Béji Caïd Essebsi
Béji Caïd Essebsi (الباجي قائد السبسي), né le 29 novembre 1926 à Sidi Bou Saïd, est un homme politique et avocat tunisien.
Après une carrière politique menée entre 1956 et 1994, devenant successivement ministre de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères entre 1965 et 1986, sous la présidence d'Habib Bourguiba, puis président de la Chambre des députés de 1990 à 1991, il reprend son métier d'avocat et continue de plaider, de temps à autre, devant la Cour d'appel de Tunis, généralement dans les seules affaires d'arbitrage.
Il est nommé par Fouad Mebazaa, le 27 février 2011, comme Premier ministre du gouvernement provisoire, le jour même de la démission du gouvernement de Mohamed Ghannouchi ; il est alors âgé de 84 ans. Après l'élection de l'assemblée constituante tunisienne de 2011, il cède le poste de Premier ministre à Hamadi Jebali, secrétaire général d'Ennahda, puis fonde l'Appel de la Tunisie l'année suivante.
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Jeunesse [modifier]
Études et formation [modifier]
Il étudie au Collège Sadiki puis à Paris, où il obtient une licence de la faculté de droit en 1950[1]. Camarade avec le fils du président du Néo-Destour, Habib Bourguiba Jr., sa relation l'aide à plaider en faveur de militants du parti contre les autorités du protectorat français. Sa mère connaît par ailleurs Mathilde Lorrain, épouse d'Habib Bourguiba. Après être rentré à Tunis, il est accueilli par Fathi Zouhir, alors à la tête d'un important cabinet d'avocats, qui lui propose de le rejoindre. Caïd Essebsi accepte et prête serment au barreau le 3 octobre 1952 puis commence à plaider quelques semaines plus tard[2].
Militant du Néo-Destour [modifier]
C'est le 9 avril 1938 que Béji Caïd Essebsi connaît son premier choc étant un témoin des affrontements qui ont lieu ce jour-là. Les cours étant interrompus au Collège Sadiki, il se rend à Hammam Lif où sa mère et le reste de sa famille l'attendent[3]. Ce n'est qu'en 1942, à l'âge de quinze ans, qu'il intègre la jeunesse destourienne au sein de la cellule de Hammam Lif et qu'il s'initie aux bases de l'action militante[4]. Une fois à Paris, pour ses études, il rejoint la cellule destourienne locale et devient membre du comité de l'Association des étudiants musulmans nord-africains puis son vice-président. Il revient en Tunisie le 15 juillet 1952[5].
Carrière politique [modifier]
Débuts [modifier]
Au lendemain de l'indépendance, en 1956, il devient conseiller de Bourguiba[1], devenu Premier ministre avant son accession à la tête de l'État après la proclamation de la République le 25 juillet 1957. Il est chargé par le Néo-Destour d'animer la campagne pour l'élection de l'assemblée constituante dans la région de Jendouba, sans être candidat car il ne remplit pas la condition de l'âge légal qui est de trente ans.
Il est nommé, le 8 février 1958, comme chef de l'administration régionale puis directeur général de la sûreté de l'État. Sous sa direction, le 31 décembre 1962, le parquet militaire défère 26 accusés pour complot contre la sûreté de l'État.
Ministre de l'Intérieur [modifier]
Suite au décès de Taïeb Mehiri, le poste de ministre de l'Intérieur est vacant entre le 29 juin et le 5 juillet 1965. Béji Caïd Essebsi est nommé à la place de l'ancien ministre dans le gouvernement Habib Bourguiba. C'est le premier portefeuille qu'il occupe durant sa longue carrière d'homme politique. Il le reste jusqu'au 8 septembre 1969. Hédi Khefacha lui succède le même jour.
Suite à la Guerre des Six Jours, de graves manifestations ont lieu le 5 juin 1967 dans l'ensemble du pays. Sollicité par les services de police, il donne l'ordre d'éviter de tirer le moindre coup de feu et, dans le même temps, d'arrêter toute personne responsable des violences et des destructions.
Sur sa proposition, le président Bourguiba nomme Tahar Belkhodja à la direction de la sûreté de l'État. Celui-ci demande à exercer son autorité sur la police ainsi que la garde nationale avec rang de directeur général, ce qui est fait le 23 octobre 1967. Belkhodja demande à Caïd Essebsi de signer des arrêtés, autorisés par le président, portant sur la révocation de quatre personnes[Quoi ?] mais Caïd Essebsi réalise que Belkhodja ne peut pas aller aussi loin suite à sa visite en Libye ; il décline donc les arrêtés qui lui sont présentés. Suite à la disparition d'importants documents, Belkhodja est lui-même révoqué[6].
Le 8 septembre 1969, un remaniement ministériel a lieu. Béji Caïd Essebsi quitte le poste de ministre de l'Intérieur et devient ambassadeur aux États-Unis.
Ministre de la Défense [modifier]
Le 7 novembre 1969, il est nommé en tant que ministre de la Défense et ministre d'État dans le gouvernement Bahi Ladgham, ce qui annule son départ en qualité d'ambassadeur. Le 12 juin 1970, un remaniement ministériel met fin au mandat de Béji Caïd Essebsi en tant que ministre, ce qui constitue sa première disgrâce.
Il devient alors député pendant cinq ans avant de devenir ambassadeur en France de 1970 à 1971, tout en continuant d'être parlementaire.
Ministre des Affaires étrangères [modifier]
S'ensuit pour lui une longue traversée du désert jusqu'au 3 décembre 1980[1], lorsqu'il réintègre le gouvernement comme ministre délégué auprès du Premier ministre puis ministre des Affaires étrangères le 15 avril 1981 ; il occupe ce poste jusqu'au 15 septembre 1986. Durant ces six années, il est confronté à plusieurs crises, notamment l'arrivée à Bizerte des combattants palestiniens chassés de Beyrouth en 1982, le bombardement par l'armée de l'air israélienne du quartier général de l'OLP à Hammam Chott (opération « Jambe de bois ») en 1985, sans oublier les sautes d'humeur de Mouammar Kadhafi[1]. Le moment le plus fort de sa carrière à la tête de la diplomatie tunisienne reste cependant le vote de la résolution des Nations unies[7] condamnant l'agression israélienne contre la Tunisie[8].
Caïd Essebsi occupe ensuite le poste d'ambassadeur en Allemagne de l'Ouest à partir de 1987.
Parlementaire [modifier]
Béji Caïd Essebsi siège comme député de la circonscription de Tunis durant trois mandats. Il préside aussi la Chambre des députés durant un an.
Premier mandat [modifier]
Il est élu aux élections de 1969 où son parti politique, le Parti socialiste destourien, remporte 94,7 % des voix. Durant la IIIe législature qui s'achève en 1974, il occupe parallèlement les postes de ministre de la Défense et d'ambassadeur en France.
Deuxième mandat [modifier]
Il est réélu aux élections de 1981, anticipées suite de la dissolution de la Chambre des députés conformément à la loi constitutionnelle n°81-78 du 9 septembre 1981. Réélu dans la même circonscription électorale, il occupe le poste de ministre des Affaires étrangères en parallèle de son poste parlementaire qu'il quitte à la fin de la VIe législature, en 1986.
Troisième mandat [modifier]
Il intègre le Rassemblement constitutionnel démocratique avant d'être élu député pour un troisième et dernier mandat aux élections de 1989, suite de la dissolution anticipée de la chambre le 2 mars de la même année.
Le 14 mars 1990, il est élu président de la chambre par ses pairs députés, et conserve sa charge jusqu'au 9 octobre 1991. Il reste député jusqu'aux élections de 1994.
Premier ministre [modifier]
Il est nommé Premier ministre du gouvernement provisoire post-révolutionnaire, le 27 février 2011, en remplacement de Mohamed Ghannouchi forcé de démissionner sous la pression populaire[9]. Son gouvernement s'appuie d'abord sur le gouvernement précédent mais, suite à des démissions de quelques-uns de ses membres, il annonce le 7 mars une liste de 22 ministres et de neuf secrétaires d'État tous sans appartenance politique comme il l'avait promis.
Il quitte son poste le 24 décembre, laissant sa place à Hamadi Jebali, secrétaire général d'Ennahda, qui forme son gouvernement composé de membres de la troïka.
Après avoir quitté son poste et suite à la diffusion du film Persepolis par la chaîne de télévision Nessma, il figure le 23 janvier 2012 parmi les avocats de la chaîne qui est attaquée en justice, ce que critiquent des salafistes, l'accusant d'être un ennemi de Dieu[10].
Politique intérieure [modifier]
Le 4 mars 2011, il prononce un discours où il appelle à rompre avec la constitution de 1959. Il affirme aussi que les membres du gouvernement n'ont pas le droit de se présenter aux prochaines élections et que, s'ils le souhaitent, ils doivent d'abord démissionner de leurs fonctions. Il affirme enfin que le président déchu, Zine el-Abidine Ben Ali, ainsi que sa famille seront jugés pour les crimes qu'ils ont commis. Le 28 mars, il demande au président Mebazaa de remplacer le ministre de l'Intérieur, Farhat Rajhi, par Habib Essid, à la suite de quoi Rajhi crée le buzz avec une interview diffusée le 5 mai sur Facebook où il traite notamment Caïd Essebsi de « menteur », déclare que son gouvernement est manipulé par un ancien proche de Ben Ali et que le chef d'état-major des armées, le général Rachid Ammar, prépare un coup d'État au cas où le mouvement Ennahda remporterait les élections[11].
Le lendemain, face à la vague de réactions, notamment du gouvernement[12], il s'excuse en indiquant avoir été piégé, arguant « qu'il s'agissait d'hypothèses, d'interprétations et de simples opinions personnelles » et justifiant ses accusations par une « immaturité politique »[13].
Le 8 juin, il annonce au peuple tunisien que l'élection de l'assemblée constituante est reportée du 24 juillet au 23 octobre 2011[14]. Il remanie son gouvernement le 1er juillet, changeant cinq ministres et deux secrétaires d'État. Mais, le 15 juillet, des manifestations ont lieu à la kasbah de Tunis, devant la résidence officielle du Premier ministre, Dar El Bey, défiant le gouvernement et demandant sa révocation. Le Premier ministre y met fin par un discours diffusé à la télévision dans lequel il déclare que 3 % des membres de la garde nationale sont des « singes »[15].
Il annonce le 6 septembre 2011, lors d'une allocution télévisée, l'interdiction de toute activité syndicale pour les forces de sécurité suite à une manifestation organisée à l'appel de l'Union des syndicats des forces sécuritaires de l'intérieur.
À l'occasion d'un discours prononcé le 20 octobre, il indique que la mission de son gouvernement s'achèvera avec la formation d'un nouveau gouvernement ; il souligne que sa composition ne devrait pas intervenir avant le 9 novembre, en tenant compte des étapes suivant l'élection de l'assemblée constituante[16]. Il estime que la Tunisie « donnera la preuve au monde entier qu'elle est apte à organiser des élections crédibles et à instaurer un processus démocratique réussi » ; elle donnera la preuve « qu'un État musulman est capable de construire une démocratie et que la religion islamique n'est nullement en contradiction avec les valeurs et les principes de démocratie »[16].
Politique étrangère [modifier]
Il est invité le 17 mai 2011 en France, où il rencontre le président Nicolas Sarkozy ainsi que le Premier ministre François Fillon. Il participe au 37e sommet du G8 tenu les 26 et 27 mai à Deauville ; il y participe à la discussion focalisée sur les moyens d'aider les peuples du monde arabe à instaurer des démocraties.
Le 5 octobre 2011, il se rend aux États-Unis suite à l'invitation du président Barack Obama ; il y rencontre le président pro tempore du Sénat Daniel Inouye et la secrétaire d'État Hillary Clinton. Il affirme « l'existence d'une ligne rouge à ne pas dépasser, et qui consiste à garder la définition de la Tunisie telle qu'inscrite dans la constitution de 1959, un pays dont la religion est l'islam, et non pas une république islamique »[17]. Le 7 octobre, il rencontre Obama à la Maison-Blanche qui déclare :
« Je voudrais saluer la Tunisie, le tout premier pays de l'Afrique du Nord et du monde arabe à avoir entamé cette transformation extraordinaire que nous appelons le printemps arabe[18]. »
Président de l'Appel de la Tunisie [modifier]
Après avoir quitté le poste de Premier ministre, Béji Caïd Essebsi souhaite fonder un parti selon le quotidien Assabah[19], avec pour but de rassembler l'opposition[20].
Il fonde d'abord une initiative dans le but d'aider le gouvernement et l'opposition. Au mois de mai, on annonce qu'il s'apprête à la transformer en un parti politique et qu'il annoncera sa création lors d'un grand meeting[21]. Celui-ci a lieu le 16 juin au Palais des congrès de Tunis en présence de 6 à 7 000 personnes[22].
Lors de ce meeting, il demande à rassembler tous les Tunisiens ainsi que le mouvement Ennahda pour trouver un moyen de sortir de la crise[23]. Concernant les destouriens, il refuse leur exclusion qui serait selon lui anti-démocratique[23] et encourage la justice à faire son travail, de même pour les hommes d'affaires. Il précise par ailleurs que la révolution n'a été faite par aucun parti politique, n'hésitant pas à critiquer le gouvernement et ses actions[23]. Lors d'une réunion de la commission provisoire du parti, le 29 juin, Béji Caïd Essebsi est nommé président en attendant le congrès électif[24]. Le 6 juillet, le parti obtient son autorisation officielle[25].
Le 7 décembre, il annonce la création d'une coalition entre le Parti républicain et la Voie démocratique et sociale[26]. Le 29 janvier 2013, elle est officiellement fondée sous le nom d'Union pour la Tunisie[27]. Le 2 février, la coalition est rejointe par le Parti socialiste et le Parti du travail patriotique et démocratique[28]. Suite à de nombreuses tentatives de la part d'Ennahda et du Congrès pour la République d'exclure l'Appel de la Tunisie et les destouriens de la scène politique, Essebsi annonce, lors du 79e anniversaire de la création du Néo-Destour, le 2 mars à Ksar Hellal, que ces derniers ont contribué à la création d'un État tunisien indépendant, moderne et musulman. Il considère l'Union pour la Tunisie comme un prolongement du mouvement destourien[29].
Le 4 avril, Caïd Essebsi intervient lors de l’émission 9h du soir sur Ettounsiya TV, déclarant à propos de la loi d’immunisation de la révolution, approuvée le même jour par la commission de la législation générale au sein de l’assemblée nationale constituante, que, si celle-ci prône l'exclusion, elle ne gênerait pas particulièrement son parti, étant donné qu'elle ne concerne que 24 de ses membres. Il affirme aussi que les personnes qui veulent adopter cette loi ont des comptes à régler et n’ont confiance ni en la justice, ni en le peuple tunisien. Il annonce dans le même temps qu'il ne compte pas se présenter à la prochaine élection présidentielle[30], ce qu'il fait pourtant lors d'une interview accordée le 28 avril sur Nessma et cela malgré la limitation de l’âge des candidats à 75 ans, ce à quoi il répond que plusieurs hommes politiques de son âge et même plus âgés que lui ont été élus à la magistrature suprême en Allemagne et en Italie ; il déclare également que la limitation d’âge pour les candidats à la présidentielle, qui n’existe dans aucun pays démocratique, est une loi crée sous le régime Ben Ali. Quant à une éventuelle nomination au poste de chef du gouvernement, il déclare que ce poste devrait être occupé par Ahmed Néjib Chebbi[31].
Médias [modifier]
Dans l'émission de la chaîne Ettounsiya TV, La Logique politique, Béji Caïd Essebsi possède sa marionnette depuis son accession au poste de Premier ministre[32]. Il en possède également une dans l'émission Les Guignols du Maghreb diffusée sur Nessma depuis le début du ramadan 2012.
Famille [modifier]
Béji Caïd Essebsi est issu d'une famille tunisoise issue de l'ancienne administration beylicale et composée d'agriculteurs[1].
Il est l'arrière-petit-fils d'Ismaïl Caïd Essebsi, mamelouk, général et grand commis de l'État mort en 1870. Son père, Hassouna Caïd Essebsi, né avant 1899 à Bab Souika, dans la médina de Tunis, étudie au Collège Sadiki. Cadet de sa fratrie, il épouse Habiba Ben Jaafar. Née avant 1899 à Bab Souika, cette sœur de lait du docteur Mahmoud El Materi est la fille de Mohamed Ben Jaafar, amine des chaouachis ; son frère et ses cousins, dont Nacer Ben Jaafar, dirigent la fédération néo-destourienne de Tunis.
La famille vit à Mateur jusqu'à l'intervention du docteur paternel, El Materi, qui lui demande d'aller vivre à Hammam Lif pour suivre des cures thermales. Il meurt en 1936, laissant ses jeunes enfants[3] aux soins de son épouse.
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Ismaïl Caïd Essebsi (? en Sardaigne - 1870 à Tunis), général, caïd-gouverneur, conseiller du bey et haut fonctionnaire |
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Mohamed El Bey Caïd Essebsi (1850 à Tunis - 1910), caïd-gouverneur, général et propriétaire terrien |
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Fatma Beya, princesse de la cour beylicale, fille ou nièce de Hussein II Bey |
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Hassouna Caïd Essebsi (av. 1899 à Tunis - 1936), propriétaire terrien et agriculteur |
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Mahbouba Agha (? - 1930 à Tunis), fille ou petite-fille d'un général de la cour beylicale (peut-être Moustapha Agha) |
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Béji Caïd Essebsi (1926 à Sidi Bou Saïd), avocat et homme politique |
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Mohamed Ben Jaafar (v. 1860 à Tunis - ?), maître-artisan chaouachi, chef de la corporation, notable des souks de Tunis |
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Habiba Ben Jaafar (av. 1899 à Tunis - 1987) |
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Beya Ben Jaafar, fille d'un maître-artisan chaouachi |
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Béji Caïd Essebsi épouse Chadlia Saïda Farhat le 8 février 1958 à Hammam Lif[33],[1] avec laquelle il a deux filles, Amel et Salwa, et deux garçons, Mohamed Hafedh et Khélil.
Publications [modifier]
- Bourguiba. Le bon grain et l'ivraie, éd. Sud Éditions, Tunis, 2009 (ISBN 9789973844996)
Références [modifier]
- Ridha Kéfi, « Béji Caïd Essebsi » sur Jeune Afrique, 13 mars 2005
- Béji Caïd Essebsi, Bourguiba. Le bon grain et l'ivraie, éd. Sud Éditions, Tunis, 2009, p. 35
- Béji Caïd Essebsi, op. cit., p. 12
- (fr) Michel Camau et Vincent Geisser, Habib Bourguiba. La trace et l'héritage, éd. Karthala, Paris, 2004, p. 578
- Béji Caïd Essebsi, op. cit., p. 14
- Béji Caïd Essebsi, op. cit., p. 137
- (en) Résolution 573 du Conseil de sécurité des Nations unies
- « L'intervention d'Israël en Tunisie du 1er octobre 1985 », position officielle de l'ONU et des États membres
- « Tunisie : le premier ministre annonce sa démission », sur Le Figaro, 27 février 2011
- « Procès Nessma : Caïd Essebsi à la défense et les salafistes à la défonce » sur Business News, 23 janvier 2012]
- « Farhat Rajhi fonce, tête baissée, pour l'élection présidentielle » sur Business News, 6 mai 2011
- « Tunisie - Le gouvernement condamne fortement les propos de l'ancien ministre de l'Intérieur » sur Business News, 5 mai 2011
- « Farhat Rajhi présente ses excuses » sur Business News, 6 mai 2011
- « Tunisie : les élections reportées au 23 octobre » sur Les Échos, 8 juin 2011
- Chawki Rouissi, « Les agents de la Garde nationale en sit-in devant le ministère de l'Intérieur » sur Tunisie numérique, 8 septembre 2011
- « Tunisie - Prouver qu'un « État musulman est capable de démocratie » (Essebsi) » sur Tunis Afrique Presse, 21 octobre 2011
- « Interview de Béji Caïd Essebsi au Washington Post » sur Tunis Afrique Presse, 6 octobre 2011
- « Obama : « Ce qui s'est passé en Tunisie nous a tous inspiré » » sur Tunis Afrique Presse, 7 octobre 2011
- « Al Wehda Al Watanya, un nouveau parti de Béji Caid Essebsi ? » sur Tunisie Focus, 19 novembre 2011
- « Caïd Essebsi veut fonder un parti » sur L'Expression, 28 novembre 2011
- « Tunisie - L'Initiative de Béji Caïed Essebsi s'apprête à se transformer en parti » sur Business News, 27 mai 2012
- « Tunisie – Des milliers de personnes présentes à l'Initiative de Béji Caïed Essebsi » sur Business News, 16 juin 2012
- Ridha Kéfi, « Caïd Essebsi veut rassembler tous les Tunisiens, les Nahdhaouis compris » sur Kapitalis, 16 juin 2012
- « L'Appel de la Tunisie : Béji Caied Essebsi président fondateur, Taieb Baccouche secrétaire général », Mosaïque FM, 30 juin 2012
- « Le parti de Caïd Essebsi enfin autorisé » sur Kapitalis, 6 juillet 2012
- (fr) « Tunisie – BCE annonce une coalition de cinq partis », Tunisie numérique, 7 décembre 2012
- (fr) « Naissance de l'Union pour la Tunisie », Mag14, 29 janvier 2013
- (fr) « L'Union pour la Tunisie passe de trois à cinq », Directinfo, 2 février 2013
- (fr) « BCE rend hommage aux destouriens lors du congrès du 2 mars 1934 à Ksar Helal », Business News, 2 mars 2013
- (fr) « La loi d’immunisation de la Révolution ne gênera pas Nidaa Tounès, dixit Béji Caïd Essebsi », Business News, 4 avril 2013
- (fr) Noureddine Hlaoui, « Béji Caïd Essebsi s'explique sur la présidentielle et sur Néjib Chebbi », Business News, 28 avril 2013
- « Tunisie - Les guignols de Ben Ali et Caïed Essebsi dans une émission de télé » sur Business News, 9 mai 2011
- Béji Caïd Essebsi, op. cit., p. 83
Articles connexes [modifier]
- Premier ministre de la Tunisie
- Ministre tunisien des Affaires étrangères
- Ministre tunisien de la Défense
- Ministre tunisien de l'Intérieur
- Député tunisien
- Ambassadeur tunisien
- Avocat tunisien
- Étudiant de la faculté de droit de Paris
- Élève du Collège Sadiki
- Naissance en 1926
- Naissance en Tunisie
- Révolution tunisienne