Armand Martial

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Armand Martial

Nom de naissance Armand Martial
Naissance 2 novembre 1884
Paris
Décès 1960
Paris
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Sculpteur
Formation École nationale supérieure des beaux-arts
Maîtres Coutan
Récompenses Premier Prix de Rome 1913

Armand Martial, né à Paris le 2 novembre 1884[1] et décédé à Paris en 1960, est un sculpteur français qui reçut le Prix de Rome en 1913.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (atelier Coutan) Armand Martial obtient le Prix de Rome en 1913. Son séjour à la Villa Médicis est interrompu par la guerre; ce sont les tranchées, il y frôle la mort. Gravement atteint, il est affecté à la poudrerie de Toulouse. La guerre terminée, il retrouve la lumière de Rome, la liberté du travail dans ces lieux magiques, la familiarité avec la statuaire antique qu'il vénère et va admirer aussi en Grèce; avec les amis de l'École Française d'Athènes. La Villa, c'est aussi un lieu d'amitiés; ses compagnons sont Jean Dupas, peintre fresquiste, Prix de Rome 1910; Michel Roux-Spitz, architecte, Prix de Rome 1920; Henri Dropsy,sculpteur graveur de médailles second Prix de Rome en 1911; Paul Paray, compositeur Premier Grand Prix de Rome 1911; Marcel Dupré, organiste compositeur Premier Grand Prix de Rome 1914; Albert Decaris, architecte Prix de Rome 1920; Claude Delvincourt, pianiste compositeur, second premier Prix de Rome 1910 et Premier Grand Prix en 1913 ex æquo avec Lili Boulanger; Jacques Ibert, compositeur, Premier Prix de Rome 1919…

C'est à Rome encore qu'il rencontre la compagne de toute sa vie: Marie-Louise Dardun, jeune professeur de français échappée de l'enseignement en France, qu'il épouse en 1921.

Il réalise, avec Michel Roux-Spitz sa première œuvre monumentale: un grand vase décoratif en bronze et pierre, qui sera primé à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs en 1925, et encore des caryatides, les "Canéphores", acquises par l'État et offertes au Musée des beaux-arts de Nice lors de son inauguration. C'est cet esprit monumental qui ne cesse de s'affirmer avec un certain nombre de commandes de l'État:

A Pierrefeu, monument aux Fusiliers marins du "Dixmude"

A la Mairie du Xe arrondissement à Paris, statue de "l'Artisan" (Grand Prix de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925)

A Gerardmer, monument aux morts.

A l'Exposition coloniale de 1931, quatre boucliers d'airain pour la Tour de Bronze et des bas-reliefs pour le pavillon central

En 1936, après un concours national, il emporte la réalisation de sa plus grande œuvre: la statue équestre du Roi des Belges Albert 1er, le roi-soldat, qui se dresse à l'entrée du cours de la Reine, place de la Concorde à Paris, sur un haut socle où deux bas-reliefs évoquent la Belgique et la guerre.

C'était la Grande Guerre, une autre survient, aussi destructrice, bien que d'une autre manière. Ce sont les années sombres, l'élan brisé. Armand Martial ne réalise que quelques bustes, et se consacre à l'enseignement à l'École des Beaux-Arts.

L'aérogare du Bourget ayant été largement endommagée par les bombardements, elle est reconstruite par le même architecte, Georges Labro. Pour la partie centrale, en avancée, Armand Martial sculpte trois grandes statues symbolisant les continents.

Pour le Ministère des Postes à Paris, il réalise un haut-relief: la Résistance.

A l'Assemblée Nationale, une grande figure féminine symbolise la République.

A Bollène, par souscription nationale, un monument à Pasteur.

Élu Membre de l'Institut (Académie des Beaux-Arts) en 1951, il était aussi officier de la Légion d'Honneur, président de plusieurs sociétés et associations,( sa sociabilité active s'était manifestée dès la Villa Médicis, où il fut "massier").

Œuvres[modifier | modifier le code]

Monument en hommage à Louis Pasteur à Bollène (84)

(liste non exhaustive)

  • 1922 - Grand vase en bronze et pierre avec l'architecte Michel Roux-Spitz Prix à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs.
  • 1924 - L'Artisan statue à la Mairie du Xe arrondissement de Paris; Grand Prix de l'Exposition des Arts Décoratifs.
  • 1929 - Monument aux Morts Mairie du Xe arrondissement de Paris (M.Gautruche architecte) -(H.6m)
  • 1922-23 Canéphores, (caryatides), acquises par l'État et offertes au Musée des beaux-arts de Nice (H.2,60 m.).
  • 1928 Monument aux Morts du Dixmude à Pierrefeu-du-Var (architecte Michel Roux-Spitz). (H. 17m)
  • 1930 Monument aux Morts Gerardmer ( architectes MM.Peronne et Richer ) - ( H.12m )
  • 1931 Tour de Bronze à l'Exposition Coloniale - 4 bas-reliefs
  • 1934 Monument au Président Paul Doumer à Aurillac (architecte G.Labro)- (H.12m )
  • 1936-38 Statue équestre au Roi des Belges Albert Ier de Belgique (architectes G.Labro et Camelot) - (H.14m )
  • 1947 Statue de Marianne à l'Assemblée Nationale Paris (architecte M.Gamet )
  • 1948 Monument aux Morts . Palais Bourbon Paris (architecte M.Gamet)
  • 1946 Monument aux Morts Ministère des P.T.T. avenue de Ségur à Paris. (architecte M.Roux-Spitz)
  • 1946 Trois statues féminines en ronde-bosse-centre de la façade de l'Aérogare du Bourget (architecte G. Labro)
  • 1949 Hôtel des Postes Parmain (Seine-et-Oise) -(architecte G.Labro)
  • 1952 Le Vesinet Hôtel de Ville
  • 1955 Fontaine: statue de baigneuse, square du Serment de Koufra Paris
  • 1958 Bas-reliefs de l'auditorium de la Maison de la Radio, centre Rodin à Paris (architecte G.Labro)
  • Monument à Louis Pasteur, Bollène (Vaucluse )

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Récompenses, prix[modifier | modifier le code]

  • 1925 - Grand Prix de l'Exposition des Arts Décoratifs pour la statue L'Artisan à la Mairie du Xe arrondissement de Paris.
  • 1925 - Prix de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs (Grand vase en bronze et pierre)
  • Grand Prix de l'Exposition Internationale de Liège
  • Grand Prix de l'Exposition Internationale de Barcelone
  • Médaille d'Honneur du Salon des Artistes Français
  • Officier de la Légion d'Honneur

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Figaro (Paris) - 1912/07/25 (Numéro 207)