Cosne-Cours-sur-Loire

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Cosne-Cours-sur-Loire
Pont suspendu franchissant la Loire et vol de grues.
Pont suspendu franchissant la Loire et vol de grues.
Blason de Cosne-Cours-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
(sous-préfecture)
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
(chef-lieu)
Canton Cosne-Cours-sur-Loire-Nord et Cosne-Cours-sur-Loire-Sud
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Loire et Nohain
Maire
Mandat
Michel Veneau
2014-2020
Code postal 58200
Code commune 58086
Démographie
Gentilé Cosnois
Population
municipale
10 484 hab. (2011)
Densité 197 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 44″ N 2° 55′ 39″ E / 47.4122222222, 2.9275 ()47° 24′ 44″ Nord 2° 55′ 39″ Est / 47.4122222222, 2.9275 ()  
Altitude Min. 138 m – Max. 252 m
Superficie 53,3 km2
Localisation

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Cosne-Cours-sur-Loire
Liens
Site web mairie-cosnesurloire.fr

Cosne-Cours-sur-Loire est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne. La commune est communément appelée Cosne-sur-Loire ou Cosne.

Elle résulte de la fusion au 1er janvier 1973 des communes de Cosne-sur-Loire et Cours.

La ville est labellisée Agenda 21 local France 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cosne-Cours-sur-Loire se situe au sud-est de Montargis (80 km) et de Paris (190 km) et au nord-ouest de sa préfecture Nevers (55 km), de Moulins (115 km) et de Clermont Ferrand (215 km).

Carte de la Nièvre.

Cosne-Cours-sur-Loire est la deuxième ville de la Nièvre en nombre d'habitants.

Elle est située au nord-ouest du département, au confluent de la Loire et du Nohain.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est reliée à Paris par l'« autoroute de l'Arbre » A77, la RN7 et la ligne de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache qui assure des liaisons entre Clermont-Ferrand et Paris-Bercy.

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la ville était reliée à Saint-Amand-en-Puisaye par un train en voie métrique appelé le Tacot (locomotive de type Corpet-Louvet) qui servait notamment à acheminer les poteries de Saint-Amand-en-Puisaye et serpentait à travers la campagne via Cours, Villeprevoir (première halte sise de nos jours sur un sentier de randonnée : « le chemin du Tacot » ; la gare est visible et restaurée intacte par ses proprétaires) puis Saint-Vérain (où la gare est aussi visible) et Saint-Loup. La faible rentabilité du transport voyageurs et les 55 passages à niveau non protégés ont conduit au démontage intégral de cette ligne.

Le viaduc de Port-Aubry[Note 1], construit en 1890-1893 sous la direction d'Armand Moisant, se dresse au-dessus de la Loire en amont de la ville. Long de 828 mètres, il relie Port-Aubry (lieu-dit situé au sud de Cosne) à Bannay (Cher). Cet ouvrage de la ligne de Saint-Germain-du-Puy à Cosne-Cours-sur-Loire a été construit par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, d'où le nom qui lui est donné localement de « pont du P.-O. ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Myennes La Celle-sur-Loire Saint-Vérain Rose des vents
Boulleret
(Cher)
N Saint-Loup
Saint-Père
O    Cosne-Cours-sur-Loire    E
S
Bannay
(Cher)
Tracy-sur-Loire Saint-Martin-sur-Nohain

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abside de l'église Saint-Aignan, d'après Viollet-le-Duc.

L'établissement de la ville date de la Préhistoire.
À l'époque gauloise, elle se nomme « Condate » qui signifie « confluent ». Puis le site de Cosne est devenu le carrefour de plusieurs affrontements à travers l'Histoire tels que la guerre de Cent Ans et les guerres de religion. Henri V de Lancastre, malade, tentera de rejoindre la garnison bourguignonne de Cosne, mais mourra de toute manière de la dysenterie à Vincennes en 1422.

Vers le XVIIe siècle, la ville commence à se développer grâce à l'industrie métallurgique et à la navigation sur la Loire où seront acheminés les différents objets de cette industrie prospère à l'époque.

Pierre Babaud de la Chaussade (1706-1792) fonda en 1735 les Forges de La Chaussade qui devinrent les Forges Royales de La Chaussade où étaient fabriqués des ancres, des canons et d'autres accessoires pour la Marine Royale. La production était acheminée par la Loire qui était un fleuve navigable à cette époque. À partir de 1860, les forges commencèrent à péricliter avec l'arrivée du chemin de fer qui remplaça peu à peu les voies navigables de France. Les forges fermèrent définitivement en 1872.
Aujourd'hui, il ne reste que la « grille d'entrée des anciennes Forges Royales de La Chaussade (fin du XVIIe siècle) »[Note 2] avec une plaque où est écrit un extrait d'une lettre de Madame de Sévigné qui a visité les lieux le 30 septembre 1677[1].

L'activité industrielle métallurgique a connu une grande importance pour le développement de Cosne jusqu'à aujourd'hui. Les années 1990 et le début de la décennie 2000 ont connu une large crise dans ce secteur qui fut l'activité principale de la ville pendant plusieurs siècles.

En 1833 fut construit le premier pont sur la Loire, qui fut détruit pendant la Seconde Guerre mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur à trois merlettes d'argent. »[Note 3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1953 mars 1971 Jacques Gadoin GD Sénateur
mars 1971 mars 1977 Robert Nabéris SE  
mars 1977 mars 1989 Jacques Huyghues des Étages PS Député
mars 1989 mars 2008 Didier Béguin UDF, puis NC Député
mars 2008 mars 2014 Alain Dherbier PS  
mars 2014 en cours Michel Veneau UMP  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 484 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 703 4 709 5 321 5 823 5 987 6 212 6 308 6 598 6 326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 147 6 340 6 575 6 210 6 851 7 401 7 790 8 672 8 610
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 582 8 437 8 734 7 158 7 035 7 289 7 840 7 913 7 827
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
8 802 9 601 12 088 12 463 12 123 11 399 11 185 10 484 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Environnement[modifier | modifier le code]

Centre-ville : pont fleuri sur le Nohain, près du cinéma Éden.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de la Nièvre est située dans la ville.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont suspendu franchissant la Loire, construit en 1959[Note 6] (vu de la rive droite).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ménétréol-sous-Sancerre, commune proche au sud de Cosne, compte deux anciens viaducs ferroviaires.
  2. Texte mentionné sur une des deux plaques près de la grille.
  3. Les armes sont identiques à celles de Péronne-en-Mélantois.
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  6. Cosne n'avait plus de pont traversant la Loire depuis le bombardement de juin 1940.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Document de l'Office de tourisme
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Détail de l'Agenda 21 local sur Cosne Magazine no 70, p. 7-9, de la ville de Cosne-Cours-sur-Loire », mairie de Cosne-Cours-sur-Loire (consulté le 26 avril 2014)
  5. « Les villes et villages fleuris », sur cnvvf.fr
  6. « Figures cosnoises d'hier », mairie de Cosne-Cours-sur-Loire
  7. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, vol. 1, Paris, Bourloton,‎ 1889, 622 p. (lire en ligne), p. 117
  8. « François, Marie, Auguste Augère », base Léonore, ministère français de la Culture
  9. Étude sur les Enoplotrupes et Geotrupes d'Asie, Revue d'Entomologie, Caen, 1904 ; Catalogue provisoire des Geotrupidae, A. Bureau, Cosne, 1906

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]