Ferdinand Hérold (homme politique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hérold.
Ferdinand Hérold, gravure de Bocourt

Ferdinand Hérold est un homme politique français, né à Paris (dans la rue des Ternes qui faisait alors partie de Neuilly-sur-Seine) le 16 octobre 1828 et mort à Paris le 1er janvier 1882.

Formation d’un républicain[modifier | modifier le code]

Fils du compositeur Ferdinand Hérold (1791-1833), Ferdinand Hérold fils fait des études de droit, obtenant son doctorat en 1851 avec une thèse sur « La preuve de la filiation ». Il est alors déjà avocat depuis 1849 et achète en 1854 une charge d’avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation.

Mais, étant passionnément républicain, il participe aux plus grands procès politiques et finit par attirer sur lui l’attention du Second Empire. Il est mêlé au "Procès des 13", en 1864, avec Garnier-Pagès, Lazare Carnot, etc. : trente-quatre républicains qui s’étaient réunis chez Garnier-Pagès peu avant des élections à Paris sont arrêtés pour réunion non autorisée. Hérold est condamné à 500 F. d’amende.

Il continue cependant à être actif dans les cercles républicains sous le Second Empire. Parallèlement, il se marie et a un fils en 1865, André-Ferdinand.

Sous la République[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives de 1869, il se présente dans l’Ardèche mais échoue face au candidat officiel. Il accueille bien sûr la République avec joie : il est nommé secrétaire du gouvernement de la Défense nationale le 4 septembre 1870 et secrétaire général du ministère de la Justice le lendemain. À ce poste, il effectue de nombreuses réformes, la plupart très heureuses. Notamment la publication des lois au Journal officiel, la liberté des professions de libraire et d’imprimeur, l’abrogation de la loi de Sûreté générale

Redevenu ministre de l’Intérieur par intérim en 1871, il échoue de nouveau cette même année aux législatives, à la fois dans l’Ardèche et dans la Seine. Il se console en devenant conseiller municipal (quartier de Charonne). Il entre même au Sénat en 1876. Républicain, il siège à gauche et s’oppose fermement au gouvernement issu du coup de force du 16 mai 1877. Le 25 janvier 1879, il est nommé préfet de la Seine. Il tente d’y mener des réformes, certaines administratives mais également d’autres plus profondes, visant à appliquer le principe de laïcité dans toute sa rigueur (enlèvement des emblèmes religieux dans les classes…).

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Manuel électoral, 1851
  • Sur la perpétuité de la propriété littéraire, 1852
  • Le vote des villes. Étude de statistiques électorales, 1864
  • Manuel de la liberté individuelle, 1868
  • Le droit électoral devant la Cour de cassation, 1869

Nombreux articles dans les journaux du temps (Le Siècle, la Revue pratique du droit français, le Journal des économistes…). Il est l’un des fondateurs du journal La Tribune.