René de Saint-Marceaux
René de Saint-Marceaux
René de Saint-Marceaux
| Nom de naissance | Charles René de Paul de Saint-Marceaux |
|---|---|
| Naissance | 23 septembre 1845 Reims |
| Décès | 23 avril 1915 (à 69 ans) Paris |
| Nationalité | |
| Activité(s) | sculpteur |
| Maître | François Jouffroy |
Charles René de Paul de Saint-Marceaux, né à Reims le 23 septembre 1845 et mort à Paris le 23 avril 1915, est un sculpteur français.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Petit-fils du maire de Reims, Augustin Marie de Paul de Saint-Marceaux, il est l’élève du sculpteur François Jouffroy. Il est élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1905.
Saint-Marceaux épouse, en 1892, Marguerite Jourdain (1850-1930), veuve du peintre Eugène Baugnies, de la fortune duquel elle vient d'hériter. Le salon de musique de madame de Saint-Marceaux, au 100, boulevard Malesherbes, rivalise avec celui de la princesse de Polignac. Marguerite sert de modèle, parmi d’autres, au personnage de Madame Verdurin du roman À la recherche du temps perdu de Marcel Proust[1]. René de Saint-Marceaux adopte les trois fils que Marguerite a eus de son premier mariage. Ils ajoutent à leur nom de naissance celui de leur père adoptif : Baugnies de Paul de Saint-Marceaux. Le fils du peintre Jacques Baugnies de Saint-Marceaux sera le sculpteur Jean-Claude de Saint-Marceaux.
René de Saint-Marceaux est une figure représentative de ces nombreux artistes de la Troisième République, artistes de salons qui multipliaient les concours et les honneurs.
Il repose à Cuy-Saint-Fiacre.
[modifier] Œuvres dans les collections publiques
- Musée des beaux-arts de Reims et dans la ville de Reims :
- Arlequin, musée des beaux-arts de Reims ;
- Mousse de champagne, hôtel de ville, cour intérieure ;
- L’Élévation des âmes du purgatoire, pour la sépulture David, cimetière du Nord;
- Sur le chemin de la vie, œuvre qui orne le tombeau de ses parents, cimetière du Nord ;
- Gisant de l’abbé Miroy, bronze, cimetière du Nord.
- Musée d'Orsay à Paris :
- Génie gardant le secret de la tombe (1879), statue, marbre ;
- Sourire (vers 1888), haut-relief, terre cuite ;
- Algérienne (vers 1889), masque, terre cuite ;
- Tahitienne (vers 1890), masque, terre cuite ;
- La Langueur (vers 1893), tête, terre cuite ;
- Saint Jean-Baptiste (vers 1899), tête, terre cuite ;
- Phénix (vers 1908), tête, terre cuite ;
- Douleur, masque, terre cuite.
- À Paris :
- Statue d'Alexandre Dumas fils (1906), place du Général-Catroux ;
- Gisant de Félix Faure (1900), cimetière du Père-Lachaise ;
- Statue d'Alphonse Daudet, jardins des Champs-Élysées.
- Autres lieux :
- Buste d'Ernest Renan, 1883, plâtre patiné, Paris, Musée de la vie romantique, Paris ;
- Monument de l'Union postale universelle (1909), parc Kleine Schanze, Berne.
[modifier] Sources
- Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La vie rémoise.
[modifier] Notes et références
- Marguerite de Saint-Marceaux, Journal 1894-1927, Myriam Chimènes (éd.), éditions Fayard, 2007.
[modifier] Bibliographie
- Lucette Turbet, « De Reims à Berne : René de Saint-Marceaux (1845-1915), sculpteur du mouvement », dans La Vie en Champagne, n° 57, janvier-mars 2009.
