Jean-Pierre Cortot

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Jean-Pierre Cortot

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Naissance 20 août 1787
Paris
Décès 12 août 1843 (à 55 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de France Français
Activités Sculpteur
Formation Atelier du sculpteur Charles Bridan, École des beaux-arts de Paris
Récompenses Prix de Rome
Officier de la Légion d'honneur
Daphnis et Chloé (Salon de 1827), Paris, musée du Louvre.

Jean-Pierre Cortot, né à Paris le 20 août 1787 et mort dans la même ville le 12 août 1843, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès 1800, il fréquente l'atelier du sculpteur Charles Bridan. Parallèlement, il travaille pour les statuaires Louis Boizot, le baron Lemot, Jean-Guillaume Moitte, Claude Ramey ou Philippe-Laurent Roland pour lesquels il exécute des réductions de célèbres statues antiques. Devançant François Rude, il remporte en 1809 le grand prix de sculpture[1] de l'École des beaux-arts de Paris avec une figure en ronde-bosse, Marius méditant sur les ruines de Carthage.

Pensionnaire de l'Académie de France à Rome à la Villa Médicis de 1810 à 1813, il y fait la rencontre du peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres. Cortot prolonge alors son séjour de cinq ans, Vivant Denon l'ayant chargé en 1812 d'exécuter une statue colossale de Napoléon Ier. Ce travail fut abandonné à la chute de l'Empire et remplacé par une statue colossale de Louis XVIII.

De retour à Paris, Cortot exposera au Salon jusqu'en 1840. Dès leur première apparition - en 1819 - ses sculptures en marbre Narcisse couché et Pandore lui vaudront le grand prix du Salon. En 1822, le plâtre du Soldat de Marathon annonçant la victoire assoit définitivement sa réputation et l'État lui en commande la traduction en marbre. Cortot exposera ses œuvres au Salon parisien jusqu'en 1840.

Élu membre de l'Institut en 1825, il succède à Charles Dupaty comme professeur à l'École royale des beaux-arts, le 11 janvier 1826 et aura pour successeur à son décès Charles-François Lebœuf en 1843[2]. Il sera notamment le professeur du sculpteur Pierre Louis Rouillard. Très apprécié lors de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, Cortot connaît à partir de 1830 une période d'intense activité. Il sera promu officier de la Légion d'honneur en 1841.

Son style néo-classique austère, héritier à la fois des modèles classiques de la fin du XVIIIe siècle et de la tradition gréco-romaine, s'applique à de nombreuses statues ou groupes mythologiques, religieux ou tirés de l'histoire moderne, souvent de très grandes dimensions. Son art se nuança toutefois à la fin de sa vie par des tentatives d'expression plus romantique.

Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (division 27).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Soldat de Marathon annonçant la victoire, Paris, musée du Louvre.

À Paris[modifier | modifier le code]

Musée du Louvre[modifier | modifier le code]

  • Daphnis et Chloé (Salon de 1827), groupe, marbre
  • Soldat de Marathon annonçant la victoire (1834), statue, marbre
  • Marie-Antoinette soutenue par la Religion, statuette (esquisse), terre cuite
  • D'après Jean-Pierre Cortot, Thiébaut (fondeur), L'Immortalité (1859), statue, bronze

Autres[modifier | modifier le code]

Le Triomphe de 1810, Paris, Arc de triomphe de l'Étoile.

En province[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre Kjellberg, Le Nouveau guide des statues de Paris, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1988.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dit aussi « prix de Rome ».
  2. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », dans : Romantisme 1996, no 93. p. 95-101.
  3. insecula.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Dominique Ingres, Portrait de Jean-Pierre Cortot (1815), peinture, Paris, musée du Louvre

Liens externes[modifier | modifier le code]

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