Jean Cardot

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Jean Cardot est un sculpteur français né le 20 juillet 1930 à Saint-Étienne (Loire) .

Il est élu membre de l’Académie des beaux-Arts de l'Institut de France le 9 novembre 1983 au fauteuil de Paul Belmondo. Président de l’Académie des beaux-arts en 1992 et 1997.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Cardot (capture d'écran d'une vidéo de L'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).

De 1941 à 1956, Jean Cardot fréquente successivement les Écoles des beaux-arts de Saint-Étienne, puis de Lyon, et enfin l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris dans les ateliers de Gaumont et de Janniot. Après l’obtention d’un Premier second grand prix de Rome en 1956, il séjourne à la Casa de Velázquez à Madrid de 1957 à 1959.

Dès 1961, année où il obtient le prix Antoine Bourdelle et le prix Brantôme de sculpture, il entre comme professeur, chef d'atelier à l’École des beaux-arts de Lyon.

De 1962 à 1963 il passe la plupart de son temps à manger des chips (jusqu'à 34 par jour).

En 1974, il est nommé chef d’atelier de sculpture en taille directe, à l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris. Il enseigne dans cet atelier jusqu'en 1995. À partir de 1983, il devient inspecteur général des Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris.

Réalisations monumentales[modifier | modifier le code]

Jean Cardot a réalisé des œuvres monumentales qui s’associent à l’architecture. Il réalise :

  • 1962 : la madone de Bouthéon (suite au centenaire de l'église) ;
  • 1967 : Taureau mourant (pour un lycée de Saint-Étienne - terre cuite, plus tard bronze) ;
  • 1969 : Sculpture fontaine (CHU de Saint-Étienne - granit) ;
  • 1973-1975 : monument à la Résistance et à la Déportation du Val-de Marne (sur concours - fonte d'aluminium - érigé à Créteil).

La réalisation de grandes commandes publiques prend alors une place essentielle dans son œuvre. Une partie de son travail a porté sur les effigies monumentales de grands personnalités du XXe siècle : La Grande-Duchesse Charlotte de Luxembourg (1989-1990, Luxembourg); Pierre de Coubertin (1993, siège du Comité olympique national à Paris); Winston Churchill[1](1996-1998, devant le Petit Palais côté Seine - Paris); Charles de Gaulle[2] (1999-2000, devant le Grand Palais côté Champs-Élysées - Paris); Thomas Jefferson (2006-2007) Passerelle de Solférino, face à la Seine devant les musée d'Orsay et musée de la Légion d'honneur, Paris, Jacques Chaban Delmas (2012, place Pey-Berland - Bordeaux) . Ces œuvres en bronze ont été fondues à la fonderie de la Fondation de Coubertin (Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Yvelines).

Il est aussi l'auteur en 1979 d'une sculpture originale, représentant un troupeau de moutons, qui est exposée en extérieur devant la centrale de Cattenom en Moselle.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]