Culture arabe

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La Grande Mosquée de Kairouan, fondée en 670 par le conquérant arabe Oqba Ibn Nafi[1], est la plus ancienne mosquée de Tunisie et de tout l'Occident musulman[2] ; elle constitue l'une des œuvres majeures de l'art et de l'architecture arabo-musulmane. La Grande Mosquée de Kairouan, de plan arabe[3], est située à Kairouan en Tunisie.

La culture arabe regroupe un certain nombre de valeurs culturelles communes aux pays du monde arabe.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les pays suivants sont considérés comme constituant le monde arabe[réf. nécessaire] (par ordre alphabétique) : l’Algérie, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, le Djibouti, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, l’Oman, le Qatar, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie et le Yémen. Ces pays sont membres de la Ligue Arabe[4], ils se situent dans le Maghreb (Algerie, Maroc, Tunisie, Mauritanie, Lybie) [5], le Proche-Orient, le Moyen-Orient et de la corne africaine. Le monde arabe contient plusieurs sites à fort enjeu géostratégique tels les détroits de Gibraltar, du Bosphore, d’Ormuz et d’Aden ainsi que le canal de Suez.

Monde arabes
Carte du monde arabe

Le monde arabe a rarement constitué une entité géopolitique unifiée. Les États de culture arabo-musulmane entretiennent des relations hétérogènes et chaque pays possède une civilisation qui lui est propre, à savoir : la civilisation arabo-musulmane, arabe, ou comportant une minorité arabe ou islamique importante pour des pays tels que Chypre et Israël[6].

L’appellation des États arabes constituant le monde arabe a été utilisée sous différents noms, et ce, selon trois périodes charnières, soit l’Antiquité, les débuts de l’islam (VIIe et VIIIe siècles) et les temps modernes (depuis 1850). Parmi ceux-ci, seuls l’Algérie et le Koweït font exception, car leurs noms ont été décidés par les Européens lors de leurs colonisations[7].

Les grands bassins hydrographiques du monde arabe sont les fleuves du Nil, du Tigre et de l’Euphrate[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir du Ve siècle av. J.-C., les tribus pastorales et nomades arabes se sont sédentarisées au bord des fleuves Nil, Tigre et Euphrate. La viabilité du climat et de la fertilité des sols, dues au lœss alluvionnaire peu profond des rives, ont permis le développement d’empires agricoles. La maîtrise des techniques de l’irrigation fut le facteur déterminant de croissance, apportant également la stabilité, causant l’accroissement démographique et la fondation des premières villes. Vers 2334 avant J.-C., le seigneur Sargon d'Akkad dérobe et réunit, par la force de ses armées, la Haute et la Basse-Mésopotamie aux Sumériens. Ce nouveau territoire constitua l’un des premiers empires centralisés au monde. Entre 1894 et 539 avant J.-C., les Babyloniens eurent le pouvoir de ce territoire. La cité de Babylone, traduite par « porte de Dieu », fut la capitale commerciale et religieuse des Babyloniens jusqu’à ce que Cyrus Ier, roi de Perse, prît possession du territoire de la Mésopotamie, vers 539 avant J.-C. Cette prise de pouvoir par ses armées fut le début de plusieurs siècles de domination étrangère. Quatorze ans plus tôt, soit en 525 avant J.-C., les Perses prirent également possession du territoire et de l’empire égyptien[8].

Par la suite, la conquête d’Alexandre le Grand permit de réunir les territoires de l’Égypte, la Mésopotamie, la Libye jusqu’à la vallée de l’Indus, de l’Asie centrale jusqu’à l’Éthiopie, l’Arabie et une partie de l’Europe. L’influence des invasions grecques, comme celle d’Alexandre le Grand, et par la suite, à la fin de l’Antiquité, celle des Romains, favorisèrent le développement du christianisme, créant ainsi une coupure culturelle avec les peuples à l’est de l’Euphrate. À partir du Ve siècle, l’Empire byzantin envahit graduellement les territoires de l’Empire romain d’Occident, jusqu’à assiéger Constantinople[7].

Cette invasion graduelle permit à l’Empire d’Orient, et ce, à partir du VIIe siècle, d’étendre l’islam vers le bassin méditerranéen[6].

Valeurs – Croyances[modifier | modifier le code]

Femme bédouin

Religion dominante des pays du monde arabe, l'islam joue un rôle culturel important. Les religions historiques du monde arabe, le christianisme et l'hébraïsme sont présentées comme étant marginales suite à une islamisation des territoires du monde arabe.

Le peuple arabe peut être divisé grossièrement en deux grandes catégories, selon les valeurs culturelles : les Bédouins, plutôt conservateurs et aux coutumes fortement ancrées, et les citadins, eux-mêmes divisés entre le monde arabe et le monde occidental. La noblesse[Quoi ?], la fraternité, la convivialité et la générosité, autant envers les proches qu’envers les étrangers, sont des valeurs généralement vénérées, et les peuples arabes sont réputés très hospitaliers[9]. Le rituel du lavement des mains et des pieds que les enfants, l’hôte ou l’hôtesse de la maison prennent parfois soin d’effectuer aux visiteurs sont considérés comme une forme de respect pour ceux qui arrivent de loin. Une tasse supplémentaire peut également être placée sur la table des repas afin que celui ou celle qui arrive par hasard se sente attendu(e). Un dicton arabe explique que l'« on est riche de ce que l’on donne ».[réf. nécessaire]

Arabes musulmans[modifier | modifier le code]

L’obéissance à la famille est également une valeur très respectée, d'autant que la famille détermine en grande partie la réputation et le statut social. Enfin, il s’agit d’un peuple très spirituel, qui croit fermement au destin, au Jour du jugement, aux anges, au mauvais œil et à Al-Qadar (la prédestination divine), qui guide les gestes quotidiens et fixe les règles à suivre dans toutes les facettes de la vie, en passant par la famille et la tenue vestimentaire.

Arabes chrétiens[modifier | modifier le code]

Arabes juifs[modifier | modifier le code]

Relations[modifier | modifier le code]

Le mariage[modifier | modifier le code]

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Arabes musulmans[modifier | modifier le code]

Le célibat est traditionnellement considéré comme une chose détestable et dangereuse[réf. nécessaire]. Les Arabes se marient donc très jeunes : les filles dès l’âge de 18 ans et les hommes vers 20 ans car la coutume les y oblige[10]. Les familles pratiquantes veillent à certains autres paramètres, et les mariages s'y font donc à un âge plus mûr. Selon les coutumes locales, c’est la famille qui décide du mariage, tandis que l'islam interdit que la femme non consentante soit mariée de force, sous peine d'invalidation religieuse ; les relations des époux sont alors assimilées à la fornication[réf. nécessaire]. Le Khitba est la demande préliminaire faite par l'homme après parfois une série de rencontres entre lui, la femme et son représentant (père, oncle, frère).

La cérémonie de mariage s'effectue à la mosquée. Il n'y a pas de courtes prières mais simplement des invocations en faveur des mariés. Le mariage consiste en un repas de cérémonie avec de courtes prières, la distribution de cadeaux, puis une fête illuminée. Le cortège se dirige vers la maison du mari en se promenant dans la localité, le mari étant à cheval et la femme assise dans une litière.

Il existe une coutume[Laquelle ?] selon laquelle l’homme aurait le droit, lors du lever du voile ou pendant la cérémonie, de répudier l’épouse et d'abandonner la dot, mais seulement dans la mesure où le mariage n’a pas encore été consommé[réf. nécessaire]. Selon cette même coutume, la consommation nuptiale est constatée publiquement par l'exhibition d'un linge taché de sang, autant pour attester la virginité de la femme que la virilité de l'époux. Il s'agit de coutumes locales, non acceptées par l'islam : la femme étant une personne à respecter, exhiber un linge taché est considéré comme une hérésie[réf. nécessaire].

Le peuple arabe est traditionnellement polygame[réf. nécessaire], et qui peut entraîner une compétition entre les épouses et les concubines concernant le nombre d’enfants, et en particulier pour les enfants mâles. Dans les familles pieuses, le nombre d'enfants est sans importance et une telle compétition n'existe pas; l’homme quant à lui, peut épouser jusqu’à quatre femmes[11] tout en devant respecter des règles strictes concernant celles-ci.

Arabes chrétiens[modifier | modifier le code]

Arabes juifs[modifier | modifier le code]

La vie familiale[modifier | modifier le code]

Arabes musulmans[modifier | modifier le code]

L'homme et la femme sont censés obéir à Dieu. Traditionnellement, l'homme a cependant une position sociale plus élevée que la femme, celle-ci lui devant soumission, afin de contrecarrer les pouvoirs que lui confère son charme naturel. La procréation lui est une obligation et la progéniture doit respect et soumission au père. Le père est donc maître de sa femme et de ses enfants. Si la position sociale de la femme s'est aujourd'hui améliorée, son rôle demeure celui de femme au foyer et de procréatrice. Lors de la naissance et des premières années d’un enfant, on assiste à de nombreux rituels et événements marqués culturellement. Durant les premières années, l’enfant vit et grandit avec sa mère dans des appartements réservés aux femmes. Si c’est un garçon, il est circoncis et doit ensuite vivre par lui-même et prendre contact avec son père. Si c’est une fille, on l’éduque à la religion, aux prières et aux travaux ménagers[11].

Famille arabe de confession musulmane

Arabes chrétiens[modifier | modifier le code]

Arabes juifs[modifier | modifier le code]

Savoir-vivre arabe[modifier | modifier le code]

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La relation du corps[modifier | modifier le code]

Arabes musulmans[modifier | modifier le code]

Obligations religieuses :

  • Une fois la fonction naturelle accomplie, il est nécessaire de se laver.
  • Il n’est pas convenable de péter ni de cracher sans raison valable.
  • Les ongles sont limés et coupés court[réf. nécessaire].
  • Il est malsain de montrer son corps, ses cheveux ou son crâne en dehors de l’intimité amoureuse.
  • Etc[12].

Coutumes :

  • L’homme s’agenouille pour uriner, car on ne doit pas entendre un jet tomber de haut et la femme s’accroupit en étalant sa jupe[réf. nécessaire].
  • Le parfum est obligatoire, car il symbolise la politesse[réf. nécessaire].

Arabes chrétiens[modifier | modifier le code]

Arabes juifs[modifier | modifier le code]

Les règles à table[modifier | modifier le code]

Arabes musulmans[modifier | modifier le code]

  • Le repas doit être préparé avec sérénité et dégusté sans colère.
  • La nourriture est préparée en plats prêt-à-manger.
  • On ne boit qu’après le repas[réf. nécessaire].
  • La table ronde ou octogonale est préférée[réf. nécessaire].
  • La viande et la volaille se mangent avec les mains[réf. nécessaire].
  • Tous mangent dans le même plat ou se partagent les plats en groupe.
  • On doit commencer par manger ce qui se trouve devant soi et ensuite se diriger vers le milieu du plat[réf. nécessaire].
  • Les couteaux et autres objets pointus sont exclus[réf. nécessaire].
  • On doit se laver les mains avant et après chaque repas.
  • etc.[12]

Arabes chrétiens[modifier | modifier le code]

Arabes juifs[modifier | modifier le code]

Cuisine[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas une cuisine arabe, mais un amalgame de plusieurs cuisines dites « complémentaires ». Parmi les plus populaires, la cuisine algérienne, la cuisine marocaine, la cuisine tunisienne, la cuisine égyptienne et la cuisine du Moyen-Orient, souvent appelée par les Occidentaux « cuisine libanaise ». Trois caractéristiques leur sont communes :

  • Chacune accorde la prédominance de ses mets au pain, un symbole social et religieux ; il constitue soit un accompagnement qu’on rehausse avec des condiments (olives, tomates, fritures, etc.), soit le repas lui-même (les mets en sauce).
  • Le mets de base de toute cuisine arabe est la céréale, qui diffère selon les régions. Se font concurrence la semoule (Afrique du Nord), le blé concassé (Balkans, Turquie, Moyen-Orient) et le riz (pays de la Péninsule, Égypte). Les céréales se retrouvent sous forme de pâtes maison ou industrielles telles que le richta (Algérie) ou le makruna (Tunisie). On se sert de la semoule pour concocter le couscous, un mets très prisé par les arabes qui le préparent avec de la viande ou simplement avec des légumes.
  • Les cuisines arabes font une large place aux soupes et potages ainsi qu'aux bouillies. Les premières sont préparées avec des pâtes, céréales ou légumes et les secondes avec de la farine ou du maïs[13].
    Assiette décorée de dolma

Ce qui différencie ces cuisines, complémentaires entre elles, c'est la manière d’adapter les plats au goût des aliments qui se trouvent dans leur région. Les régions rurales sont caractérisées par leur alimentation pauvre et monotone tandis que les régions urbaines ont droit à des menus plus riches et variés, conséquence de la mondialisation et des recettes rapportées d’ailleurs.

En fait les cuisines arabes, qu'elles soient du Maghreb ou de Méditerranée orientale, ont un héritage commun : elles sont à la fois héritières de la cuisine de la Rome antique, qui était la référence culinaire de tout le bassin méditerranéen pendant l'Antiquité, et les héritières de la gastronomie arabe de Bagdad ou d'al-Andalus, entre le 10e et le 14e siècle [14]. Des livres de cuisine proposant aussi bien des indications de diététique que des recettes de la gastronomie de cour que des recettes plus simples ont été écrits à Bagdad, Alep, en Egypte ou dans al-Andalus, entre le 10e siècle et le 14e siècle, à une époque antérieur aux livres de cuisine européens [15]. Certaines recettes sont communes à ces livres, ce qui permet d'affirmer une certaine unité de la cuisine arabe, malgré ses différences. Couscous ou makrut, nougat ou sirop sont déjà présents dans ces livres de cuisine, comme le goût pour les épices, les saveurs acidulées ou aigre douces, l'eau de rose, l'amande ou les fruits en cuisine, les viandes très cuites, cuisinées en sauce avec des légumes, sauce épaissie par du pain ou des pâtes.

L'Europe a une dette culinaire vis-à-vis de la cuisine arabe : les Arabes ont fait découvrir à l'Europe l'aubergine, l'épinard, les pâtes, l'escabèche, le feuilletage, de nombreuses confiseries (confitures, pâtes de fruit, sirops, nougats [16]…) ou la distillation.

Les produits originaires d'Amérique (tomate, poivron, piment, pomme de terre) ont révolutionné la cuisine arabe, comme cela c'est passé pour les autres cuisines de la Méditerranée [14].

Interdits religieux[modifier | modifier le code]

Arabes musulmans[modifier | modifier le code]

La cuisine arabe musulmane distingue ce qui est halal (permis) et ce qui est haram (interdit) — bien que ces termes soient utilisés dans toutes les facettes de la vie. Il existe également des interdits sur le porc, le sang et l’alcool. Les arabes musulmans et les arabes juifs considèrent que manger du porc équivaut à souiller son corps tout entier, et considèrent souvent pour cette raison les chrétiens, qui eux en mangent, comme des êtres impurs. En ce qui concerne l’interdit sur le sang, la viande doit être préparée selon une technique spécifique pour s’assurer qu’elle recèle le moins de sang possible. C’est pour cette raison que les viandes que l’on retrouve dans le menu arabe consistent en boulettes (kofté, keftedes, kojta], en petits morceaux de viandes grillés ou frits (kebab), confite dans sa graisse (kauurma) et farcis à la viande hachée (dolma). Pour cette raison également, les animaux font l'objet d'abattage rituel, et sont notamment saignés. L’alcool fait également partie de la liste des interdits[13].

Arabes chrétiens[modifier | modifier le code]

Arabes juifs[modifier | modifier le code]

Habillement[modifier | modifier le code]

Code vestimentaire[modifier | modifier le code]

Arabes musulmans[modifier | modifier le code]

Le côté féminin de l’habillement est plus élaboré que son pendant masculin. Les femmes, dans leur grande majorité, portent l'abaya, sorte de tunique longue et ample qui leur permet de ne pas avoir trop chaud sous les rayons du soleil. Les jilbabs et les caftans, également portés par les femmes, ressemblent à l'abaya[17]. Les hommes, quant à eux, portent des chemises et des pantalons amples afin de privilégier le confort dans la chaleur désertique du monde arabe.

Les textiles utilisés sont le lin, le coton, la soie et le cachemire : ces tissus permettent de bien se sentir lorsqu’il fait chaud et les étoffes plus chères permettent de montrer à quelle classe sociale les gens appartiennent. Le port de vêtements coûteux, de magnifiques bijoux et les parfums rendent compte de l’importance d’une personne dans la société.

Le port du voile possède une origine religieuse : il est intimement lié à certaines interprétations du Coran. Pour de nombreux arabes musulmans, le port du voile se manifeste à tous les moments où une femme doit sortir de la maison, ou lorsqu’elle est en présence de personnes qui ne sont pas membre de sa famille. Ce port fait références aux croyances des peuples islamiques. Le fait de voir les cheveux, le cou, les yeux, la bouche ou le visage peut être fortement réprouvé.

Différents voiles sont utilisés, tous différents selon la région ou le degré de religiosité de la personne et son interprétation des textes :

  • Le hijab laisse voir le visage de la femme et cache les cheveux.
  • Le niqab est un voile qui recouvre le visage et qui est porté par-dessus le hijab ou le jilbab, et qui a une fente (différente selon les modèles) permettant à la femme de voir. Il est principalement porté dans les pays du moyen-orient, mais également en Afrique, en Asie et en Europe.
  • La burqa, long tissu tombant recouvrant la tête et le visage et qui a une grille cachant les yeux, dissimule complètement le visage des regards extérieurs (il est principalement porté par les femmes afghanes et pakistanaises).

Le port du voile est considéré par une partie du monde musulman comme une obligation religieuse, excluant toutefois les filles non pubères et les femmes âgées. Bien que d'origine religieuse, il peut également simplement répondre à une pression culturelle importante. Le voile est censé protéger la jeune fille des regards masculins potentiellement pervers et déshonorants.

Dans les pays aux conditions climatiques placées sous le sceau du soleil, le voile peut posséder une vertu protectrice contre les rayons solaires, au même titre que le ghutra, un tissu que porte les hommes et qui couvre la tête mais laisse le visage à découvert, et qui peut être agrémenté d'une igal qui le maintient sur la tête, ou porté en turban.

Arabes chrétiens[modifier | modifier le code]

Arabes juifs[modifier | modifier le code]

La religion[modifier | modifier le code]

La majorité des arabes est musulmane, et une minorité chrétienne ou juive.

Les arts[modifier | modifier le code]

Extrait de la calligraphie coufique

La calligraphie arabe est un l’art qui comporte deux branches distinctes, la première est le style hijâzî (d'Arabie saoudite) qui se caractérise par une écriture dont les verticales sont inclinées vers la droite et la seconde qui vient du style coufique plus utilisé dans les écrits stylisés. Il y a 6 styles d’écriture de base. Ceux-ci vont de la signature aux anciennes formes que l’on peut admirer dans les manuscrits[18]. La calligraphie se pratique avec un calame fabriqué en roseau biseauté à son extrémité. Pour chaque style, il y a son calame.

La cour mystifiée par une danseuse de baladi

Plusieurs expositions[19] se font partout dans le monde concernant la peinture, la sculpture, le dessin.

Le cinéma est actif et les compagnies cinématographiques font de nombreux films annuellement.

Le monde de la musique a été actif et il l’est aussi encore. Dalida, K-maro, Nancy Ajram et la chanteuse libanaise Elissa Khoury. Il y a aussi les stars du sport et de la danse. Le baladi est aussi un art qui se pratique depuis des milliers d’années et qui hypnose encore les foules de curieux.

La littérature[modifier | modifier le code]

La langue[modifier | modifier le code]

La langue arabe a deux composantes, soit l’arabe littéraire et l’arabe dialectal. L’arabe littéraire est utilisé dans les textes littéraires. Le coran est écrit avec l’arabe littéraire. L’arabe dialectal est différent pour chaque région. Ainsi, la langue arabe est comme toutes les langues du monde, elle a des ramifications différentes. L’arabe est parlé par environ 250 millions de personnes, de l’Irak jusqu’en Mauritanie, en passant par Israël et Malte. On trouve également de l'arabe littéraire dans la société occidentale par les immigrés.

Scolarisation[modifier | modifier le code]

La place de l’enseignement dans les pays arabes varie. La Banque mondiale[20] nommait le Koweït et la Jordanie les pays champions de l’éducation. L’importance qu’on y accorde, grâce à de nombreuses réformes, a permis à ces pays de montrer l’importance de l’éducation des jeunes pour un meilleur avenir. Il y a en bas de cette échelle le Yémen, Djibouti, le Maroc et l’Irak. Il ne faut oublier que dans le cas de l’Irak, la succession de guerres et de conflits sociaux ont pu être une des causes de ce classement. Les raisons qui peuvent aussi amener certains pays à être en bas de la liste peuvent être la pauvreté, le manque de ressources professionnelles et les incessants conflits. La destruction des édifices et du matériel peut rendre la tâche plus ardue. La situation tend à changer encore. Les pays pétroliers semblent faire des pas en avant grâce aux pétrodollars. Les pays ayant moins de ressources font ce qu’ils peuvent et tentent de faire des réformes. Les pays ont ouvert des universités et des programmes adaptés aux demandes estudiantines. Les échanges étudiants entre les universités américaines et canadiennes ont permis aux étudiants arabes d’acquérir des savoirs différents et de les rapporter dans leur pays.

Scolarisation et religion islamique[modifier | modifier le code]

L’ouverture des écoles aux filles est très difficile[21] dans certains pays qui mélangent coutumes ancestrales et islam. Certains territoires permettent aux filles d’aller à l’école mais très tôt elles en sont retirées car elles doivent aider à la maison, une conception découlant de la culture et en aucun cas dictée par la coran. Les chiffres sur l’alphabétisation des filles et des garçons se montent à 51 %. Même s’il y a de plus en plus de filles qui restent à l’école plus longtemps et de garçons qui couplent leur apprentissage religieux à un enseignement ordinaire, certaines famille prises par leurs traditions ou la pauvreté, assignent à l'homme et la femme un dur labeur dès le plus jeune âge.

Scolarisation et religion chrétienne[modifier | modifier le code]

Scolarisation et religion juive[modifier | modifier le code]

Les rôles sociaux[modifier | modifier le code]

Arabes musulmans[modifier | modifier le code]

Pour chaque identité personnelle il y a un rôle, l'homme marié a la responsabilité de l'entretien de sa femme (un héritage de l'islam) la prise en charge de l'éducation de ses enfants, et s’il a des filles, leur recherche un mari. Dans la tradition arabe (non héritée de l'islam), le premier homme de la famille a la responsabilité de subvenir aux besoins de ses sœurs, de ses neveux et nièces si les maris de celles-ci décèdent. Il devra aussi prendre en charge tout membre de la famille dans le besoin. Il doit s'assurer une descendance qui fera de même pour lui. Tout cela dans le respect des règles familiales, sociétales et religieuses[22].

Arabes chrétiens[modifier | modifier le code]

Arabes juifs[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raif Georges Khoury, Passé et présent de la culture arabe, éd. Deux mondes, 1997
  • Jean-Paul Charnay, Jacques Berque et Pierre Alexandre, L'ambivalence dans la culture arabe, éd. Anthropos, 1967
  • Marie Josèphe Moncorgé, La Méditerranée à table, une longue histoire commune], TAMBAO, 2013, (ISBN 9782369320029)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Michel Kaplan, Le Moyen Âge, IVe- Xe siècle, éd. Bréal, 1994, p. 314
  2. (fr) Grande Mosquée de Kairouan (Qantara patrimoine méditerranéen)
  3. Actualité des religions n°12-22, 2000, p. 64
  4. « Larousse Encyclopedie » (consulté en 2014)
  5. Dmoh Bacha, « Haut Maghreb », sur Le Haut Maghreb,‎ 2014 (consulté en dec 2014)
  6. a, b et c Lemarchand, P., 1994, Atlas géopolitique du Moyen-Orient et du monde arabe; Le croissant des crises. Paris, Complexes (2e éd.).
  7. a et b Buresi, P., 2005, Géo-histoire de l’Islam. Paris, Belin.
  8. Lemarchand, P., 1994, Atlas géopolitique du Moyen-Orient et du monde arabe; Le croissant des crises. Paris, Complexes (2e éd.).
  9. Nydell, Margaret K., 1995, “Beliefs and values in the Arab world”. Dans Richard Holeton (dir.), Encountering cultures, 2e éd. Englewood Cliffs, N.J., Prentice Hall : 445-453.
  10. http://ifpo.revues.org/459
  11. a et b Risler, C. J., 1955, La Civilisation arabe. Paris, Payot.
  12. a et b http://www.culture-arabe.irisnet.be/savoirvivre.htm
  13. a et b http://www.webarabic.com/portail/news/47/67/d,Traditions.htm
  14. a et b Marie Josèphe Moncorgé, La Méditerranée à table, une longue histoire commune, TAMBAO, 2013 (ISBN 9782369320029)
  15. Old cook, Les livres de cuisine en arabe
  16. Marie Josèphe Moncorgé, Le nougat dans tous ses états, une histoire méditerranéenne de confiserie, TAMBAO, 2013. (ISBN 9782369320104)
  17. http://www.portail-religion.com/FR/dossier/islam/gdes_etapes/foulard.php
  18. http://www.calligraphie-arabe.com/
  19. http://www.imarabe.org/
  20. http://www.worldbank.org/
  21. http://portal.unesco.org/education/worldwide/arab-states/
  22. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0395-1423_1957_num_151_2_8699

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]