Henri Lemaire

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Henri Lemaire

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Félix Auvray, Portrait de Henri Lemaire (1818),
musée des beaux-arts de Valenciennes[1].

Nom de naissance Philippe-Joseph-Henri Lemaire
Naissance 9 janvier 1798
Valenciennes (Nord)
Décès 2 août 1880 (à 82 ans)
Paris
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Sculpteur, homme politique
Formation École nationale supérieure des beaux-arts
Maîtres Pierre Cartellier
Récompenses Grand prix de Rome en sculpture de 1821

Henri Lemaire (Valenciennes, 9 janvier 1798 - Paris, 2 août 1880) est un sculpteur et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Lemaire suit une formation artistique à l'Académie des beaux-arts de Valenciennes et subvient à ses besoins en effectuant différents travaux de bureau, chez un notaire, puis dans un bureau de loterie. Ayant obtenu une bourse pour poursuivre ses études à Paris, il entre dans l'atelier du sculpteur Pierre Cartellier à l'École des beaux-arts de Paris en 1816, et en gardera une tardive influence néoclassique. En 1819, il obtient un second prix de Rome pour Énée blessé, guéri par Vénus, puis il est lauréat du premier grand prix de Rome de 1821 en sculpture pour son bas-relief Alexandre dans la ville des Oxydraques[2]. Il débute au Salon de 1827.

Lemaire sculpte le bas-relief Le Jugement dernier pour le fronton de l'église de la Madeleine à Paris. Il est l'auteur du Monument à La Tour d'Auvergne pour la ville de Quimper, dont le bronze fut envoyé à la fonte par le régime de Vichy.

Il est élu à l'Académie des beaux-arts en 1845[3] et nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris le 8 mars 1856, en remplacement de David d'Angers[4].

Il est élu député du Nord de 1852 à 1863, siégeant dans la majorité soutenant le Second Empire.

Il est enterré au cimetière Saint-Roch de Valenciennes[5].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Le Jugement dernier (détail), fronton de l'église de la Madeleine, 8e arrondissement de Paris.

Salon des artistes français[modifier | modifier le code]

  • 1823 : Saint-Sébastien d'après Michel Ange[8]
  • 1827 : Salon des artistes français : La Vierge, L'Enfant Jésus et Saint Jean-Baptiste, Le Laboureur de Virgile ou Le Laboureur des géorgiques, Le Duc de Bordeaux, Jeune fille jouant avec un papillon, marbre d'après Canova[9]
  • 1831 : La Jeune Fille au serpent, Louis-Philippe
  • 1846 : Tête de Vierge
  • 1847 : Archimadas se préparant à lancer le disque, Apollodore Callet
  • 1857 : Tête de Christ

Distinctions[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Granger, L'Empereur et les Arts : La Liste civile de Napoléon III, Paris, École des chartes, 2005 (ISBN 9782900791714)[10]
  • Béatrice Bouvier, Procès-verbaux de l'Académie des beaux-arts. t. 3, 1821-1825, Paris, École des chartes, 2003 (ISBN 9782900791660)books.google.com

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Portrait de Henri Lemaire », base Joconde, ministère français de la Culture
  2. Bouvier, p. 61.
  3. Granger, p. 306.
  4. Il ne sera pas remplacé à son décès (Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans Romantisme, 1996, no 93. p. 95-101).
  5. Martine Kaczmarek, La Voix du Nord, 15 novembre 2009, p. 44.
  6. Henri IV, statue au musée Carnavalet sur patrimap.paris.fr
  7. Statue de Strasbourg sur le site paris1900.lartnouveau.com
  8. Le Globe, 1824, p. 80.
  9. Le Globe, Paris, 1824 p.80;.
  10. books.google.com

Liens externes[modifier | modifier le code]

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