Manufacture de Vincennes

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Porcelaine française
Image illustrative de l'article Manufacture de Vincennes
Manufacture de Saint Cloud
bol en porcelaine tendre, 1700–1710

La Manufacture de Vincennes est une Manufacture de porcelaine tendre créée en 1740 dans l'enceinte du Château de Vincennes (Val-de-Marne), et transférée en 1756 à Sèvres pour constituer la Manufacture de Sèvres.

Historique[modifier | modifier le code]

Le contexte[modifier | modifier le code]

En 1709, Johann Friedrich Böttger trouve la formule de la porcelaine dure en découvrant par hasard un gisement de kaolin en Saxe. Il sera le premier à fonder une manufacture de porcelaine dure hors de Chine. Sa grande découverte fut la cuisson des couleurs au petit feu et la mise au point en 1720 d'un mordant universel que l'on mélange à la couleur pour qu'elle se fonde sur l'émail[1]. Il en découla une nouvelle gamme de coloris utilisables sur les fonds qui amplifia la notoriété des porcelaines de Saxe
Pressés par cette concurrence, les manufactures françaises redoubleront d'efforts pour produire, en porcelaine tendre des pièces aussi riches que les nouvelles porcelaines dures.

Les origines[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Henri Orry de Fulvy (1703-1751), d'une famille originaire de Rouen[2] achète, en 1738, les secrets de fabrication des frères Robert et Gilles Dubois, transfuges de la manufacture de Porcelaine de Chantilly, avec l'ambition de concurrencer les productions de Meissen.
Il installe la Manufacture en 1738 dans les anciennes cuisines du Pavillon de la Reine à Vincennes, côté cour de la surintendance. Les réparations et l'entretien des bâtiments incombent aux locataires, selon les termes de l'arrêt du Conseil d'État instituant la Manufacture des frères Adam. Les premiers dirigeants sont les frères Gilles et Robert Dubois, anciens élèves de la faïencerie de Saint-Cloud, ouvriers à Valenciennes et Saint-Amand chez Pierre Barthélémy Dorez, beau-frère de François Joseph Carpentier prédécesseur de François Joseph Peterinck. Ils sont rejoints par : Adrien Pierre Mignon, riche marchand de bois, qui apporte 3000livres et Edmé Serrurier, ainsi que Claude Humbert Gérin qui mit au point la magnifique pâte tendre de Vincennes, par apport d'alun dans la pâte: terre blanche façon d'Angleterre sans toutefois en retirer un bénéfice. Louis François Gravant, lui vola son secret et se fit largement payer pour fournir la pâte à la manufacture. Payé par la Manufacture jusqu'en mars 1742, Gérin propose à Edmé Serrurier d'héberger dans ses ateliers la fabrication de sa terre blanche. L'association se fait en septembre 1743 avec privilège de 10 ans sur 10 lieues autour de Paris et la permission de vendre dans tout le royaume, ce sera la création de la Manufacture de Pont-aux-Choux. Les frères Dubois sont dès 1742 rue de la Roquette. En 1746 Serrurier et Mignon restent seuls à la tête de l'entreprise. Il y a 250 ouvriers en 1745 avec Gérin à la tête pendant un peu plus de deux ans. Il réintègre Vincennes en 1746, car sans lui la pâte était grise, il fit des interventions sur le four et améliora les cuissons. La manufacture a le monopole de la décoration à l'or depuis 1745, sa maîtrise de ce métal sur la porcelaine ne sera jamais égalée et contribuera à sa gloire.

Broc et bassin en porcelaine tendre, Vincennes, 1753.
Biscuit en porcelaine tendre, Vincennes, 1754-1755.

Cette pâte à porcelaine tendre est obtenue par l'adjonction d'une fritte, mélange de sable siliceux ou de feldspathique et de soude permettant la vitrification de la pâte après cuisson, cette composition de marne calcaire et de silice de potasse. La porcelaine tendre est obtenue que par moulage, la cuisson en est difficile, le retrait étant important; le décor étant posé après la cuisson du vernis plombifère de la même façon que pour une faïence fine.

En 5 ans les frères Dubois avaient perdu 60 000 livres et la production n'était pas rentable. Un ouvrier de la Manufacture du nom de Parent, qui avait réalisé quelques expériences, présenta à Orry des échantillons d'une porcelaine tendre de belle qualité et lui proposa de lui vendre le secret de fabrication. Orry accepta l'offre, congédia les frères Gilles Dubois (céramiste) et Robert Dubois qui partirent la Manufacture de Valenciennes. Avec huit commanditaires, il créa une Compagnie, garantie par privilège royal délivré à Charles Adam, pour exploiter le procédé de Parent, pour une durée de vingt ans. Orry obtint en juillet 1745 privilège royal exclusif de faire Une porcelaine façon de Saxe, peinte et dorée à figures humaines.
Parmi les actionnaires de la première heure avec deux actions Philibert de Parseval, qui donnera, avant tous les autres actionnaires(1751), son nom à une forme(1748). De sa création en 1748 à 1756; 125 vasesParseval seront vendus en 3 grandeurs la 1re en lapis paysages dès octobre 1752, la 2e vers décembre 1753, à décor de fleurs, la 3e à partir de 1754.

Si Charles Adam n'avait pas des qualités d'administrateur, il était débordant d'activité et d'initiative. Les porcelaines produites en Angleterre étant plus belles que celles de Saxe, il s'ensuivit que des sommes considérables quittaient le pays, pour l'acquisition de cette production. Pour faire face à cette fuite de capitaux Adam demanda et obtint l'extension de la Manufacture. On lui octroya le manège couvert de la grande cour et les bâtiments de l'ancienne ménagerie de Bel-Air restés inoccupés après le départ de celle-ci pour le Jardin des Plantes[3].
Afin de prévenir toutes fuites des procédés de fabrication auxquels les ouvriers étaient initiés, le Parlement, dans un arrêt du 24 juillet et du 19 août 1747 édicta des peines sévères pour ceux qui quitteraient la Manufacture. L'ensemble du personnel fut alors soumis à une surveillance incessante. Impossible de prendre un jour de congé, sans permission, sous peine d'amende ou de prison. Pour la violation du secret, l'amende pouvait atteindre 1000 livres et en cas de non payement une peine de trois ans de prison venait frapper le fautif, peine afflictive en cas de récidive ( AN:O. 2. 509 ). En 1752 deux transfuges passèrent à Sceaux, ils furent repris, emprisonnés, puis réintégrés à Vincennes.
Le 6 août 1748 un arrêt du Parlement vient confirmer le privilège d'Adam, qui rivalise maintenant avec les autres porcelaines de Saxe et d'Angleterre. Et pourtant ce succès n'apporte pas la réussite financière escomptée.

  • La Fleurisserie:
Fleurs en porcelaine, XVIIIe siècle.

En 1748 est créée une fleurisserie composée d'une vingtaine de jeunes filles, sous l'autorité de Madame Gravant; cette activité prendra fin en 1753, date à laquelle l'enceinte de la Manufacture est interdite aux femmes. La production sera de plus de mille pièces dans le deuxième semestre de 1748. Elles continueront à travailler pour la Manufacture, mais à domicile, apportant et reprenant l'ouvrage tous les jours. Les marchands merciers montent ces fleurs sur des tiges de métal, pourvues de feuilles, en font des bouquets ou les incorporent dans des objets décoratifs. Cette spécialité aurait coûté à Louis XV la bagatelle de 800 000 livres de fleurs offertes à Madame de Pompadour.

Madame de Pompadour fut aussi une des premières à s'intéresser à la fabrique. En 1748 Gérin crée le premier four tunnel qui consiste à faire avancer dans un tunnel la céramique qui chauffe donc petit à petit et rencontre au centre une zone plus chaude, puis de la même façon refroidit progressivement en avançant à l'autre extrémité[4].
La manufacture perfectionne son travail de l'or en concluant un contrat avec le moine Hippolyte le Faure, lui donnant le secret de la préparation d'un mordant, des secrets d'application et de la manière de le brunir.
La technique du biscuit fut attribuée au peintre Jean-Jacques Bachelier dès 1749, consistant à faire une seule cuisson, sans glaçure ni émail. Ce qui permit la réalisation de copies de statues. Le Jaune est la première couleur à servir de fond dès 1749. Cette couleur est boudée par la clientèle de l'époque et il ne sera réalisé dans cette teinte que 29 pièces sur les 6 500 de la production de 1754.

L'arrivée en 1748 de l'orfèvre Jean-Claude Duplessis, qui va introduire de nouvelles formes, ainsi que des personnages inspirés de l'œuvre de François Boucher. Philippe Xhrouet, intègre la Manufacture en 1750, il est spécialisé en bordures et dans la peinture des fleurs. Le chef d'atelier des couleurs est alors Hendrick van Hulst actif de (1750 à 1753, il décède en 1754) son successeur sera Jean-Baptiste-Étienne Genest de ( 1752 à 1789 ), spécialiste des fleurs et des figures. Cette année-là un des actionnaire Philibert de Parseval, vend ses deux actions à Didier de Saint-Martin. André Vincent Vieillard est responsable de l'application des putti et des motifs d'oiseaux. L'essentiel des ventes provient de la production de petites statues émaillées et des fleurs. C'est vraisemblablement entre 1749 et 1751 qu'est mis au point un mordant pour les fonds. Le responsable des couleurs Jean-Mathias Caillat part vendre les secrets de fabrication à Tournai, puis un peu plus tard à la Manufacture de Chantilly, il sera arrêté et emprisonné.

  • La Manufacture Royale :

Orry de Fulvy décède le 3 mai 1751 et en 1752 le privilège de Charles Adam est transféré à Eloy Brichard, fermier général qui obtient de nouvelles garanties et participe aux bénéfices pour un tiers; Philibert de Parseval redevient actionnaire. Parmi les actionnaires: Pierre Calabre, conseiller et écuyer du roi.
Le Roi prend une participation pour un quart du capital et la fabrique devient Manufacture royale, les produits étant dénommé: Porcelaines de France.
En 1752 Jean Hellot est nommé Commissaire du Roi à la Manufacture par le roi et, en sa qualité de Directeur de l'Académie des Sciences, est chargé d'améliorer les procédés et les techniques de fabrication. Il met au point le procédé de pose des fonds colorés et enrichit la palette.
Il obtient les : bleu de roi, (1751) (bleu foncé), Bleu Lapis (1752) à partir d'une fritte à base de cobalt appliqué directement sur le biscuit, revêtu après cuisson d'une couverture plombifère; bleu céleste (bleu turquoise) tirés du cobalt, sans craquelure et le Violet (1753) ainsi que le vert en (1756) mais qui existait déjà dès 1747 pour les fonds.
Jean-Jacques Bachelier, est nommé Directeur artistique en 1751, il apporte également des modifications à la décoration des pièces. Robert Millot est le chef des fours.
Boileau, responsable de la comptabilité depuis 1750, négocie en 1753 avec Paul Antoine Hannony pour obtenir le secret de fabrication des pièces à la manière de Strasbourg . Ce dernier ayant demandé 100 000 livres au comptant et une rente viagère de 12 000 livres, ses prétentions exorbitantes mirent fin aux négociations. Hannony passa la frontière et s'établit à Frankenthal, sous la protection de l'électeur palatin.

Cette époque est également marquée par le retour de Gilles Dubois avec Henri Florentin Chanou I (cadet), qui arrivent de la Manufacture de Porcelaine de Tournai, avec le secret de la porcelaine dure. Ils sont en fait les espions de François Joseph Peterinck (1709-1799), et viennent également pour débaucher les ouvriers hautement qualifiés.
Deux sculpteurs partiront : Jean-Pierre Varion qui sera arrêté et Jean Chaponnet qui parviendra à Tournai en 1753. Dans ces années là la plupart des pièces pour le Turc sont vendues au marchand mercier Aulagnier. À partir de 1753 le point est remplacé par la lettre A pour 1753, B pour 1754, AA pour 1778, BB pour 1779, etc.

  • Succès et départ pour Sèvres :

Louis XV reçoit le 24 décembre 1753 la première livraison de son service à fleurs Bleu Céleste, qu'il avait commandé en 1751, pour Versailles. Il le fait exposer chez son le marchand mercier, bijoutier ordinaire du roi Lazare Duvaux, rue Saint-Honoré à Paris. Le reste de la livraison va s'échelonner jusqu'en 1755. Louis XV vendra une importante partie de ce service en 1757 à Étienne François de Choiseul, comte de Stainville-Beaupré par l'intermédiaire de Duvaux, (140 pièces).
En 1754, l'Impératrice de Russie commande un service de table, orné d'imitations de camés antiques, qui coûta 360 000 livres. Louis XV commande un service pour Fontainebleau: le Camaïeu Carmin qui lui est livré en 1756.
De cette façon et en payant à prix d'or les techniciens et artistes, la Manufacture devint rapidement la première de France et d'Europe. L'atelier des couleurs, pour la peinture sur porcelaine, occupe en 1756 près de cinquante artistes.

Devant le succès de l'entreprise les locaux s'avèrent rapidement exigus, incommodes et dispersés et il n'est pas envisageable de les agrandir. La décision est prise de les transférer sur le site de Sèvres.

Au mois d'août 1756, deux cents ouvriers avec leur famille quittent Vincennes à bord de cent quatre-vingt-six voitures, transportant leurs effets et ustensiles à Sèvres. Le souverain offre cette année-là un service à fond vert et décors floraux au roi du Danemark.

Le château de Vincennes connaîtra après le transfert de la Manufacture royale à Sévres, une seconde fabrique de céramique, après l'échec de la fabrique d'armes. Le 31 décembre 1767 les locaux sont loués au sieur des Maurice des Aubiez, et la nouvelle manufacture est dirigée dirigée par Pierre Antoine Hannong,(fils) avec privilège de 20 ans pour la fabrication de faïence et porcelaine à la façon de Strasbourg. Sa durée de vie sera très courte et sa production insignifiante.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • 1740 à 1752 - Théière Calabre, pot à lait, tasse et soucoupe, rafraîchissoir à verre; porcelaine tendre de Vincennes, pot à lait à trois pieds; Dim; H:12,5 cm X L:16 cm; ornementation motif rocaille dent de loup filet et décor de broderies rocailles en or inscription LL entrelacés et incertain; XFC œuvres non protégées propriété de la ville de Vincennes. initiale en creux incertaine
  • 1745 - Vase Parseval, porcelaine tendre, ce vase sans ressaut faisait partie d'une série de six pièces; Dim; 6,2 cm; Marque peinte LL entrelacés avec un point au-dessus et un point en dessous (museo degli Argenti à Florence en Italie)
  • 1745 - Petit vase ; porcelaine tendre; Dim; H:15,8 cm décor polychrome de fleurs en reliefs (acquis par Henry Walters n°inv: 48670 Walters Art Museum)
Assiette en porcelaine tendre, décor orientalisant, 1749-1753. Musée des arts décoratifs, Paris
  • 1745 - Bol avec couvercle, porcelaine tendre; Dim; 8,1 cm X 16,2 cm, décor polychrome; (Musée d'Art de Cleveland dans l'Ohio USA n°inv: 1944.225a&b)
  • 1745 - Vase avec bouquet de fleurs en porcelaine, une paire avec chiens assis à la base, porcelaine tendre et dure; Dim; 21,6 cm (Musée des Beaux-Arts de San Francisco Californie cadeau de l'État Français n°inv:1945.573.3 et 573.2 )
  • 1747 - Pot à sucre et son couvercle, porcelaine tendre, de forme octogonale, décor polychrome représentant un paysage en continu; Dim; H:10 cm X Diam: 12 cm; marqué L en cursif en dorure sous le couvercle marque probable de Liot chef d'atelier en 1747-1748( vente Dragesco Cramoisan à Paris)
  • 1748 - Vase Parseval, porcelaine tendre à décor polychrome floral avec filets d'or; Dim; 11,75 cm; Marque: LL entrelacés avec un point; (Brittish Museum Londres R-U inv de Sir Franks 376 provient du legs de Sir A.W. Franks en 1897)
  • 1748 - Neptune et Amphitrite, groupe en porcelaine tendre et dure, biscuit, bronze; scène mythologique; Dim; H:28 cm X L:31 cm (Musée national de la Céramique à Sèvres n°inv:MNC 28503 acquis en 2007 provient de Bedaride par dation)
  • 1752 c Pot à sucre à la Reine ; porcelaine en pâte tendre de forme conique; fond jaune décoré en camaïeu bleu d'enfants Boucher Décoré certainement par Vieillard (lot n°91 vente Piasa 19 mai 2006)
  • 1752 - Saladier, porcelaine tendre émail et dorure; Dim; 10,64 cm X 28,57 cm (Dallas Museum of Art n°inv:1991.39.FA )
  • 1752 - Soupière et son couvercle, porcelaine tendre, décor polychrome d'oiseaux et de fleurs, pièces en reliefs sur le couvercle; Dim; 25,75 cm X 38,5 cm contenant 15,4 cm (Musée d'Art de Cleveland, Ohio,n°inv:1952.3a&b provient de Rosenberg et Stiebel Inc N-Y)
  • 1752 - Assiette à six angles, porcelaine tendre décor sur couverte en camaïeu pourpre et dorure Dim; Diam:24,5 cm X H:3,6 cm (musée des arts décoratifs de Paris, n°inv:8833, legs du 21 fév 1898)
  • 1752 - Vase Parseval, porcelaine tendre à décor polychrome de branches fleuries à contours soulignés Marque peinte LL avec un point central; Dim; Diam:8,8 cm (Musée national de la céramique à Sèvres n°inv:MNC23068.1)
  • 1753 - Coupe peut être le Baguier pour le Turc; Porcelaine tendre; Signé du peintre Thévenet père; Dim; H: 12 cm décor de fleurs en relief inspiré de la Manufacture de Meissen, (vente Piasa à Drouot le 19 mai 2006, lot n°106)
  • 1753 - Chope (Piasa déc 2003)
  • 1753 c La petite fille au tablier - le porteur d'oiseaux, pendant de deux statuettes en biscuit modèle de Pierre Blondeaud'après Boucher, marque en creux d'une flèche sous les deux figurines; Dim; H:21,5 cm et 21 cm (J.M. Bealu antiquaire à Paris)
  • 1753 - Pots pourris, porcelaine tendre, pot couvert à fond bleu lapis décoré d'amours en camaïeu rose dans des réserves cernées de palmes en or, un oiseau en porcelaine tendre à fond bleu lapis à plumage d'or de chaque côté, branchages en bronze doré ornés de fleurs en porcelaine, le tout reposant sur un plateau en laque; (2 pots) marqué de deux LL entrelacés lettre date A et marque de Vieillard peintre; Dim; H:21 cm X L:26 cm; (l'un provient de Sotheby's New-York 17 novembre 1984 lot 74 l'autre de l' ancienne collection G. Rossi, vente Sotheby's Londres 11 mars 1999 lot 778 ) la production d'oiseaux en porcelaine réalisée entre 1753 et 1756 est entièrement acquise par Duvaux.
  • 1753 - Tasse à boire décor de fleurs en relief avec caractères turcs 5 livrée à Aulagnier (inventaire de 1753)
  • 1753 - Pot à sucre à la Reine aux oiseaux volants, porcelaine tendre, décor cernés de rocaille or sur fond bleu lapis, Marque date et marque de Philippe Xhouet (Antiquaire Monique Lemaire à Bruxelles vente 2005)
  • 1753 - Tasse et soucoupe à chocolat, porcelaine tendre décor jaune scènes de putti et de trophées d'après des dessins de François Boucher; Dim; 12,5 cm X 18,5 cm Walters Art Museum n°inv:48.2272)
  • 1753 - Bassine et broc décor à putti amours sur porcelaine tendre; Dim; 6,5 cm X 16,1 cm n°inv:48.535 et 11,9 cm pour le n°inv:48.723; André Vincent Vieillard père
  • 1753 - Seau à bouteilles, porcelaine tendre; Dim; H:19,7 cm X L:26 cm X Diam:20,3 cm; fond turquoise bleu céleste service de table commandé par Louis XV (Metropolitan Museum of Art, don de Mr et Mme Charles Wrightsman en 1970 n°inv: 1970.230.4 )
Cache-pot, Vincennes, c.1753
  • 1753 - Moutardier couvert et son plateau, porcelaine tendre, décor de fleurs polychromes et d'oiseaux; Dim plateau; L:16,9 cm l:14 cm P:3,9 cm; Pot;D:6,5 cm L:9,1 cm avec anse; H:8 cm avec couvercle (Musée du château de Versailles n°inv V 6058 .1&2.) faisait partie d'une série de six livrée pour Louis XV à Versailles le 24 décembre 1753 et appartenant au célèbre service Bleu célesteà fleurs commandé en 1751. Louis XV voulu que ce service fût exposé chez Lazare Duvaux marchand bijoutier ordinaire du roi à Paris.
  • 1754 - Tasse et soucoupe porcelaine tendre; décor putti peint en rouge grisaille avec bleu céleste; Dim; 8,2 cm X 15,1 cm (collection Walters Art Museum n°inv:48.658)
  • 1754 - Pot à jus, porcelaine tendre, couvert en fond bleu céleste et caillouté en dorure, réserves ovales polychromes avec bouquets de fleurs sur une face et oiseaux branchés sur l'autre, ce pot avait à l'origine une anse rodée à la cuisson (vente Tajan à Drouot le 24 oct 2007, lot n°6, collection Jean Thuile)
  • 1754 - Plat oval, porcelaine tendre, Dim; L:18 cm forme chantournée à fond bleu céleste, orné d'une réserve en rocaille en dorure gravée avec fleurs et rinceaux. Au centre bouquet de fleurs polychrome variées avec branche de prunier décoré par Morin (vente Tajan à Drouot le 24 oct 2007 lot n°7 collection Jean Thuile)
  • 1754 - Tasse et soucoupe, porcelaine tendre; polychrome décor floral au centre, bleu et or; Dim; 7 cm X 9 cm X 6,2 cm (musée des beaux-arts de Boston, don de Dudley Leavitt Pickman n°inv:34.1345.a&b)
  • 1754 - Plat eau corbeille, porcelaine tendre, rond à ornements à fonds bleu céleste du premier service de Louis XV (Paris 20 juin 2006 Acturial SVV et M. Lefebvre)
  • 1754 - Vase jardinière, porcelaine tendre; Dim; 12,6 cm X 28,8 cm X 14,29 cm; Décor polychrome de fleurs avec fond bleu (Los Angeles County Museum of Art, Californie n°inv:AC1992.49.1)
  • 1754 - Vase Hollandais dit jardinière à plantes dent de loup, porcelaine tendre peinture d'après Boucher par André Vincent Vieillard, père; camaïeu bleu doré à l'or; Dim; H: (Musée de Céramique à Sèvres n°inv:MNC 231180-2)
  • 1755 - Vase en forme de cloche, porcelaine tendre, décor polychrome avec putti dans un cartel; dominante vert et or, pied en coquille n°inv: 48.656, Walters Art Museum)
  • 1755 - Pots pourris à dauphins, porcelaine tendre, une paire (Musée du Louvre Pav:Sully 1er étage salle 63 n°inv:OA11300-11301 acquis par dation en 1990)
  • 1755 - Vase à dauphins, porcelaine tendre, anses en bronze doré, par Charles-Nicolas Dodin (Musée du Louvre salle 63, Pav Sully: n° inv:OA 11299 acquis par dation en 1990)
  • 1756 - Service Camaïeu Carmin porcelaine tendre, commande de Louis XV pour Fontainebleau
  • 1756 - Assiette gaufrée, porcelaine tendre, décor sur couverte, dorure; Dim; H:2,8 cm Diam:25,2 cm (musée des arts décoratifs à Paris n°inv:4786)
  • N - D - Saladier, porcelaine tendre; Dim; Diam:23,3 cm à décor polychrome et or à l'intérieur et à l'extérieur dit à feuilles de choux enfermant branchages fleuris, peignés or sur le bord (Christie's le 7 avril 2009 lot 42 Drouot)
  • N - D - Service à thé et Assiettes' en porcelaine tendre objets classé par arrêté du 19 juillet 2000, Propriété de la ville de Vincennes

Artistes collaborateurs ; peintres, sculpteurs, doreurs[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ces découvertes, adaptées à la porcelaine dure sont peu efficace sur la porcelaine tendre qui se recouvre de tâches noirâtres à la cuisson.
  2. Intendant des finances et Conseiller d'État fils de Jean Orry et frère du ministre Philibert Orry
  3. arrêt du Conseil d'État du 24 juillet 1745, AN:O.2059
  4. ce procédé va perdurer à Sèvres jusqu'en (1804)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Inventaires de fabrication de la manufacture royale de porcelaine dressés par Boileau, Marmet, Verdun et Blanchard (Mss de la Bibliothèque de l'Institut de France, Ms 5673-5676 ; voir notamment Ms 5673 "Défournement de biscuit commencé le 1er oct 1752 et défournements successifs jusqu'au 28 juin 1756 puis du 26 novembre 1756 jusqu'au 24 septembre 1759 à Sèvres", 135 pages)
  • Compiled and updated by Tamara Préaud, Archivist, Manufacture…

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Raymond de Fossa: Le château historique de Vincennes à travers les âges Edt H.Dragon Paris 1908.
  • Abbé de Laval: Esquisse historique
  • A. Jacquemart: Histoire de la céramique
  • A. Jacquemart et E.Le Blant: Histoire artistique, industrielle et commerciale de la porcelaine Paris 1861-1862 in-4°
  • A. Jacquemart: Les merveilles de la céramique Bibliobazaar 2008 -388pages.
  • M. de Varaville: Histoire du château de Vincennes
  • M le Marquis d'Argenson: Mémoires t.VII, p.122
  • Ed. Garnier: Dictionnaire de la céramique .
  • Jean-Paul Desprat: Bleu de Sèvres Edt du Seuil Paris Juin 2006
  • Adrian Sassoon: Catalogue de Vincennes et de porcelaines de Sèvres dans le Musée Jean-Paul Getty (Malibu),isbn:0-89236-173-5 - 220pp. Edt Getty publications 1992.
  • Hendrick van Hulst(1685-1754): Abrégé de la vie de Hyacinthe Rigaud; (1716)
  • Georges Le Gars: Faïences et porcelaines du Japon, de Chine et d'Europe IMARI 2004 Edt Massin Paris: http://www.imari.fr
  • Françoise Joulie: Le rôle de François Boucher à la Manufacture de Vincennes Sèvres revue de la Société des amis du musée national de la céramique N°13 (2004) p.33-52
  • Tamara Préaud et Antoine d'Albis: La porcelaine de Vincennes Paris. A.Biro, 1991.
  • Tamara Préaud et Antoinette Faÿ - Hallé Porcelaines de Vincennes. Les origines de Sèvres Catalogue d'exposition au Grand Palais octobre 1977-Janvier 1978.
  • Patrick Dupont: Porcelaines françaises aux XVIIIe et XIXe siècles Edt de l'Illustration Baschet &Cie Paris 1987
  • Collectif: Porcelaines de Vincennes, les origines de Sèvres Catalogue de l'exposition du Grand Palais du 14 octobre 1977 au 16 janvier 1978
  • Lazare Duvaux: Livre Journal de 1748 à 1758 Edt 1873 - 2tomes Edt par Louis Courajod Paris Bibliothèque de INHA collect Doucet
  • Alain Thillay: Le faubourg Saint-Antoine et ses faux ouvriers Edt Champ Vallon 2002 - 400pp.
  • Pierre Ennes: De Vincennes à Sèvres, l'année 1756, 64pp. Edt RMN 2006
  • David Peters: Sèvres plates and services of the 18th Century ; 2005-vol II étude du service de Louis XV en bleu célesten°54-1, 54-2, 55-1, pp283-290
  • David Peters: Versailles et les tables royales, catalogue d'exposition pp110-112.
  • Pierre Grégory: Le service bleu céleste de Louis XV à Versailles, quelques pièces retrouvées La Revue du Louvre 2.1982.pp 40-46.
  • Rosalind Savill: L'apothéose de Vincennes, le service de table de Louis XV Dossier de l'Art n°15 décembre 1993. pp14-21.
  • Yves Carlier: Le Service Camaïeu Carmin Edt RMN 2006 93 pages
  • Collectif: Origine et privilèges de la manufacture royale de porcelaine de Vincennes et de Sèvres; Réédition d'après les arrêts du Conseil d'État du 19 août 1753 et du 16 mai 1784 suivis de 345 marques et monogrammes Edt R. Simon 1888 - 80 pages;
  • Nicole Ballu: La porcelaine française, Edt Massin et Cie 1965 16 pages plus planches
  • Hubert Landais : La porcelaine française au XVIIIe siècle Edt Hachette 1961-128 pages
  • Geneviève Le Duc: Marques et signatures de la porcelaine Edt Massin et Cie 1990. 173 pages isbn:2-7072-0038-7
  • Catherine Seux-Trouvet: Les vases à la manufacture de Vincennes -Sèvres des origines à l'Empire février 2007.
  • Chantal Soudée-Lacombe et Christian de La Hubaudière: Edmé Serrurier, entrepreneur à la manufacture royale des terres d'Angleterre établie à Paris, Revue de la Société des amis du musée national de la céramique.
  • Collectif: Histoire et description de la porcelaine française Edt Cassel, Londres 1857.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [1] Walters Art Museum
  • [2] Musée d'Art de Cleveland
  • [3] Transfert de Vincennes à Sèvres
  • [4] les Arts décoratifs
  • [5] Vase Parseval
  • [6] Les Amis de Versailles collections
  • [7] Manuscrits de l'Institut de France
  • [8] Ministère de la Culture base Joconde