Thābit ibn Qurra

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Thābit ibn Qurra

Abu'l Hasan Thabit ibn Qurra' ibn Marwan al-Sabi al-Harrani mieux connu sous le nom de Thābit ibn Qurra (Harran, 826 - 18 février 901) (arabe : ابو الحسن ثابت ابن قرة ) était un astronome, mathématicien[1] et musicologue sabéen ayant vécu en Turquie et en Irak. En latin, il était connu sous le nom de Thebit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abu al Hassan Thabit ibn Qurra est issu de la communauté des sabéens qui a son centre à Harran. Ils sont des adorateurs des étoiles, proches de la culture grecque, il leur est commun d’en parler la langue, comme le syriaque et l’arabe.

A Bagdad, ibn Qurra étudie à la Maison de la sagesse et se lie d’amitié avec al-Munadjdjim, théoricien de la musique. D’après les déclarations d'Ibn al Qifti, Abu al Hassan Thabit ibn Qurra aurait écrit un traité de musique en syriaque de 500 feuilles et mentionne que ses écrits et épîtres sur la musique sont nombreux.

Postérité[modifier | modifier le code]

Sur la Lune, le cratère Thebit porte son nom.

En mathématiques, l'appellation nombre de Thebit désigne les nombres de la forme « 3.2n - 1 », avec « n » entier naturel.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de Thâbit ibn Qurra[modifier | modifier le code]

  • The astronomical Work of Thâbit ibn Qurra (en latin), Berkeley et Los Angeles, University of California Press, 1960. P. 179-197 : Tractatus de proprietatibus quarundam stellarum et convenentia earundem quibusdam lapidibus et herbis. Thâbit Ibn Qurra, Œuvres d'astronomie, édition du texte arabe, traduction française et commentaire Régis Morelon, Paris, Les Belles Lettres, 1987, 650 p. (CXLV+321+168+XV), (Collection "Sciences et philosophie arabes - Textes et Études").
  • Four Astrological Works in Latin, éd. F. J. Carmody, Berkeley, 1941.
  • De imaginibus, éd. F. J. Carmody, Berkeley, 1960, pp. 167-197. La traduction latine (De imaginibus) vient de Jean de Séville Hispalenis et Limiensis vers 1130.
  • Le livre sur la mesure des paraboloïdes et Le livre sur la mesure de la section d'un cône appelé parabole, in R. Rashed (trad.), Les mathématiques infinitésimales du IX° au XI° siècles, t. I : Fondateurs et Commentateurs, Londres, Al-Furqan Islamic Heritage Foundation, 1993, p. 187-270 et 319-456 (avec le texte arabe).

Sur la musique :

  • FARMER HENRY GEORG (1882-1965), The Source of Arabian Music. Bearsden 1940 [4-97 p., 26 cm]; Leiden, E. J. Brill 1965 [xxvi-71p.] p. 129
  • –, A history of the Arabian music to the XIIIth century. London 1929
  • ROSENTHAL FRANZ (1914), Two Graeco-Arabic works on music. Dans Proceedings of the American Philosophical Society (60, 4) 1966

Études sur Thâbit ibn Qurra[modifier | modifier le code]

  • Seyyed Hossein Nasr (1998) in Isis 89 (1) pp. 112-113
  • Charles Burnett (1998) in Bulletin of the School of Oriental and African Studies, University of London 61 (2) p. 406.
  • Churton, Tobias. The Golden Builders: Alchemists, Rosicrucians, and the First Freemasons, Barnes and Noble Publishing, 2006.
  • SHILOAH AMNON, "Un problème musical inconnu» de Thabit ibn Qurra", dans Orbis Musicae (I, 1) 1971, p. 25-38 [trad. française].

Pseudo-Thâbit ibn Qurra[modifier | modifier le code]

  • De quindecim stellis, quindecim lapidibus, quindecim herbis et quindecim imaginibus, apud L. Delatte, Textes latins et vieux-français relatifs aux Cyranides, 1942. Aussi attribué à Hermès.
  • De recta imaginatione sphaerae et circulorum ejus, in Francis J. Carmody, The Astronomical Works of Thabit b. Qurra, Berkeley, University of California Press, 1960.
  • De anno solis, trad. O. Neugebauer, "Thâbit ben Qurra 'On solar year' ", Proceedings of the American Philosophical Society, vol. CVI, 1962, n° 3, p. 290-299.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Thabit ibn Qurra soutient la doctrine de divers ordres d’infini et ajoute quelque chose de très précieux que l’histoire a oublié pour ne l’exhumer que rétrospectivement : si l’on prend l’ “ ensemble ” des entiers pairs et l’ “ ensemble ” des entiers impairs, on est en présence d’un cas d’égalité de deux infinis (autant de nombres pairs que de nombres impairs). Sans expliquer comment ni pourquoi, Thabit ibn Qurra établit, à l’évidence, une corrélation un à un entre les éléments des deux ensembles.