Nouri al-Maliki

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Nouri al-Maliki
نوري المالكي
Image illustrative de l'article Nouri al-Maliki
Fonctions
Vice-président de la République d'Irak
En fonction depuis le 9 septembre 2014
(3 mois et 10 jours)
En tandem avec Iyad Allaoui
Oussama al-Nujaïfi
Président Fouad Massoum
Prédécesseur Khoudaïr al-Khouzaï
64e Premier ministre irakien
(74e chef du gouvernement irakien)
20 mai 20068 septembre 2014
(8 ans, 3 mois et 19 jours)
Président Jalal Talabani
Fouad Massoum
Gouvernement al-Maliki
Prédécesseur Ibrahim al-Jaafari
Successeur Haïder al-Abadi
Biographie
Nom de naissance Nouri Kamel al-Maliki
Date de naissance 20 juin 1950 (64 ans)
Lieu de naissance Abou Gharaq (Irak)
Nationalité Irakienne
Parti politique Parti islamique Dawa
Diplômé de Université de Bagdad

Nouri al-Maliki Nouri al-Maliki
Premiers ministres irakiens
Nouri al-Maliki et Barack Obama à Bagdad en avril 2009.

Nouri Kamil Mohammed Hasan al-Maliki (en arabe : نوري كامل المالكي) (aussi connu sous son ancien nom de guerre de Jawad al-Maliki, qu'il décide de ne plus utiliser à partir de son accession au pouvoir) (né le 20 juin 1950), est le Premier ministre irakien entre 2006 et 2014. Il est membre du parti chiite Dawa.

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Né à Abou Gharaq, dans le Sud irakien, en 1950, Nouri Kamal al-Maliki a ensuite étudié à Bagdad. Il a obtenu un diplôme d'étude supérieure en littérature arabe à l'université de la ville. Marié, il est le père de quatre enfants, trois filles et un fils.

C'est à la fin des années 1960, alors qu'il est encore étudiant, qu'il rentre au parti Dawa.

En 1980, alors que l'Iran vient de connaître sa révolution islamique, l'Irak s'inquiète de l'activisme chiite, et réprime notamment le Dawa. Maliki part en exil en Iran, puis en Syrie.

En Syrie, il prend la tête du bureau « jihad » du Dawa, chargé des actions contre les intérêts irakiens à l'étranger. Il prend alors son nom de guerre de « Jawad ».

Après la chute de Saddam Hussein[modifier | modifier le code]

De retour en Irak après la guerre de 2003, Maliki devient numéro deux du « comité de débaassification » chargé de purger l'ancien parti unique au pouvoir.

Il est élu à l'Assemblée nationale en janvier 2005.

Dans le camp chiite, c'est l'un des principaux participants à la rédaction de la Constitution irakienne.

Le 20 mai 2006, il est investi Premier ministre à la tête d'un gouvernement de 37 membres. Il succède au chiite Ibrahim al-Jaafari, que ni sunnites, ni Kurdes ne voulaient maintenir au pouvoir. Son mandat constitutionnel prend fin en 2010.

Suite aux prises de distance, en août 2009, du Conseil suprême islamique irakien à son égard, qui était l'un des principaux partis de l'Alliance irakienne unifiée, premier groupe parlementaire irakien depuis décembre 2005, et qui a décidé de former une nouvelle coalition chiite sans lui, en vue des élections de 2010, al-Maliki envisageait de se rapprocher d'Ahmed Abou-Risha, l'un des premiers sunnites à s'être allié avec les Américains contre Al Qaida en Mésopotamie, anciennement dirigé par al-Zarqaoui[1].

Durant les élections législatives de 2010, il mène la coalition de l'État de Droit, et arrive second après l'annonce des résultats officiels par la commission électorale. Maliki conteste les résultats et appelle à un nouveau décompte des voix, ce que la commission refuse. Le 4 mai 2010 deux mois après les élections légisiatives du 7 mars, l'Alliance nationale irakienne et la coalition de l'État de Droit d'Al Maliki se mettent d'accord pour faire alliance et former une seule et même coalition au parlement irakien[2]. Après des mois de négociations, un accord début novembre 2010 entre les partis politiques lui permet de conserver son poste.

En juin 2014, il doit faire face à l'attaque des bandes armées de l'État islamique à laquelle les troupes gouvernementales sont incapables de faire face dans un premier temps. Sa conduite passée vis-à-vis de la communauté sunnite est critiquée par plusieurs observateurs étrangers, qui y voient la raison du ralliement de chefs sunnites à l'organisation armée djihadiste[3],[4].

À la suite de pressions internationales et internes, il a finalement quitté son poste en septembre 2014. Il devient ensuite vice-président[5].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Beaucoup de sunnites reprochent à Maliki sa proximité avec l'Iran, et le caractère parfois sectaire de ses déclarations, dans lesquelles il stigmatise notamment les partisans de Saddam Hussein et les clercs sunnites, et marginalise la communauté sunnite[6].

Les États-Unis aussi, même s'ils lui affichent leur soutien, s'agacent parfois de son manque d'empressement à désarmer les milices chiites, coupables d'exactions communautaires.

Islamiste chiite conservateur, il est lui-même sous pression d'une opinion publique irakienne conservatrice, comme par la présence importante au sein de son gouvernement et du parlement du courant de Moqtada al-Sadr. On lui reproche également une politique répressive en matière de liberté de la presse. Il a maintenu la fermeture des bureaux en Irak de la chaîne Al Jazeera, fait fermer ceux d'Al-Arabiya, ainsi que plusieurs autres chaînes de moindre importance, qui sont toutes tenues par des sunnites.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ernesto Londoño et K.I. Ibrahim, Major Shiite Political Parties Exclude Maliki in Forming Coalition, Washington Post, 25 août 2009
  2. Les deux blocs chiites d'Irak font alliance, article publié sur le site de L'Express le 4 mai 2010
  3. Irak : La Turquie et l’Arabie Saoudite en coulisses, Richard Haddad, bvoltaire.fr, 6 juillet 2014
  4. Irak: M. Maliki veut rester en place malgré les appels aux «sacrifices», liberation.fr, 5 juillet 2014
  5. http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140909-irak-une-mission-impossible-haidar-al-abadi-al-maliki-obama-hollande-etats-unis-france-kurdes-sunnites-ei/
  6. http://www.lalibre.be/actu/international/article/816602/en-irak-la-guerre-des-mosquees-fait-rage.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]