Sémites

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Répartition géographique des peuples sémites pendant le Ier siècle av. J.-C.

Pour les linguistes, les Sémites sont les locuteurs des langues sémitiques, que l'on trouve principalement au Moyen-Orient, dans la Corne de l'Afrique (Érythrée, Éthiopie…) et en Afrique du Nord. Cette catégorie linguistique ne permet pas d'établir des liens anthropologiques entre les différents ensembles de locuteurs, qui fluctuent dans le temps par des mécanismes d'acculturation et de circulation.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot a été forgé à partir du nom du personnage biblique Sem (en hébreu שֵׁם,šem, en arabe سامي « nom, renommée, prospérité »), dernier fils de Noé. Créé dans le champ de la philologie pour désigner une famille de langues, le terme «sémite» a été utilisé à partir du XIXe siècle pour désigner les locuteurs de ces langues, imaginés comme participants d'une «race humaine» particulière. Cette conception est aujourd'hui abandonnée par la communauté scientifique.

Les témoignages archéologiques montrent que les locuteurs des langues sémitiques étaient dispersés en Mésopotamie avant l'établissement d'une culture urbaine dans la région ; on[Qui ?] pense que plusieurs vagues de nomades parlant des langues sémitiques ont traversé dès les temps préhistoriques les déserts arides de l'Est pour rejoindre le Croissant fertile.

Langues sémitiques[modifier | modifier le code]

Langues sémitiques éteintes :

Langues sémitiques actuelles :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Chrétien et Marcel Kabanda , Rwanda. Racisme et génocide. L’idéologie hamitique, Paris, Belin, 2013, 384 pages
  • Albert de Pury, «Les “Sémites” n'existent pas», Le Temps stratégique, no 89, septembre/octobre 1999, p. 6-16

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