Constant Roux

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Constant Ambroise Roux, dit Constant Roux, né le 20 avril 1865 à Marseille et mort le 17 novembre 1942 dans la même ville, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Constant Roux est le fils d'Antoine Paulin Roux, droguiste, et de Marie Marguerite Philipp. Il débute comme sculpteur sur bois chez l'ébéniste d’art marseillais Michel Blanqui. Il est élève à l'école des beaux-arts de Marseille dans les ateliers d’Émile Aldebert, de Marius Guindon et de Théodore Jourdan. Puis il est admis à l'école des beaux-arts de Paris, où il suit l'enseignement de Jules Coutan, de Jules Cavelier et de Louis-Ernest Barrias.

Son ami Jean Turcan lui confie l'exécution de la France armée, bronze monumental placé au sommet du monument élevé à la mémoire des mobiles des Bouches-du-Rhône situé en haut de la Canebière, anciennes allées de Meilhan, à proximité de l'église des Réformés. Ce monument sera commencé le 24 février 1892, terminé le 30 décembre 1893 et inauguré le 26 mars 1894[1]. En avril 1894 Barrias présente son élève Constant Roux au concours du Prix de Rome où le sujet à traiter est « Achille commençant à revêtir l'armure apportée par Thétis sa mère pour venger son ami Patrocle ». Il obtient le premier grand prix de Rome de sculpture. À la fin de son séjour à Rome, il épouse Joséphine Signoret, sœur de son camarade Charles Signoret ; malheureusement leur fils unique décède et le couple se sépare.

À son retour à Marseille il entreprend divers travaux : buste du général Lamoricière, statue d'Antoine-Fortuné Marion directeur du laboratoire de zoologie marine de Marseille, quatre bas-reliefs pour la décoration de la chambre des députés, décor des archivoltes de trois portes-fenêtres du premier étage du siège de la Caisse d'épargne de Marseille et enfin, suite à un concours ouvert à tous les artistes provençaux, statue en marbre représentant la République pour orner la cour d'honneur de l'Hôtel de préfecture des Bouches-du-Rhône.

Il s'installe à Paris et épouse en seconde noce le 12 janvier 1909 Émilie Dechenaud, sœur du peintre Adolphe Dechenaud (ou Deschenaux). Bien que résidant à Paris, il reste en contact avec Marseille ; il réalise en 1908 le monument à la mémoire de Louis Salvator (1837-1898), riche courtier de Marseille, qui a légué sa fortune et sa propriété pour la construction d'un hôpital qui porte son nom[2]. En 1910 il travaille en collaboration avec l'architecte Emmanuel Pontremoli à la décoration extérieure de l'Institut de Paléontologie humaine créé par S.A.S. le prince Albert Ier de Monaco, membre associé de l'Institut de France. Le prince de Monaco ayant à cette occasion apprécié le travail de l'artiste, lui confie la réalisation d'un monument représentant La science découvrant les merveilles de l'Océan. En 1922 il réalise une statue en bronze représentant le coureur de fond marseillais Jean Bouin mort au champ d'honneur le 29 septembre 1924 ; cette statue de Jean Bouin se trouve sur le parvis du stade Vélodrome.

Il décède le 17 novembre 1942.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Frise ornementale en bas-relief, façade de l'Institut de paléontologie humaine à Paris
  • Frise de vingt bas-reliefs sur le thème de L’Homme primitif, façade de l’Institut de paléontologie humaine de Paris.
  • Souvenir aux députés morts pour la patrie, dans la salle des quatre colonnes du Palais Bourbon à Paris, où se trouvent également les bas-reliefs : L’Eau, Le Feu, L’Automne et L’Hiver qui ornent la buvette.
  • Antoine Fortuné Marion, buste en marbre, jardin du Palais Longchamp.
  • La France armée, statue en bronze placée au sommet du monument dédié aux Mobiles des Bouches-du-Rhône ; les statues en pierre entourant le socle sont du sculpteur Jean Turcan.
  • La République, marbre blanc, escalier d'honneur de la préfecture des Bouches-du-Rhône.
  • Nicolas Poussin, statue en pierre dans le parc de la commune Les Andelys[3].
  • La Science découvrant les merveilles de l’Océan, esplanade du palais princier de Monaco[4].
  • Monument aux morts de la ville de Nanton. Il existe d'autres versions à Saint-Martin-de-Crau[5], au quartier de Saint-Loup à Marseille, à Privas et à Seillans[6].
  • Les Convalescents, monument en marbre et pierre sculpté en 1907 élevé à la mémoire de L. Salvator, bienfaiteur des hôpitaux, parc de l'hôpital Salvator à Marseille.
  • Jean Bouin, bronze, cour d'honneur du stade Vélodrome de Marseille.
  • L'eau, 1904, bas-relief en grès émaillé de Sèvres, La Piscine, Musée d'Art et d'Industrie à Roubaix.
  • Masques de Thétis, Mercure et Cérés au sommet des trois grandes portes-fenêtres du premier étage du batiment de la Caisse d'Épargne à Marseille, place Estrangin-Pastré[7].
  • Monument dédié à l'amitié franco-américaine, Chaumont (Haute-Marne)[8].

Œuvres de Constant Roux[modifier | modifier le code]

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Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie delli Paoli, Revue municipale de Marseille, n° 126, 4e trimestre 1981.
  • Laurent Noet, Constant Roux : catalogue raisonné, Paris, Mare & Martin,‎ 2012, 253 p. (ISBN 9782849340905)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Masson (dir.), Ferdinand Servian, André Gouirand, Pierre Léris, Émile Ripert, Jean Reynaud, Gaston Vimar et al., Les Bouches-du-Rhône, vol. II, t. VI : La vie intellectuelle, Marseille, Archives départementales des Bouches-du-Rhône,‎ 1914, 877 p., p. 820
  2. Jean Chélini (dir.), Félix Reynaud (dir.), Madeleine Villard (dir.) et Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Marseille, Édisud,‎ 2001, 24,5 × 17,5 cm, 368 p. (ISBN 2-7449-0254-3), p. 312
  3. Nicolas poussin
  4. « La science découvrant les merveilles de l'Océan », base Mémoire, ministère français de la Culture
  5. « Monument aux morts à Saint-Martin-de-Crau », base Mémoire, ministère français de la Culture
  6. « Monument aux morts à Seillans », base Mémoire, ministère français de la Culture
  7. Le fronton a été sculpté par Henri-Édouard Lombard
  8. Amitié franco-américaine
  9. Laurent Noet, Constant Roux : catalogue raisonné, Paris, Mare & Martin,‎ 2012, 253 p. (ISBN 9782849340905)
  10. « Notice no 19800035/565/64316 », base Léonore, ministère français de la Culture

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