Arabie préislamique

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Paysage de l'Hadramaout.

L'histoire de l'Arabie préislamique commence dès l'Antiquité. À l'époque de l'Empire romain, les auteurs gréco-latins divisent l'Arabie en trois régions distinctes: l'« Arabie heureuse », au Sud, qui correspond au Yémen actuel ; l'Arabie centrale, peuplée de nomades et de sédentaires et qui vivent dans l'orbite de l'Arabie heureuse, et l'Arabie septentrionale, sous influence des Empires byzantin et perse. Le Coran fait référence à cette période sous le nom de jahiliya (« ignorance » ou « paganisme »), le polythéisme y étant alors la règle, bien que des groupes juifs (sédentaires, surtout au Yémen et dans le nord, mais aussi dans les oasis, comme à Yathrib, aujourd'hui Médine[1]) et chrétiens (surtout nomades, à Najran ou dans le Yémen[1]) y vivaient. À la fin du VIe siècle et au début du VIIe siècle, des guerres fréquentes ruinent l'Arabie du Sud et affaiblissent les Perses et Byzantins, renforçant la situation des Arabes du Centre et du Nord, ainsi que de La Mecque[1].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

À l'époque paléolithique, l'Arabie était habitée par des chasseurs utilisant la pierre taillée. Dans l'Hadramaout, des outils paléolithiques ont été trouvés alors que dans le désert du Rub al-Khali, la découverte d'outillage néolithique semble indiquer un lien avec l'Afrique. On ne sait s'il s'agit de populations parlant l'arabe. À la fin du IIe millénaire av. J.-C., des populations d'origine sédentaire du Croissant fertile semblent s'être installées en adoptant le nomadisme fondé sur l'élevage du dromadaire, domestiqué à cette époque. Il n'existe pratiquement pas de documentation anthropologique d'Arabie pour ces époques anciennes[2].

De très nombreuses chambres funéraires, sous des tumulus, souvent entourées de murs circulaires ont été inventoriées dans certaines régions (oasis d'Al Khardj, Bahreïn), les plus anciennes pourraient dater du début du IIIe millénaire av. J.-C.[2].

Des fouilles danoises et françaises récentes ont mis au jour, sur le golfe Persique, des vestiges impressionnants qui s'apparentent étroitement à la culture de l'Indus du milieu du IIIe et début du IIe millénaire avant notre ère. Si l'on se réfère aux écrits sumériens et akkadiens, il pourrait s'agir de la région de Dilmoun et de Magan (Oman ?), importantes voies commerciales entre la Mésopotamie et l'Inde[2].

Dans l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Principaux repères commerciaux de la péninsule arabique vers 40, selon Le Périple de la mer Érythrée.

D'après Ctésias, au temps des Phéniciens, les Béroses étaient composés de Chaldéens et d'Arabes. Le roi arabe à cette époque était Ariée, il faisait la guerre contre Ninus,chef de Babylone et de Ninive[3]. Selon Ferd Hoefer, une dynastie arabe avait occupé Babylone en 1 400  av. J.-C.. Cusan - Risataim, un madainite (tribu qui appartient aux ismaélites (descendants d'Ismael fils d'Abraham) ) était le roi de la Mésopotamie. Plusieurs peuples (phéniciens, hébreux) étaient soumis à ce roi. Les ismaélites occupaient une partie de la Mésopotamie et une grande partie de l'Arabie. La guerre éclate entre les Hébreux et Cusan - Risataim à cause de Yahweh (dieu du Proche-Orient). Les Hébreux ont dénigré ce dieu et se sont mis à adorer Baal et Astarté (Ashtarot). À la fin, les Hébreux offrent leur soumission à Cusan- Risataim durant huit ans[4].

L'Arabie heureuse[modifier | modifier le code]

Royaumes yéménites, IIIe siècle. On voit le royaume d'Aksoum (en Éthiopie actuelle avec une extension sur la péninsule arabique, au nord du royaume himyarite, où se situe Aden). Au nord-est du royaume himyariate, le royaume de Saba et le royaume de Qataban. Enfin, le royaume d'Hadramaout (à la frontière actuelle d'Oman).

Le Sud est en déclin relatif, après la chute de l'antique royaume de Saba qui a duré des millénaires. Au IIIe siècle, il se partage entre le royaume himyarite, le royaume d'Aksoum (dont le centre est en Éthiopie actuelle), le royaume de Saba, le royaume de Maïn et le royaume de Qataban, qui finit par l'emporter sur les autres vers le Ve siècle. De type hellénistique, la civilisation de l'Arabie du Sud partage des influences indiennes[1]. On y parle le « sud-arabe », ou sudarabique, une langue sémitique distincte de l'arabe[1].

Dhu Nuwas est le dernier roi de la dynastie himyarite. À la fin du Ve siècle, il se convertit au judaïsme et punit les chrétiens à cause de la persécution des Juifs par les Byzantins. Les Éthiopiens, en majorité chrétiens, prennent la région. Vers 575, les Perses font une incursion. La domination des Éthiopiens et des Perses sassanides reste éphémère.

Bénéficiant des moussons, l'Arabie heureuse est très développée par rapport au centre de la péninsule. Les habitants sont sédentaires, habiles dans la construction de digue (digue de Marib) et l'agriculture. Ils produisent et exportent les céréales, fruits, légumes, vigne, encens, épices, la myrrhe, les aromates, etc., commerçant avec l'Inde (la route de l'encens), le golfe Persique, l'Éthiopie, l'Afrique et, de façon importante, avec l'Empire romain.

Les routes sont prospères pendant le temps de la paix (accord signé entre les Arabes et les Romains à l'époque de l'empereur Philippe l'Arabe). Le Yémen est une société tribale monarchique, et la religion est polythéiste. Plusieurs inscriptions découvertes dans la région laissent penser qu'une partie de la population sait écrire[5].


Les Lakhmides et les Ghassanides[modifier | modifier le code]

Une ancienne tribu arabe, les Lakhmides, qui serait d'origine yéménite, a été à l'origine d'une dynastie qui a gouverné une partie de ce qui est maintenant l’Irak et la Syrie pendant 3 siècles (300-602). Des inscriptions proto-arabiques dans le sud de la Syrie datant de 328 parlent du roi Lakhmide (le deuxième de la dynastie) comme "Roi de tous les Arabes"[6]. Le royaume de Lakhmides a été annexé à l'empire Sassanide en 602. La conquête musulmane de la Perse et la chute des Sassanides ont été facilitées par les arabes Lakhmides, alors chrétiens. Après avoir été battus à la bataille de Hira (en) par Khalid ibn al-Walid[7], ils ont accepté d'aider en tant qu'espions les conquérants musulmans.

Les Ghassanides, arabes chrétiens, auraient également pour origine le sud de l'Arabie qu'ils auraient quitté au IIIe siècle à la suite de l'effondrement du barrage de Ma'rib. Leur royaume s’étendra de la Syrie à Yatrib. Ils se retourneront contre les Byzantins, dont ils étaient les vassaux, durant la conquête musulmane et aideront à leur défaite.

Article détaillé : Bataille du Yarmouk.

Les Arabes du Centre et du Nord, appelés « Arabes de la tente » (sarakênos en grec, d'où vient le mot sarrasins[1]), travaillent dans l'Arabie heureuse en tant que mercenaires[1].

Le centre et le Nord[modifier | modifier le code]

Les routes commerciales terrestres des Nabatéens.

Ces régions sont influencées par la culture araméenne hellénisée. Les pistes commerciales sont établies. Le royaume de Hîra, au nord-est, est chrétien nestorien et vassal de l'empire perse sassanide, tandis que celui des Ghassanides, chrétiens monophysites, reste sous l'influence de l'Empire byzantin[1].

Les Nabatéens fondent leur royaume, dont la ville de Pétra est la capitale. Trajan concrétise une province romaine au nord de la Nabatène. De 244 à 249, Philippe l'Arabe dirige toute la province. Au sud la Syrie est connue sous le nom de Palmyre, Odenathus (Udhayna) est le premier souverain puis sa femme Zénobie (Zayneb) le remplace. Aurélien prend la région puisque presque la totalité de la population est semi-nomade ou nomade. L'histoire demeure sombre au sujet des autres dynasties Lihyan et Thamud. Des inscriptions relèvent l'existence des deux pays. Le Coran mentionne Thamud. En 384, le traité de paix entre les Sassanides et les Romains arrête les guerres dans la région. Cette paix dure jusqu'en 502. Les Byzantins et les Perses pratiquent les routes de la région, qui demeurent sûres[5].

Entre le IVe et le VIe siècle, la région se dégrade. Byzantins et Sassanides se désintéressent de cette partie de l'Arabie désertique et rude. Des oasis y survivent avec suffisamment d'eau pour un peu de culture. Les habitants parlent différents dialectes arabes.

La société[modifier | modifier le code]

La société se compose des tribus nomades, les bédouins (que les Grecs appelaient Arabes Scénites, ceux qui vivent sous la tente, puis Sarrasins), se déplaçant de point d'eau en point d'eau pour l'élevage de leurs troupeaux : chameaux, chèvres et moutons. Ils se divisent en clans et en sous-tribus. Ils attaquent des caravanes pour du butin et enlever des esclaves. D'autres tribus sont sédentaires, cultivent des légumes, graines et des palmeraies. Des tribus (dont certaines sont juives ou chrétiennes) sont composées de négociants, de commerçants et d'artisans installées dans des petites villes où se tiennent des marchés. L’équilibre entre toutes ces tribus est fragile. Ce sont les bédouins, mobiles et armés qui en faisant alliances avec des marchands dominent la société[8].

La religion des tribus est le polydémonisme[5]: on adore « dans le désert des pierres, des météorites, des arbres, des sources[1]. Chaque objet sacré est entouré d'un haram, ou lieu de culte, objet de tabous religieux[1] »

Les clans arabes ont un chef (sayyid ou chaykh), choisi par consensus[1]. Le fils aîné du chef défunt est en général choisi[1]. La filiation est exclusivement patriarcale. Il pratique l'endogamie. Le père exerce une autorité absolue sur ses femmes (La polygamie est largement pratiquée[9]), ses enfants, ses domestiques, ses clients (mawlâ), ses esclaves[1]. La fille est un bien de famille, cédé contre une compensation matrimoniale (le bien passe du patrimoine du fiancé à celui du père de la fiancée : ce n'est ni une dot ni un douaire[1]; voir mariage arabe préislamique). Les divorces ou répudiations sont fréquents ; le concubinage avec les esclaves admis, de même que la prostitution[1]. Enfin, l'endogamie est préférée (mariage avec la cousine[1]), afin de préserver les biens collectifs de la famille[1].

Les pouvoirs du chef augmentent en temps de guerre, lorsqu'il devient qâ'id, ou chef de guerre[1]. Un droit coutumier réglemente les rapports entre les tribus (razzia, trêve religieuse, droits de passage, négociations, pactes de non-agression, etc.)[1].

Les tribus ont un conseil formé de membres de la même famille (Ahl al Bayt, « les gens de la maison »), ou une assemblée tribale[5]. Les notables dirigent par l'intermédiaire d'un conseil (madjles[5], al-nâdi, al-mala'etc.[1]).

Les pouvoirs du chef sont limités. La tribu peut ne pas suivre ses avis (ra'y[1]), et il est sous la surveillance des autres chefs de clan[1]. Outre le chef, le porte-parole (khâtib), le devin (kâhin), le desservant du haram (sâdin) et le poète (châ'ir) ont un rôle influent[1]. Il s'agit là de fonctions, et non de statut : le chef peut jouer le rôle de devin, etc[1]. Les litiges sont le plus souvent réglés par le hakam, un arbitre qui tente de concilier les parties (dans les affaires de vendetta, ou de joutes oratoires, etc.)[1]. En définitive, la justice et le pouvoir reposent en grande partie sur le prestige et l'autorité morale[1].

L'assemblée tribale « s'occupait surtout de travaux agricoles, d'aide sociale, du respect des coutumes, et elle arbitrait les joutes oratoires (al-mufâkhara)[1]. » Prenant ses décisions par consensus, obtenu à la suite de longues palabres durant lesquelles les rapports de force étaient rendus évidents, l'assemblée devait persuader le chef et la tribu pour toute décision[1]. Joseph Chelhod parle ainsi de « proto-démocratie[1] ». L'assemblée n'était pas un organe législatif: elle devait suivre la coutume et la tradition (la sunna)[1], et si des innovations étaient apportées, sous l'influence de personnalités charismatiques, celles-ci prenaient souvent le masque de l'appel à la coutume[1].

Localisation approximative des principales tribus vers 600.
Expansion maximale de l'Empire sassanide vers +620.

La Mecque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Mecque.

On connaît de La Mecque uniquement ce que les sources islamiques, écrites à partir de 750 après Jésus-Christ (Hégire+130 ) nous en décrivent. Aucun auteur contemporain des faits (Nonnosus, Procope de Césarée, les ecclésiastiques syriaques de l'époque) ne connaît la Mecque au Hedjaz.

L'idée qui dominait dans la recherche jusqu'à une période récente était que la péninsule arabique aurait alors été essentiellement dominée par une société de type nomade. Cette hypothèse semble maintenant peu crédible[10].

Société urbaine et de l'écrit, La Mecque se rapproche alors des sociétés du sud[1]. « République de marchands[11] », comparable à Venise ou Palmyre[1], elle réunit les grands marchands de la tribu des Quraychites. Celle-ci se compose de plusieurs clans : les Hachémites, celui du prophète Mahomet, et les Omeyyades, le clan de celui qui sera le troisième calife, Othman. Ces derniers concluent des traités avec les Byzantins, les Éthiopiens, les Sassanides, etc. Les caravanes peuvent atteindre la taille de 2 500 chameaux[1], transportant or, ivoire, soieetc.[1] La place importante de La Mecque en tant que centre de commerce a cependant été remise en cause par Patricia Crone (1987). Certains de ses ouvrages ont été vivement critiqués par d'autres chercheurs, notamment par R. B. Serjeant Journal of the American Oriental Society[12]. et Fred M. Donner[13] La caste des marchands s'enrichit grâce aux échanges avec leurs voisins des confins du désert, au passage des caravanes et aux manifestations religieuses qui attirent les autres tribus dans certains lieux sacrés (La Mecque, Arafat)[14].

Droits et coutumes[modifier | modifier le code]

Un droit préislamique y existe[1], incluant les procédures de vente, de prêt à intérêt (souvent usuraire[1]), des associations commerciales (la commandite, mudâraba[1]), des contrats (en particulier agricoles[1]). Il existe aussi des ventes aléatoires (au jeté de caillou, etc.[1]); des flèches divinatoires peuvent être utilisées pour les partages[1].

Les hommes avaient pour tradition d'enterrer leurs filles vivantes, quand ils en avaient trop, avant l'apparition de l'islam[15].

Croyances et religions[modifier | modifier le code]

La religion était polythéiste et variait selon les régions. De nombreuses divinités étaient identifiées au ciel, aux astres, à certaines pierres et arbres. Les djinns et les esprits se manifestaient dans des formes animales. Les morts survivaient dans un état fantomatique. Allāh, « le dieu, la divinité », (certainement surnommé Hobal, l'idole en cornaline rouge adorée à La Mecque ?) était pour tous la personnification du monde divin, avec ses trois filles Al-Lât, Al-Uzzâ et Manât. Les populations proches de La Mecque y effectuaient un pèlerinage, durant lequel on observait une trêve de quatre mois[1]. De nombreuses inscriptions attestent d'une divinité antique, Manâf.

La tribu des Quraysh (قريش), à la Mecque, adorait cette triade de trois divinités matriarcales :Allat (اللآت), al-’Uzza (العُزة) (toutes deux Vénus, l'étoile du matin) et Manat (مناة) déesse du sort. Ils citaient leurs noms au cours de leurs tournées rituelles (الكعبة). Selon Ibn al-Kalbi, les Quraysh avaient coutume de faire le tour de la Ka’aba en disant : « Au nom d’Allat, d’ʿUzza, et de Manat la troisième idole. Elles sont réellement les ”al-gharānīq” (femmes de condition supérieure) dont il faut demander l’intercession. » Comme aujourd’hui, les pèlerins se rasaient la tête[16].

De nombreux sanctuaires et lieux de pèlerinages (hajj) rassemblaient régulièrement les tribus. C’était des enceintes sacrées sous la garde de certains clans ou familles. La divination et la magie étaient également pratiquées.

Les qualités à développer étaient la moroūwa (virilité), la solidarité nécessaire du groupe pour survivre et le respect parmi ses membres. On peut parler d'une sorte d'« humanisme tribal ». Seules les vicissitudes du destin (dahr) aveugle apportaient le malheur[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao et ap Hervé Bleuchot, Droit musulman, tome I (Histoires), Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2000, p. 39-49
  2. a, b, c et d Maxime Rodinson, « Arabie  », Encyclopædia Universalis, consulté le 13 septembre 2013, [lire en ligne]
  3. Ferd Hoefer, L'Univers : histoire et description de tous les peuples, F. Didot frères,‎ 1852 (lire en ligne), p. 107
    Notes sur l'article: ser.3 v.9
  4. Hoefer 1852, p. 108
  5. a, b, c, d et e Bernard Lewis, Les Arabes dans l'histoire, Paris, Flammarion,‎ 1993 (1re éd. 1950 en anglais) (ISBN 2-080-81362-5)
  6. http://www.iranicaonline.org/articles/lakhmids - Lammens et Shahid; Nikita Elisséeff, page 945
  7. (en) Michael G. Morony, Iraq After the Muslim Conquest, p. 233
  8. (en) Albert Hourani, A history of the arab peoples, Publication MJF Books NY, (ISBN 1-56731-216-0), p. 10-11
  9. Philippe Aziz, L'Homme du Coran, vie et enseignement de Mahomet, Éd. Ramsay,‎ 2001 (ISBN 2-84114-578-6), p. 22
  10. Alfred-Louis Premare, Les fondations de l'islam : entre écriture et histoire, Paris, Seuil, coll. « Entre écriture et histoire »,‎ 2002 (ISBN 2-757-81220-3), « les marchands », p. 33-81
  11. Henri Lammens, Le berceau de l'islam. L'Arabie occidentale à la veille de l'hégire, Beyrouth, 1928, cité par Hervé Bleuchot, op. cit.[réf. incomplète]
  12. R. B. Serjeant, Journal of the American Oriental Society, vol. 110, no 3, juillet-septembre 1990, p. 472-486 publié par American Oriental Society. Meccan Trade and the Rise of Islam : Misconceptions and Flawed Polemics
  13. Fred M. Donner dans Muhammad and the Believers : At the Origins of Islam, Harvard University Press, 2010 - 280 pages (ISBN 978-0674-05097-6), p. 126 : « … personne de nos jours, ni même Cook et Crone eux-mêmes, ne croit plus que l'image de l'origine de l'Islam développée dans Hagarism soit exacte. »
  14. Aziz 2001, p. 20-21
  15. Nicolas Perron, Femmes arabes avant et depuis l'islamisme, 1858, p. 168 lire en ligne
  16. Sami Aldeeb, Professeur des Universités Centre de droit arabe et musulman Ochettaz 17, CH-1025 Saint-Sulpice

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]