Léon Delagrange

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Léon Delagrange et Thérèse Peltier à Issy-les-Moulineaux, en 1908.

Ferdinand Marie Léon Delagrange, né à Orléans le 14 mars 1872 et mort à Croix d'Hins (33) le 4 janvier 1910, est un pionnier français de l'aviation.

Débuts[modifier | modifier le code]

Fils de parents manufacturiers de couverture, il étudie la sculpture à l'Académie des beaux-arts de Paris et expose au Salon des artistes français. Le milieu artistique qu'il fréquente lui permet d'approcher celui encore balbutiant de l'aviation, qui devient pour lui une seconde passion.

Il construit lui-même un avion en 1906 et réussit un premier vol le 6 mai 1907 en s'élevant à une hauteur de 4 mètres sur une distance de 80 mètres.

La même année, il apprend à maîtriser, non sans casse, un engin commandé le 2 février 1907 à ses propres frais aux ateliers des frères Voisin, sur lequel il effectue son premier vol le 2 novembre. L'aéroplane en question est un biplan de 60 mètres carrés de superficie à moteur Antoinette de 50 chevaux, qui effectue sa première sortie dans les airs le 28 février 1907 avec aux commandes Gabriel Voisin, pour un vol d'essai. La mise au point de l'appareil nécessitera plusieurs essais avant la livraison définitive au sculpteur[1],[2].

Le temps des records[modifier | modifier le code]

Le 11 avril 1908, il bat les records de distance (3 925 m) et de temps de vol (6 minutes et 30 secondes) sur un appareil Voisin qu'il avait fait construire. Un peu plus d'un mois plus tard, le 29 mai, il bat de nouveau un record en Italie avec cette fois-ci 12,750 km parcourus en 15 minutes et 25 secondes de vol.

Le 8 juillet, sa compagne Thérèse Peltier, également sculpteur, devient la première femme à quitter le sol, en qualité de passagère, à bord d'un aéroplane piloté par Delagrange à Turin. Elle effectuera plus tard un vol solo. Léon Delagrange crée cette même année sa propre compagnie d'aviation.

Le 6 septembre 1909, il bat encore tous les records de distance et de durée de vols à bord du biplan Voisin n° 3, faisant 15 fois et 1/2 le tour du terrain d'Issy-les-Moulineaux, soit 24,727 km parcourus en 29 minutes et 54 secondes.

L'année suivante, le 7 octobre 1909, il se voit attribuer un des tout premiers brevets français de pilote puisqu'il porte le n° 3, les n° 1 et n° 2 ayant été attribués respectivement à Louis Blériot et à Glenn Curtiss[3]. Toujours en 1909, il est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Fin tragique[modifier | modifier le code]

Le dernier vol de Delagrange

Le 4 janvier 1910, Léon Delagrange se tue sur l'aérodrome de Croix d'Hins près de Bordeaux, alors qu'il pilotait par vent assez fort un appareil Blériot fortement motorisé.

Son nom a été donné à une rue dans le 15e arrondissement de Paris, située à quelques centaines de mètres du terrain d'Issy-les-Moulineaux où il battit plusieurs records. Ce quartier restera profondément lié à l'aviation puisqu'il verra s'installer l'état-major de l'Armée de l'air, la direction générale de l'Aviation civile et l'héliport de Paris.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le 2 février 1907 dans le ciel : Delagrange commande un aéroplane à Voisin Air-journal.fr 2 février 2011
  2. Le 28 février 1907 dans le ciel : 1er essai de l’aéroplane Voisin de Delagrange Air-journal.fr 28 février 2013
  3. aviatechno

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier et Yolande Delagrange, Léon Delagrange, le dandy volant, préface de Louis Blériot, Éditions Larivière (ISBN 2-9142-05-75-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]