Georges Clairin

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Georges Clairin

Georges Jules Victor Clairin, né à Paris le 11 septembre 1843 et mort au Pouldu, par Clohars-Carnoët le 2 septembre 1919 (à 75 ans), est un peintre et illustrateur orientaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il se forme dans les ateliers d'Isidore Pils et de François-Édouard Picot. En 1861, il entre à l'École des beaux-arts de Paris et commence à exposer en 1866. Il voyage en Espagne avec Henri Regnault, en Italie avec François Flameng et Jean-Léon Gérôme. Il rencontre le peintre catalan Marià Fortuny lors d'un séjour au Maroc où ils visitent ensemble Tétouan[1]. En 1895, il voyage en Égypte avec le compositeur Camille Saint-Saëns.

Il est connu surtout pour ses portraits de Sarah Bernhardt, à laquelle il est lié par une longue amitié et qu'il dépeint dans nombre de rôles dans lesquels elle s'est illustrée, tels celui de la reine dans Ruy Blas (1879), de Mélisande dans La Princesse lointaine (1895 et 1899), de Cléopâtre (1900), de Theodora (1902) et de sainte Thérèse d'Avila ; il la représente aussi dans des poses plus intimes. Clairin a également peint plusieurs plafonds, dont ceux des foyers de l'Opéra Garnier (1874) et du théâtre de Cherbourg.

Georges Clairin est l'oncle du peintre Pierre-Eugène Clairin.

Portrait de Sarah Bernhardt, 1876[modifier | modifier le code]

Portrait de Sarah Bernhardt (1876), musée du Petit Palais

« Le portrait de Mme Sarah Bernhardt est assurément une des œuvres les plus saillantes du Salon, tant par l'originalité de la composition que par la splendeur du coloris[2]. »

« M. Clairin nous la représente enveloppée dans un long peignoir de satin blanc à queue traînante, elle est étendue sur un riche divan de satin rosé, et accoudée sur un coussin de même étoffe chamarrée d'or ; à sa droite et dans le fond de cet appartement tout oriental, est une glace de Venise entourée de rideaux de velours violet ; à sa gauche une plante tropicale abaisse ses larges feuilles vertes sur l'actrice et sculpteur en méditation ; à ses pieds, un lévrier jaune de grande race repose sur ses longues pattes et allonge sa tête fière et aristocratique[2]. »

Jugement de E.Zola : " Mlle Sarah Bernhard n'est pas jolie, mais elle a des traits fins et intelligents dont Clairin n'a su faire qu'un minois régulier et vulgairement sensuel tel que le peindrait un Cabanel " ( Salon de 1876)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les brûleuses de varech à la Pointe du Raz (1882)
  • 1871 : L'incendie des Tuileries
  • 1874 : le Massacre des abencerages - Musée des Beaux-Arts de Rouen
  • 1875 : Entrée à la mosquée du Chérif de Ouassam
  • 1875 : Les Favorites du sultan
  • 1875 : À l'extérieur du harem
  • 1876 : Portrait de Sarah Bernhardt
  • 1882 : Les brûleuses de varech à la Pointe du Raz
  • 1885 : Danseuse Ouled-Naïl
  • 1892 : Frou-Frou
La Fête fleurie
  • Fête fleurie
  • Au balcon
  • À l'opéra
  • Portrait d'Alexandre Dumas fils
  • 1897 : Soldats français devant le temple de Karnak
  • 1900 : Sarah Bernhardt en Cléopâtre
  • 1900 : Retour des conscrits (désert d'Égypte)
  • 1907 : Marché à Madrid (présenté au salon)
  • 1907 : La Fantasia au Maroc (présenté au salon)
  • 1908 : Allah ! Allah ! (présenté au salon)
  • 1909 : Au lever du soleil, les moissonneurs arabes font leur prière (présenté au salon)
  • Portrait de M. Terace à cheval, ministre de France à Tanger

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lynne Thornton, La Femme dans la peinture orientaliste, www.acr-edition.com,‎ 1985, 264 p. (ISBN 2867700116), p. 232.
  2. a et b Théodore Véron, Le salon de 1876 : mémorial de l'art et des artistes de mon temps, Poitiers,‎ 1876 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources archivistiques[modifier | modifier le code]

Les Archives nationales de France conservent sous la cote MC/ET/XXIX/1526, dossier 127, plusieurs pièces de Georges Clairin, dont le brouillon de son testament, ses comptes, la vente de son atelier et toute la correspondance autour. Ces documents sont librement consultables.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

La Promenade, collection privée

Article connexe[modifier | modifier le code]