Jean-Pierre Cortot

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Jean-Pierre Cortot

Description de l'image  Jean-Pierre Cortot.jpg.
Nom de naissance Jean-Pierre Cortot
Naissance
Paris
Décès (à 55 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de France Français
Activités Sculpteur
Formation Atelier du sculpteur Charles Bridan, École des beaux-arts de Paris
Récompenses Prix de Rome
Officier de la Légion d'honneur
Daphnis et Chloé, exposé au Salon de 1827, musée du Louvre

Jean-Pierre Cortot, est un sculpteur français, né à Paris le et décédé dans la même ville le à l'âge de 55 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès l'âge de treize ans, il fréquente l'atelier du sculpteur Charles Bridan. Parallèlement, il travaille pour les statuaires Louis Boizot, le baron Lemot, Jean-Guillaume Moitte, Claude Ramey ou Philippe Roland pour lesquels il exécute des réductions de célèbres statues antiques. Devançant François Rude, il remporte en 1809 le Grand Prix de Sculpture de l'École des beaux-arts de Paris - ou Prix de Rome - avec une figure en ronde-bosse Marius méditant sur les ruines de Carthage.

Pensionnaire de l'Académie de France à Rome à la Villa Médicis de 1810 à 1813, il y fait la rencontre du peintre Dominique Ingres. Cortot prolonge alors son séjour de cinq ans, Vivant Denon l'ayant chargé en 1812 d'exécuter une statue colossale de Napoléon Ier. Ce travail fut abandonné à la chute de l'Empire et remplacé par une statue colossale de Louis XVIII.

De retour à Paris, Cortot exposera au Salon jusqu'en 1840. Dès leur première apparition - en 1819 - ses sculptures en marbre Narcisse couché et Pandore lui vaudront le Grand Prix de l'exposition. En 1822, le plâtre du Soldat de Marathon annonçant la victoire assoit définitivement sa réputation et l'État lui en commande la traduction en marbre. Cortot exposera ses œuvres au Salon parisien jusqu'en 1840.

Élu membre de l'Institut en 1825, il succède à Charles Dupaty comme professeur à l'École Royale des Beaux-Arts, le et aura pour successeur à son décès : Charles-François Lebœuf en 1843[1]. Il sera le professeur notamment du sculpteur Pierre Louis Rouillard. Très apprécié lors de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, Cortot connaît à partir de 1830 une période d'intense activité. Il sera promu officier de la Légion d'honneur en 1841.

Son style néo-classique austère, héritier à la fois des modèles classiques de la fin du XVIIIe siècle et de la tradition gréco-romaine s'applique à de nombreuses statues ou groupes mythologiques, religieux ou tirés de l'histoire moderne, souvent de très grandes dimensions. Son art se nuança toutefois à la fin de sa vie par des tentatives d'expression plus romantique.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 27).

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

À Paris[modifier | modifier le code]

Soldat de Marathon annonçant la victoire

Au musée du Louvre[modifier | modifier le code]

  • Daphnis et Chloé (Salon de 1827), groupe, marbre
  • Soldat de Marathon annonçant la victoire (1834), statue, marbre
  • Marie-Antoinette soutenue par la Religion, statuette (esquisse), terre cuite
  • D'après Jean-Pierre Cortot, Thiébaut (fondeur), L'Immortalité (1859), statue, bronze

Autres[modifier | modifier le code]

Le Triomphe de 1810 sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, Paris

En province[modifier | modifier le code]

  • D'après Jean-Pierre Cortot, estampe de Charles Gavard, Charles X en costume de sacre (1838), statue en pied plus grande que nature, Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon
  • D'après Jean-Pierre Cortot, estampe de Charles Gavard, Louis XVI en costume de sacre (1838), statue en pied plus grande que nature, Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon
  • D'après Jean-Pierre Cortot, Alexandre-Théodore Brongniart, Melpomène (1808), statuette, porcelaine dure, Sèvres, musée national de Céramique
  • D'après Jean-Pierre Cortot, Alexandre-Théodore Brongniart, Déidamie, statuette, porcelaine dure, Sèvres, musée national de Céramique.

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Décorations, distinctions[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Dominique Ingres, Portrait de Jean-Pierre Cortot (1815), peinture, Paris, musée du Louvre

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre Kjellberg, Le Nouveau guide des statues de Paris, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1988.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) , dans : Romantisme 1996, no 93. p. 95-101.