Bloc (escalade)

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Un grimpeur sur un bloc avec un crash-pad (site de Saint Just, Cantal, France)
Compétition d'escalade sur bloc

Le bloc est un type d'escalade qui se pratique aussi bien en extérieur sur des structures rocheuses naturelles, qu'en intérieur sur des structures artificielles. Il est caractérisé par la faible hauteur à grimper, qui nécessite par conséquent un matériel réduit à son strict nécessaire. Le bloc est l'une des trois pratiques existantes, avec l'escalade de difficulté et l'escalade de vitesse. De manière générale, la surface à grimper - simplement appelée « bloc » - ne dépasse pas quelques mètres et permet de retomber au sol avec un risque réduit. Le bloc se pratique donc en général sans l'équipement de sécurité de l'escalade de difficulté tels la corde, les mousquetons, le baudrier.

Principes[modifier | modifier le code]

Le bloc est un style d'escalade qui se concentre sur la puissance, la force pure et la dynamique (les grimpeurs parlent d'« explosivité ») : le grimpeur recherche la difficulté d'un mouvement ou d'une séquence courte de mouvements, contrairement à l'escalade en falaise, qui demande généralement plus d'endurance et se pratique sur de grandes longueurs de rocher où la difficulté des mouvements est moindre. Les voies de bloc sont communément appelées « pas » ou « passage » en référence aux passages des circuits de bloc originellement conçus à Fontainebleau pour l'entraînement des grimpeurs durant l'hiver. Les Britanniques utilisent plus volontiers le mot problem parce que la nature de l'escalade est souvent courte, bizarre et souvent comparable à un casse-tête. Parfois ces passages sont éliminants, c'est-à-dire que certaines restrictions sont imposées, (généralement certaines prises sont interdites).

Afin de réduire le risque de blessures dues à une chute, les grimpeurs dépassent rarement une hauteur de 3 à 5 mètres au-dessus du sol. Les passages dépassant 7 mètres de hauteur sont généralement considérés comme des « solos ». Le mot anglais « highball » désigne généralement ces voies trop hautes pour constituer des pas de bloc et trop courtes pour être des voies d'escalade à part entière. En plus de la hauteur, le nombre de mouvements à effectuer est une manière de différencier un bloc d'une voie.

Pour plus de sécurité, les grimpeurs utilisent généralement un crash pad qu'ils placent au sol pour amortir la chute. En plus de cette sécurité passive, le grimpeur nécessite le plus souvent le complément d'une sécurité active : la parade. Cette technique effectuée par les partenaires consiste en cas de chute du grimpeur à s'assurer que les parties sensibles de son corps (tête, dos…) ne vont pas cogner le sol ou les objets environnants (rocher proéminent, arbre…). En complément d'un crash pad, les partenaires devront diriger le corps du grimpeur vers le crash pad.

Une salle d'escalade sur pan
Un pan d'escalade

L'escalade de bloc est devenue très populaire ; les salles de bloc, appelées « salles de pan », ou plus simplement « pan », sont souvent présentes dans les salles d'escalade et certaines salles proposent uniquement du pan. Ce sport devient de plus en plus populaire chez les enfants, autant que chez les adultes. D'ailleurs des études ont prouvé que les grimpeurs ayant expérimenté des handicaps tels qu'une petite taille ou un manque de puissance durant leur enfance, développent une plus grande technique à l'âge adulte.[réf. souhaitée]

Cotations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cotation (escalade).

Comme tous les autres types d'escalade, le bloc a développé ses propres systèmes de cotations afin de comparer la difficulté des passages. Les systèmes les plus communément utilisés sont:

  • Le système de cotations dit de « Fontainebleau », dont l'échelle est comprise entre 1 et 8C+ (Tonino78, 8C+, étant le passage le plus dur de cette échelle actuellement, ouvert en janvier 04 par Mauro Calibani à Meschia, Italie).
  • Le système "Vermin" du surnom de son inventeur John Sherman[1], dont l'échelle est comprise entre V0- et V16 (The Wheel of Life, V16, première ascension par Dai Koyamada le 12 janvier 2004, dans les Grampians en Australie).

Ces deux échelles sont ouvertes vers le haut et la cotation maximum de chaque échelle est repoussée chaque fois que des grimpeurs parviennent à escalader des passages plus difficiles.

Matériel[modifier | modifier le code]

La pratique du bloc s’effectue avec un minimum de matériel :

  • une paire de chaussons ;
  • de la magnésie ou du pof (colophane dans une poupée) ;
  • un tapis, moquette ou paillasson pour poser les pieds propres afin de préserver l’adhérence ;
  • un « crash pad », c’est-à-dire un tapis qui amortit les chutes ;
  • une brosse ou une petite brosse à dent, pour nettoyer les prises sales.

Le site de bloc de Fontainebleau (France), de par la quantité et la qualité des blocs (grès) possède une renommée internationale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

sites de bloc (en France)[modifier | modifier le code]