Iyad Allaoui

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Iyad Allawi
اياد علاوي
Image illustrative de l'article Iyad Allaoui
Fonctions
Vice-président de la République d'Irak
En fonction depuis le 9 septembre 2014
(1 mois et 16 jours)
En tandem avec Nouri al-Maliki
Oussama al-Nujaïfi
Président Fouad Massoum
Prédécesseur Khoudaïr al-Khouzaï
62e Premier ministre irakien
(74e chef du gouvernement irakien)
1er juin 20047 avril 2005
(10 mois et 6 jours)
Président Ghazi Mashal Ajil al-Yawer (intérim)
Prédécesseur Ghazi Mashal Ajil al-Yawer (président du Conseil de gouvernement)
Successeur Ibrahim al-Jaafari
Biographie
Date de naissance 31 mai 1944 (70 ans)
Lieu de naissance (Irak)
Nationalité britannique
irakienne
Parti politique Mouvement national irakien
Liste nationale irakienne
Entente nationale irakienne
Enfant(s) Hamza Allawi

Iyad Allaoui
Premiers ministres irakiens

Iyad Allawi ou Allaoui (en arabe : اياد علاوي) (né le 31 mai 1944), est un homme politique irakien. Ancien Premier ministre par intérim du gouvernement irakien entre mai 2004 et avril 2005.

Ce neurologue britannique et irakien est un militant politique en exil, membre de la communauté chiite, et chef du Conseil de Gouvernement irakien par intérim, créé suite à la Guerre d'Irak en 2003.

Il est devenu le premier chef du gouvernement depuis la chute de Saddam Hussein, quand le Conseil a été dissous et l'a nommé Premier ministre le 1er juillet 2004.

Iyad Allaoui a vécu environ la moitié de sa vie au Royaume-Uni et garde sa nationalité britannique.

Études[modifier | modifier le code]

Il est diplômé en neurologie à la Faculté de médecine de Bagdad.

Début de sa carrière politique et exil[modifier | modifier le code]

Iyad Allaoui était membre du Baath, dans les années 60 et 70 et il a beaucoup aidé Saddam Hussein à accaparer le pouvoir.

En 1971 il s'installe à Londres et jusqu'en 1975, il supervisa les opérations du parti Baath en Europe et les activités locales des services secrets irakiens.

Il tomba en disgrâce, pour des raisons encore inconnues, et les baasistes tentèrent de l’assassiner à plusieurs reprises. La troisième tentative, en 1978, lui a valu un an d'hospitalisation [1].

Carrière politique contemporaine[modifier | modifier le code]

Iyad Allaoui a fondé l'Entente nationale irakienne en 1991, mouvement d'opposants à Saddam Hussein exilés. Après la disgrâce d'Ahmed Chalabi aux yeux de la CIA et du Département d'État, il devient l'opposant irakien favorisé par ces deux organisations, auxquelles il livre des informations. Il rentre en Irak en avril 2003, et s'affirme progressivement comme le candidat le plus crédible au poste de premier ministre dans le gouvernement intérimaire irakien, après les errements de son rival Chalabi, accusé d'avoir donné de faux renseignements à la coalition, de comploter contre l'Iran et d'avoir poussé à une « débaassisation » excessive qu'Allaoui dénonçait. À la fin du siège et des bombardements sur Falloudja qui ont fait de nombreuses victimes, étant Premier ministre il déclare en anglais : "La zone a été nettoyée". Le 18 juillet 2004, des insurgés ont offert une récompense de 285 000 dollars américains à quiconque exécuterait Allaoui.

Le parti d'Iyad Allaoui a passé un accord avec d'autres formations laïques chiites et a représenté la « liste irakienne » aux élections de l'Assemblée constituante de janvier 2005. Il arrive alors à la troisième place avec près de 14 % des voix. Durant les élections législatives de décembre 2005, sa coalition, la « Liste nationale irakienne », arrive en quatrième place avec 8 % des voix.

Durant les élections législatives de 2010, il est à la tête d'une coalition à tendance laïque : le « Mouvement national irakien ». Avec 25,8 % des voix, la coalition arrive en tête de l'élection.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seymour Hersh, Dommages Collatéraux, Denoël 2005, p 232 et 234

Voir aussi[modifier | modifier le code]