Louis-Ernest Barrias
Louis-Ernest Barrias
Louis-Ernest Barrias
Photo de Pierre Petit
| Naissance | 13 avril 1841 Paris |
|---|---|
| Décès | 4 février 1905 (à 63 ans) Paris |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Sculpteur |
| Maître | François Jouffroy |
| Élèves | Victor Ségoffin Charles Despiau |
| Récompenses | Prix de Rome en 1864 |
Louis-Ernest Barrias, né à Paris le 13 avril 1841 et mort dans la même ville le 4 février 1905, est un sculpteur français.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Barrias est issu d'une famille d'artistes, son père est peintre sur porcelaine et son frère aîné, Félix-Joseph Barrias, est un peintre reconnu. Le jeune Louis-Ernest s'oriente vers des études artistiques. Entré à l'école des beaux-arts de Paris en 1858, il délaisse la peinture pour s'orienter vers la sculpture sous la direction de François Jouffroy. À 23 ans, il obtient le prix de Rome et est engagé sur le chantier de l'Opéra de Paris. Il produit par la suite de nombreuses œuvres sculptées, la plupart en marbre. En 1881, il est récompensé par une médaille d'honneur des beaux-arts et fait chevalier de la Légion d'honneur en 1878, officier en 1881, commandeur en 1900. L'artiste remplace Auguste Dumont à l'Institut en 1884, puis succède à Jules Cavelier comme professeur à l'école des beaux-arts, où Victor Ségoffin est son élève.
La majeure partie de son œuvre peut être vue à Paris, en statuaire publique, au musée d'Orsay ou au cimetière du Père-Lachaise.
Œuvres [modifier]
- 1865, Virgile, statue en marbre dans l'escalier de l'hôtel de la Païva sur l' avenue des Champs-Élysées à Paris.
- 1869, Le Serment de Spartacus, marbre d'après un plâtre réalisé à la Villa Médicis, installé en 1875 au jardin des Tuileries, près du grand bassin rond.
- 1870, Jeune fille de Mégare, musée d'Orsay, Paris.
- 1878, Premières Funérailles, bronze, ce groupe qui représente Adam et Ève portant le corps d'Abel a reçu la médaille d'honneur des beaux-arts, musée des beaux-arts de Nice[1].
- 1879, Tombe de Thomas Couture au cimetière du Père-Lachaise
- 1883, La Défense de Paris, groupe en bronze érigé en 1883 au rond-point de Courbevoie. Ce monument, qui remplaça un Napoléon Ier déposée en 1848 par les révolutionnaires, est à l'origine du nom du quartier de La Défense.
- 1887, Mozart enfant, musée d'Orsay, Paris
- 1890 La Fileuse de Bou Saada'. Musée des Beaux-arts de Dijon (Plâtre)
- 1893, Tombe d'Anatole de La Forge au cimetière du Père-Lachaise
- 1894, Monument à Jeanne d'Arc, marbre, esplanade de la basilique Notre-Dame de Bonsecours, près de Rouen.
- 1899, La Nature se dévoilant à la Science, marbre, onyx, granit, malachite, lapis-lazuli, 1899, musée d'Orsay. Cette première version fut commandée en 1889, pour orner la nouvelle façade de la faculté de Médecine de Bordeaux. Cette œuvre fait partie de la mode des sculptures polychromes initiées par les découvertes archéologiques[2].Copie en marbre, à l'université Paris Descartes, 6e arrondissement. Des réductions de l'œuvre ont été éditées par la fonderie Susse.
- 1902, Monument à Victor Hugo, place Victor Hugo, Paris 16e.
Galerie [modifier]
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Maquette en plâtre pour le monument de Victor Hugo (1902).
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Monument à Victor Hugo, inauguré en 1902, par Louis-Ernest Barrias, place Victor Hugo, Paris.
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Statue de Maria Deraismes (1828-1894) par Louis-Ernest Barrias, square des Épinettes, 17e arrondissement de Paris. La statue originale en bronze fut installée en 1898, fondue en en 1942 par l'occupant allemand, reproduite et ré-installée en 1983.
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Statue de Antoine Lavoisier (1743-1794) par Louis-Ernest Barrias 1900-1901, devant l'église de la Madeleine. Cette statue a été fondue lors de la seconde guerre mondiale.
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Statue de Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704) par Louis-Ernest Barrias, façade de la chapelle de la Sorbonne, Paris.
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Statue de bronze de Bernard Palissy (vers 1510 - 1589 ou 1590) par Louis-Ernest Barrias, Square Félix-Desruelles, Paris.
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Statue de bronze de Bernard Palissy (vers 1510 - 1589 ou 1590) par Louis-Ernest Barrias, devant le Musée national de Céramique à Sèvres (Hauts-de-Seine).
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Statue de Victor Schœlcher (1804-1893) par Louis-Ernest Barrias à Cayenne (Guyane).
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Le physicien Philippe Ricord (1800-1889) par Louis-Ernest Barrias.
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La Reconnaissance, sculpture commémorative chryséléphantine, bronze patiné et marbre, réalisée par Louis-Ernest Barrias en 1900, transformée en 1926 à l'occasion du Centenaire de la Société industrielle de Mulhouse (1826-1926), exposée au Musée de l'impression sur étoffes à Mulhouse, Haut-Rhin.
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Buste en marbre du médecin Louis Lacaze, Musée du Louvre, Paris.
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Buste de Henri Regnault par Louis-Ernest Barrias (1871), musée d'Orsay, Paris.
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Buste de Amédée Dechambre (1812-1886) par Louis-Ernest Barrias 1885, dans Les Biographies Médicales janvier 1933.
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Buste de Jules Favre (1809-1880), bâtonnier de 1860 à 1862, par Louis-Ernest Barrias en 1882, Musée du Barreau de Paris 25 Rue du Jour.
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La Défense de Paris par Louis Ernest Barrias, à La Défense.
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Monument de la défense de Saint-Quentin par Louis-Ernest Barrias, Palais des beaux-arts de Lille.
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Jeune fille de Bou Saâda par Louis-Ernest Barrias. Modèle en plâtre pour la sculpture de la tombe de Gustave Guillaumet (1840-1884), Musée des beaux-arts de Dijon, n° 2024.
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Buste de Thomas Couture (1815-1879) sur sa tombe au cimetière du Père-Lachaise à Paris. En raison d'un vol, les deux Génies réalisés par Louis-Ernest Barrias sont manquants.
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Tombe de Antoine-Gaëtan Guérinot architecte, par Louis-Ernest Barrias au cimetière du Père-Lachaise, Paris
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Médaillon et palette de peintre en bronze par Louis-Ernest Barrias, sur la tombe d'Alexis-Joseph Mazerolle (1826-1889), cimetière du Montparnasse, division 7.
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Le serment de Spartacus par Louis-Ernest Barrias (1874) au Jardin des Tuileries, Paris
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La Nature se dévoilant à la Science (1899) par Ernest Barrias, Musée d'Orsay, Paris.
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La Nature se dévoilant à la Science par Louis Ernest Barrias, Musée d'Orsay, Paris.
Élèves [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Albert Soubies, L.-E. Barrias (1841-1905) : Notes biographiques, Flammarion, 1905, 12 p.
- L'œuvre de Ernest Barrias. Avec une notice de Georges Lafenestre, Renouard, 1908, 115 p.
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Le marbre de 1883 est conservé au musée du Petit-Palais à Paris.
- GK, notes sur Louis Ernest Barrias, catalogue des ventes Delorme & Collin du Bocage du 23 novembre 2011, p.16.