Pierre Petit (photographe)

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Caricature de Pierre Petit
parue dans Le Trombinoscope
de Touchatout en 1875.

Pierre Lanith Petit, dit Pierre Petit (15 août 1831 à Aups (Var) en France - 16 février 1909 à Paris) est un photographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Petit apprend la technique photographique avec Eugène Disdéri, inventeur de la carte de visite avec photographie. Il est surnommé « Collodion le chevelu »[1].

Il installe ses studios à Paris en 1858 au no 31 rue Cadet. Il ouvre un atelier à Bade et un autre à Marseille. Sur sa carte de visite on peut lire : Photographe de l'Épiscopat français, des Lycées et Écoles de France, de la Faculté de Médecine et de la Société des gens de lettres.

En 1859, il entame un ambitieux projet de Galerie des hommes du jour, composée de portraits accompagnés de notices biographiques de personnalités au centre de l’actualité des spectacles, de la culture et de la vie politique. Ce travail lance sa notoriété.

En 1862, Pierre Petit intente un procès, qu'il perdra, contre son ancien associé, Antoine Trinquart, qui installe un studio photographique à l'enseigne des Nouveaux Ateliers, à moins de mille mètres de celui de Petit, rue Cadet[2].

La même année il est nommé photographe de l'Épiscopat et des ordres religieux et il réalise une série de portraits d'ecclésiastiques dans toute la France.

Portraits de Pierre Petit
Femme Kalina et son enfant
La tête de la statue de la Liberté dans l'atelier de Bartholdi.

La commission impériale le nomme photographe officiel de l'Exposition universelle de Paris en 1867 où il réalise 12000 clichés.

Il contribue au siège de Paris et à la Commune par son témoignage photographique en prenant des clichés comme ceux de la rue de Rivoli éventrée par les bombes ou des scènes du champ de bataille d'Ivry.

Il adhère en 1875 à la Société française de photographie et devient le photographe officiel de plusieurs institutions dont la faculté de médecine. Il se rend au Jardin d'acclimatation (Paris) pour photographier les représentants de diverses tribus qui y étaient alors exhibées.

De 1871 à 1884, il est chargé par l'État français de suivre les travaux de construction de la statue de la Liberté dans l'atelier parisien de Bartholdi avant son expédition pour New York. Il photographie la tête de la statue exposée à l’Exposition universelle de Paris de 1878.

Pierre Petit adhère, en qualité de membre libre, à la quatrième société du Caveau. On lit dans le recueil annuel des chansons du Caveau pour 1900 :

Le célèbre Pierre Petit, membre libre du Caveau, s'occupe en ce mois, de photographier, a titre purement gracieux, chacun de ses collègues, pour les grouper ensuite, selon l'usage traditionnel, dans un tableau d'ensemble qui sera exposé dans la salle du restaurant Corazza, à toutes les réunions de la Société[3].

Son studio photographique produisit de nombreuses photos de classe des grands lycées de Paris et sa région dès 1880. Après la mort de Pierre Petit, cette production continua jusqu'après 1920, sous l'enseigne Pierre Petit, rue Cadet, Paris, puis Pierre Petit, 122 rue Lafayette, Paris.

Il a été le propriétaire de la revue Les Veillées chrétiennes[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Poivert, Carole Troufléau, L'utopie photographique: regard sur la collection de la Société française de photographie, Maison européenne de la photographie, Société française de photographie, ed. Le Point du jour, 2004, p.202
  2. J. Mahias, « Concurrence déloyale. Ateliers photographiques de Pierre Petit », La Presse, 24 mars 1862, p. 3 disponible sur Gallica
  3. Le Caveau, 1900.
  4. Les collections du Musée d'art moderne et contemporain de la ville de Strasbourg, Éditions des Musées de Strasbourg, 2008, p. 42 : « Il était devenu le propriétaire du journal Les Veillées chrétiennes, ce qui lui permit de renforcer ses liens avec le clergé. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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