deux films ne se passent pas à la même époque du Moyen Âge. En effet, le premier épisode se déroule à l'époque de Louis VI le Gros, alors que le second film semble se dérouler durant la guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons, un épisode de la guerre de Cent Ans, soit près de trois siècles d'écart. Une explication possible serait que les voyages dans le temps auraient modifié le déroulement des évènements par rapport à l'Histoire que nous connaissons.
  • On constate que les gens disent « Mes hommages, Madame » à Cora, épouse du disparu Hubert de Montmirail, ce qui n'a jamais été le cas pour Béatrice, qui se fait par ailleurs appeler Madame Goulard dans le second épisode, et non Madame la Comtesse comme dans le premier.
  • Le film reprend là où le premier volet s'était arrêté. Les deux films ayant cinq ans d'écart, cette suite présente quelques incohérences par rapport au précédent :
    • À la fin du premier volet, Godefroy était assis sur son cheval à l'arrière de Frénégonde. Au début du second, leurs places se sont inversées.
    • Jacquard sort un téléphone portable de sa poche alors que les premiers portables ne sont devenus à la mode en France que vers la fin des années 1990 (à noter que le présent se passe toujours en 1992).
    • Béatrice mentionne à son mari Jean-Pierre la série X-Files : Aux frontières du réel (qu'il déteste et que leurs enfants adorent). Or cette série n'a été diffusée en France qu'à partir de 1994, soit un an après sa diffusion américaine.
    • Jean-Pierre mentionne la marque Pizza Hut (bêtement prononcée « Pizza Hutte »), alors qu'elle n'était encore que très peu connue sur le marché français en 1992.
    • À la fin du premier film, Jacquouille fit part à Godefroy son souhait de s'affranchir de son rôle d'escuyer, se réclamant vouloir devenir un homme libre, alors que paradoxalement dans ce deuxième volet, il désire travailler dur pour Béatrice en échange d'un gîte et de nourriture.
    • Dans le premier film, les bijoux du duc de Pouille n'étaient constitués que d'un énorme collier serti. Dans le second, ils comportent en plus un bracelet, des bagues et la fameuse Dent de Sainte Rolande.
    • Dans le premier film, le château de Montmirail était situé au sommet d'une colline alors qu'ici, il semble se trouver en plein sur une pente ou parfois même sur un terrain plat avec un étang au bas des murs (au moment où le frère inquisiteur tombe d'une fenêtre).
    • Dans le premier film, Béatrice avait une Renault Safrane alors que dans le second, elle a une Volkswagen Passat. C'est pourtant la seule et même voiture dans l'histoire car elle a toujours un trou dans le toit (provoqué par l'explosion de la Bague du Hardi).
    • Lorsque Jacquouille aperçoit la télévision avant de la casser, celle-ci diffuse I Was Born to Love You des Worlds Apart, alors qu'en 1992, le groupe n'était qu'à ces débuts et était pratiquement inconnu en France, tout comme la génération des boys band qui n'était encore qu'à ses balbutiements.
    • L'exemplaire du Gault et Millau que tient Gisèle est clairement daté de 1998.

Box-office[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France : 8 038 852 entrées[3]. Classé 50e film ayant fait le plus d'entrées en France (au 11 septembre 2008)[17].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • La défenestration est souvent mise en avant ainsi Godefroy menace de défenestrer le duc de Luigny lorsque celui-ci insulte sa descendance Philippine, Jacquouille défenestre le chef des pompiers en utilisant une lance d'incendie, il défenestre également deux téléviseurs ou encore le frère inquisiteur qui se jette lui-même du haut du château de Montmirail.
  • Le film comporte bien plus d'effets spéciaux que le premier volet, surtout en ce qui concerne les déplacements dans le temps. En effet dans Les Visiteurs, les acteurs portaient simplement des masques tandis que seulement deux effets avaient été insérés, pour la transformation de Jacquouille en tas d'excréments et pour le déplacement de Jacquard dont le corps se déformait avant de disparaître.
  • Si aucun personnage important du premier volet n'a été retiré, quelques nouveaux personnages ont été créés. Contactée par Jean-Pierre qui refuse de croire que Godefroy n'est pas Hubert de Montmirail, Cora, épouse de ce dernier, toujours disparu, fait une apparition, ainsi que leur fille Philippine et Valéry de Luigny, descendant de l'ennemi de Montmirail au Moyen Âge et amant de Cora, au grand désespoir de Godefroy. On constate qu'au premier épisode, Jean-Pierre déclare ne jamais avoir rencontré Hubert avant sa disparition. Il est donc improbable qu'il ait connu sa femme, avec qui il était déjà en conflit, d'après Béatrice, qui ne l'apprécie pas. Il a cependant pu prendre contact avec elle sans la connaître.
  • Clavier interprète notamment le rôle de Prosper le Purineur, frère de Jacquouille. Totalement inexistant au premier épisode, il apparaît brièvement dans le second où il est également mentionné par Jacquouille lorsque l'on lui reparle de Jacquard comme de son « frère », un quiproquo déjà présent dans le premier épisode.
  • Le commissaire-priseur n'a été nommé maître Valoche qu'en post-production. En effet, dans le scénario, il s'appelle maître Bouloche. De plus, lorsqu'il se présente à Cora, on peut lire sur ses lèvres qu'il dit « Bouloche » et non « Valoche »[18].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Poiré, Christian Clavier (scénario, dialogues) et Claude Poulain (romancier-écrivain), Album « Les Visiteurs » et « Les couloirs du temps, Les Visiteurs II » : L'album des 2 films : les meilleurs dialogues, les plus belles photos, Denoël,‎ 19 mars 1998, 144 p. (ISBN 2207247058)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • 2016 : Les Visiteurs 3 : la Terreur[19].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur une photo
  2. Ainsi noté sur la plaque de sa maison.
  3. Cette station-service a aussi été l'un des lieux où ont été aperçus les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, en 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les couloirs du temps - Les visiteurs II, titre officiel utilisé par le catalogue Gaumont.
  2. Fiche allociné
  3. a et b « Les Visiteurs 2 : Les couloirs du temps », sur allocine.fr (consulté le 5 novembre 2014).
  4. Les Visiteurs 2 revisités, documentaire sur le film.
  5. (en) Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 sur l’Internet Movie Database
  6. « Muriel Robin : Dans Les Visiteurs 2, j'étais à chier ! », sur purepeople.com,‎ 8 mars 2010 (consulté le 1er janvier 2015)
  7. « Muriel Robin : J'étais nulle dans les Visiteurs ! », sur hellocoton.fr,‎ 8 mars 2010 (consulté le 1er janvier 2015)
  8. « J'étais à chier dans Les Visiteurs », sur www.7sur7.be,‎ 8 mars 2010 (consulté le 1er janvier 2015)
  9. (en) Box office / business for Les couloirs du temps: Les visiteurs II (1998) sur l'Internet Movie Database.
  10. Beynac: Les Visiteurs II sur jeanmichel.rouand.free.fr
  11. « Invité : Jean RENO » [vidéo], sur ina.fr, France 3,‎ 8 février 1998 (consulté le 31 octobre 2014)
  12. (fr) l2tc.com
  13. Vue Street View du portail de la maison (prise en août 2009), dans Google Maps (consulté le 23 août 2014).
  14. Poiré, Clavier 1998, p. 105
  15. Poiré, Clavier 1998, p. 128
  16. Poiré, Clavier 1998, p. 140
  17. Les 50 films ayant fait le plus d'entrées en France, au 11 septembre 2008
  18. Poiré, Clavier 1998, p. 123
  19. Maximilien Pierrette, « Les Visiteurs 3 : Christian Clavier annonce un tournage en 2015 », sur allocine.fr,‎ 9 octobre 2014 (consulté le 16 octobre 2014).